Catégorie : Ferroviaire

Retrouvez toute l’actualité ferroviaire: lignes, matériels ferroviaires et l’actualité des constructeurs et des opérateurs en France et l’international.

  • Fret SNCF : recherche wagons perdus désespérément

    La SNCF a lancé mi-mars un challenge pour retrouver 150 wagons de fret perdus dans la nature. Une prime de 82,10 euros est offerte par wagon retrouvé. La direction se contente d’indiquer qu’elle a lancé une opération d’inventaire de ses wagons et de remise à plat de ses systèmes d’information. « 150 wagons perdus, a priori vides, ce n’est pas énorme, comparés aux 14 000 wagons du parc », reconnaît-on côté de la CFDT Transports et Environnement. « Mais le coût de location de ces wagons perdus – car aujourd’hui les wagons sont loués à Ermewa – représente un coût de 900 000 euros annuel. C’est pour cela qu’aujourd’hui la SNCF part à la recherche de ces wagons. » Pour le syndicat, qui rappelle que les effectifs de Fret SNCF sont passés de 12 850 en 2009 à 8 823 en 2012, c’est symptomatique de l’état dans lequel se trouve l’activité de fret ferroviaire aujourd’hui. Il estime que « cette mort lente et programmée du fret ferroviaire ne peut rester sous silence ».

     

  • Convention TER : revers pour la SNCF

    Le 8 mars, le tribunal administratif d’Orléans a donné tort à la SNCF qui demandait à la région Centre de supporter l’impact financier de la réforme des retraites des cheminots. La justice a rejeté son recours demandant la condamnation de la région à lui verser en cumulé, au titre des années 2008 et 2013, plus de 18 millions d’euros. « Le juge considère que les mesures salariales et sociales accordées pour accompagner l’allongement des carrières des agents résultent de négociations au sein de l’entreprise. Il en conclut donc que l’impact financier de la réforme des retraites ne constitue pas un événement extérieur à la SNCF », explique le conseil régional du Centre.
    Reste maintenant à savoir si la SNCF va faire appel. D’autres régions n’ont pas suivi la même stratégie : elles ont accepté de payer l’impact financier des retraites mais ont ensuite déposé des recours contre l’Etat pour être indemnisées, indique l’Association des régions de France, qui ajoute que, « pour la plupart, ces recours ont été rejetés ».
     

  • Grande-Bretagne : Elaine Holt pilotera la candidature de RATP Dev à l’exploitation de Crossrail

    RATP Dev a annoncé le 27 mars la nomination d’Elaine Holt en qualité de directrice des franchises ferroviaires au Royaume-Uni. Elle pilotera notamment la réponse à l’appel d’offres pour le contrat d’exploitation du réseau londonien Crossrail, le plus important projet d’infrastructure ferroviaire des dix dernières années au Royaume-Uni. Après avoir débuté sa carrière, en 1987, chez British Airways, Elaine Holt intègre First Group, où elle occupe différents postes de direction, dans les domaines commercial et opérationnel, avant de devenir directrice de First Capital Connect. En 2009, elle est nommée par le ministre des Transports directrice générale de Directly Operated Railways et présidente de East Coast. Plus récemment, elle était en charge au sein de National Express de la réponse à l’appel d’offres du contrat d’exploitation de la concession ferroviaire du Great Western.

  • La RATP candidate au RER de Berlin

    La RATP va se porter candidate à un appel d’offres pour exploiter une partie du RER (S-Bahn) de Berlin. « Le S-Bahn de Berlin est l’occasion rêvée pour aborder le marché allemand », a déclaré François-Xavier Perin, président du directoire de RATP Dev, le mercredi 20 mars, à l’issue d’une conférence de presse à Berlin. L’exploitation pour 15 ans à compter de 2017 d’un tiers du réseau S-Bahn représente un contrat d’une valeur de plus de 100 millions d’euros par an. A l’automne 2012, la RATP avait participé à la présélection de cet appel d’offres, lancé une première fois à l’été. Mais à la suite d’une plainte de l’opérateur, Deutsche Bahn, le cahier des charges est en train d’être revu et le processus devrait être prochainement relancé. L’appel d’offres final devrait comporter une demande de renouvellement d’une partie des trains, alors que la Deutsche Bah a connu d’importants problèmes de livraisons de nouveaux trains. La RATP ne précise pas avec quel constructeur elle pourrait travailler sur ce contrat. Deutsche Bahn, National Express et MTR (Hongkong) ont fait part de leur intérêt pour cet appel d’offres. (AFP)
     

  • CarPostal gérera les transports de Menton

    Peu à peu, CarPostal poursuit son implantation sur le territoire français. Le groupe suisse compte désormais sept réseaux en France, depuis que la communauté d’agglomération de la Riviera Française (dix communes et près de 67 000 habitants), dont la ville centre est Menton, a attribué l’exploitation de son réseau de transports urbains à la filiale française de CarPostal Suisse. Le nouveau contrat de délégation de service public prendra effet le 1er juin prochain pour une durée de six ans et un montant de 40 millions d’euros répartis sur la période.
    Le réseau urbain est composé de 12 lignes régulières, un service de TAD, un autre de PMR, des navettes touristiques estivales, mais également 19 circuits scolaires et périscolaires sur le périmètre de l’agglomération. Les 34 véhicules neufs en propre parcourront 1 350 000 km par an, seront renforcés par 12 véhicules sous traités à deux partenaires autocaristes locaux. Avec ce nouveau marché, CarPostal augmente son personnel de 80 agents, dont 66 conductrices et conducteurs repris à Veolia Transdev.

  • Kazakhstan : Systra chargée des études en vue du TGV Almaty – Astana

    Le président du Kazakhstan voit les choses en grand. En vue de l’exposition universelle de 2017, il espère avoir inauguré une ligne à grande vitesse de 1 000 km entre l’ancienne et la nouvelle capitale, son pays Astana et Almaty. Systra a remporté un contrat pour la supervision des études et de la construction auprès des chemins de fer Kazakhes (KTZ). « Cette liaison à grande vitesse d’une longueur totale de 1 000 km effectuée à 250 km/h traversera une zone de steppe désertique de plus de 500 km soumise à des conditions climatiques extrêmes pouvant enregistrer des variations de température de 75° entre l’été et l’hiver. Le tracé comporte le franchissement du lac Balkhash via un ouvrage d’art d’une longueur de 10 km », indique Systra dans son communiqué. L’autre challenge réside dans les délais très courts (4 ans) pour mener à bien un tel projet. De tels délais pour la construction d’une LGV n’ont à ce jour pas été observés ailleurs qu’en Chine. De mauvais augure pour les industriels européens ?

  • Tramway : à Nice, la ligne 2 sera conforme au projet

    Las des recours de tous bords, des opposants qui parlent de référendum ou de BHNS, le 12 mars, le maire (UMP) de Nice a mis les choses au point. Christian Estrosi confirme que la ligne est – ouest de tramway, reliant l’aéroport au centre administratif et au centre-ville, puis au port en phase 2, soit 11,3 km et 650 millions d’euros, se fera conformément à la DUP. Il réaffirme aussi l’intérêt des deux stations souterraines, permettant un gain de temps de 15 minutes et un moindre « péril pour le tissu économique local qui se remet à peine de cinq années de travaux ». Le maire assure enfin que ce projet, qui doit transporter 80 000 voyageurs dès 2017, est financé (150 millions d’euros de subventions, 500 millions d’euros de prêts).

     

  • Agglomération de Blois : le centre de maintenance précède le nouveau réseau

    Agglomération de Blois : le centre de maintenance précède le nouveau réseau

    L’agglomération blésoise met à la disposition du nouveau délégataire un centre de maintenance bus dont elle est propriétaire. Keolis est l’exploitant des transports d’Agglopolys depuis le 1er janvier. Il promet, outre la mise en place d’un réseau complètement remanié, la création d’un TAD, la location de vélos électriques Le nouveau centre de maintenance des bus de l’agglomération de Blois a été inauguré le 2 février. Il s’agit d’une étape importante pour Agglopolys, qui compte 107 282 habitants répartis dans 48 communes. En effet, le centre de maintenance Le Terminal est la propriété de la communauté d’agglomération, ce qui lui offre une plus grande liberté dans la gestion de ses transports. Auparavant, la maintenance était assurée dans un centre qui appartenait au précédent opérateur. Profitant du renouvellement de la délégation de service public, Agglopolys a choisi un nouvel emplacement de 20 000 m² pour installer des parkings, des bureaux et un atelier de 2 642 m² exactement. L’agglo a mis cet outil à disposition de Keolis, le nouveau délégataire désigné par le conseil communautaire le 12 novembre 2012, dont le contrat est entré en vigueur le 1er janvier 2013.
    Pour Agglopolys, Le Terminal est la première étape de la métamorphose du réseau de Blois. Proposé par Keolis et accepté par l’agglomération, ce nouveau réseau entrera en vigueur le 2 septembre prochain. Il s’articulera autour de trois lignes structurantes, cadencées à 20 min, complétées par trois autres lignes, du lundi au samedi, relayées les dimanches et jours fériés par trois lignes régulières, pour desservir Blois et sa première couronne. S’y ajoutera une ligne de desserte fine des zones d’activité Nord du lundi au vendredi. Un service de navettes de centre-ville devrait aussi voir le jour, du lundi au samedi, de 9h à 19h, toutes les 12 min. Tout comme des liaisons dédiées vers les châteaux de Blois, Chaumont et Cheverny, et la location de vélos, notamment électriques ou pliants.
    Parallèlement, un transport à la demande en porte-à-porte sera créé dans les zones moins denses des communes de Blois, Vineuil, Villebarou et Saint-Gervais-la-Forêt, et 43 autres communes du territoire, avec 16 points de destination. Il sera complété par un service de PMR. D’ici septembre, les habitants vont être informés des nouvelles caractéristiques du futur réseau, notamment grâce à huit réunions publiques. Des habitants qui seront par ailleurs consultés pour choisir les nouvelles livrées des bus. A plus long terme, le réseau passera au sans-contact en septembre 2014.
        

    Yann GOUBIN

     

    Un nouveau site évolutif

    Comme le réseau de bus, le centre de maintenance Le Terminal fonctionne 7 jours/7, 365 jours par an, de 5h à 22h. Cent vingt personnes y sont employées dont trente-quatre femmes. Parmi eux, on compte 96 conducteurs et vérificateurs, 4 agents de maintenance, 16 agents d’encadrement exploitation et administratifs et 4 cadres de direction. Le site est également évolutif. Pour répondre à une augmentation de l’activité, il pourrait accueillir de 10 à 12 bus supplémentaires (contre 60 aujourd’hui), avec l’ajout de deux nouvelles travées et 30 salariés en plus.
     

  • Tunisie : le projet de tramway à Sfax prend tournure

    « Une première ébauche de l’étude de faisabilité sur le tramway de Sfax, financée par la Banque européenne d’investissement, a été diffusée aux acteurs publics, au gouvernorat et à la municipalité il y a une quinzaine de jours », assure un opérateur économique de cette ville située à 270 kilomètres au sud-est de Tunis, dans un article du Moci. La première phase – un tronçon de 25 kilomètres entre la localité de Sidi Salah et l’aéroport – serait achevée pour une inauguration en 2019. La deuxième phase, d’une longueur équivalente à partir de la localité de Sidi Mansour, serait, quant à elle, terminée pour une ouverture prévue en 2028.

    F. P.
     

  • Appel d’offres géant pour le métro de Moscou

    Le métro de Moscou s’apprête à lancer pour la première fois un appel d’offres géant ouvert aux sociétés étrangères pour la fourniture et l’entretien de rames, a annoncé le maire de la capitale russe, Sergueï Sobianine, dans un entretien au journal Vedomosti. Selon le quotidien russe des affaires, l’appel d’offres doit avoir lieu cette année et pourrait représenter environ 10 milliards d’euros, divisés en trois lots. « Alors que jusqu’a présent nous devons acheter nos rames auprès d’un seul fournisseur, Transmashholding, il s’agira cette fois d’un appel d’offres international, auquel pourront participer tous les principaux constructeurs de trains, a expliqué le maire de Moscou. Nous n’achèterons pas que les rames, mais aussi les services [la maintenance, ndlr] pour toute leur durée de vie. » La durée du contrat est estimée à trente ans. C’est la construction de nouvelles lignes qui permet la mise en service de trains de nouveaux types. Selon Vedomosti, 4 800 wagons sont exploités sur le réseau moscovite, dont la longueur doit passer de 314 km à 450 km d’ici à 2021.