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Catégorie : Ferroviaire
Retrouvez toute l’actualité ferroviaire: lignes, matériels ferroviaires et l’actualité des constructeurs et des opérateurs en France et l’international.
Une alerte trafic pour le réseau RATP
Enfin ! La RATP vient de mettre en place un service d’alerte trafic pour les utilisateurs de l’appli RATP sur smartphone (iPhone et Android). Il suffit de paramétrer les lignes de métro, RER ou tramway empruntées, ainsi que les jours et plages horaires, pour recevoir une alerte personnalisée indiquant les conditions de circulation et perturbations éventuelles. Une fois l’alerte consultée, l’appli lui permet d’accéder aux services d’information : calcul d’un nouvel itinéraire, vérification des horaires, etc. Cette appli, qui a été téléchargée 2,3 millions de fois, est utilisée chaque mois par 1,3 million de personnes. Dans les prochains mois, ces fonctionnalités, qui existaient autrefois via SMS (après inscription Minitel !), seront également disponibles sur www.ratp.fr.

RER B : le Stif rappelle aux opérateurs leurs engagements
Petit coup de semonce du Syndicat des transports d’Ile-de-France (Stif) à l’égard de RFF et de la SNCF : l’autorité organisatrice des transports franciliens leur a demandé mi-avril de tout mettre en œuvre pour réduire le retard pris par le chantier de rénovation du RER B Nord+. Petit coup de semonce du Syndicat des transports d’Ile-de-France (Stif) à l’égard de RFF et de la SNCF : l’autorité organisatrice des transports franciliens leur a demandé mi-avril de tout mettre en œuvre pour réduire le retard pris par le chantier de rénovation du RER B Nord+. Les travaux, lancés il y a cinq ans, devaient initialement se terminer à la fin du mois de novembre. Leur achèvement est maintenant attendu pour septembre 2013. « Ce chantier, qui consiste à dédier des voies aux RER B pour en faire circuler davantage et améliorer la régularité, est en réalité une combinaison de 18 sous-projets (comme l’aménagement de gares, des travaux d’accessibilité…). Tous les sous-projets sont dans les temps, sauf deux touchant à la signalisation, qui se sont révélés plus complexes que prévu. Ce qui nous a contraints à revoir le calendrier de la mise en service de la nouvelle desserte du RER B », explique un porte-parole de RFF, maître d’ouvrage.
Le Stif rappelle qu’il a investi, aux côtés de la Région et de l’État, 260 millions d’euros dans la modernisation de cette ligne qui accueille chaque jour plus de 900 000 voyageurs. Jean-Paul Huchon, le président du Stif, a invité Guillaume Pepy et Hubert du Mesnil, présidents de la SNCF et de RFF, à s’expliquer devant le conseil du Stif. Il demande également un dispositif permettant de minimiser les conséquences des travaux pour les voyageurs et une meilleure information sur l’avancement du chantier.M.-H. P.
LMCU choisit Alstom pour le doublement des rames de métro de la ligne 1
Alstom a remporté le marché du doublement des rames de la ligne 1 du métro de Lille, l’offre répondant « le mieux techniquement aux besoins » et « générant les plus faibles coûts de fonctionnement », selon un communiqué de presse de Lille Métropole Communauté urbaine (LMCU). L’opération de 266,5 millions d’euros porte sur le matériel roulant et le système de pilotage automatique du métro. LMCU va ainsi se doter de 27 rames Boa de 52 m de long, qui s’ajouteront aux 28 rames existantes. Cette modernisation doit permettre une augmentation de 50 % de la capacité de transport de la ligne 1 d’ici fin 2015, date de la mise en service des nouvelles rames.

VFLI renoue avec les profits
VFLI, qui a enregistré des bénéfices en 2011, s’attend encore à des résultats positifs cette année. La filiale de droit privé de la SNCF affiche une belle croissance de son activité mais celle-ci reste entravée par la crise des sillons et par un manque de conducteurs. Une année 2011 réussie pour VFLI qui l’a terminée sur de bons résultats : les bénéfices atteignent 2 millions d’euros nets, contre une perte d’un million d’euros l’exercice précédent. « Pour la première fois depuis 2008, nous allons verser un intéressement aux salariés. C’est important dans le monde ferroviaire où l’engagement est fort », précise Nicolas Gindt, le directeur général de VFLI. La filiale à 100 % de la SNCF affiche une progression continue de ses activités. Le chiffre d’affaires a plus que doublé en quatre ans : il est passé de 55 millions d’euros en 2007 à 114 millions d’euros l’an dernier. « Le rythme de croissance de VFLI est supérieur à celui de la plupart des autres entreprises ferroviaires », souligne Nicolas Gindt.
L’année dernière, l’activité de VFLI dans les ITE (installations terminales embranchées) a de nouveau augmenté. « Pour nous, c’est stratégique. Non pas parce que c’est une activité historique, mais parce que ces contrats nous permettent d’être en relation directe avec nos clients et de créer des synergies entre les flux sur les ITE et sur le RFN [réseau ferré national, ndrl] », explique le directeur général de la filiale de la SNCF.
Créée en 1998, VFLI est devenue en 2007 une entreprise ferroviaire à part entière. Dans les années 2005, il était convenu que cette filiale employant des salariés de droit privé devienne une alternative à Fret SNCF, à chaque fois que ce dernier ne pourrait pas remporter un contrat faute d’être compétitif. Finalement, ce modèle n’est pas devenu prédominant, affirme Nicolas Gindt. « Sur le réseau ferré national, VFLI a engrangé de nombreux contrats pour la qualité de ses prestations. » Et son directeur général de citer des exemples : le récent contrat gagné auprès du cimentier d’origine mexicaine Cemex, qui nécessite une quinzaine de trains de granulats hebdomadaires, entre la Haute-Marne et le grand bassin parisien. Ou encore le contrat réalisé pour le brasseur Kronenbourg entre Obernai et le port du Rhin.
Dans ce dernier cas, VFLI fonctionne comme un OFP (opérateur ferroviaire de proximité). « Pour gérer les flux de proximité, nous avons mis en place une organisation mettant à la disposition de nos clients des matériels. Mais les locomotives coûtent chères : elles représentent le premier poste de nos dépenses. Cette organisation nécessite des volumes importants pour rentabiliser le service. Nous devons donc identifier les zones où les activités sont suffisamment denses. Nous faisons quasiment du porte-à-porte pour prospecter les marchés », raconte Nicolas Gindt.
Pas question en revanche de sortir des frontières. Même si les clients le demandent. « Lorsque des clients nous demandent d’aller en Belgique ou en Allemagne, nous le faisons en coopération avec des entreprises ferroviaires étrangères, dont Captrain [marque de SNCF Geodis au-delà des frontières hexagonales, ndlr]. Cela n’aurait pas de sens d’aller concurrencer Captrain », explique la filiale fret de la SNCF.
Nicolas Gindt observe une forte demande des chargeurs qui souhaitent « des opérateurs ferroviaires alternatifs ». A tel point que son entreprise est parfois obligée de répondre « non » à certaines demandes. VFLI, qui forme ses conducteurs et emploie 900 personnes au total, affirme manquer de conducteurs, ce qui freine ses ambitions. Parmi les freins à la croissance, VFLI cite aussi la mauvaise qualité des sillons, la multiplication des sillons de dernière minute et la concurrence accrue de la route, dont les prix ont chuté en début d’année avec la crise.
Malgré ce contexte difficile, VFLI s’attend encore à des résultats positifs pour cette année. L’opérateur devrait accroître son activité cette année, mais dans une moindre proportion qu’en 2011 : il s’attend à une hausse de son chiffre d’affaires de 10 % en 2012 contre +30 % en 2011.
Marie-Hélène Poingt
Keolis, futur exploitant du métro automatique d’Hyderabad en Inde
Larsen et Toubro Metro Rail (L&T), leader indien dans le domaine de l’ingénierie et de la construction, vient de confier au groupe Keolis l’exploitation et la maintenance du futur métro d’Hyderabad, capitale de l’Etat de l’Andhra Pradesh en Inde. Le contrat d’une durée de 8 ans, reconductible 3 ans, générera un chiffre d’affaires cumulé de 300 millions d’euros. Ce futur métro aérien et entièrement automatique est conçu pour réduire la congestion urbaine de cette agglomération et apporter de nouvelles solutions de déplacements à ses 9 millions d’habitants. Sa fréquentation attendue est de l’ordre de 1,5 million de voyageurs par jour. Le réseau, d’une longueur de 71 km, sera constitué de 3 lignes jalonnées de 66 stations et desservi par 57 rames. La première section de 7 km devrait être achevée début 2015 au plus tard. Pendant la construction, Keolis, dont c’est la première implantation en Asie, apportera conseil et assistance, puis recrutera et formera le personnel qui exploitera et maintiendra le métro à partir de 2015.
Un consortium ibérique se forme pour la grande vitesse Moscou – Saint-Pétersbourg
Sur le modèle du groupement victorieux à l’été 2011 en Arabie saoudite, le gouvernement espagnol rassemble des industriels espagnols pour une seule offre conjointe et totalement ibérique (sans alliances autres qu’avec des partenaires russes) qui s’alignera dans la compétition en vue de construire et gérer la ligne à grande vitesse entre Saint-Pétersbourg et Moscou (660 km pour un budget de 14 milliards d’euros). Pivot de ce consortium, le consultant public Ineco qui travaille avec Adif (le RFF espagnol) et principalement Talgo ainsi que, pour les équipements, ACS, Indra et Dimetronic.
Espagne : le gouvernement Rajoy prépare la concurrence dans les services ferroviaires voyageurs
En collaboration avec l’opérateur public Renfe, le ministère espagnol du Développement finalise un « plan de libéralisation » des services ferroviaires de passagers avec deux volets. À partir de 2013, les dessertes banlieues et régionales feraient l’objet d’appels d’offres avec l’attribution de franchises en lien avec les collectivités concernées. Sur le réseau AVE et grandes lignes, des opérateurs autres que la Renfe pourraient créer des liaisons à partir de 2014. Ce plan cherche à limiter les subventions de l’État aux services publics de proximité, diminuer les coûts de la Renfe et créer une demande au bénéfice de l’industrie ferroviaire nationale (CAF et Talgo notamment).
Lyon – Turin : la LGV générerait 14 milliards d’euros de richesse
La ligne à grande vitesse Lyon – Turin, contestée en Italie, produira de la richesse pour 12 à 14 milliards d’euros sur 50 ans, en particulier en réduisant les accidents routiers et les émissions polluantes, ont argué les défenseurs du projet le 26 avril. Ils s’appuient sur une étude « coûts-bénéfices » élaborée sous la houlette du commissaire spécial du gouvernement italien pour la ligne TAV.
La liaison, prévue en 2023, doit diminuer de moitié le trajet Lyon – Turin qui se fera en deux heures et mettra Paris à un peu plus de 4 heures de Milan. Selon l’étude, elle devrait drainer en 2035 environ 55 % (contre 26 % actuellement) du trafic de marchandises en évitant 700 000 camions annuels. Et 4,5 millions de voyageurs, dont 1,1 million d’anciens usagers de la route ou de l’avion.Gefco : le regroupement ECR-Europorte-Colas Rail se sent pousser des ailes
ECR a inauguré le 26 avril son centre de triage à Gevrey (Côte-d’Or), entièrement dédié à l’acheminement de voitures pour le compte de Gefco. Ce contrat, réalisé en partenariat avec les deux autres opérateurs privés, Europorte et Colas Rail, est une première expérience d’acheminement de wagons isolés à grande échelle, selon ECR qui souhaite se lancer sur le marché en proposant de nouvelles solutions aux industriels. Le projet a nécessité deux ans d’études avant d’être lancé. Le nombre de dessertes a été revu à la baisse (-15 % environ par rapport au périmètre précédemment assuré par Fret SNCF) et la productivité augmentée. « Nous avons fait du sur-mesure pour Gefco », assure ECR, la filiale de DB Schenker. L’accélération des temps de rotations des locomotives permet d’ores et déjà d’envisager de nouveaux clients qui pourraient à leur tour entrer dans ce dispositif. D’où une demande formulée auprès de RFF par ECR visant à obtenir davantage de voies à Gevrey.
Espagne : le Corridor Méditerranée s’amorce avec un troisième rail
Dans le budget 2012 du ministère espagnol des Transports, 1,342 milliard d’euros sont alloués au corridor Méditerranée. Cet axe de 1 300 km va de Figueras à Algésiras via Barcelone, Valence et Almería. Desservant onze ports qui seraient ainsi les « avant-ports de l’Europe », et des territoires qui assurent presque la moitié du PIB espagnol, il a été inclus fin 2011 dans le Projet 3 fret des RTT/TEN-T de l’Union européenne et est donc subventionnable. A écartement UIC et électrifié, il nécessite un investissement colossal et la ministre Anna Pastor vient de décider de prioriser pour 2012 l’équipement de la ligne existante Tarragone – Valence avec un troisième rail puisque les autres tronçons inclus dans des LGV sont ou vont être à voie européenne (Figueras – Tarragone, Valence – Alicante – Almería).