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Catégorie : Ferroviaire
Retrouvez toute l’actualité ferroviaire: lignes, matériels ferroviaires et l’actualité des constructeurs et des opérateurs en France et l’international.
TER : fronde régionale contre la SNCF
Très remonté contre « une période de service exceptionnellement dégradé », le président PS du conseil régional de Picardie, Claude Gewerc, a menacé le mercredi 22 février de suspendre les paiements de la région à la SNCF. Selon Le Courrier Picard, Claude Gewerc a estimé que la situation du service est devenue « totalement inacceptable » au point qu'elle ne justifie plus la facture annuelle de 200 millions d'euros. La région incrimine notamment la mise en place du cadencement. Le coup de gueule de Claude Gewerc fait suite à celui d’Alain Rousset, président PS du conseil régional d’Aquitaine, qui avait menacé lui aussi la semaine dernière de suspendre ses paiements. De plus, Pays de la Loire, Basse-Normandie et le Centre ont obtenu l’embauche le 16 février dernier de conducteurs pour mettre fin aux perturbations régulières de la ligne Caen – Alençon – Le Mans – Tours. En Ile-de-France, ça ne va pas trop non plus et les discussions entre le Stif et la SNCF pour le renouvellement du contrat sont très tendues, particulièrement sur le volet financier (1,7 milliard par an).

Les usagers deviennent correspondants qualité à Toulouse
Tisséo, l’opérateur public des transports en commun de l’agglomération toulousaine, vient de lancer une nouvelle forme de mesure de la qualité, à partir de retours réguliers d’usagers, dans le cadre du projet européen Enerqi. Tisséo, l’opérateur public des transports en commun de l’agglomération toulousaine, vient de lancer une nouvelle forme de mesure de la qualité, à partir de retours réguliers d’usagers, dans le cadre du projet européen Enerqi. C’est pour l’instant le seul français, aux côtés des réseaux européens partenaires de Lisbonne, Athènes, Lancashire, Plovdiv, Graz, Alba Iulia et Breda. Tisséo a commencé à recruter début février 300 correspondants qualité parmi les voyageurs de ses lignes (métro, tram et 20 lignes de bus). Le recrutement s’est fait par la presse, le site et les réseaux sociaux, avant d’aller chercher, si nécessaire, des usagers sur les lignes avec le moins de correspondants. Chaque usager volontaire répondra chaque mois sur Internet à un questionnaire sur une ligne spécifique.
Tisséo espère recueillir au minimum 10 observations par ligne et par mois pour avoir une première tendance. Certaines questions seront communes à tous les réseaux pour permettre un comparatif. « Ce sont des questions entre la démarche qualité et l’enquête satisfaction, explique Marie Fourcade, chargée des enquêtes à Tisséo.?Des critères objectifs comme la ponctualité, l’information, la propreté ou l’accessibilité, et des impressions plus qualitatives sur le déroulement du trajet et les améliorations à apporter. » La base de données européenne avec des dizaines de milliers d’observations permettra toute sorte d’analyses et surtout d’intervenir en temps réel pour améliorer le service. L’expérimentation durera jusqu’en mars 2013 et sera étendue à d’autres réseaux en cas de succès. Avec une interrogation : les correspondants, non rémunérés mais gratifiés ponctuellement de bons-cadeaux, seront-ils suffisamment assidus sur la durée ?
Catherine Sanson-Stern
Egypte : mise en service partielle de la troisième ligne de métro du Caire
Le Caire compte depuis le 21 février une troisième ligne de métro. Cinq nouvelles stations ont été inaugurées dans l’est et le centre de la capitale égyptienne, marquant l’achèvement de la première phase du projet. Le chantier, lancé il y a quatre ans, a été mené par un groupement d’entreprises constitué notamment de Vinci Construction Grand Projet et de Bouygues Travaux publics. Cette première phase – 4,2 km de tunnel – a coûté 235 millions d’euros. A terme, la ligne reliera l’aéroport international du Caire, qui se situe au nord-est de la ville, à Gizeh, dans l’est de la capitale, grâce à 34 km de ligne et 29 stations, dont 27 seront souterraines. La deuxième phase des travaux devrait s’achever en octobre 2013, et l’ensemble de la ligne en octobre 2017. L’agglomération cairote, l’une des plus peuplée d’Afrique avec plus de 17 millions d’habitants, est la première ville du continent à avoir parié sur le métro pour tenter de désengorger une capitale à la limite de l’asphyxie. Grâce à cette nouvelle ligne, son réseau de métro s’étendra sur près de 100 km.
Politique : la Fnaut interpelle les candidats sur les transports
La Fédération nationale des associations d’usagers des transports (Fnaut) a tenu le 22 février 2012 une conférence de presse où, après avoir pointé les manquements du bilan de la politique des transports de Nicolas Sarkozy, elle interpelle les autres candidats sur la faiblesse de leurs propositions.
La Fnaut a tiré un bilan sans concession du quinquennat qui s’achève. Rappelant les espoirs soulevés par le Grenelle de l’environnement, elle souligne la déception provoquée par la disparition de la taxe carbone, l’abandon d’un certain nombre de décisions et des choix parfois contradictoires, comme la relance de programmes autoroutiers ou le soutien au secteur automobile à travers une série de dispositifs fiscaux. Bref, pour la Fnaut, le bilan n’est pas au niveau des enjeux.
Du côté des prétendants à la fonction présidentielle, elle s’alarme de la légèreté du contenu dédié au transport dans les différents programmes. L’association considère ainsi le programme du candidat socialiste pour les transports – François Hollande n’a pris qu’un engagement (sur les 60 que compte son programme) concernant ce sujet – « d’une pauvreté déconcertante ». Du côté de l’extrême droite, Marine Le Pen n’a pas consacré de chapitre spécifique à cette problématique, mais elle développe tout de même, selon la fédération, « une vision étatiste (…) contraire à la philosophie de la Fnaut, pour laquelle la décentralisation et l’expérimentation sont les conditions indispensables d’une bonne adéquation entre l’offre de transport et les besoins des usagers. » Enfin, l’association salue tout de même la part prise par la politique des transports dans les programmes de Jean-Luc Mélenchon, d’Eva Joly et de Corinne Lepage, et s’étonne que Dominique de Villepin, Philippe Poutou, Nathalie Arthaud et Frédéric Nihous n’aient apparemment « rien à dire sur le secteur des transports ».
Tout comme TDIE, qui a proposé sa plateforme présidentielle 2012/2017, la Fnaut a décidé de soumettre aux présidentiables une « charte des transports » qui présente ses « analyses et ses propositions pour une nouvelle politique des transports, afin de recueillir leurs réactions et les amener à préciser leurs choix, qu’elle rendra publics. »
Samuel Delziani
TER : cinq Regiolis de plus pour les Pays de la Loire
Pour le compte de la région Pays de la Loire, la SNCF a commandé à Alstom cinq rames Regiolis, chiffrées à « environ 25 millions d’euros ». Cette tranche s’ajoute aux 15 rames de capacité moyenne (216 places assises, 72 m) déjà commandées par cette région (10 bimode bitension et 5 électriques bitension). Sur les 1 000 rames Regiolis prévues par le contrat-cadre d’octobre 2009, le total des commandes atteint désormais 171 éléments destinés à 11 régions (Alsace, Aquitaine, Auvergne, Basse-Normandie, Haute-Normandie, Lorraine, Midi-Pyrénées, Pays de la Loire, Picardie, Poitou-Charentes et Provence-Alpes-Côte d’Azur). Les premières livraisons de ce matériel issu de la gamme Coradia Polyvalent d’Alstom sont prévues dès 2013.
Grande-Bretagne : le destin de l’usine Bombardier de Derby suspendu au marché Crossrail
André Navarri, président et chef de l’exploitation de Bombardier Transport, a divulgué dans une interview donnée au Financial Times que le constructeur serait forcé de fermer son usine de Derby s’il ne remportait pas le contrat de fourniture des trains destinés à Crossrail. Un message destiné au gouvernement britannique, qui devrait lancer le processus d’appel d’offres pour le matériel du futur RER londonien dans les prochaines semaines. Toutefois, l’emploi reste assuré à moyen terme dans l’usine anglaise de Bombardier, suite à la commande par Southern de nouvelles automotrices Electrostar. Et si 1 500 emplois ont été supprimés sur 2 800 depuis l’été dernier, 200 salariés licenciés ont été informés qu’ils allaient être réembauchés.
SNCF : l’option sur une quarantaine de TGV n’est plus exclue
Lors de son conseil d’administration du 16 février, un point très remarqué a été ajouté à l’ordre du jour initial : l’ouverture d’un débat sur la stratégie du parc TGV. Autrement dit, sur l’opportunité de nouvelles commandes. De quoi mettre un terme au gel envisagé jusqu’en 2015, faute d’avoir suffisamment d’éléments et de visibilité sur les perspectives de la grande vitesse dans les années à venir ? Pas si vite… Face aux journalistes, Guillaume Pepy insiste, quitte à leur demander d’être lourds : « Il s’agit d’engager une discussion sur une éventuelle levée d’options. Les négociations n’ont pas commencé. » Le dernier contrat conclu par la SNCF avec Alstom remonte à juin 2007. Il porte sur 55 rames Duplex, baptisées Euroduplex, dont les livraisons s’achèveront en 2015. Leur coût unitaire : 30 millions d’euros. Or ce contrat comportait donc une option portant sur une quarantaine de rames supplémentaires, ce qui permet de reprendre les commandes à cette hauteur, sans avoir à relancer d’appel d’offres. La levée de cette option semblait exclue. Elle ne l’est plus.
Pas-de-Calais : le transport interurbain à 1 euro
Le conseil général du Pas-de-Calais a adopté son nouveau schéma directeur de la mobilité. Le département a notamment acté la généralisation du tarif unique de 1 euro pour tous les trajets sur le réseau de cars interurbains Colvert à partir de septembre 2013 et étendu la gratuité pour les moins de 18 ans aux périodes de vacances scolaires. Au-delà de ces mesures tarifaires, le département augmente la fréquence des lignes avec a minima deux allers-retours par jour et entend favoriser une multimodalité cars et vélos. Le réseau desservira bientôt les grands sites touristiques du littoral le week-end et autorisera les utilisateurs à voyager avec leur vélo. Coût de l’opération : 400 000 euros.

Entretien avec Olivier Poitrenaud, directeur de Tisséo : « A Tisséo, rôles et responsabilités sont clarifiés »
Avant son arrivée à la tête de l’Epic Tisséo, le 1er juillet 2011, Olivier Poitrenaud, polytechnicien, a occupé pendant 22 ans de nombreux postes à la SNCF : directeur de la gare de Lyon, de la relation clients pour le fret, responsable du dépôt de Paris-Nord, directeur d’exploitation et finalement DG de Thalys International. Ville, Rail & Transports : Vous êtes arrivés à Toulouse en juillet 2011 pour prendre la direction de l’Epic Tisséo. Quelles sont vos premières impressions ?
Olivier Poitrenaud : Faire tourner un établissement de 2 600 personnes est passionnant. Je découvre une entreprise avec une culture du transport public forte, des gens passionnés. On y fait tous les métiers (maintenance, infrastructure, achat de matériel…) : c’est la richesse d’une régie. Ce contexte est extrêmement moteur. C’est un lieu d’innovation et de défi pour mettre en œuvre les infrastructures dont les gens ont besoin.
Toulouse est une des cinq premières agglomérations de France et doit faire face au défi du développement de ses transports. J’arrive à un moment clé : la révision du PDU est en chantier pour définir l’avenir de ses transports pour les dix ans à venir, avec le triplement des sites propres bus, le prolongement du métro et du tram. L’offre nouvelle allant avec ces grandes réalisations arrivera dans trois ans.VR&T : Quel est votre positionnement par rapport aux élus, après tous les soubresauts qu’a connus l’autorité organisatrice ces dernières années ?
O. P. : J’arrive à un moment où ça se stabilise. Le président de Tisséo-SMTC, Pierre Cohen, s’appuie sur trois piliers : le SMTC qui définit la stratégie et dessine les offres de nouveaux services ; la Smat qui a un rôle de maîtrise d’ouvrage et de maîtrise d’œuvre des grands projets ; un Epic que je dirige, qui est chargé de réaliser l’offre au quotidien. Les directeurs se rencontrent tous les mois et j’assiste au conseil syndical du SMTC. Ça fonctionne bien, les rôles et les responsabilités de chacun sont clarifiés.VR&T : Comment va l’Epic Tisséo ?
O. P. : Nous nous développons. Les validations ont augmenté de 7 % en un an. Notre offre kilométrique a crû de 3,5 %, soit un million de kilomètres en plus, ce qui est conforme avec le développement de Toulouse. Le budget (208 millions d’euros) est en hausse de 6 % par rapport à 2011 et les effectifs (2 600 salariés) de 3,5 %. Une politique assez généreuse vis-à-vis des jeunes (avec l’abonnement mensuel à 10 euros) a été mise en place, mais cela n’a pas empêché les recettes (60 millions d’euros) d’augmenter de 3 % cette année. Nous allons renouveler 120 bus dans les années à venir et en profiter pour préparer la première étape de services et d’innovations liée à l’arrivée des BHNS en 2015-2016. Pour le métro, nous allons rénover l’ensemble des rames de première génération du VAL (arrivées à mi-vie) d’ici deux ans.VR&T : Quels sont vos objectifs pour les années à venir ?
O. P. : Les études montrent que les Toulousains sont satisfaits de leurs transports en commun. Dans les deux ans qui viennent, nous allons travailler sur les fondamentaux qui les lient à leurs transports : « ma ville, mon trajet ». J’ai identifié trois pistes de travail : la qualité de service, la sûreté et le management de proximité. L’information en temps réel a été mise en place avant mon arrivée, grâce à un système de pilotage sophistiqué. On peut aller plus loin dans l’innovation. La régularité, le confort et la propreté sont aussi à travailler. A Toulouse, l’organisation de la sûreté a réussi à créer un lien de confiance. Il faut l’approfondir, et mon expérience à la SNCF me sera utile. Le troisième axe est le management de proximité. Dans nos entreprises, surtout quand elles grossissent, il faut faire le lien entre les capacités d’agir au quotidien et la convivialité, ce qui passe par le dialogue social et la communication interne. Cela alimente la culture d’entreprise et fait que les salariés se sentent bien.VR&T : Le dialogue social est parfois difficile à Tisséo, comme l’a montré le préavis de grève lancé par les wattmen avant les fêtes, un an après la grève dure qui a fait rater l’inauguration du tramway.
O. P. : Le tramway est une nouvelle organisation et ce débat est normal. Il n’y avait pas lieu de bloquer le tram pour les fêtes de Noël. Nous avons accepté de discuter en janvier pour faire un bilan un an après le lancement. On travaille notamment sur les battements, les journées de repos, la pénibilité. On a déjà fait des propositions en décembre sur les battements du dimanche. On en fera de nouvelles en février. Le reste, c’est la vie des réseaux : l’évolution de l’offre, les discussions salariales, les élections professionnelles. Je veille personnellement à ce que le dialogue social se passe dans les meilleures conditions. Mon rôle est de trouver le bon compromis entre les demandes des salariés et la politique de l’entreprise.Propos recueillis par Catherine Sanson-Stern

Colombie : Translohr retenu pour fournir 12 tramways sur pneus à Medellín
Medellín (Colombie) a attribué le marché du matériel roulant pour la future ligne de tramway d’Ayacucho au Groupe Lohr. Ce contrat, d’un montant de 42 millions d’euros, fait suite à une consultation menée par la société du métro de Medellín qui exploite deux lignes de métro et deux lignes de transport par câble. Medellín (Colombie) a attribué le marché du matériel roulant pour la future ligne de tramway d’Ayacucho au Groupe Lohr. Ce contrat, d’un montant de 42 millions d’euros, fait suite à une consultation menée par la société du métro de Medellín qui exploite deux lignes de métro et deux lignes de transport par câble. Le contrat est assorti d’un financement de projet, sous forme de prêt, par l’Agence française de développement (AFD). Il porte sur la fourniture de 12 tramways sur pneus Translohr STE5 de 39 mètres (300 passagers, avec 3 essieux motorisés) et sur les prestations associées (comprenant notamment les études spécifiques, l’assistance technique pendant 3 ans, la formation, les outillages spécifiques, les pièces de rechange, la documentation, le transport). Les premières livraisons sont planifiées mi-2013, pour une mise en service programmée début 2014. La ligne de tramway d’Ayacucho, qui sera la première pour Medellín, est une ligne d’hypercentre longue d’environ 5 km, reliant les stations de San Antonio (ligne B du métro) et Alejandro Echavarría (deux lignes de télécabines). La ligne présente des secteurs en pente de 12 % et des courbes de rayons de 20 m en ligne et de 10 m au dépôt. « La fréquentation attendue est de 85 000 passagers par jour, ce la rend comparable au T6 de la RATP », indique le directeur commercial de Translohr, Jean-François Argence.