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Catégorie : Ferroviaire
Retrouvez toute l’actualité ferroviaire: lignes, matériels ferroviaires et l’actualité des constructeurs et des opérateurs en France et l’international.
Allemagne: ERTMS Alstom sur le métro suspendu de Wuppertal
Le métro de Wuppertal, monorail suspendu ouvert en 1901, présentera bientôt une autre particularité : un équipement ERTMS niveau 2 ! Alstom a en effet signé avec WSW Mobil GmbH un contrat de signalisation de 17 millions d’euros pour installer d’ici 2015 le système de contrôle et de commande des trains ERTMS Atlas 400 sur cette ligne de 13,3 km, comptant 20 stations et 2 dépôts, ainsi que sur les 31 rames Vossloh Kiepe commandées récemment et sur la rame historique « Kaiserwagen ». Ce projet est le « premier contrat de solution de signalisation pour Alstom en Allemagne couvrant tous les aspects de la signalisation, depuis la définition des itinéraires, l’enclenchement et la protection des trains au contrôle des trains, à l’aide d’une interface avec le système de contrôle intermodal existant (ITCS), associé à un système complet de signalisation intégrée ». Une différence toutefois avec le niveau 2 classique : les communications entre l’ordinateur central (RBC) et ceux à bord passeront par un signal radio Tetra plutôt que par GSM-R. Le système retenu pour WSW sera développé par le centre d’excellence ETCS de Charleroi (Belgique). Les composants du système seront produits sur les sites Alstom de Villeurbanne (France) et Bologne (Italie). Les systèmes seront intégrés et mis en service par les experts Alstom de Charleroi, Salzgitter et Berlin à Wuppertal (en Allemagne).
Chine : Siemens fournira la signalisation de nouvelles lignes de métro à Suzhou, Qingdao et Chongqing
Le 12 juin, Siemens a annoncé trois commandes en Chine de signalisation et d’automatisation type Trainguard MT pour la ligne 2 du métro de Suzhou (22 stations sur 26 km), la ligne 3 de Qingdao (22 stations sur presque 25 km) et la deuxième phase de la ligne 6 de Chongqing (12 stations sur 37 km, suite à la première phase). Ces équipements doivent être réceptionnés d’ici 2014.
Bombardier livre 300 voitures de plus au métro de New York
Le 4 juin, Bombardier Transport a annoncé avoir signé un contrat d’environ 599 millions de dollars (482 millions d’euros) pour 300 voitures de métro avec la Metropolitan Transportation Authority (MTA), destinées à New York City Transit (NYCT). Ces nouvelles voitures, du type R179, seront fabriquées à l’usine Bombardier à Plattsburgh (Etat de New York). L’accord prévoit la livraison de dix voitures pilotes au troisième trimestre de 2014, les livraisons des voitures de série s’échelonnant de la mi-2015 à début 2017.
Le Havre : l’aménagement des stations de tramway se poursuit
La communauté d’agglomération du Havre a lancé les travaux d’aménagement des stations et la mise en place du mobilier urbain, marquant une nouvelle phase des travaux du tramway, attendu dans six mois. Comme l’indique Paris Normandie, il est prévu que les 23 stations soient toutes installées avant la fin de l’été, le long des 13 km de la ligne. Si 4 stations sont d’ores et déjà achevées et que d’autres sont en pleine construction, celles côté plage devront attendre la fin de la pose des rails pour accueillir leur premier mobilier. C’est l’architecte Richard Meier qui a été chargé de créer le design épuré du mobilier et de la structure des abris voyageurs.

Mort de Claude Martinand, premier président de Réseau ferré de France
Claude Martinand est mort le 10 juin des suites d’une longue maladie, à l’âge de 67 ans. Claude Martinand est mort le 10 juin des suites d’une longue maladie, à l’âge de 67 ans. Polytechnicien, ingénieur des Ponts et Chaussées, il avait fait toute sa carrière au ministère de l’Equipement, dans lequel il avait joué un rôle politique en dirigeant le cabinet de Charles Fiterman, ministre communiste des Transports (1982-1984). Claude Martinand avait ensuite dirigé l’Institut géographique national, puis la Direction des affaires économiques et internationales du ministère de l’Equipement, avant de devenir, en 1997, le premier président de Réseau ferré de France. A ce poste, il mena à bien la difficile tâche de donner une légitimité à un établissement public dont l’existence n’allait pas de soi, et sut s’imposer face à une SNCF dont il fut un interlocuteur coriace. Après son mandat de cinq ans à RFF, Claude Martinand était devenu vice-président du Conseil général des ponts, poste encore plus inconnu du grand public que la présidence de RFF, mais que ses pairs considèrent comme un couronnement. Président de l’Institut de la gestion délégué, il avait veillé de près à l’élaboration de l’ordonnance du 17 juin 2004, créant les contrats de partenariat public-privé. Il avait après sa retraite continué à jouer un rôle important dans la réforme ferroviaire, en tant que membre du collège de l’Araf. Unanimement salué comme un « grand commis de l’Etat », Claude Martinand n’avait rien du personnage effacé qu’une telle expression laisse entendre. Très cultivé, souvent abrupt, il savait émailler ses discours de phrases bien choisies chez de bons auteurs peu lus dans le petit monde des transports, comme Gramsci ou le cardinal de Retz.
Autoroutes ferroviaires : SNCF Geodis veut développer un réseau en Europe
SNCF Geodis a regroupé sous la marque Viia l’ensemble de son activité liée aux autoroutes ferroviaires (celles qui existent, Luxembourg – Perpignan, l’autoroute ferroviaire alpine, et celles à venir). Celles-ci ont transporté en 2011 quelque 50 000 camions. L’objectif est d’en acheminer 500 000 dans dix ans. Parmi les projets de développement, SNCF Geodis prévoit d’étendre dans les prochaines semaines la liaison Perpignan – Bettembourg vers la Suède, jusqu’au terminal d’Helsingborg. A terme, cette liaison doit aussi être étendue vers l’Espagne. Des essais de franchissement de la frontière jusqu’à Llers ont été menés le premier week-end de juin. Pour cela, il faudra des wagons aptes à circuler sur l’ensemble du réseau européen, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui. SNCF Geodis travaille avec les constructeurs, dont Modalohr, à la conception d’un nouveau wagon UIC.

Restauration à bord : Elior crée une joint-venture avec Newrest-Wagons-Lits
Objectif 2014 Sur le délicat marché de la restauration ferroviaire, il faut préparer les plats longtemps à l’avance. Objectif 2014… Sur le délicat marché de la restauration ferroviaire, il faut préparer les plats longtemps à l’avance. Ainsi, pour répondre à l’appel à candidatures concernant la restauration à bord de tous les TGV à partir de 2014, les groupes Newrest-Wagons-Lits et Elior viennent de créer une société commune spécifique pour « unifier leurs forces et compétences. »
Newrest, qui détient 65 % de la joint-venture, va apporter sa connaissance de la restauration à bord des trains, notamment le TGV Est, et des avions. Spécialisée dans le catering aérien, Newrest a racheté à Accor en 2010 la majorité des activités de la Compagnie des Wagons-Lits. Quant à Elior, ce groupe français est très présent dans les gares, les aéroports et sur les aires d’autoroutes. Il exploite, notamment, la restauration de Montparnasse et de la gare de Lyon. Le groupe a conclu des contrats d’exclusivité avec certaines enseignes comme Paul ou encore Exki.
Comme l’a expliqué à l’AFP Olivier Sadran, PDG de Newrest, « ce sont de telles enseignes, adaptées au wagon-bar des TGV, que la joint-venture compte proposer en répondant à ces appels d’offres. » Il le reconnaît volontiers : « Aujourd’hui, nul ne peut être satisfait de la restauration dans les trains. En toute humilité, je ne sais pas si on pourra faire mieux, mais nous avons une volonté d’innovation. » Et la volonté de miser sur l’arrivée de marques, une attente supposée du consommateur.
Basée à Toulouse, Newrest-Wagons-Lits a réalisé en 2011 plus de la moitié (55 %) de son activité dans l’aérien (plateaux-repas ou sandwichs vendus aux passagers des vols low cost), 15 % dans les trains. Enfin, la restauration collective dans certains pays émergents représente 30 % de son chiffre d’affaires.P. G.
Belgique : la fin de SNCB holding annoncée pour 2013
Une séparation quasi totale entre l’opérateur belge SNCB et le gestionnaire de réseau Infrabel pourrait être consommée dès l’été 2013. Le ministre belge des Entreprises publiques, Paul Magnette, doit en effet présenter lors d’une prochaine réunion du gouvernement fédéral deux scénarios pour supprimer la SNCB Holding : soit un groupement unique sous le chapeau SNCB, sur le modèle de la DB en Allemagne, soit une scission en deux entités distinctes. Cette option a la préférence du ministre… mais pas celle des syndicats de cheminots belges. Le scénario de la séparation prévoit de faire passer dans le giron d’Infrabel les activités opérationnelles, dont les gares. En revanche, les ressources humaines ou le parc informatique resteraient communs aux deux entités. Le scénario de la scission a déjà été discuté en amont par Paul Magnette avec la Commission européenne, et « beaucoup de points présentés sont tout à fait dans la ligne de ce que nous avons dans l’idée pour le quatrième paquet ferroviaire », reconnaît Helen Kearn, porte-parole du commissaire aux Transports Siim Kallas.
Espagne : Renfe étudie l’arrêt de ses trains-hôtels
Les trains-hôtels nocturnes que fait circuler Renfe dans la péninsule ibérique et en Europe du Sud lui coûtent cher et, comme la demande est en baisse sensible, l’opérateur envisage de ne plus les exploiter lui-même. Tel est le message passé le 25 mai dernier par Julio Gomez Pomar, le nouveau président de l’opérateur public. Sont visées, les relations avec du matériel Talgo de Madrid vers la Galice et la Catalogne, ainsi que les relations internationales : celles au départ de la capitale espagnole vers Lisbonne et Paris comme celles depuis Barcelone vers Paris et Milan. Les trains avec la France sont exploités avec la SNCF via un GEIE baptisé Elipsos.
Cinq groupes en lice pour l’infrastructure du « TGV » californien
Les offres seront à remettre à l’Etat de Californie en septembre prochain pour la première tranche de la ligne à grande vitesse parallèle à la côte. Cinq consortiums se dégagent pour la section initiale à construire entre Madera et Fresno : ce lot de 46 km a été évalué à 1,5 milliard de dollars (1,2 milliard d’euros). A côté des entreprises de BTP américaines Zachry, Perini et Parsons, s’alignent l’alliance américano-sudéoise Fluor-Skanska, puis des firmes espagnoles dispersées dans trois ensembles : Ferrovial/Acciona avec California Backbone Builders, ACS et sa filiale Dragados avec l’américain Shimmick, le catalan Comsa Emte avec les locaux Kiewit et Granite dans California High Speed Ventures. Un temps, Vinci et Bouygues se sont intéressés au dossier. Longue de 1 330 km, la ligne complète devrait relier en 2017 Sacramento à San Diego à 365 km/h, après un investissement de 54 milliards d’euros.