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Catégorie : Ferroviaire
Retrouvez toute l’actualité ferroviaire: lignes, matériels ferroviaires et l’actualité des constructeurs et des opérateurs en France et l’international.
Belgique : discussions sur la gouvernance
Après le blocage total du réseau ferroviaire belge, le 3 octobre, les négociations ont repris entre les syndicats de cheminots et le gouvernement. Les syndicats s’opposent au projet de Paul Magnette, le ministre chargé des entreprises publiques, de supprimer la holding SNCB et de séparer totalement l’opérateur ferroviaire SNCB et le gestionnaire des infrastructures Infrabel.
Un calendrier de discussions a été fixé, dont le dernier rendez-vous devait avoir lieu le 17 octobre. « Nous avons organisé de nombreuses actions et mobilisations. Avec cette grève du 3 octobre, nous avons réussi à créer un rapport de force qui a permis de relancer les négociations », souligne Serge Piteljon, un responsable de la CGSP. « Il y avait globalement près de 85 % de grévistes et d’absents car certaines personnes ont été mises en congé. Ce qui montre l’importance du sujet. » Le front syndical, qui défend un modèle d’entreprise intégrée, se dit prêt à trouver une solution de compromis.Intercités : Guillaume Pepy plaide au Sénat pour une nouvelle donne
Lors de son audition devant la commission du développement durable du Sénat, le président de la SNCF a plaidé en faveur de deux « ajustements » pour les trains d’équilibre du territoire, qui ont fait l’objet en 2010 d’une convention signée entre l’Etat et la SNCF. Guillaume Pepy estime que la clé de financement entre péages autoroutiers (15 %) et taxe sur les activités ferroviaires de la SNCF (85 %) « doit pouvoir évoluer, la part autoroutière étant très faible et plafonnée, ce qui veut dire que la part ferroviaire augmente d’année en année ». De quoi justifier un réexamen du Parlement. Le second ajustement réclamé concerne le matériel, avec des Intercités en fin de vie, et une facture de deux à trois milliards d’euros pour les renouveler dans les dix ans. « J’espère que l’on va trouver des solutions car, entre TGV et TER, ces trains ont leur place indispensable au service public. »
Fret SNCF : Évian et Volvic renouvellent leur contrat
Évian et Volvic ont renouvelé leur contrat auprès de Fret SNCF pour acheminer leurs bouteilles en 2013 : Fret SNCF assurera le transport de 5 000 à 6 000 palettes par jour, soit plus de 1 200 trains au total par an au départ des usines d’Évian et de Volvic. « Fret SNCF en assure l’évacuation à destination des plateformes des prestataires d’Évian et Volvic en France et à l’international, avec une nette augmentation des trafics vers l’international », souligne l’opérateur ferroviaire dans un communiqué. « Évian et Volvic ont choisi Fret SNCF pour sa capacité à assurer cette prestation sur des sites enclavés aux moyens de stockage limités », ajoute-t-il.
« Fret SNCF, en tant que partenaire privilégié, est associé à toutes nos réflexions à moyen et long terme. Cet été, il nous a accompagnés principalement sur l’optimisation de l’expédition au départ de nos deux usines Évian et Volvic à travers une meilleure utilisation de notre faisceau et l’élargissement des plages horaires d’expédition », a expliqué de son côté Alan Pecherz, directeur distribution et logistique d’Évian Volvic World.SNCF : un nouveau site Internet pour faire face aux travaux
Ce 11 octobre, la SNCF a ouvert sur son site Internet un espace dédié qui se veut « la pierre angulaire » pour informer les voyageurs des modifications liées aux chantiers en cours et à venir en 2013. En toile de fond, il y a bien sûr le changement annuel d’horaires, prévu le 9 décembre prochain. Toutefois, on souligne que cela n’aura rien à voir avec le « big bang » de 2011, lorsque 85 % des horaires avaient été modifiés du jour au lendemain. Car cette année, il n’y aura pas de mise en service de nouvelles lignes TGV comme le Rhin – Rhône, avec un impact sur l’ensemble du réseau. Pas non plus de nouveaux cadencements. Restent les chantiers, un millier prévus en 2013, comme en 2012, alors que 13 milliards vont y être consacrés entre 2012 et 2017. Cela va impliquer « un vrai travail » tout au long de l’année, « pour informer les clients de l’impact de chaque plage travaux, afin de les aider à bien programmer leurs voyages ».
DSP : à Cannes, enveloppes interverties, passage en régie !
Deux enveloppes interverties, et tout est à refaire ! Il y a quelques jours, en phase finale de son appel d’offres en vue de la nouvelle délégation de service public de transports (réseau Bus Azur), le Syndicat intercommunal des transports publics (SITP) de Cannes et de ses environs (Le Cannet, Mandelieu, La Napoule) a malencontreusement interverti les enveloppes qu’il adressait à chacun des deux finalistes. D’après nos informations, l’exploitant actuel Veolia-Transdev et son challenger Keolis ont chacun reçu les questions détaillées que l’AOT adressait à son concurrent, et donc une bonne partie du contenu de l’offre adverse. Cette malencontreuse erreur invalide la consultation. Un nouvel appel d’offres dans la foulée serait une solution juridiquement risquée pour l’AOT, dans la mesure où le candidat déchu pourrait attaquer la décision en arguant que son opposant a tiré parti des éléments divulgués.
Plutôt que prolonger le contrat de Veolia-Transdev, le SITP a donc décidé de passer ses transports en régie au 1er janvier 2013, ce qui doit être validé par une délibération, mise au vote ce vendredi 12 octobre. Cette régie est envisagée comme une solution transitoire pour une durée d’un an, permettant le lancement et l’instruction d’un nouvel appel d’offres. Selon un expert, elle pourrait toutefois être conduite à durer plus longtemps, le risque juridique demeurant, tandis que la motivation des opérateurs pour participer à une nouvelle consultation sera sans doute moins grande. Après la ville voisine de Nice, Cannes opte donc pour la régie. Ce changement de mode de gestion intervient alors que le réseau doit se doter d’une innovation majeure, le lancement d’une ligne de BHNS de 11 km en 2013.G. L.
Tours : la première rame du tramway Citadis dévoilée
La première rame du tramway Citadis de Tours a été présentée officiellement le 28 septembre. Pour sa 1re ligne de tram de 15 km, le syndicat des transports de l’agglomération tourangelle a commandé, en 2010, 21 rames de 43 m, ainsi que la solution sans caténaire APS. Le design unique du Citadis de Tours est le fruit d’une collaboration entre le collectif de designers « Ensemble(s) la Ligne » et les équipes Design&Styling d’Alstom Transport. Résultat : une livrée extérieure « miroir d’eau de Loire » reflétant l’environnement de la ville ; un bout avant équipé de 2 bandeaux lumineux verticaux, une disposition qui par rapport à celle des rails permettra de créer une impression du curseur sur la ligne. Après avoir parcouru 1 000 km sur la voie d’essais du site Alstom d’Aytré, le premier Citadis de Tours roulera 1 000 km supplémentaires entre les stations Marne et Beffroi, à partir de mi-octobre, avant de circuler sur la totalité de la ligne au printemps 2013. La mise en service commercial est prévue pour septembre 2013.

L’agglo de Concarneau lance Coralie
La communauté d’agglomération de Concarneau (50 440 habitants et neuf communes) a totalement transformé et développé son réseau de bus avec deux idées principales. La communauté d’agglomération de Concarneau (50 440 habitants et neuf communes) a totalement transformé et développé son réseau de bus avec deux idées principales. « La volonté des élus était de permettre à chaque habitant du territoire d’avoir accès aux transports en commun et de pouvoir ainsi se déplacer plus aisément entre toutes les villes de l’agglomération, y compris les plus éloignées : Melgven, Trégunc, Pont-Aven, mais aussi Rosporden, Saint-Yvi, Elliant ou Tourc’h », explique François Besombes, conseiller communautaire de Concarneau Cornouaille Agglomération (CCA), délégué au transport et premier adjoint au maire de Concarneau. « Le deuxième objectif était de rendre possible les correspondances avec le réseau de bus départementaux Penn Ar Bed, et avec les TER et les trains en général, à la gare de Rosporden. »
Le nouveau réseau, dénommé Coralie, est lancé le 3 septembre et réunit 15 lignes dont 13 nouvelles ou transformées. Toujours confié en DSP à Keolis, jusqu’en 2014, il s’articule autour de quatre lignes fortes. La 1, cadencée à la demi-heure, relie Trégunc, une commune jouxtant Concarneau, et l’arrêt Maison-Blanche, point de correspondances avec les bus interurbains. La ligne 2 dessert les autres quartiers de la ville pour les relier au réseau. La ligne 3 est prolongée jusqu’à une zone d’activités commerciales et administratives, où est notamment installé Pôle Emploi.
Quant à la 4e ligne, reliant Concarneau à Rosporden, elle est fortement renforcée avec un cadencement qui passe de 4 à 10 allers-retours quotidiens entre ces deux pôles structurants du territoire. Des correspondances avec la SNCF sont assurées pour créer une offre de transport complémentaire. La ligne 4 est donc un élément très important du réseau Coralie.
Côté transport à la demande, quatre lignes ont été ajoutées aux trois déjà existantes au sein du réseau Busco, qui couvrait seulement Concarneau et Melgven et était géré par un syndicat mixte, dissout depuis avec l’élargissement de la CCA et sa prise de compétence pour le transport en début d’année. En complément de ces lignes, le réseau Coralie ajoute le service Hep’co. S’adressant aux personnes à mobilité réduite, il leur permet de se déplacer de leur domicile au lieu de destination de leur choix, du lundi au samedi de 7h30 à 19h. Si la CCA a accompagné le lancement d’une offre de gratuité, la première semaine sur les lignes régulières et deux semaines sur les lignes TAD, le tarif est depuis passé à 1 euro, le trajet autorisant les correspondances, et 8,6 euros le carnet de 10 tickets. Pour le transport scolaire et les 1 900 collégiens et lycéens transportés chaque jour, il est désormais géré par Coralie, mais reste confié à des transporteurs locaux.Y.?G.

La LGV met le Grand Poitiers sens dessus dessous
C’est un chantier colossal qui a débuté au printemps et s’est poursuivi au mois d’août sous la canicule, la fin des travaux de génie civil n’étant programmée que pour 2015. C’est un chantier colossal qui a débuté au printemps et s’est poursuivi au mois d’août sous la canicule, la fin des travaux de génie civil n’étant programmée que pour 2015. Le groupement d’entreprises Cosea, chargé de la construction de la LGV Tours – Bordeaux, doit respecter un calendrier précis. Vingt trois kilomètres de ligne seront répartis sur six villes de la communauté d’agglomération du Grand Poitiers. Ce qui implique le détournement de multiples réseaux et une profonde modification des lieux. Le croisement de la LGV et de l’A10 implique même une déviation temporaire de l’autoroute. Trois grandes opérations figurent au programme : le contournement de Poitiers et deux raccordements aux voies existantes, au nord et au sud, permettant de desservir la gare. « Concilier des aménagements complexes avec les installations du futur Bus à haut niveau de service n’est pas une mince affaire, reconnaît Stéphane Brondino, directeur opérationnel de Cosea pour la Vienne. Une pente maxi de 2,5 % doit être respectée malgré le profil et la création d’une centaine d’ouvrages d’art, dont certains d’importance, au croisement d’une autoroute, d’une nationale et de huit départementales. » Au coeur de la première étape, celle du terrassement, pelles mécaniques, compacteurs et camions-tombereaux, aux roues d’une hauteur atteignant 1,85 m, ont pris possession des lieux. Au nord de Poitiers, sur le site de la Folie, c’est une grosse opération qui est en cours, en vue d’édifier une estacade de deux kilomètres, ouvrage passant à la fois au-dessus de l’entrée de l’A10, de la RN147 et de la RD910, et en dessous de lignes à haute tension. La commune de Migné-Auxances sera d’ailleurs traversée par la LGV et le raccordement, entraînant la création d’une nouvelle aire d’autoroute, celle des Cent Septiers. Une succession de deux viaducs enjambant l’Auxance, deux importants remblais et une tranchée couverte sous l’A10 sont au menu. Au total, 800 000 m3 de déblais. Lorsque la roche est trop dure, le terrassement s’effectue par microminage, technique plus rapide et moins contraignante pour les riverains, au niveau du bruit. L’aménagement de la tranchée couverte est prévu pour le mois de décembre et la reconstruction de la portion de l’A10 pour le printemps
2013. À Fontaine-le-Comte des sauts-demouton sont nécessaires. Les TGV passeront aussi sous l’A10, par une tranchée couverte. Il va s’agir de creuser profondément, la différence de niveau équivalant à la hauteur d’un immeuble de cinq étages. Dans la Vienne, le chantier de la LGV concerne 50 entreprises et plus de 1 000 personnes.F.-X. POINT
Fret SNCF perd deux contrats majeurs
Nouveau coup dur pour Fret SNCF. Un an après avoir perdu le contrat Gefco d’acheminement ferroviaire de voitures, Fret SNCF vient de perdre cet été d’importants marchés qu’elle exploitait pour le compte de Total et Esso, affirment des syndicats de cheminots. Ce qui représenterait une perte d’une vingtaine de millions d’euros de chiffre d’affaires pour Fret SNCF. La perte la plus importante vient de la branche chimie de Total. Celle-ci a confié les trois quarts du contrat, jusque-là réalisé par Fret SNCF, au belge OSR, filiale de SNCB Logistics, et à ECR, filiale française des chemins de fer allemands. Ce qui représente pour les deux nouveaux opérateurs la rotation de 10 à 12 trains par semaine.
Total-Pétrole, de son côté, a retenu ECR pour desservir Clermont-Ferrand, soit 7 à 8 trains hebdomadaires. Fret SNCF conserve toutefois quasiment les trois quarts du contrat, notamment tous les flux allant vers le Sud. Quant à Esso, l’industriel a confié ses acheminements entre Fos et Toulouse (une petite dizaine de trains hebdomadaires) à Europorte, la filiale fret d’Eurotunnel.
Contactée, la direction de Fret SNCF n’a pas voulu commenter ces informations. Tous ces contrats d’une durée de deux ou trois ans doivent démarrer en 2013. Ils ouvrent aux nouveaux opérateurs des marchés prometteurs, tout en permettant à ces industries de tester leurs performances avant éventuellement d’aller plus loin, estime un proche du dossier. « Les pertes de ces contrats vont fragiliser un peu plus la nouvelle offre multilot/multiclient de Fret SNCF », commente de son côté un syndicaliste.
Marie-Hélène Poingt
A nos lecteurs. Nous avons titré cette même information, dans notre lettre d'information hebdomadaire : "Fret SNCF perd Total et Esso". Raccourci malencontreux, les contrats perdus ne représentant pas tout le portefeuille Esso ou Total de Fret SNCF.
Russie : les RZD veulent intégrer l’Europe du rail
La Société chemins de fer de Russie (RZD) mène des discussions avec les Européens sur l’intégration des réseaux ferroviaires, a annoncé le 26 septembre le président de RZD Vladimir Yakounine sur son blog. « Nous avons examiné des questions concrètes liées à l’intégration de nos réseaux ferroviaires avec nos partenaires européens. Nous réalisons déjà plusieurs projets conjoints visant à éliminer les différences techniques entre les infrastructures ferroviaires de l’Europe et de l’espace 1 520 », a-t-il indiqué.
L’écartement de la voie ferroviaire est de 1 520 mm en Russie et dans les pays de l’ex-URSS, alors que la norme européenne est de 1 435 mm. La frontière de la Russie et de la CEI franchie, les voitures et wagons doivent être réinstallés sur des bogies européens. La prochaine étape pourrait être l’intégration des processus logistiques et la création d’infrastructures et d’opérateurs conjoints, a conclu Vladimir Yakounine.