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Catégorie : Ferroviaire
Retrouvez toute l’actualité ferroviaire: lignes, matériels ferroviaires et l’actualité des constructeurs et des opérateurs en France et l’international.
1 000 chantiers ferroviaires en 2013, huit régions concernées
Le « big bang » annoncé, c’était en décembre 2012. Avec 85 % des horaires des trains voyageurs et fret changés en une journée, l’ampleur du bouleversement était inédite. Ce 9 décembre, le « SA 2013 » – pour service annuel – marque un retour aux plus « classiques » changements d’horaires de fin d’année. Toutefois, il y aura en 2013 encore davantage de travaux sur le réseau ferroviaire. Plus de 1 000 chantiers, dont 300 simultanément en prévision certaines semaines de mai et d’octobre, 2 milliards d’investissements pour Réseau ferré de France contre 1,7 milliard en 2012, 1,4 milliard en 2011. Concrètement, comme l’illustre RFF, cela signifie qu’un train sur longue distance, soit plus de 500 km, pourra rencontrer cinq chantiers sur son parcours. Ce programme 2013 s’inscrit dans un autre, global, qui représente un montant de 13 milliards d’euros entre 2008 et 2015. En 2013, huit régions vont être plus spécialement impactées : Aquitaine, Rhône-Alpes, Poitou-Charentes, Centre, Midi-Pyrénées, Bretagne, Pays de la Loire, Limousin.
Amiens, un tramway fer pour 2018
En se dotant d’un tram, Amiens veut enrayer la malédiction qui plane sur ses transports. Les élus amiénois devraient entériner, le 20 décembre, leur décision de construire une ligne de tramway à l’horizon 2018. En attendant cette délibération communautaire, un débat d’orientation budgétaire tenu mi-novembre a permis de constater que les élus de la métropole semblaient plutôt unanimes sur ce projet, bien qu’interrogatifs, pour certains, sur les moyens de le financer. « Nous avons aujourd’hui un réseau qui coûte cher et qui est peu performant », constate Thierry Bonté, vice-président d’Amiens Métropole aux transports collectifs. « L’arrivée d’un tramway peut nous aider à inverser cette mauvaise tendance et apporter une nouvelle image plus qualitative et valorisante des transports publics à Amiens », ajoute-t-il.
Le projet de tramway se chiffrerait à 200 millions d’euros pour une ligne de 11 km, contre 100 millions pour un BHNS. « En passant notre versement transport à 2 % et avec un emprunt sur 25 à 30 ans, c’est soutenable. De toutes les manières, nous avons calculé que si nous laissons filer notre réseau au fil de l’eau, la perte de productivité du système finira par nous coûter aussi cher que le tram », argumente Thierry Bonté.
De péripéties en péripéties, plombé par des choix politiques désastreux et par un terrain social miné, le réseau d’Amiens a perdu son attractivité ces dernières années. De 18 millions de voyageurs par an en 1997, il est passé à 11,5 millions en 2007, chiffre à peu près stabilisé depuis cinq ans. Depuis novembre 2010, une mission TCSP a été chargée d’étudier le champ des possibles et a effectué, avec l’assistance d’Egis Rail, des études préalables en vue de la création d’une ligne structurante de transport. Il en ressort que l’agglomération d’Amiens est assez dense pour justifier la création d’un TCSP. Selon les premières hypothèses, le tram pourrait traverser la ville suivant un axe nord-est/sud-ouest. En plus de la gare, il desservirait les principaux secteurs urbanisés, ainsi que le CHU, le projet de centre universitaire et le projet Intercampus. L’hypothèse du tramway sur pneus semble écartée.
« Ce sera un tram sur fer », affirme Thierry Bonté. Les élus amiénois sont partis sur l’hypothèse d’un tramway court (rames de 24 m), mais ils se laissent la possibilité d’opter au final pour des rames standards si les études montrent un risque de saturation.
Guillaume LEBORGNE
Brésil : Alstom et CAF Brésil vont fournir 15 rames de métro à Porto Alegre
Alstom a annoncé le 27 novembre que le consortium monté par le groupe avec CAF Brésil avait été sélectionné pour fournir 15 rames de métro à Trensurb, la compagnie de trains urbains de Porto Alegre, dans l’Etat brésilien de Rio Grande do Sul. Issue de la gamme Metropolis, chaque rame pourra accueillir jusqu’à 1 000 passagers. Le contrat s’élève à environ 94 millions d’euros dont plus de 80 millions pour Alstom qui assume près de 90 % de celui-ci, CAF Brésil fournissant les bogies. La livraison doit survenir d’ici à 2014 avant la coupe du monde de football, Porto Alegre accueillant un certain nombre de matchs.
Estonie : CAF remporte un contrat pour le tramway de Tallinn
L’espagnol CAF a remporté un contrat de plus de 44 millions d’euros pour la fourniture de 15 tramways à Tallinna Linnatransbordi, l’opérateur de transport urbain de Tallinn, ainsi que pour la formation du personnel. Ce nouveau matériel sera affecté à la ligne 4 de la capitale estonienne qui se modernise actuellement grâce à des fonds de cohésion communautaires. D’après la municipalité, le financement serait assuré par la revente de crédit carbone. Les livraisons débuteront dans 21 mois et s’achèveront dans les 32 mois. A noter qu’une option a été posée pour la livraison de 15 véhicules supplémentaires.
Signalisation : la Norvège adopte l’ERTMS
Le gouvernement norvégien a adressé le 26 novembre une lettre à la Jernbaneverket, le gestionnaire de l’infrastructure ferroviaire du pays, annonçant l’adoption du système européen de surveillance du trafic ferroviaire (ERTMS). La Jernbaneverket doit maintenant établir un calendrier et établir un plan de financement dans le prochain plan national transport 2014-2023. Le ministère des Transports a considéré que le système actuellement en place était obsolète et qu’un système paneuropéen était la seule solution viable sur le long terme.
Application : Google Transit intègre les réseaux parisiens
Déjà disponible dans plusieurs villes de France, comme Bordeaux, Lille, Rennes ou Toulouse notamment, le service Google Transit vient d’être intégré à Google Maps pour les trajets en transports en commun dans Paris et sa proche couronne. Il permet de calculer son itinéraire d’un point A à un point B en métro ou RER RATP directement sur le service de cartographie de Google, accessible sur Internet et smartphones (Android et iPhone). Le service est encore assez limité puisque, à défaut de partenariat avec la RATP, il ne propose que les horaires théoriques, pas le temps réel. Par ailleurs, il n’intègre pas tout le réseau francilien : il manque les RER de la SNCF. Ainsi, à la requête « Paris-Saint-Lazare aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle », l’utilisateur obtient-il un message d’erreur, dommage ! Les bus et tram ne sont pas identifiés non plus. Les itinéraires proposés sont en revanche présentés de façon claire, avec les temps de trajet théoriques, et même le prix du trajet.

La Cour des comptes torpille Lyon – Turin
La Cour des comptes a fait part de ses critiques au Premier ministre sur le projet de liaison ferroviaire Lyon – Turin. Elle reproche un manque de rigueur dans la conduite du projet qui a vu s’envoler ses coûts. Et suggère de s’intéresser à l’amélioration de la ligne existante. Encore un pavé sur la route du Lyon – Turin ! Le 5 novembre, la Cour des comptes a dévoilé le référé que son président a adressé le 1er août dernier au Premier ministre. Didier Migaud y explique à Jean-Marc Ayrault que le pilotage du projet de liaison ferroviaire transalpine fret et voyageurs Lyon – Turin « ne répond pas aux exigences de rigueur nécessaires à la conduite d’un projet de cette ampleur et de cette complexité ». Et d’énoncer toute une liste de sous-estimations financières et de surestimations de prévisions de trafic qui ont émaillé l’élaboration de ce projet. Et qui conduisent aujourd’hui la Cour des comptes à recommander de « ne pas fermer trop rapidement l’alternative consistant à améliorer la ligne existante ». Une victoire pour les opposants à ce projet. Selon Daniel Ibanez, l’un des membres de la Coordination contre le Lyon – Turin, c’est la 3e fois cette année que la Cour des comptes critique le projet. À cela, s’ajoutent des conflits d’intérêts révélés par Le Canard enchaîné du 3 octobre, selon lequel le rapport – favorable et publié cet été de la commission d’enquête chargée d’étudier le dossier – « incite fortement RFF, le maître d’ouvrage, à passer un marché avec une entreprise de travaux publics dirigée par le frère d’un des commissaires enquêteurs ». Malgré cette accumulation de mauvais points, le projet ne semble pas remis en cause. Du moins officiellement. Dans sa réponse le 8 octobre à la Cour des comptes, le Premier ministre justifie les surcoûts et les variations de prévisions de trafics, inévitables dans un projet de cette envergure qui a connu des modifications. Et il reconnaît qu’une participation financière importante de la part de l’Europe sera indispensable.
Derrière les justifications techniques, l’enjeu politique domine : à moins d’un mois d’un sommet franco-italien, le 3 décembre à Lyon, un changement d’attitude de l’État français serait surprenant. D’ailleurs, le gouvernement a prévu que la commission chargée de hiérarchiser les projets d’infrastructures du Snit n’avait pas compétence sur le Lyon – Turin. Un nouvel accord international sera encore nécessaire pour le lancement définitif des travaux, précise Jean-Marc Ayrault.
Dans son style policé, la Cour des comptes a pris les devants : elle recommande, si le projet devait être poursuivi, « d’étudier les mesures éventuellement contraignantes de report du trafic transalpin de la route vers la voie ferrée ». D’où de nombreuses interrogations car, selon la gardienne des finances publiques, « la politique d’offre tarifaire et les mesures de taxation des poids lourds envisagés en France ne devraient pas suffire pour atteindre les objectifs de report modal ».
Marie-Hélène Poingt
Un projet passé de 12 à 26,1 milliards d’euros… sans financements
Le coût prévisionnel du projet est passé de 12 milliards en 2002 à 26,1 milliards, selon les dernières données de la direction générale du Trésor, relève la Cour dans son référé. Elle souligne que « d’autres solutions techniques alternatives moins coûteuses ont été écartées sans avoir toutes été complètement explorées de façon approfondie ». « Le financement n’est pas établi », note encore la Cour, estimant que la part des financements publics sera forcément élevée.
Des prévisions de trafic surévaluées
Les études prévisionnelles, se basant sur une explosion du trafic, ont été surévaluées, indique la Cour. Le trafic n’a cessé de baisser depuis 1995. En 2009, seules 2,4 millions de tonnes sont passées via le tunnel du mont Cenis. Notamment du fait du report vers des itinéraires suisses et de la crise. Lyon Turin Ferroviaire prévoit la saturation des infrastructures existantes en 2035, sur la base d’une capacité maximale de 15 millions de tonnes. Autant dire qu’il n’y a pas urgence ! Enfin, les études concluent à la faible rentabilité socio-économique du projet.
RER B suite : un objet métallique sur la caténaire
Un bout de métal présent sur la caténaire, c’est ce qui a provoqué l’incident initial – un incident électrique relativement mineur – d’une rame sur le RER B, entre Aulnay-sous-Bois et Mitry-Claye, selon une source proche du dossier qui a eu accès au résultat des analyses. Ni la caténaire ni la rame RER et son pantographe ne sont donc mis en cause. La fusion entre pantographe et caténaire du fil caténaire sur une dizaine de centimètres avait provoqué une panne d’alimentation électrique. Relativement vite résolue. Mais il y avait alors eu les descentes de voyageurs sur les voies… Sur cette soirée de pagaille en banlieue nord de Paris le 7 novembre, un rapport, encore confidentiel, a été remis au ministre.
Etats-Unis : des opposants à la LGV californienne déboutés
Un juge du comté de Sacramento, en Californie, a rejeté le 16 novembre la demande de deux associations d’agriculteurs de suspendre les travaux de la future ligne à grande vitesse avant que leur plainte ne soit jugée. Le juge a estimé que le coût d’une suspension des travaux surpasserait de loin le préjudice que les fermiers et les propriétaires de terrain pourraient subir. Les associations de fermiers accusent la California High-Speed Rail Authority, l’agence qui porte le projet, de n’avoir pas rempli les critères édictés par le California Environmental Quality Act, le texte qui fixe en Californie les normes environnementales. Le juge a également rappelé que la justice devait encore statuer sur trois plaintes avant que les travaux ne puissent débuter.
Israël : une fausse bombe retrouvée dans un tramway de Jérusalem
Alors que la situation militaire reste très tendue entre Gaza et l’Etat Hébreu, une fausse bombe a été retrouvée le 19 novembre dans un tramway de Jérusalem, la deuxième en une semaine. Il s’agissait d’une boîte et de branchements disposés dans un sac. Le trafic de cette ligne très fréquentée a été paralysé pour permettre aux démineurs de travailler.