Votre panier est actuellement vide !
Catégorie : Ferroviaire
Retrouvez toute l’actualité ferroviaire: lignes, matériels ferroviaires et l’actualité des constructeurs et des opérateurs en France et l’international.
Espagne : la Renfe met en service des rames bimode à grande vitesse
Avec le service d’été, la Renfe met en service le 17 juin des trains Talgo bimode pour réduire les trajets entre Madrid et la Galice (nord-ouest du pays). D’un coût de 78 millions d’euros, les 15 rames de la série 730 sont à écartement variable et équipées pour le courant monophasé de la grande vitesse (AVE) et le continu du réseau ibérique, mais aussi d’un ensemble de traction diesel. Elles devraient abattre Madrid – La Corogne en 6 heures 08 contre 6 heures 40 actuelles, en attendant à l’horizon 2014 l’achèvement de la ligne nouvelle à grande vitesse doublant ce parcours.
Hongrie : Thales remporte un contrat de signalisation ETCS niveau 2
La filiale autrichienne de Thales a signé un contrat d’un montant de 18 millions d’euros avec l’exploitant de l’infrastructure hongroise NIF pour la conception, l’installation et la mise en service de la solution ETCS niveau 2 complète, ainsi que pour la modernisation du système ETCS niveau 1, de la ligne reliant Boba à Bajánsenye (101 km). Financé à 85 % par des fonds de l’Union européenne, ce projet permettra notamment d’augmenter la vitesse de 20 km/h. L’ETCS (European Train Control System) est un système de commande-contrôle des trains, il est un des composants de l’ERTMS (European Rail Traffic Management System) lancé par l’Union européenne en 1991 afin d’unifier la vingtaine de systèmes nationaux de signalisation et de contrôle des vitesses.
Vietnam : un métro à Hô Chi Minh-Ville d’ici à 2018
Le projet de métro à Hô Chi Minh-Ville se précise avec la signature d’un contrat, le 16 mai dernier, pour la construction d’un premier tronçon de la ligne 1. C’est un consortium formé par la Compagnie générale de construction des ouvrages de communication 6 (Cienco 6), une entreprise publique vietnamienne, et le japonais Sumimoto Corporation qui sera chargé des travaux. La ligne reliera le marché de Ben Thanh au parc de Suôi Tiên (19,7 km). Le coût total de ce premier tronçon aérien de 17,1 km est estimé à 47 000 milliards de dôngs (1,81 milliard d’euros). Onze stations jalonneront le parcours.
La fin des travaux est prévue en 2018. A noter également que la Banque asiatique de développement et le Comité du peuple de Hô Chi Minh-Ville ont signé un accord, le 17 mai, pour un prêt de 500 millions de dollars (402 millions d’euros) en vue de la construction de la ligne 2.
Un nouveau visage pour Lille-Flandres début 2015
Le dépôt du permis de construire date du 20 avril. D’ici deux ans et demi, Lille-Flandres, deuxième gare de province (après Lyon-Part-Dieu) avec 18 millions de voyageurs par an, aura un nouveau visage. Intérieur, extérieur, réaménagement des espaces de vente, d’attente, des commerces, des bureaux, la refonte est totale. Le dépôt du permis de construire date du 20 avril. D’ici deux ans et demi, Lille-Flandres, deuxième gare de province (après Lyon-Part-Dieu) avec 18 millions de voyageurs par an, aura un nouveau visage. Intérieur, extérieur, réaménagement des espaces de vente, d’attente, des commerces, des bureaux, la refonte est totale. « On a voulu ranger la maison, partir d’une page blanche et créer un plan d’aménagement de la gare adapté aux circulations et aux usages actuels », indique Jérôme Bodel, du département Gares & Connexions de la SNCF.
Le projet prévoit notamment la création d’un hall TER entièrement vitré, doté de commerces, d’un espace de vente express et d’un espace multimodal TER Transpole incluant la future maison du Vélo. Le hall dédié aux voyageurs Grandes Lignes est aussi repensé, avec plus de confort, des places assises, un accès Wifi et des prises de courant. La surface réservée aux commerces et aux services augmente de 40 %. « Nous n’avons pas voulu un projet recentré et replié sur la gare. On a donc pensé la gare dans la ville et la ville dans la gare. On aura de la conciergerie, du relais-colis, des commerces de proximité, mais aussi un laboratoire d’analyses médicales, bref, tout ce qui peut rendre service aux voyageurs », poursuit Jérôme Bodel. Un centre d’affaires de 1 300 m2, dont la gestion a été confiée à Regus, verra aussi le jour. Les travaux se feront par zone, de façon à poursuivre l’exploitation de la gare. Fin du chantier prévu début 2015.
Marie Raimbault

Thalys au régime minceur
La démarche est inédite : à partir du 14 juillet et jusqu’au 25 août 2012, Thalys a décidé de se mettre au régime estival. La démarche est inédite : à partir du 14 juillet et jusqu’au 25 août 2012, Thalys a décidé de se mettre au régime estival. Concrètement, le plan de transport va être allégé. Le nombre de fréquences sur la route Paris – Bruxelles sera réduit et les dorsales wallonne (Mons – Charleroi – Namur) et flamande (Gand – Bruges – Ostende) seront supprimées, une solution alternative étant proposée aux clients souhaitant rejoindre ou quitter l’une de ces gares. Ensuite, et jusqu’en décembre, les mesures d’allégement concerneront Paris – Bruxelles – Amsterdam, qui passera d’une fréquence de 10 à neuf allers-retours par jour, et la liaison Paris – Bruxelles, dont le nombre de fréquences sera également revu à la baisse.
Cette sérieuse mise au régime correspond à une bonne raison : c’est le renforcement du programme de maintenance qui conduit à libérer des rames. Un programme ambitieux, qui doit être le garant d’une meilleure régularité, comme en témoigne Franck Gervais, directeur général de Thalys : « Ce programme vise à accomplir un saut de performance opérationnel à long terme. En planifiant l’essentiel des interventions au cours de l’été, nous faisons en sorte de limiter au maximum l’impact de ce programme pour les clients. » Ainsi, entre juillet et décembre, les 26 rames Thalys feront l’objet d’un contrôle de maintenance approfondi. Cette « chaîne de fiabilité » mobilisera une équipe dédiée de 30 techniciens au technicentre du Landy, à Saint-Denis en région parisienne. Et un millier d’heures de travail sont déjà planifiées sur chaque rame.P. G.
Métro : Lille va préciser à Siemens les raisons de son échec
Siemens exige quelques égards. Présent industriellement à Lille depuis 30 ans, père du Val lillois dont il a réalisé les deux lignes et les deux extensions, au départ sous le nom de Matra, Siemens a mal vécu de se voir préférer Alstom pour le contrat de doublement des rames de la ligne 1 du métro lillois (266 millions d’euros). Moins cher de 11 millions par rapport à Alstom, et seulement 2,5 points en dessous de son concurrent dans la note globale, le groupe a décidé de poser un recours en référé contre ce contrat. « Si l’on avait voulu choisir le moins disant, c’est Bombardier qui aurait gagné, mais le prix n’était pas notre seul critère », indique le vice-président Transports de Lille Métropole, Eric Quiquet, qui ajoute que « Siemens ne s’attendait peut-être pas à perdre », et être « serein car la procédure a été menée en respectant le cadre légal ». Siemens n’a pas apprécié le manque d’explications avancées par Lille Métropole. Celles-ci se sont limitées, d’après Siemens, à « un coup de téléphone une heure avant le communiqué, et à une lettre d’une page reprenant les éléments du communiqué ». Lille semble avoir entendu le message de Siemens. Un courrier expliquant de manière plus détaillée les raisons de son choix est parti le 30 mai. Le contrat n’a pas pu être signé comme prévu à l’échéance du délai légal de recours, et le juge doit maintenant statuer rapidement sur la suite à donner à cette requête.
G. L.
Interopérabilité ferroviaire : avis motivé de la Commission à l’Allemagne, la France, la Pologne et le Portugal
La Commission européenne a envoyé le 31 mai un avis motivé à l’Allemagne, à la France, à la Pologne et au Portugal. En effet, selon un communiqué de la Commission, « ces pays n’ont pas adopté les règles nationales permettant de transposer en droit interne la directive sur l’interopérabilité ferroviaire. La date limite pour l’adoption de ces mesures était le 31 décembre 2011. En cas de non-respect des avis motivés de la Commission, cette dernière peut saisir la Cour de justice. » La directive en question est la 2011/18/UE, qui modifie une directive antérieure en matière d’interopérabilité, en corrigeant certains éléments descriptifs des systèmes ferroviaires et en précisant les procédures pour leur vérification.
DSP : Keolis reconduit pour gérer le réseau de Tours
Le Sitcat (Syndicat intercommunal des transports de l’agglomération tourangelle) a reconduit le 24 mai Keolis comme exploitant de son réseau urbain Fil Bleu jusqu’en 2018. Alors que Veolia Transport et RATP Développement avaient retiré un dossier, seul Keolis, qui exploitait déjà le réseau, a remis une offre. Même sans concurrence, le Sitcat a considéré que l’offre de Keolis était pertinente avec l’engagement d’accroître la fréquentation de 29,5 millions de voyageurs en 2011 à 33,38 en 2018. Cette hausse intégrera l’ouverture de la première ligne de tram en septembre 2013, avec une offre de 1,3 million de km/tram. L’offre globale atteindra 10,30 millions/km/an. Dans ce cadre, Keolis renforcera ses services du dimanche et l’allongement de certaines plages de circulation en complémentarité avec le tram. Keolis s’engage également à généraliser Vélocity, le système de location longue durée de vélos sur les 25 communes du Sitcat. La participation du syndicat sera stabilisée à 32,4 millions d’euros par an, tandis que le parc sera renouvelé (16,5 millions d’investissements) avec l’achat de 55 véhicules, ce qui ramènera l’âge moyen du parc à 8,3 ans en 2018.
Faiveley remporte un marché de systèmes de freinage pour locomotives en Russie
L’entreprise Faiveley Transport, spécialisée dans les systèmes d’équipements ferroviaires, s’est vu attribuer par Transmashholding, en partenariat avec Alstom, un contrat pour la fourniture de systèmes de freinage pour 40 locomotives EP20. Ces systèmes comportent de nombreuses innovations technologiques et sont conçus pour résister à des températures extrêmes, propres au climat russe. Les premières livraisons auront lieu en 2013, avec une production de série prévue pour 2013 et 2014. Ce contrat est particulièrement important pour l’entreprise, qui est dans une logique de développement tournée vers la Russie, marché qu’elle juge stratégique, notamment dans la perspective de la préparation des Jeux olympique d’hiver de 2014.
Fret SNCF : les élus lancent une procédure d’alerte
Au cours d’un comité central d’entreprise de la SNCF, le 22 mai, les élus ont décidé de lancer une procédure d’alerte sur la situation du fret. Selon eux, « la situation est telle que la pérennité de l’activité est en cause ». Ils rappellent qu’en 2000 Fret SNCF transportait 55 milliards de tonnes-kilomètres pour un déficit de 50 millions d’euros. L’année dernière, le volume transporté n’était plus que de 15 milliards de TK, et le déficit a avoisiné les 450 millions d’euros. Cette procédure oblige la direction à justifier sa gestion. 22 questions lui ont été posées, portant sur la dette, la stratégie commerciale, les conditions de production et d’exploitation ou la situation sociale… La direction devra répondre 15 jours avant la prochaine réunion du CCE, prévue les 20 et 21 juin.