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Catégorie : Ferroviaire
Retrouvez toute l’actualité ferroviaire: lignes, matériels ferroviaires et l’actualité des constructeurs et des opérateurs en France et l’international.
Chili : mission d’assistance technique Systra pour deux lignes de métro automatique
Associé à sa filiale chilienne Systracade, Systra accompagne depuis le 1er mars Metro SA, l’exploitant du métro de Santiago, pour la conception, les travaux et la mise en service des lignes 3 (18 stations sur 22,1 km) et 6 (10 stations sur 15,3 km), souterraines et entièrement automatiques. Cette mission d’assistance technique porte sur l’ensemble des systèmes et le matériel roulant. Lors de la première phase (un an), Systra doit réaliser l’ingénierie de conception des deux lignes. La seconde phase (cinq ans) comprend l’assistance à passation des marchés, la revue des études constructeurs, la supervision des travaux, les essais et l’assistance à la mise en service des deux lignes, qui compléteront le réseau actuel de 5 lignes (1, 2, 4, 4A et 5). Depuis les premières études réalisées dans les années 60, Systra (à l’époque Sofretu) a accompagné Metro SA pour la conception et la construction de l’ensemble du réseau de la capitale chilienne.
Argentine : démission du ministre des Transports après l’accident d’un train de banlieue
L’accident du 22 février à Buenos Aires, qui a fait 51 morts lorsqu’un train de banlieue est rentré dans les heurtoirs de la gare d’Once, a inspiré au ministre des Transports, Juan Pablo Schiavi, un commentaire selon lequel le bilan élevé était dû au fait que les deux voitures de tête, les plus endommagées, étaient bondées. Des mots qui ont entraîné son remplacement deux semaines plus tard par Alejandro Ramos, maire de Granadero Baigorria (province de Santa Fe).

La grande vitesse en Espagne remise à des jours meilleurs
Nouveau plan gouvernemental, le Pitvi maintient le principe des grands projets, mais reporte à 2024 la réalisation d’un réseau dense à grande vitesse, sans se donner de calendrier précis. Elle est finie, l’époque des chantiers pharaoniques : avec ces mots, Ana Pastor a voulu tourner une page de la grande vitesse espagnole (lignes AVE). Devant les députés, la nouvelle ministre des Transports a, le 9 février, fait les comptes et repoussé à 2024 la réalisation de nombreux projets. Avec 40 milliards d’euros de dettes pour son ministère, l’élue du Parti populaire (conservateurs) ne pouvait qu’évoquer le (lourd) « héritage de son prédécesseur socialiste ». Ce chiffre inclut 20,7 milliards pour le ferroviaire, dont 14,6 pour Adif (le RFF espagnol), 5,2 milliards pour l’opérateur Renfe et 530 millions pour les voies étroites Feve. Et il faudrait 28,1 milliards simplement pour mener à terme les chantiers amorcés. Cependant, Renfe, qui perd quelque 120 millions par an (même avec la subvention d’Etat de 660 millions pour le service public), a réussi en 2011 à renverser la vapeur : pour la première fois depuis 2008, la tendance est à la hausse du trafic avec 468 millions de voyageurs transportés (+ 3 %) et 17,3 millions de tonnes de fret (+ 7,8 %).
Les parlementaires attendaient Ana Pastor sur les grosses opérations ferroviaires en cours : elle s’est montrée rigoureuse, mais toujours ambitieuse pour le rail. Et d’esquisser un « Plan des infrastructures, des transports et du logement » (Pitvi) sur la période 2012-2024, financé par le budget d’Etat, les fonds européens et la participation du secteur privé via des partenariats public-privé (PPP). Si 20 milliards vont à la route, la voie ferrée obtient la plus grosse part avec trois objectifs : achever le réseau à grande vitesse (25 milliards), améliorer les lignes conventionnelles et la qualité des services de banlieue (1,5 milliard par an).
Suit une longue liste que ne désavouerait pas José Blanco, l’élu socialiste de Galice qui précéda Ana Pastor aux commandes. Ainsi figurent des lignes à terminer : Madrid – Galice pour 8,5 milliards, Madrid – Asturies (1,7 milliard), Valladolid – frontière française avec le Y basque (4,3 milliards), le corridor Méditerranée depuis Alméria pour 6,5 milliards, y compris Barcelone – Figuerès, la liaison avec le Portugal (2,6 milliards), etc. D’autres chantiers sont confirmés, qui n’en sont parfois qu’au stade des études, comme Palencia – Santander.
Mais, dans tous les cas, la première mouture du Pitvi évite le moindre calendrier précis. Le chiffrage et les échéances devraient être à l’ordre du jour d’un conseil des ministres en juillet prochain : « Basé sur l’examen rigoureux des nécessités de la société espagnole, il fixera (alors) les priorités et un programme à l’horizon 2024. » Malgré un grave contexte économique et un changement de majorité politique, l’Espagne ne remet pas en cause son modèle économique de grande vitesse ferroviaire. Simplement, elle étale dans le temps des projets qui restent pour l’essentiel les mêmes. Rappelons que le plan du gouvernement Zapatero voulait 10 000 km de lignes à grande vitesse ou « à prestations élevées » pour 2020.
A l’inverse, des consultants ou des universitaires pointent ce qui leur paraît être des investissements injustifiés ou des opérations peu rentables. A côté de travaux menés par des laboratoires catalans d’économie des transports, la fondation Sustrai Erakuntza, issue de l’Université du Pays basque (UPV-EHU) a rendu publique son analyse cet automne, lors du lancement du chantier de la grande vitesse en Navarre.
L’étude compare le trafic par ligne et les ratios retenus par la Commission européenne. Sauf cas exceptionnel, « une demande de 9 millions de voyageurs est probablement le minimum nécessaire pour justifier une nouvelle ligne AVE » en tenant compte du temps gagné et des coûts de construction. Ce dernier point fait qu’en Espagne « ce seuil de rentabilité peut être abaissé entre 6 et 8 millions de passagers par an ». Or les lignes AVE sont loin de cette demande minimale recommandée : « Barcelone – Madrid transporte 5,7 millions de personnes en année pleine. Madrid – Séville a une moyenne de 2,79 millions par an. » Et Alejo Etchart, Roberto Bermejo et David Hoyos de conclure : « Aucune ligne à grande vitesse en Espagne n’est économiquement rentable. » Après la construction, chacune requiert en permanence des subventions publiques, vu l’offre de trains mise en place et les coûts de maintenance.
Michel GARICOÏX
Infrastructure : une charte de bonnes pratiques pour la modernisation ferroviaire
Afin de mieux collaborer lors de chacune des phases d'un chantier, Réseau ferré de France (RFF), la Fédération nationale des travaux publics (FNTP) et le Syndicat des entrepreneurs de travaux de voies ferrées (SETVF) ont signé le 29 février une charte de bonnes pratiques, accompagnée d'un guide d'application avec des mesures concrètes portant sur l'ensemble des étapes des projets de renouvellement et modernisation ferroviaires. La charte traite notamment de la bonne coordination entre RFF et les acteurs de la filière industrielle pour l'encadrement des délais de règlement, les modalités de versement d'avances aux entreprises ou le traitement d'avenants dans le cas des travaux supplémentaires. Des points trimestriels de suivi entre RFF et les représentants des entreprises impliquées dans les chantiers permettront de veiller au respect de la charte.
Présidentielle : la CGT Cheminots va interpeller les candidats le 4 avril
Le 4 avril, la CGT Cheminots, dans le cadre de l’élection présidentielle, va inviter lors d’un meeting à Paris les politiques à s’exprimer sur les principales questions du ferroviaire à la suite des Assises organisées par NKM. Des Assises du ferroviaire que le secrétaire général de la fédération, Gilbert Garrel, juge trop marquées par le dogme de la concurrence. Concernant la gouvernance, la CGT souhaite un retour du gestionnaire de l’infrastructure au sein de la SNCF. Elle rappelle que la directive 91-440 prévoyait un désendettement du système ferroviaire qui n’a pas eu lieu en France, ce qui pèse sur l’ensemble de l’activité. Ce meeting représente un temps fort dans l’organisation par la CGT des états généraux du service public ferroviaire, avec la multiplication de réunions dans les régions impliquant usagers, associations, cheminots… pour faire remonter du terrain les propositions.
Métro parisien : AnsaldoBreda et RATP, fin de partie
Ce devrait être le dernier épisode d’un long feuilleton : le 8 mars, la cour d’appel d’Aix-en-Provence a infirmé la décision du tribunal de commerce de Marseille, rendue le 23 novembre 2011, et décidé de ne pas ordonner la poursuite du contrat conclu entre la RATP et le groupe AnsaldoBreda. Il portait sur la rénovation des lignes 13, 7 et 8 du métro parisien. Comme la RATP était le seul client en France de l’usine AnsaldoBreda de Cannes (114 salariés), c’est l’un des deux sites de rénovation ferroviaire en France qui va fermer, faute de contrats. Deux jours plus tôt, l’usine avait fait partir la dernière rame de la ligne 13 du métro parisien, rénovée dans le cadre d’un contrat portant sur 66 rames. Une livraison effectuée avec près de six ans de retard, précise-t-on à la RATP. Le jugement précise d’ailleurs qu’aucun « manquement à la loyauté contractuelle ne peut être imputé à la RATP, dont la position n’a jamais été entachée d’équivoque ». La RATP rappelle qu’elle a subi « un préjudice considérable en raison de la très mauvaise exécution du marché » par AnsaldoBreda France et sa société mère italienne, AnsaldoBreda SPA. En cause, outre le retard, le niveau de fiabilité des rames, la multiplicité des malfaçons sur un matériel pour lequel la RATP n’a jamais pu obtenir les documentations techniques.
Ile-de-France : trente propositions des députés pour le RER
En ces temps de campagne électorale à couteaux tirés, la commission parlementaire consacrée aux RER a sans doute été l’un des derniers lieux où les politiques s’accordent. Ils se sont souvent tous unis contre les opérateurs de transport en Ile-de-France. Le 7 mars, après deux mois de travaux, elle a remis au président de l’Assemblée nationale, Bernard Accoyer, son rapport et ses trente propositions pour les cinq lignes de RER « visant à placer les usagers au cœur du système ». Votés, de droite à gauche, à l’unanimité, tout comme la charte d’engagement « pour un RER au service des Franciliens ».
Cette charte doit être signée avant la fin de la mandature par les présidents de la SNCF, de la RATP et de RFF. Elle comporte notamment l’engagement pour la RATP et la SNCF de présenter une comptabilité analytique par ligne au plus tard fin 2012, ou celui d’augmenter le nombre de trains de réserve sur chaque ligne. Les mesures, concrètes, sont accompagnées de dates butoirs. Et dans les deux ans, quelle que soit sa majorité, l’Assemblé nationale s’est déjà promis de vérifier le suivi des préconisations.Grèce : Alstom prolongera la ligne 3 du métro athénien
Alstom a annoncé le 1er mars, dans un communiqué, avoir signé un contrat de 344 millions d’euros avec Attiko Metro, le propriétaire des infrastructures du métro d’Athènes, pour le prolongement de la ligne 3 de la capitale grecque. Le projet, financé par l’Union européenne et le gouvernement grec, prévoit une extension de 7,6 km de la ligne et la construction de 6 nouvelles stations. L’aéroport international Elefthérios Venizélos sera ainsi relié au port du Pirée, dans la banlieue d’Athènes, le premier port du pays. A la tête d’un consortium comprenant également des entreprises grecque et italienne, le groupe français a obtenu une part du contrat s’élevant à 32 millions d’euros pour la conception et l’installation des systèmes d’alimentation électrique pour la traction des trains. Les travaux devraient être achevés en 2017.
Thaïlande : deux nouvelles stations pour le métro aérien de Bangkok
Keere Kanjanapas, président de BTS Group Holding, a annoncé le 1er mars la création cette année de deux nouvelles stations sur le réseau de métro aérien que son groupe exploite à Bangkok. Nommées Bang Chan et Bang Wa, elles prolongeront la Silom Line (une des deux lignes qui constituent ce réseau) vers le sud-est de la capitale thaïlandaise.
Keere Kanjanapas en a profité pour annoncer les bons résultats de sa société, en les expliquant par l’ouverture des grands centres commerciaux qui jalonnent la ligne, malgré les inondations historiques qui ont touché la Thaïlande d’octobre à décembre. En effet, le trafic de passager du métro aérien de Bangkok a augmenté de 17 % sur une année.Espagne : les chemins de fer basque et catalan ensemble à l’international
Par une convention signée fin février, les chemins de fer catalan (FGC, 80 millions de voyageurs par an) et basque (ET, 32 millions) ont décidé de partager le savoir-faire acquis sur leurs réseaux à voie métrique, tramways et funiculaires. L’accord prévoit d’abord un échange entre eux, par exemple pour le matériel roulant (avec en perspective des commandes communes) ou pour la mise en place de formules tram-train. Autre aspect, une offre d’assistance commune à des réseaux extérieurs, notamment en Amérique latine, Afrique ou Asie. Ainsi, ET a déjà apporté sa technologie à des pays comme le Pérou ou l’Equateur, les chemins de fer catalans, à Cuba. Aujourd’hui à deux, la convention se veut ouverte à d’autres partenaires, comme les chemins de fer valenciens (FGV) ou à des constructeurs.