Catégorie : Ferroviaire

Retrouvez toute l’actualité ferroviaire: lignes, matériels ferroviaires et l’actualité des constructeurs et des opérateurs en France et l’international.

  • Inde : le métro de Calcutta s’équipe de rames CAF

    Kolkata Metro Rail Corporation vient de commander 84 voitures, soit 14 trains d’une capacité de 2 136 passagers chacun, pour la ligne est – ouest de la capitale du Bengale-Occidental. En obtenant ce contrat de 110 millions d’euros avec cette métropole de 21 millions d’habitants, CAF raffermit sa place en Inde : le constructeur espagnol équipe déjà le Delhi Airport Rail Link avec 48 voitures, qui viennent d’entrer en service.

  • Brésil : CAF fournit les tramways de Cuiaba

    Capitale de l’Etat de Mato Grosso, Cuiaba s’équipe de 40 tramways de sept modules chacun commandés à CAF, qui les assemblera sur la base de son modèle Urbos dans son usine de Hortolandia, près de São Paulo. Ce contrat de 216 millions d’euros est inclus dans un marché global gagné par le constructeur espagnol allié à deux sociétés de BTP brésiliennes (CR Almeida et Santa Barbara) : le consortium livrera clés en main un réseau de tramway (deux lignes de 28 km) avec voie, stations, sécurité et matériel roulant. Une première au Brésil, d’un coût total de 590 millions d’euros dans une ville partie prenante du Mundial de football 2014.   

  • La DB commande 38 autorails Coradia Lint de plus à Alstom

    Le 28 juin, la DB et Alstom ont annoncé avoir signé un contrat d’une valeur de 160 millions d’euros portant sur la livraison de 38 autorails Coradia Lint de plus, destinés aux Länder de Rhénanie-Palatinat, de Hesse et de Bade-Wurtemberg. Cette commande comprend d’une part 14 éléments automoteurs diesels de 112 sièges correspondant à l’accord-cadre signé en 2008 et d’autre part 24 éléments de 160 sièges correspondant à la levée d’option d’un contrat signé en 2011. Leur mise en service est prévue en 2015 dans le sud-ouest de l’Allemagne. Le Coradia Lint est fabriqué sur le site d’Alstom de Salzgitter, en Basse-Saxe.

  • Distribution : Amadeus se développe sur le marché ferroviaire grâce à Trenitalia

    Trenitalia et Amadeus ont annoncé le 26 juin avoir signé un accord permettant de vendre les billets de train à grande vitesse de l’opérateur italien à travers tous les canaux de distribution d’Amadeus. Cette nouvelle plateforme qui sera opérationnelle à la fin de l’été ou au début de l’automne va toucher 91 000 points de vente dans le monde.
    Dans un premier temps, seuls les trajets à grande vitesse de Trenitalia Frecciarossa et Frecciargento, ainsi que Frecciabianca, seront vendus. Plus tard, ce sera aussi le cas pour les billets concernant les lignes moyennes et longues distances. Amadeus, qui voudrait se développer sur le marché ferroviaire, souhaite étendre ce partenariat à d’autres compagnies de chemin de fer. De son côté, la SNCF a déjà signé il y a quelques années un accord avec Amadeus, mais qui est limité à l’accès de ses réservations dans le système Amadeus aux agences de voyages physiques (et non en ligne). Un accord plus large avec Amadeus pourrait faire concurrence au système de réservation en ligne voyages-sncf.com

  • Autocars : la SNCF se lance dans la longue distance

    Autocars : la SNCF se lance dans la longue distance

    Exit « Speed », c’est parti pour iDBus. Ces trajets entre Paris, Lille, Bruxelles, Amsterdam et Londres vont démarrer le 23 juillet et fêter ainsi de façon apéritive l’ouverture des JO de Londres, le 27 juillet. Exit « Speed », c’est parti pour iDBus. Ces trajets entre Paris, Lille, Bruxelles, Amsterdam et Londres vont démarrer le 23 juillet et fêter ainsi de façon apéritive l’ouverture des JO de Londres, le 27 juillet. Popularisée sous son nom de code Speed, l’offre d’autocars longue distance de la SNCF est finalement baptisée d’un nom voisin de celui de son cousin ferroviaire à grande vitesse, iDTGV. D’une façon commune, chacun sur son secteur, ils illustrent la volonté affichée par SNCF Voyages d’y jouer un rôle de laboratoire, d’expérimenter de nouvelles méthodes, pour mieux se placer sur un marché concurrentiel promis à un certain avenir. 

    Les grands principes de l’offre : des tarifs permanents, annoncés six mois à l’avance, et attractifs, avec des trajets de Paris vers Bruxelles, Amsterdam et Londres à 33 €, 47 € et 49 €, et depuis Lille à 19 €, 41 € et 39 € en période normale. Dès le 23 juillet, iDBus proposera 8 allers-retours entre Paris et l’Europe du Nord et 4 entre Lille et l’Europe du Nord. Dès l’automne 2012, l’offre sera enrichie avec 21 relations quotidiennes entre Paris et l’Europe du Nord et 12 entre Lille et l’Europe du Nord. Pour inviter à la découverte, jusqu’à la fin 2012, une offre à cinq euros est proposée sur un tiers des places. 

    Avec iDTGV, la volonté initiale était avant tout de contrer les compagnies aériennes low-cost et de conserver de hautes parts de marché au ferroviaire sur des trajets au-dessus de trois heures. Avec SNCF-C6, la nouvelle filiale de SNCF Voyages, la volonté affichée est cette fois clairement de se placer face à l’automobile en misant sur une nouvelle façon de voyager sur la route, plus sûre, à un coût moindre et plus conviviale. L’automobile représente en effet jusqu’à 50 % des déplacements sur les lignes desservies par iDBus et l’offre se veut complémentaire aux trains. Ses atouts majeurs : « du confort, de la souplesse, des prix accessibles »,  comme le précise Maria Harti, directrice générale iDBus… C’est elle qui avait lancé, en 2004, iDTGV. Avec iDBus, il s’agit de ne pas laisser aux seuls concurrents – Eurolines, filiale de Veolia Transdev, Megabus, filiale de Stagecoach, et tout récemment Starshipper avec Réunir – un marché appelé à se développer en Europe comme en France. 

  • Métro : les stations de la ligne 14 vont se muscler

    Du 21 juin au 13 juillet 2012, la RATP, en lien avec le Stif, organise une concertation sur les aménagements envisagés dans les stations existantes de la ligne 14. Elle est liée au prolongement de la ligne au nord jusqu’à Mairie-de-Saint-Ouen, puis Saint-Denis-Pleyel, et au sud jusqu’à Orly. Ces extensions vont en effet entraîner une évolution du nombre de voyageurs. A l’horizon de ces prolongements, les prévisions de trafic envisagent une fréquentation à l’heure de pointe du matin, sur le tronçon le plus utilisé, de 30 000 voyageurs en 2020 pour le prolongement à Mairie-de-Saint-Ouen, et de 36 500 en 2025 dans le cadre du Grand Paris Express. Des hausses conséquentes, puisque la fréquentation actuelle est estimée à 24 000 voyageurs.
    C’est avant tout pour faire face à cette augmentation de la fréquentation, mais aussi à la croissance naturelle du trafic sur la ligne existante, qu’il est nécessaire de revoir le dimensionnement des accès aux stations, afin d’accueillir les voyageurs « dans des conditions de confort et de sécurité optimisées. »Ce premier temps d’information doit permettra aux voyageurs, riverains et toutes autres personnes intéressées, de s’informer afin de pouvoir donner leur avis sur ce projet. Coût des études préalables : 2,44 millions d’euros, partagés entre la région Ile-de-France (30 %), la Société du Grand Paris (30 %), la mairie de Paris (20 %) et la RATP (20 %).

     

  • Ile-de-France : La RATP veut lutter plus efficacement contre les incivilités

    Pour la deuxième année, la RATP prend la parole sur les incivilités avec sa campagne d’affichage « Restons civils sur toute la ligne », s’adressant aux 11 millions de voyageurs empruntant le réseau francilien chaque jour. « L’incivilité commence par l’ignorance des autres, mais le manque de respect peut aller jusqu’à l’agressivité », témoigne Pierre Mongin, venu parler avec les agents de la station Bastille qui proposaient une animation « les incivilités, parlons-en », le 28 juin.
    Jouer un rôle, « c’est notre responsabilité sociale d’entreprise de service public », a précisé le PDG. Un sondage commandé à TNS Sofres révèle d’ailleurs que 96 % des voyageurs estiment que le transporteur est légitime à le faire. Ils sont aussi 97 % à déclarer avoir été témoins d’au moins une incivilité durant le mois écoulé, et 83 % à en être gênés. Dans le top 10 : parler fort au téléphone, monter sans laisser les gens sortir de la rame, bousculer sans s’excuser. De plus, la RATP vient de créer un Observatoire des incivilités, « qui les mesurera chaque année et les rendra publiques de manière transparente, c’est une première dans le monde des réseaux de transport urbain ».
     

  • Etats-Unis : quatre rames à grande vitesse Talgo pour le Wisconsin et l’Oregon

    Le constructeur espagnol Talgo doit livrer et mettre en service pour cet été quatre rames à grande vitesse « série 8 » aux Etats-Unis : deux pour l’Etat d’Oregon (côte Ouest) sur la relation Eugene – Portland – Seattle, deux pour l’Etat du Wisconsin sur la liaison Chicago – Milwaukee. Ces trains ont été assemblés dans cette dernière ville et sont composés de 14 voitures offrant 397 places pour le Wisconsin (un investissement de 50 millions d’euros) et 13 voitures (286 places) pour l’Oregon (coût 67 millions d’euros). Dans les deux cas, deux cabines de conduite assurent la réversibilité du train tracté par une locomotive diesel.
     

  • Concurrence dans les TER : le Conseil économique, social et environnemental prône une expérimentation en 2015

    A petites touches, les formes que pourrait revêtir l’expérimentation de la concurrence dans le transport ferroviaire régional de voyageurs sont en train d’être esquissées. Après le rapport du sénateur UMP du Bas-Rhin Francis Grignon, présenté en mai 2011 sur ce thème, c’était au tour du Conseil économique et social de se prononcer sur un projet d’avis, le 27 juin, suite à une saisine du gouvernement : le CESE recommande de procéder par le biais d’une expérimentation à partir de 2015.
    Les rapporteurs estiment que trois à six régions pourraient expérimenter la concurrence sur la base du volontariat, en excluant l’Ile-de-France. Dans le domaine social, iIs donnent « la priorité à la négociation », même si la loi devra auparavant fixer des normes réglementaires et législatives pour déterminer la durée et l’organisation du travail, ainsi que les modalités de transfert des personnels de la SNCF vers un nouvel opérateur.
     

  • Le contrat d’axe pour le BHNS du pays de Gex en délibération

    Le contrat d’axe pour le BHNS du pays de Gex en délibération

    Un contrat d’axe visant l’instauration d’un BHNS sur la RD1005 entre Gex et Ferney-Voltaire et en direction de Genève est actuellement en délibération dans les villes traversées (Gex, Cessy, Ségny, Ornex et Ferney-Voltaire). Un contrat d’axe visant l’instauration d’un BHNS sur la RD1005 entre Gex et Ferney-Voltaire et en direction de Genève est actuellement en délibération dans les villes traversées (Gex, Cessy, Ségny, Ornex et Ferney-Voltaire). Ce contrat d’axe lie le conseil général de l’Ain (AOT), les communes concernées et la communauté de communes du pays de Gex (26 communes et 80 000 hab.), et définit leurs engagements respectifs. Le projet vise à remplacer la ligne actuelle des Transports publics genevois (TPG) reliant Gex à Genève, via Ferney-Voltaire, par un BHNS, plus rapide, sur sa partie française. Gex, Ferney et Ségny ont d’ores et déjà accepté le projet, évalué à 34 millions d’euros, tandis que la commune d’Ornex l’a rejeté le 29 mai. « Le projet sera à nouveau soumis à délibération à la fin du mois », assure Gilles Bouvard, chef du service aménagement de la CCPG. La commune de Cessy va délibérer le 26 juin sur ce projet que le ministère de l’Ecologie a retenu parmi 77 autres lors du second appel à projets « transports urbains », et devrait le financer à hauteur de 1,38 million d’euros. La Confédération helvétique et le canton de Genève devraient également participer au financement de ce projet, qui pourrait voir le jour en décembre 2014.

     

    T. H.