Catégorie : Ferroviaire

Retrouvez toute l’actualité ferroviaire: lignes, matériels ferroviaires et l’actualité des constructeurs et des opérateurs en France et l’international.

  • Pays-Bas : la « ligne de la Hanse » raccourcit le trajet entre Amsterdam et le Nord-Est

    Le 6 décembre, la reine Beatrix des Pays-Bas et la ministre des Transports Melanie Schultz van Haegen ont inauguré la Hanzelijn, c’est-à-dire la « ligne de la Hanse », qui relie en 50 km Lelystad et Zwolle. Avec ce nouveau tronçon équipé du niveau 2 d’ERTMS (superposé à une signalisation latérale et à l’ATB pour les trains sans ERTMS), un nouvel itinéraire, permettant de gagner 13 minutes, est proposé depuis le 9 décembre entre Amsterdam et le nord-est des Pays-Bas. Conçue pour 200 km/h (à terme), cette ligne nouvelle dont le prix s’est élevé à 1,1 milliard d’euros prolonge la Flevolijn, qui permet depuis 1988 de relier Amsterdam à Lelystad. Particularité de la Flevolijn et de la Hanzelijn : elles sont en majorité établies sur le Flevopolder, gagné sur les eaux au cours de la deuxième moitié du XXe siècle.
     

  • Thierry Elkaïm rejoint Veolia Transdev pour lancer l’offre Smarter Mobility

    Thierry Elkaïm rejoint le groupe Veolia Transdev en tant que directeur de l’activité Smarter Mobility, solution permettant aux grandes villes de fluidifier leur trafic en temps réel et de manière prédictive, et aux citoyens d’optimiser leur temps de transport, quel qu’en soit le mode (auto, bus, tramway, métro, vélo). Il est chargé de lancer cette offre récemment développée en partenariat technologique avec IBM à l’international et en France. Cet ingénieur Esme (Ecole spéciale de mécanique et électricité) et titulaire d’un MBA HEC était précédemment directeur des partenariats chez Microsoft et avait occupé auparavant plusieurs postes de direction chez Sun Microsystems.

     

  • Combiné : un nouveau système de transbordement révolutionnaire

    Combiné : un nouveau système de transbordement révolutionnaire

    La société allemande de transport combiné rail-route CargoBeamer a présenté le 26 octobre à Calais (Pas-de-Calais) un système permettant de transborder des semi-remorques sur des trains en 15 minutes et destiné à « révolutionner » le ferroutage en Europe. La société allemande de transport combiné rail-route CargoBeamer a présenté le 26 octobre à Calais (Pas-de-Calais) un système permettant de transborder des semi-remorques sur des trains en 15 minutes et destiné à « révolutionner » le ferroutage en Europe. Le terminal « CargoBeamer Gate » devrait voir le jour en 2014 à Calais, avec une capacité de transfert de plus de 800 semi-remorques par jour, de la route au rail. La technologie consiste en un transbordement latéral et automatisé pour tous les semi-remorques existant sur le marché, alors qu’aujourd’hui « seulement 15 % du transport de marchandises sur route peuvent être transférés vers le rail, en raison de contraintes techniques », affirme la société.
    « Le trafic de marchandises sur les routes européennes devrait croître de 75 % d’ici à 2025, menaçant les infrastructures routières du continent d’une congestion du trafic », estime Hans-Juergen Weidemann, PDG de CargoBeamer. « CargoBeamer anticipe cette évolution et va permettre de remédier à cette situation en transférant le trafic de marchandises de la route vers le rail de manière efficace et écologique », ajoute-t-il.
    Le système sera installé au cœur d’un futur parc logistique de plus de 200 000 mètres carrés, « Calais Premier », qui est présenté comme le plus grand au nord de Paris, entre le port et le Tunnel sous la Manche, et qui veut devenir l’une des toutes premières portes d’entrée du trafic de marchandises entre le Royaume-Uni et l’Europe continentale. La naissance de ce terminal à Calais est la première étape de la construction d’un réseau sur les principales voies de marchandises en Europe. D’autres sont prévus à Hagen (Allemagne), Legnica (Pologne) et Mockava (Lituanie), a indiqué la société.    

     

    M.-H. P.

  • Un calculateur d’itinéraire pour toute la Lorraine

    Un calculateur d’itinéraire pour toute la Lorraine

    Un calculateur d’itinéraire vraiment mulitmodal, puisqu’il agrège les données de 22 autorités organisatrices de transport, fonctionne depuis octobre dans toute la région Lorraine. Un calculateur d’itinéraire vraiment mulitmodal, puisqu’il agrège les données de 22 autorités organisatrices de transport, fonctionne depuis octobre dans toute la région Lorraine. SimpliCim, c’est son nom est accessible sur Internet (www.simplicim-lorraine.eu) et décliné en applications pour smartphone. Il permet de calculer son itinéraire via les transports en commun (bus, trains, trams) et les modes de transport écoresponsables (vélo, marche, covoiturage), en indiquant les lieux de départ et d’arrivée, ainsi que les horaires de départ et/ou d’arrivée souhaités. Fruit d’un projet débuté mi-2011 par la définition des besoins, la synthèse des systèmes existants puis l’élaboration des contours techniques, administratifs, juridiques et financiers du service souhaité, et enfin la signature, en février, d’une convention de partenariat entre la quasi-totalité des AO de la région, SimpliCim représente un investissement de 430 000 euros pour la région Lorraine, qui prend aussi à sa charge 50 % des frais de fonctionnement annuels.
    La région étant transfrontalière, il est déjà prévu d’étendre, sous quelques mois, le service à la Grande Région, cet espace européen présidé par la Lorraine jusqu’à la fin de l’année, c’est-à-dire avec le Luxembourg, la Sarre, la Rhénanie-Palatinat, la Wallonie et Lorraine. Une interconnexion entre tous les systèmes d’information multimodaux existant sera réalisée via la plateforme EU-Spirit. SimpliCim s’inscrit dans la politique globale de développement durable et de préservation de l’environnement de la Lorraine. Ne serait-ce que parce qu’il offre la possibilité de calculer son trajet à vélo, ou encore en privilégiant la marche, et qu’il permet d’identifier les possibilités de covoiturage lorsque ce mode de transport est structuré. Enfin, il propose un calculateur d’émissions de CO2 de l’itinéraire choisi permettant à chacun de prendre conscience de l’impact environnemental de son trajet.    

    C. N.
     

  • Bruit ferroviaire : Français et Allemands divisés sur la semelle

    Bruit ferroviaire : Français et Allemands divisés sur la semelle

    Alors que l’Allemagne lance en décembre des mesures antibruit, la DB se bat pour obtenir le cofinancement européen du « retrofitage » des wagons de fret. Les Français ne suivent pas. La Deutsche Bahn se bat à Bruxelles pour obtenir que l’Europe cofinance l’installation de freins moins bruyants sur les wagons de fret. Elle est poussée d’un côté par l’entrée en vigueur de mesures financières antibruit en Allemagne à partir du 9 décembre, de l’autre par l’interdiction des wagons bruyants en Suisse annoncée pour 2020. Pour la DB, ce « retrofitage » est également vital pour convaincre les riverains de la vallée du Rhin d’accepter le doublement des voies fret contre lequel ils sont très remontés. La partie est loin d’être gagnée parce qu’une partie des eurodéputés, notamment français, s’oppose au cofinancement européen. Le 27 novembre prochain, la Commission transport du Parlement européen doit adopter sa position sur la création du futur « Mécanisme d’interconnexion » destiné aux grandes infrastructures européennes. Dans ce mécanisme, la Commission européenne prévoyait un cofinancement européen couvrant 20 % du « retrofitage » des freins… Or, « je suis contre parce que ce mécanisme est fait pour financer les infrastructures et non des dispositifs embarqués », annonce l’eurodéputé français et corapporteur du Parlement, Dominique Riquet.
    Une ligne suivie également par la SNCF. Dans un contexte de restrictions budgétaires, il faut « concentrer les fonds européens là où ils apportent une vraie valeur ajoutée : les réseaux », commente Jean-Michel Dancoisne, représentant permanent SNCF auprès des institutions européennes.
    Les députés allemands et autrichiens soutiennent au contraire la DB comme un seul homme… Au terme des débats, il y aura certainement un compromis, relativise Dominique Riquet. Pourtant, « il subsiste beaucoup d’incertitudes techniques sur les nouvelles technologies de frein proposées, avec des impacts financiers qui vont de 1 à 10 », remarque-t-il.
    Deux technologies sont proposées : les semelles K ont déjà été approuvées par l’Union internationale des chemins de fer (UIC) et réduisent davantage le bruit, mais sont plus chères. Les semelles LL sont moins chères mais n’ont pas encore été homologuées. « Les tests menés actuellement par l’UIC donnent toutes les raisons d’être optimistes », assure Joachim Fried, fondé de pouvoir de la DB pour l’Europe et la régulation. « Les doutes ne sont pas encore levés sur la viabilité économique de ces semelles », remarque au contraire Jean-Michel Dancoisne. Les Français craignent notamment que les semelles LL accentuent l’usure des roues et obligent à des reprofilages plus fréquents. Dans ces conditions, difficile d’avoir une estimation exacte des financements nécessaires à long terme. « En tablant sur un coût moyen prévisionnel de 7 000 euros par wagon, estime l’UIC, les coûts globaux à l’échelle européenne s’élèveraient à 2,8 – 3,5 milliards d’euros. »(1) Environ 350 000 vieux wagons sont concernés, selon des estimations allemandes. Un accord entre la DB et le ministère allemand des transports prévoit l’introduction de subventions publiques pour le retrofitage dès le 9 décembre 2012. De son côté, DB Netz doit mettre en place une tarification préférentielle pour les wagons équipés, après l’homologation des semelles LL « à l’été 2013 »… espère-t-elle.
    Problème : le ministère allemand des transports a déjà dû ramener la subvention de 300 à 150 millions d’euros sur 8 ans, sous la pression des services européens de la concurrence et cette aide d’Etat n’a pas encore été approuvée formellement à Bruxelles. « L’UE a signalé qu’elle pourrait approuver la subvention sous cette forme, d’autant qu’elle vise tous les propriétaires de wagons et pas seulement les Allemands », assure le service de presse du ministère des Transports. Côté Commission, on remarque que les discussions continuent et qu’une solution pourrait être trouvée dans les prochaines semaines.

    Nathalie Steiwer

    (1) Bruit Ferroviaire en Europe. Le rapport 2010 sur l’état d’avancement de la problématique.
     

  • Etats-Unis : RATP Dev exploitera le tram de Tucson

    RATP Dev a remporté, via sa filiale RDMT, l’appel d’offres pour l’exploitation et la maintenance du réseau de la première ligne de tramway de Tucson, deuxième ville d’Arizona, pour une durée de huit ans, avec option. Longue de 6,2 km (et 18 stations), la ligne sera mise en service fin 2013, RATP Dev se chargeant de la phase préparatoire à l’exploitation (essais techniques, recrutement et formation du personnel…). « Ce succès permet à RATP Dev de poursuivre son développement dans le tramway, mode pour lequel le groupe RATP est aujourd’hui une référence mondiale, avec l’exploitation de lignes à Paris et dans sa région, à Manchester, à Alger, à Florence, à Hongkong, à Casablanca, et bientôt à Washington », a souligné François-Xavier Perin, président du directoire de RATP Dev. Déjà gestionnaire de réseaux urbains – Austin, Charlotte, Colorado Springs – et désigné pour exploiter le futur tram de Washington DC, RATP Dev entend continuer à se développer aux Etats-Unis, dans les domaines du transit et paratransit, des lignes interurbaines régulières, ainsi que du tramway.
     

  • L’Assemblée nationale se prépare à examiner le quatrième paquet ferroviaire européen

    Le groupe de travail « ferroviaire » commun à la commission du Développement durable et de l’Aménagement du territoire et à celle des Affaires européennes de l’Assemblée nationale se prépare à sa première mission : examiner le quatrième paquet ferroviaire européen. Ce groupe de travail mixte, mis en place il y a une dizaine de jours sur proposition de Gilles Savary, vise à nourrir l’avis sur le quatrième paquet – dont est saisie la commission des Affaires européennes – d’éléments de compréhension du contexte national. Le groupe ferroviaire cherchera par la suite à apporter un éclairage européen à la future réforme ferroviaire française. Le programme de travail de ce groupe ferroviaire ad hoc prévoit notamment des rencontres avec la commission et des rencontres avec les autorités ferroviaires allemande, suisse et italienne.

  • Amérique latine : Nicole Bricq assure la promotion du tramway français

    Du 4 au 7 décembre, Nicole Bricq, ministre du Commerce extérieur, s’est rendue en Equateur et en Colombie accompagnée d’une délégation de chefs d’entreprise. L’occasion pour la ministre d’assurer la promotion du savoir-faire français en matière de transport de proximité, un secteur jugé stratégique. En Equateur, Nicole Bricq a signé un protocole financier pour un prêt de 90 millions d’euros pour le financement d’une partie du projet de tramway de Cuenca, le premier du pays. En Colombie, elle a assisté à la signature de l’ordre de service du tramway sur pneus de Medellin, dont le matériel roulant a été fourni par le français Translohr.
     

  • Le Havre : le tramway est revenu

    Après 61 années d’absence, le tramway est de retour au Havre. La première ligne a été inaugurée le 12 décembre 2012. Long de 13 km, le tracé du tram en « Y » dessert la gare, le centre-ville et le pôle universitaire, et participe au désenclavement du quartier du Plateau. En tout, 90 000 personnes vivent à moins de 5 minutes d’une des 23 stations, les études préliminaires tablant sur 56 000 voyages quotidiens. 22 rames Citadis d’Alstom assureront les rotations (un tram toutes les 4 ou 8 minutes). Le coût total du projet s’élève à 395 millions d’euros. Jusqu’au 16 décembre, tous les véhicules du réseau de l’agglomération havraise, LiA, seront libres d’accès afin d’assurer la promotion du tramway.
     

  • Brésil : Vossloh va livrer 22 tramways à São Paulo

    L’allemand Vossloh a annoncé, le 13 décembre, que le consortium qu’il a formé avec le brésilien T’Trans avait remporté un contrat de 90 millions d’euros pour la fourniture de 22 Tramlinks V4 au réseau de la compagnie de transports urbains de São Paulo. Les véhicules affichent une capacité de 400 passagers et une vitesse maximale de 70 km/h. Les livraisons sont prévues entre 2013 et 2014.