Catégorie : Ferroviaire

Retrouvez toute l’actualité ferroviaire: lignes, matériels ferroviaires et l’actualité des constructeurs et des opérateurs en France et l’international.

  • Patrick Vieu, nommé conseiller environnement et territoires de François Hollande et Xavier Piechaczyk à Matignon

    Depuis plusieurs mois, il avait mis sa carrière de haut fonctionnaire entre parenthèses pour être, auprès de Roland Ries, l’un des membres les plus actifs du groupe d’experts transports de la campagne de François Hollande. Patrick Vieu a été officiellement nommé au JO du 19 mai conseiller de François Hollande pour l’environnement et les territoires. Cet énarque est l’ancien directeur des transports au ministère de l’Ecologie (juillet 2008, mi-2011). Il avait depuis rejoint le Conseil général de l’environnement et du développement durable, où il aura préparé la mise en place opérationnelle de la mission « Qualité de service dans les transports ». Patrick Vieu est un grand spécialiste des transports. Pour avoir été plongé au cœur de ce sujet, il a une idée particulièrement fine de la façon dont le système pourrait et devrait être réformé dans sa gouvernance et son fonctionnement. Sa proximité du pouvoir pourrait bien faire de lui l’un des principaux inspirateurs de la prochaine réorganisation du système ferroviaire.
    Relevons également que l’homologue de Patrick Vieu à Matignon, où il est nommé conseiller aux Transports, est Xavier Piechaczyk. Ce directeur adjoint des services de transport au ministère de l’Ecologie avait notamment représenté le ministère lors des Etats généraux du ferroviaire organisées à Nantes par les régions et participé aux Assises nationales du ferroviaire.

  • Fret : partenariat Europorte-Alstom pour les locomotives

    Le 24 mai, Europorte, filiale fret du groupe Eurotunnel, et Alstom ont annoncé avoir signé un accord de partenariat portant sur la maintenance du matériel roulant. Dans ce cadre, les deux partenaires auront pour objectif d’améliorer la gestion du parc de locomotives d’Europorte (17 Prima construites par Alstom) et sa disponibilité. Au programme : analyse des process existants, avec optimisation des cycles de maintenance, des interventions sur les locomotives et de l’aménagement des lieux d’intervention. Les partenaires travailleront ainsi à la réduction du temps d’acheminement vers les ateliers et de l’immobilisation des trains, en vue d’améliorer la productivité. Par ailleurs, les spécifications techniques d’interopérabilité (STI) étant applicables pour les trains de fret circulant dans le tunnel sous la Manche, les deux partenaires ont prévu d’y organiser cet automne des essais avec la nouvelle génération de locomotives Prima II d’Alstom en prévision de leur homologation.

  • Des Régio Duplex et des travaux de voie pour désembouteiller Genève – Lausanne

    Des Régio Duplex et des travaux de voie pour désembouteiller Genève – Lausanne

    Pour répondre à la hausse croissante de passagers sur la ligne Genève – Lausanne, les CFF ont présenté la semaine dernière le premier des treize trains Régio Duplex commandés à Stadler. Et prévu d’engager des travaux sur l’infra pour soulager un trafic souvent tendu. Les CFF ont présenté, la semaine dernière, la première d’une série de treize automotrices à deux étages qui rouleront sur l’axe Genève – Lausanne. Puissants et spacieux, les trains Régio Duplex sont construits par Stadler. Ils sont une réponse des CFF à la hausse croissante du nombre de passagers sur cette ligne très sollicitée. Chaque jour, 360 trains roulent sur ce tronçon majeur de la mobilité lémanique, avec un intervalle de quelques minutes à certaines heures. Plus de 50 000 voyageurs les utilisent quotidiennement. Et ce chiffre va doubler d’ici 2030 ! Les capacités actuelles sont saturées, surtout aux heures de pointe ! Ces trains à deux niveaux vont progressivement entrer en service à partir de cet été. Au changement d’horaire de décembre 2012, leur flotte sera au complet. L’atout principal de ces automotrices réside dans leur capacité : 337 places assises seront disponibles dans une rame de quatre voitures. Mais, aux heures de pointe, elles seront assemblées en composition double pour offrir 674 sièges aux passagers romands. Cela représente un gain de 33 % de places assises par rapport aux trains Régio actuels. Ces nouvelles rames de 100 m de long vont offrir plus de places, plus de confort et une accessibilité accrue pour les voyageurs à mobilité réduite. Elles sont adaptées aux principales gares de la côte lémanique et du pays fribourgeois. Mais cette croissance du trafic bute sur un obstacle : celui de l’infrastructure. Une seule double voie doit absorber tout le trafic entre Lausanne et Genève. En attendant une troisième voie complète pour relier les deux capitales lémaniques, quelques améliorations sont prévues pour soulager un trafic souvent tendu. D’ici 2020, deux points de croisement seront construits à Mies et à Pregny-Chambésy. Les finances vaudoises et genevoises en avanceront le budget nécessaire aux CFF. Une voie de dépassement fret sera réalisée entre Coppet et Nyon, deux villes de la côte vaudoise. Les études pour réaliser un tronçon à quatre voies entre Nyon et Allaman seront financées par les cantons de Vaud et de Genève. De même pour un segment à trois voies d’Allaman à Renens, aux portes de Lausanne. Sur le secteur lausannois, une quatrième voie et un saut-de-mouton devraient permettre au RER vaudois d’atteindre la cadence au quart d’heure. Le même objectif est fixé pour les trains régionaux circulant dans l’agglomération genevoise, de Coppet à Lancy-Pont-Rouge. Dès 2018, les Duplex Régio rouleront jusqu’à Annemasse (74) sur le réseau Ceva. Le bouclage du financement de la partie française de cette infrastructure transfrontalière a fait l’objet d’une réunion entre les partenaires institutionnels français. Le 27 avril, les représentants de l’Etat, de la région Rhône-Alpes, de RFF, de la Haute-Savoie et des communes du Chablais se sont engagés à augmenter leur participation à ce projet majeur pour le bassin lémanique. RFF en a chiffré le montant total à 321,55 millions d’euros. Cette voie sera sous tension suisse (15 kV) jusqu’à Annemasse. Enfin, les CFF ont exprimé la nécessité d’agrandir, d’ici 2030, la gare de Genève-Cornavin. Ils doivent pour cela raser près de 350 logements dans le secteur nord de la gare. De dures batailles juridiques sont à prévoir. La métropole lémanique a déjà les trains, en attendant l’infrastructure.
        

    Thierry-Pierre Graindorge
     

  • Fret transmanche : Europorte Channel passe au transport des remorques routières non accompagnées

    Le train qu’Europorte Channel a fait circuler entre Anvers et Barking (est de Londres) dans la nuit du 21 au 22 mai innove sur plusieurs points. Ce transport par rail de remorques routières assuré par la filiale d’Eurotunnel, avec des wagons spécialement conçus pour ce type de service, est une première dans le tunnel sous la Manche, ainsi que sur la ligne à grande vitesse britannique High Speed 1. Mise en œuvre à titre d’essai, cette première relation a assuré une livraison d’équipements au groupe Vauxhall pour le compte des logisticiens Ewals Intermodal et Ewals Cargo Care. A terme, Europorte Channel prévoit d’assurer de manière régulière cette liaison permettant « d’éviter le transit sur les routes de milliers de camions ». Mais les ambitions de l’opérateur ne se limitent sans doute pas aux quelque 400 km entre Anvers et Londres. La filiale d’Eurotunnel précise en effet que le dispositif mis en œuvre « peut couvrir de longues distances, au départ de Belgique, d’Allemagne ou d’Europe de l’Est »

     

  • Roumanie : ouverture de l’appel d’offres pour la ligne 6 du métro de Bucarest

    Metrorex, l’opérateur du métro de Bucarest, a décidé de lancer un appel d’offres en septembre prochain pour la construction de la ligne 6. Cette nouvelle ligne de 14 km reliera le centre de la capitale roumaine à l’aéroport international Henri-Coanda-Otopeni, via la station 1er-Mai sur la ligne 4. La durée des travaux est estimée à 60 mois, pour un coût de 1 milliard d’euros. Le financement sera assuré par l’Etat roumain, avec le soutien de l’Agence japonaise de coopération internationale (Jica), qui lui a accordé un prêt souverain.  

  • Extension de réseau : Decazeville dessine sa deuxième ligne

    Extension de réseau : Decazeville dessine sa deuxième ligne

    La communauté de communes du bassin de Decazeville-Aubin (16 600 habitants et 5 communes) s’est engagée dans le développement de ses transports urbains. La communauté de communes du bassin de Decazeville-Aubin (16 600 habitants et 5 communes) s’est engagée dans le développement de ses transports urbains. Jusqu’au 21 mai, l’intercommunalité mène une enquête auprès des habitants du territoire afin de connaître leurs habitudes de déplacements. Il s’agit de préciser le tracé d’une seconde ligne de bus TUB (Transport urbain du bassin). Le service transports s’est intéressé aussi bien aux usagers des bus en menant une enquête dans les bus, les 27 et 28 avril, qu’aux habitants non encore utilisateurs des transports, à travers un questionnaire.
    Si la communauté de communes souhaite créer une seconde ligne, c’est pour desservir la troisième vallée du territoire. Transversale à la première, cette nouvelle ligne desservira de nouveaux quartiers ainsi que les futures maisons de santé qui doivent ouvrir sur le territoire à Decazeville et Aubin. Le service va être légèrement modifié sur la ligne actuelle. Le premier service du samedi matin sera supprimé au profit d’un service supplémentaire le soir. Et les passages des bus seront doublés aux arrêts les plus fréquentés par les deux lignes. Ainsi, la fréquence passera à un bus toutes les 45 minutes au lieu d’1 heure trente à ces arrêts. La fréquentation de la première ligne, créée en février 2008, n’a cessé d’augmenter. Elle est ainsi passée de 61 459 montées en 2008, à 98 507 montées en 2011, soit une augmentation de 26 % en quatre années d’exploitation. Curieusement, les études prévoyaient une fréquentation de 1 000 montées par mois, alors que même la première année, elles atteignaient déjà plus de 5 000. « Cela s’explique aussi par une baisse des tarifs décidée par les élus avant la mise en service », précise Nobélia Poulain de la Fontaine, chargée des Transports et Mobilité, communauté de communes du bassin Decazeville-Aubin. En effet, si l’étude s’appuyait sur un tarif à un euro, il a finalement été fixé à 20 centimes à l’ouverture de la ligne – il est passé à 30 centimes au 1er janvier 2012.     

    Y. G.

     

    Le VT instauré progressivement
    La ligne actuelle circule du lundi au samedi de 6h51 à 19h30 sur un circuit de 25 km effectué 14 fois par jour. La ligne dessert 38 arrêts répartis sur les 5 communes. Le prix du billet à l’unité est fixé à 30 centimes, le carnet de 10 à 2 euros, et 4 euros l’abonnement mensuel (305 vendus).
    La billetterie a rapporté 15 000 euros en 2011 pour 250 000 euros de budget comprenant l’exploitation, le personnel, l’amortissement du véhicule et la communication. En 2012, le budget prévisionnel de fonctionnement est de 488 000 euros pour une recette billetterie de 25 000 euros, en augmentation grâce à la hausse de 10 centimes par billet au 1er janvier. De 2008 à 2011, la communauté de communes a financé seule les transports. L’application du VT a été retardée au 1er janvier 2012, mais, en raison de la crise économique, son taux sera progressivement relevé : 0,50 % au 1er janvier 2012, 0,55 % en 2013 et 0,60 % en 2014. Malgré cela, le VT devrait couvrir 70 % des dépenses.

     

    Deux véhicules à acquérir

    Le rapide succès rencontré par la première ligne TUB a contraint exploitant et opérateur à faire évoluer le matériel. Après six mois de fonctionnement, ils ont dû augmenter la capacité du bus, et passer d’un 22 places à un 60 places. Aujourd’hui, après un premier contrat d’un an, à titre d’essai, et un deuxième de trois ans, le nouveau contrat renouvelé en mars avec les cars Sauterel – une entreprise locale de transports, appartenant au groupe Landès, qui n’avait aucune expérience de l’urbain avant de remporter l’exploitation de la première ligne – utilisera deux bus de 60 places. L’un sur la première ligne et l’autre pour la deuxième. C’est la communauté de communes qui achètera les véhicules (250 000 euros par bus) en passant par la centrale d’achats d’Agir. Mis à disposition de l’exploitant Sauterel, les véhicules seront assurés et entretenu par lui.

  • Signalisation : l’Italien Ansaldo Sts brille aux USA et en Australie

    Ansaldo Sts a décroché de nouveaux contrats pour un montant total de 81,2 millions d’euros. Aux USA, l’Italien, spécialiste des systèmes de signalisation ferroviaire, a signé un marché de 73,4 millions avec la société de transport public Southeastern Pennsylvania Transportation Authority (Septa) afin de réaliser la signalisation du système de trains régionaux de cinq comtés de Philadelphie. En Australie, l’Italien va moderniser le système de signalisation des trains de la mine de charbon de Ravensworth North (contrat de 7,8 millions).

  • Pierre Mouraret assure que Caen – Flers en TER est à l’étude

    Pierre Mouraret assure que Caen – Flers en TER est à l’étude

    En juin 2009, la Basse-Normandie adoptait le plan Rail 2020, qui envisage d’exploiter la ligne Caen – Flers en TER à l’horizon 2020. Crainte de l’association Réseau vert : que la priorité aille au TGV Paris – Normandie et que ce projet disparaisse. Dans Ouest-France, le vice-président (PCF) chargé des transports à la région rassure : le projet est bien en cours d’étude. « S’il est acceptable financièrement, il est évident que nous nous lancerons. L’estimation de la ligne est d’environ 66 millions d’euros sans compter le fonctionnement. Il est donc normal de bien penser ce projet. Cela dit, le Paris – Normandie concerne plusieurs régions, donc les fonds sont multiples », explique Pierre Mouraret.    

  • Singapour : 24 trains en plus pour la Circle Line d’ici à 2015

    Le ministre des Transport singapourien, Lui Tuck Yew, a annoncé le 4 mai que la Circle Line, une des cinq lignes du métro de Singapour (MRT), allait voir sa capacité augmenter de 60 % grâce à l’ajout progressif de 24 trains d’ici à 2015. Cette annonce survient alors que le ministre inaugurait le début des travaux de prolongement de la East-West Line à partir de la station Joo Koon. Quatre nouvelles stations vont compléter cette ligne. Cette prolongation devrait profiter à 100 000 passagers par jour. La construction d’un dépôt de 26 ha est également prévue.
    Le ministre a également dû rassurer sur la volonté du gouvernement et de l’opérateur à rendre le métro plus efficace. Le réseau de métro de la cité Etat a connu ces derniers mois de nombreux incidents entraînant des perturbations. Le gouvernement a donc annoncé un plan de modernisation de près de 900 millions de dollars singapouriens (559 millions d’euros). Ce plan devrait permettre d’investir dans le renouvellement des traverses ainsi que dans le système de signalisation. A noter que le groupe français Thales est présent sur ce marché à travers deux contrats portant sur la modernisation de la signalisation.    

     

  • L’industrie ferroviaire espagnole cible les pays émergents

    Réunie à Bilbao début mai, l’assemblée générale des industriels espagnols du secteur ferroviaire (Mafex) a adopté un programme d’actions extérieures centrées sur les pays émergents : Inde, Vietnam, Thaïlande, Egypte, Turquie, Arabie, Emirats arabes et Qatar. Le marché intérieur étant quasi atone, l’idée est d’apporter dans ces contrées « nos solutions à leurs besoins et notre savoir-faire », notamment avec les technologies grande vitesse, les trams-trains ou les réseaux métriques modernes, explique Victor Ruiz, président de Mafex. Née en 2004, cette organisation professionnelle a débuté avec 13 entreprises, elle en compte à présent 76, qui couvrent 85 % des exportations ferroviaires espagnoles.