Catégorie : Ferroviaire

Retrouvez toute l’actualité ferroviaire: lignes, matériels ferroviaires et l’actualité des constructeurs et des opérateurs en France et l’international.

  • TER : l’Aquitaine suspend des paiements à la SNCF pour retard de livraison

    La région Aquitaine a décidé le 22 avril de suspendre ses paiements à la SNCF pour les retards de livraison des rames Régiolis (Alstom) et Regio2N (Bombardier) commandées. Soit quelque 43 millions d’euros qui devaient encore être payés cette année à la SNCF. « 8 Régiolis sur 22 et 2 Regio2N sur 24 devaient être livrés à partir de la mi-2013 pour être mis en service en fin d’année », rappelle le conseil régional dans un communiqué. Interrogée par l’AFP, la société Alstom a confirmé « un décalage dans la montée en cadence de production des trains, mais les points de départ et d’arrivée du planning sont inchangés, le premier train sera livré à la région Aquitaine le 4 juillet comme prévu au contrat ». De son côté, Bombardier a également reconnu des retards « de huit mois en moyenne », en évoquant « la complexité importante » de ces nouveaux trains « conçus sur mesure, selon les besoins ».

     

  • Inde : Thales fournira le service d’information-voyageurs du nouveau métro de Jaipur

    Thales a annoncé le 23 mars avoir signé un contrat avec Delhi Metro Rail Corporation, l’entreprise qui construit actuellement le métro de Jaipur (Rajasthan), pour la fourniture d’un système d’information-voyageurs sur les quais, dans les voitures et aux correspondances. Un système de messages sonores sera également mis en place. Ce service a déjà été déployé par le groupe français dans le métro de Delhi. La première ligne de métro de la « Ville rose » sera longue de 12 km et reliera Mansarovar, une localité du sud-ouest de la ville, à Badi Chaupar, dans les murs du Jaipur historique, et desservira 11 stations, dont 8 aériennes et 3 souterraines. La mise en service est prévue cette année.  
     

  • RATP Dev exploitera le téléphérique de Salève

    Le groupement momentané d’entreprises (GME), mené par RATP Dev (51 %) aux côtés des Transports Publics Genevois (47 %) et de Comag, filiale de Poma (2 %), s’est vu confier à compter du 1er mai et jusqu’à fin 2018 l’exploitation et la maintenance du téléphérique du Salève, attrait touristique majeur du Grand Genève. Le GME entend poursuivre le développement touristique de ce téléphérique historique, et mettra en place une navette pour le relier aux réseaux urbains d’Annemasse, de Saint-Julien-en-Genevois et de Genève. RATP Dev obtient là une première référence dans le câble.

  • RER A : La RATP dément les accusations de favoritisme dans la commande des MI09

    Suite à la publication par Mediapart, le 22 avril, de l’information selon laquelle le syndicat SAT RATP déposait une plainte contre Pierre Mongin, PDG de la RATP, et Gilles Carrez, président de la commission des finances à l’Assemblée, pour « favoritisme », « entente prohibée » et « prise illégale d’intérêts », la RATP a annoncé qu’elle portait plainte pour dénonciation calomnieuse. D’un côté, le syndicat – qui est « ultraminoritaire »,  rappelle le transporteur – s’appuie sur le rapport de la Cour des comptes de juin 2012 selon lequel le marché passé en avril 2009 avec Alstom-Bombardier pour la livraison de 65 rames à deux niveaux de RER A « n’a pas permis de faire jouer ouvertement la concurrence ». De l’autre, la RATP affirme que « la procédure d’achat et l’appel à concurrence ont été parfaitement réguliers ». En cause notamment la rapidité de conclusion de ce marché suite à la demande expresse du président de la République – ces rames avaient d’ailleurs été surnommées MI Sarkozy – et la sous-évaluation de son montant. Annoncé à 1,3 milliard d’euros, le contrat en a finalement coûté 2. « Le prix final est conforme à la qualité du produit fourni et aux références du marché pour les autres transporteurs », allègue la RATP.

     

  • Grande-Bretagne : un plan à long terme pour mettre les voyageurs au cœur du système des franchises 

    Grande-Bretagne : un plan à long terme pour mettre les voyageurs au cœur du système des franchises 

    Le ministère britannique des Transports a rendu public un calendrier de renouvellement des franchises pour les huit prochaines années. Un agenda qui ne devrait pas impliquer plus de trois ou quatre nouveaux contrats annuels. S’agissant des deux grandes lignes entre Londres et le nord du pays, par exemple, leur renouvellement se produira successivement. Le 26 mars, Patrick McLoughlin, secrétaire d’Etat britannique aux Transports, a rendu public un plan « à long terme » sur les transports ferroviaires. Un plan qui comprend aussi bien les améliorations prévues pour les infrastructures dans les années 2016-18 (électrifications, gains de capacité, modernisation de Thameslink, réalisation de Crossrail…) qu’un calendrier complètement revu des franchises pour les huit prochaines années. Objectif annoncé : « mettre les voyageurs au cœur du système de franchises », dans la mesure où les observations de ces voyageurs sont appelées à « jouer un rôle accru » sur la décision de proroger ou non un contrat d’exploitation. De plus, un comité consultatif indépendant dirigé par Richard Brown, président d’Eurostar, a été mis sur pied pour assister le ministère des Transports (DfT) dans les renouvellements de franchises.
    En se basant sur les recommandations de l’enquête menée par Richard Brown après la série de dysfonctionnements qui ont abouti à l’annulation de l’appel d’offres pour le renouvellement de la franchise West Coast Main Line (WCML) l’an dernier, le nouveau calendrier de renouvellement ne devrait pas impliquer plus de trois ou quatre nouveaux contrats par an. En particulier, l’échelonnement des nouvelles échéances a été étudié pour éviter un renouvellement simultané des deux grandes lignes entre Londres et le nord de la Grande-Bretagne, l’une par la côte ouest (West Coast Main Line, WCML), l’autre par la côte est (East Coast Main Line, ECML).
    Pour la Ligne de la côte ouest, qui relie Londres à Birmingham, Manchester et Glasgow, Virgin Trains voit son contrat prorogé de novembre 2014 à avril 2017, un nouvel appel d’offres devant être lancé en janvier 2016. Ceci alors que le nouvel exploitant de la Ligne de la côte est, qui relie Londres au nord-est de l’Angleterre et à l’est de l’Ecosse, devrait avoir démarré son activité presque un an auparavant, en février 2015, dans le cadre d’un appel d’offres à lancer dès février 2014. Ce qui implique de lancer au plus tôt le processus d’appel à candidatures pour cette ligne qui n’est plus exploitée par une entreprise privée, mais en direct par le DfT après l’abandon de l’opérateur National Express en 2009. Les syndicats de cheminots, au premier rang desquels RMT, ont réagi avec « consternation » à cette annonce, rappelant que le secteur privé avait par deux fois dû abandonner l’exploitation de l’East Coast Main Line… Un comble, si l’on pense que cet axe est en soi le plus prestigieux de Grande-Bretagne !
    Plus largement, le nouveau calendrier de renouvellement des franchises concerne l’essentiel du réseau ferré britannique, avec un appel d’offres 14 mois avant le démarrage de la nouvelle période contractuelle.
    A l’est de Londres, sur la rive nord de la Tamise, National Express garde Essex Thameside 16 mois de plus, jusqu’en septembre 2014. C’est jusqu’à cette date qu’est également prorogée la franchise Thameslink, exploitée par First pour 12 mois de plus. Par la suite, en juillet 2015, Thameslink devrait fusionner avec Southern (Go-Ahead/Keolis), dont la période contractuelle ne devrait pas être prorogée. A part cette fusion, l’autre événement attendu en 2015 est le retour d’un exploitant privé sur l’ECML. En revanche, quatre renouvellements sont maintenant prévus en 2016 : Northern (22 mois de plus pour Serco/Abellio, dans le nord de l’Angleterre) et TransPennine (10 mois de plus pour First/Keolis, dans le nord-ouest) en février, Great Western (33 mois de plus pour First à l’ouest de Londres) en juillet et Greater Anglia (27 mois de plus pour Abellio au nord-est de Londres) en octobre. En 2017, trois renouvellements : WCML (voir ci-dessus) en avril, London Midland (21 mois de plus pour Go-Ahead/Keolis au nord-ouest de Londres) en juin et East Midlands (30 mois de plus pour Stagecoach, entre Londres, Derby et Nottingham) en octobre. L’année 2018 ne devrait donner lieu qu’à deux renouvellements : SouthEastern en juin (50 mois de plus pour Go-Ahead/Keolis au sud-est de Londres) et Wales & Borders dans le Pays de Galles (Arriva, pas de prorogation). Deux renouvellements également en 2019 : South West en avril (26 mois de plus pour Stagecoach au sud-est de Londres) et Cross Country en novembre (43 mois de plus pour Arriva). Pour le renouvellement suivant, Chiltern, il faudra attendre deux ans de plus… D’ici là, nul doute que le réseau ferré britannique aura bien changé, au moins techniquement !
        

    Patrick LAVAL

  • Toulouse a-t-elle les moyens de se payer un prolongement en métro ?

    Toulouse a-t-elle les moyens de se payer un prolongement en métro ?

    Alors que la concertation publique sur le prolongement de la ligne B du métro toulousain de 5,2 km vers le sud-est entre dans sa deuxième phase, du 25 mars au 12 avril, son financement se précise. Pendant plusieurs années, le choix du métro pour desservir Labège-Innopole (inscrit au PDU de 2001 et validé par Tisséo en 2006) avait été bloqué par Pierre Cohen, maire de Toulouse, élu en 2008 et président de Tisséo depuis 2010, à cause de la situation économique dégradée. L’hypothèse d’un prolongement en bus en site propre évolutif en métro avait alors été retenue par Tisséo. Refusant catégoriquement cette solution jugée insuffisante et plus onéreuse à terme, la communauté d’agglomération du Sicoval, à laquelle appartient Labège, membre de Tisséo, avait alors fait pression pour obtenir le prolongement en métro. C’est finalement sa proposition d’apporter 140 millions d’euros sur les 340 à 370 millions d’euros (hors matériel roulant) qui a convaincu Pierre Cohen et Tisséo. Le SMTC financera 100 millions d’euros, le conseil général de la Haute-Garonne 40 millions d’euros au minimum, les 80 millions d’euros restants étant à trouver auprès de l’Etat, de l’Europe et du conseil général (qui a déjà apporté des garanties au Sicoval dans ce sens). Le schéma de financement devrait être finalisé début 2014.
    Le Sicoval utilisera un mode de financement innovant : la vente des droits à construire pour les 35 ha d’Innométro, le quartier qui verra le jour autour de la station terminus, connectée à la future halte SNCF. La taxe foncière des entreprises (700 sur Labège-Innopole et 200 dans le parc technologique du Canal à Ramonville), qui rapporte entre 4 et 5 millions d’euros par an, sera entièrement consacrée au financement du métro. En attendant le versement des droits à construire, le Sicoval pourra faire appel à l’emprunt. « Nous sommes une des collectivités les moins endettées de France, et donc un emprunteur tout à fait fiable sur le marché, y compris européen », souligne Christian Lavigne, maire de Labège et vice-président de Tisséo.
    Dans son rapport annuel sur Tisséo-SMTC publié en février, la chambre régionale des comptes alertait sur le « seuil critique d’endettement » du syndicat mixte des transports : « Fin 2010, l’encours de la dette s’élevait à 1 353,47 millions d’euros, écrivait-elle, soit 1 600 euros par habitant. Il a été multiplié par 2,4 depuis 2003. (…) Il serait raisonnable de stabiliser sa progression. (…). Or, pour réaliser le programme d’investissements projeté, il est prévu de porter l’encours de la dette à 1 800 millions d’euros fin 2020. »
    Alors, y a-t-il vraiment de quoi s’inquiéter ? Pour Christian Lavigne, « la possibilité de rembourser de Tisséo ne fait absolument pas question et sa situation n’est pas aussi catastrophique qu’on veut bien le dire ». D’ailleurs, si la chambre régionale des comptes appelle de ses vœux le financement des investissements « en privilégiant l’autofinancement, les participations des collectivités membres et les subventions des tiers », c’est justement ce qui se produit avec le prolongement de la ligne B grâce à un apport fléché du Sicoval et l’accroissement de la participation des collectivités de 210 % entre 2007 et 2013, passé de 33 à 102 millions d’euros, dont 100 millions d’euros de Toulouse Métropole.
        

    Catherine Sanson-Stern

  • Le panoramique des Dômes repart

    Après six mois d’arrêt sur décision préfectorale, le train à crémaillère du Panoramique des Dômes redémarrera le 2 mai a annoncé le conseil général du Puy-de-Dôme le 15 avril. L’audit indépendant « réalisé par une société suisse spécialisée dans le transport ferroviaire a permis de conclure que la cause unique de la sortie partielle du train de la voie ferrée le 28 octobre 2012 relevait d’une défaillance humaine », a-t-il été rappelé. Si ni le matériel, ni l’infrastructure de 5 km gravissant le volcan ne sont mis en cause, le rapport préconise de « renforcer les équipes d’exploitation, leur management et leur formation à l’expérience ferroviaire en environnement de montagne ». Le gestionnaire du site, TC Dôme (51 % SNC-Lavalin, 49 % Caisse des dépôts), a donc choisi de faire appel à un nouveau partenaire pour l’exploitation du train, la CFTA, qui exploite déjà notamment la ligne Nice – Digne, et a recruté un chef d’exploitation expérimenté dans les chemins de fer touristiques. Elle n’a donc pas réellement changé de sous-traitant puisque la CFTA appartient à Transdev, jusqu’alors l’exploitant du Panoramique des Dômes. Par ailleurs, les effectifs de conducteurs et de personnels d’entretien ont été doublés.

  • Réforme ferroviaire : une loi attendue avant la fin de l’année

    La balle est revenue dans le camp du gouvernement. Le 22 avril, Jean-Louis Bianco a remis au Premier ministre et au ministre des Transports son rapport sur la réforme du système ferroviaire. L’ancien ministre socialiste de l’Equipement préconise « l’intégration » entre les différentes activités ferroviaires pour assurer plus de « cohérence opérationnelle, technique, sociale… ».  
    L’articulation de ce nouveau pôle public ferroviaire se fera autour de trois Epic (établissement public industriel et commercial). « L’Epic de tête » assurera la cohérence du pôle public. Les actions opérationnelles sont confiées aux deux autres Epic. La création de l’Epic GIU doit permettre de mettre un terme aux dysfonctionnements qui aboutissaient à doublonner des tâches ou à créer de l’opacité entre les agents de Réseau ferré de France (RFF) et ceux de la SNCF (SNCF Infra et direction des Circulations ferroviaires), alors qu’ils sont censés travailler dans la même direction. Avec le rapprochement de ces trois entités, il sera possible « de faire plus de travaux et à des coûts moindres », estime Jean-Louis Bianco.
    Ce gain de productivité estimé à environ un milliard d’euros annuel pourrait servir à alimenter les besoins du système qui croule sous un déficit structurel annuel de l’ordre de 1,5 milliard d’euros.
    Il y a urgence à agir, estime Jean-Louis Bianco, qui propose qu’un projet de loi sur la réforme ferroviaire soit déposé sur le bureau du Parlement « le plus vite possible ». Il vise un vote du Parlement à la fin de l’année pour une application effective le 1er janvier 2015, après un an passé à constituer le nouveau pôle public ferroviaire.

     

  • Financement : le livret A va permettre d’acquérir les TER

    Les fonds d’épargne du Livret A gérés par la Caisse des dépôts pourront être mobilisés pour le financement, l’acquisition et le renouvellement du matériel roulant TER ou TET, conformément à l’engagement pris le 11 janvier dernier par Frédéric Cuvillier, ministre des Transports et Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif. La Caisse des dépôts met à disposition des collectivités locales une enveloppe de 20 milliards d’euros sur la période 2013-2017. Parmi les secteurs éligibles, les transports, mais aussi l’eau et l’assainissement, les déchets, etc. Les prêts seront consentis à des taux de 3,5 % (taux du livret + 130 points), sur une durée de 20 à 40 ans. La Fédération des industries ferroviaires (FIF) se réjouit de cette « première étape »dans « la mise en œuvre d’une ingénierie financière appropriée aux besoins et ambitions exprimées ».Reste à mettre en regard les recettes pérennes permettant aux régions de rembourser les emprunts.

  • Londres : Keolis et Colas Rail préqualifiés pour l’appel d’offres du Docklands Light Railway

    Transport for London (TFL), l’organisme public qui gère les transports publics de la capitale britannique, a annoncé le 17 avril la sélection de quatre groupes préqualifiés pour répondre à l’appel d’offres pour attribuer la franchise d’opérateur du Docklands Light Railway qui débutera le 14 septembre 2014. Cette ligne de métro léger aérien automatique dessert le quartier des docks de l’est de Londres grâce à 38 km de voies et 45 stations. Les français Keolis (au sein d’une coentreprise fondée avec Amey Rail), et Colas Rail (allié au Go-Ahead Group) présenteront leurs offres, ainsi que deux autres groupes : Stagecoach Rail Projects et l’opérateur actuel Serco. Mise en service en 1987, la ligne a transporté 100 millions de passagers dans l’année écoulée (2012-2013).