Catégorie : Ferroviaire

Retrouvez toute l’actualité ferroviaire: lignes, matériels ferroviaires et l’actualité des constructeurs et des opérateurs en France et l’international.

  • Tramway : sortie de la première rame du prolongement du T3

    Porte de Pantin, le 7 février, la première rame destinée au prolongement du tramway T3, de la porte d’Ivry à la porte de la Chapelle, a fait sa première sortie. Si la majeure partie des choix techniques et d’aménagement du matériel déjà en circulation sur les Maréchaux Sud sont reconduits, certaines évolutions sont perceptibles, liées au retour d’expérience : l’espace intérieur est réagencé pour faciliter les déplacements des personnes à mobilité réduite, les écrans d’annonce sont redimensionnés à l’intérieur des rames pour être plus lisibles, les boutons d’ouverture des portes et des systèmes de validation sont abaissés pour une meilleure accessibilité. Et puis, sur la partie supérieure, la frise Stif et sa couleur vif-argent ont été apposées, ainsi que le logo de l’autorité organisatrice. Pour ce prolongement, deux rames ont déjà été reçues sur les 25 prévues pour ce parc. Les prochaines seront livrées à partir de mars au rythme de deux par semaine jusqu’en juin.

  • « Il faut laisser une chance au marché  de s’ouvrir » par Alain Thauvette

    « Il faut laisser une chance au marché de s’ouvrir » par Alain Thauvette

    Alain Thauvette est président de l’Afra, l’Association française du rail, qui fédère les nouveaux opérateurs ferroviaires. Alain Thauvette est aussi directeur général d’Euro Cargo Rail. Ville, Rail & Transports. Qu’attendez-vous de la suite des Assises ? Où en êtes-vous sur le fret ?
    Alain Thauvette. J’attends des actes. Vendredi 20 janvier, nous avons tenu une table ronde sur le fret ferroviaire avec les représentants des pouvoirs publics, qui faisait suite à celle du 30 mai 2011. Nathalie Kosciusko-Morizet, ministre de l’Ecologie et des Transports, a chargé Daniel Bursaux, directeur général des Infrastructures, des Transports et de la Mer, de réunir rapidement les entreprises ferroviaires et RFF pour régler le problème des sillons. La première réunion a été fixée au 3 février car l’urgence du dossier est reconnue.

    VR&T. Quel est précisément le problème des sillons ?
    A. T. Toujours le même : en raison de fréquents travaux sur le réseau, on n’est pas en mesure d’obtenir facilement des sillons. Quand j’entends dire que 80 % des sillons demandés avaient été alloués en septembre 2011, je suis surpris. Colas Rail avait obtenu 15 % des sillons annuels demandés, et Euro Cargo Rail, un peu plus de 60 % seulement. De plus, les 40 % restants d’ECR?seront traités en sillons de dernière minute, ce qui demande un effort constant pour notre cellule planification. Tout le monde y met de la bonne volonté mais les entreprises sont obligées de mettre en place des moyens et du personnel supplémentaires, puisqu’elles ne savent qu’à la dernière minute si le sillon leur sera alloué. Il faut donc aboutir à une meilleure coordination entre les plages travaux et les sillons, de façon qu’on puisse circuler, même en mode dégradé. L’Afra et ses membres ont demandé un guichet unique pour les sillons de dernière minute. Il sera mis en place au premier trimestre.

    VR&T. Pourquoi un guichet unique ?
    A. T. Parce qu’aujourd’hui les entreprises vont directement au bureau horaire ou à RFF. Chaque entreprise ferroviaire recherche ses propres solutions. C’est le système D. Nous avons tous le même problème, nos membres comme Fret SNCF. En fait, nous ne savons pas vraiment comment les grilles horaires sont élaborées par rapport aux travaux. Cela provient de la séparation entre le GI et le GID.

    VR&T. Les Assises vont dans votre sens…
    A. T. Oui, et nous sommes tous d’accord au sein de l’Afra pour aboutir au regroupement progressif au sein du gestionnaire d’infrastructure des activités actuellement conduites par Infra SNCF, la DCF, ainsi que par Gares & Connexions.

    VR&T. Peut-on progresser en période électorale ?
    A. T. Tout cela prendra forcément du temps. Il faut donc commencer au plus vite. DCF et RFF vont se rapprocher. Il y a désormais un seul patron pour tous les horairistes, Gilles Cheval, et RFF a annoncé la création d’une task force de 35 horairistes spécialement dédiée au fret pour répondre à la demande. Un groupe de travail entre l’Etat, la SNCF et RFF a été mis en place concernant le transfert des activités d’Infra SNCF vers le GI, et l’Afra devrait être consultée sur ce sujet dans les prochaines semaines. Ensuite, il faudra traiter la question de la gouvernance du système ferroviaire français : la création ou non d’une holding en France. La décision revient au gouvernement. C’est pourquoi rien ne se fera maintenant avant l’élection présidentielle.

    VR&T. Sur le plan social, la SNCF dit que le statut n’est pas un tabou. Quelles évolutions souhaitez-vous ?
    A. T. Le statut, c’est deux choses : l’emploi à vie et le régime particulier de retraite. Cela relève exclusivement de la SNCF et de l’Etat et ne concerne pas les nouveaux entrants. A ce titre, je n’ai pas d’évolution à souhaiter. La commission présidée par Nicolas Baverez a toutefois montré que le financement de ce statut devenait très difficile. Ensuite, il y a les conditions de travail. D’un côté, le code du travail, et de l’autre, le RH 077, qui définit la façon de travailler à la SNCF. Entre les deux, se trouve la convention collective fret qui a été négociée en accord avec la SNCF et les syndicats, et qui est appliquée par les nouveaux entrants.
    Or, aujourd’hui, le gouvernement évoque l’idée d’un cadre social harmonisé. A quoi cela s’applique-t-il ? A mon sens, il ne peut être question que des conditions de travail. Et dans ce cas il n’est pas possible d’appliquer au secteur celles découlant du RH 077. Je prends un exemple : le nombre de découchés. A ses débuts, une entreprise qui couvre par son activité l’ensemble de la France n’a pas de relais sur tout le territoire. Elle a forcément recours à la règle du découché. C’est pourquoi la convention collective fret autorise les nouveaux entrants, après signature d’un accord d’entreprise, d’avoir recours jusqu’à trois découchés par déplacement. Ce n’est qu’avec la mise en place de nouvelles agences et l’amélioration du maillage du territoire que le nombre de repos hors résidence peut être réduit. Autre exemple, les salaires. En Allemagne, dans le transport voyageurs, on note qu’après quinze années de concurrence les salaires se sont rapprochés entre les rémunérations de la DB et des nouveaux entrants.
    En France, si les nouveaux entrants débutaient leur activité en appliquant d’emblée les conditions de la SNCF, le handicap serait insurmontable. Il faut donc procéder par étapes. Il faut laisser une chance au marché de s’ouvrir. Enfin, je souhaite couper court à l’idée que les conditions de travail des nouveaux entrants puissent nuire à la sécurité : la sécurité ne s’est pas dégradée car nous appliquons bien entendu, tous, les mêmes règlements sous le contrôle de l’EPSF.

    VR&T. Que répondez-vous à l’accusation de dumping social ?
    A. T. J’ai eu un jour une réunion avec les syndicalistes français et je leur ai demandé : « C’est quoi le dumping social ? » Ils m’ont répondu : « Il vous faut deux employés pour faire un travail quand il nous en faut cinq. C’est cela, le dumping. Vous ne créez donc pas suffisamment d’emplois. » Je ne partage pas cette définition. Fin 2011, les nouveaux entrants totalisaient 1 364 emplois, alors qu’on en comptait que 1 154 fin 2010, soit une augmentation de 18 %. Dans le même temps, le nombre de nos locomotives a augmenté de 19 % et notre chiffre d’affaires de 46 %.
    Comment y sommes-nous parvenus malgré la crise économique ? C’est grâce à notre compétitivité. Elle vient de la polyvalence des agents. Pas des rémunérations : le salaire fixe est plus élevé chez nous, mais la SNCF offre des primes plus importantes. La majorité de nos employés ont moins de cinq ans de service. Ils ont pourtant un salaire de base plus élevé car ils commencent directement sur voie principale. Ce qui fait vraiment la différence, c’est qu’un conducteur chez les nouveaux entrants est aussi habilité à exercer des activités au sol dans une gare de triage. Les nouveaux entrants embauchent des agents de manœuvre lorsqu’ils peuvent être occupés 7 heures par jour.

    VR&T. Le bilan du fret depuis l’ouverture à la concurrence n’est, pour la SNCF, pas concluant. Qu’en pensez-vous ?
    A. T. L’ouverture à la concurrence est un succès. L’effondrement de l’activité fret à la SNCF n’est pas le fait des nouveaux entrants. En 2010, alors que le transport de marchandises par rail s’est contracté de 9,2 % en France, l’activité fret des nouveaux entrants a augmenté de 19,2 %.
    D’un côté, la SNCF nous reproche de lui avoir trop pris de trafic et de l’autre de n’en avoir pas pris assez pour inverser la tendance. Les nouveaux entrants ont ramené sur le rail des trafics routiers. 25 % à 50 % des nouveaux trafics d’ECR et d’Europorte en 2010 ont été pris sur la route. A noter aussi que Fret SNCF reprend du trafic aux nouveaux entrants. Bref, la concurrence devient effective.

    VR&T. Les nouveaux entrants travaillent-ils à perte ?
    A. T. Europorte doit atteindre l’équilibre en 2013, et ECR en est proche, à 1 % près, de son chiffre d’affaires.

    VR&T. La concurrence dans le trafic de voyageurs devra vraiment commencer avec les TET. Qu’en pensez-vous ?
    A. T. Selon le CSA, 70 % des Français sont favorables à l’ouverture à la concurrence du voyageur en France. Les Français attendent de cette évolution que cette ouverture apporte un vrai service aux voyageurs : fiabilité, régularité, sécurité, confort, propreté, information.
    En tant que nouvel entrant, nous souhaitons mettre un terme à la politique d’attrition des trains d’équilibre du territoire (TET) en répondant au juste prix aux cahiers des charges que l’Etat élabore, tout en déployant des arguments sur les coûts, la qualité, les services, la transparence, l’intermodalité.
    Avec un management de proximité que nous mettrons en place, nous saurons convaincre l’Etat de la nécessité de ne pas retarder cette ouverture qui sera bénéfique aux clients, à l’industrie du ferroviaire, aux cheminots et à l’opérateur historique.

    VR&T. Et pour la grande vitesse ?
    A. T. Dans un contexte de crise, il n’est pas souhaitable que les clients continuent à se tourner vers d’autres modes de transport. Il est nécessaire de revoir les processus, les organisations, de manière à donner plus de cohérence au juste prix. Le secteur ferroviaire évolue. L’ouverture à la concurrence de la grande vitesse est dans l’ordre des choses.
        

    Propos recueillis par François DUMONT
     

  • Singapour : Alstom va fournir 34 rames pour le métro

    Alstom a annoncé dans un communiqué du 1er février avoir remporté le contrat pour la fourniture de 34 rames de type Metropolis au métro de Singapour. D’un montant d’environ 240 millions d’euros, ce contrat concerne deux lignes : la Circle Line (CCL) et la North East Line (NEL). Ce matériel doit permettre à la cité-Etat de faire face à l’augmentation du trafic dans son métro, passé de 1,78 million de passagers en 2009 à plus de 2 millions en 2010. Ces rames seront assemblées dans les deux usines que possède le groupe à Shanghaï (Chine). Les premières livraisons devraient être satisfaites à partir de 2015. Alstom a également été choisi par le Land Transport Authority of Singapore, l’organisme gouvernemental qui gère les transports en commun, pour moderniser le système de signalisation du métro.     

    S. D.
     

  • Le gouvernement approuve le projet de LGV Londres-Nord

    Le 10 janvier, Justine Greening, secrétaire d’Etat britannique aux Transports, a annoncé que le gouvernement a approuvé le projet de deuxième ligne à grande vitesse britannique (HS2, pour High Speed 2), destinée à relier Londres et Birmingham, Leeds et Manchester, dans le nord-ouest de l’Angleterre et à se connecter avec le réseau classique plus au nord. Le 10 janvier, Justine Greening, secrétaire d’Etat britannique aux Transports, a annoncé que le gouvernement a approuvé le projet de deuxième ligne à grande vitesse britannique (HS2, pour High Speed 2), destinée à relier Londres et Birmingham, Leeds et Manchester, dans le nord-ouest de l’Angleterre et à se connecter avec le réseau classique plus au nord. Cette ligne nouvelle autorisée à 250 mph maximum (400 km/h) doit être construite en deux phases, en commençant par une section de 225 km qui doit être terminée en 2026. Outre une relation entre Londres et Birmingham (170 km) en 45 minutes (contre 1 heure 24 actuellement), cette première étape verrait l’établissement d’un raccordement entre la HS2 et la HS1, qui relie déjà Londres au tunnel sous la Manche. Puis, lors de la deuxième étape, qui devrait être achevée d’ici 2033, la HS2 devrait être prolongée au nord vers Manchester et Leeds, alors qu’au sud une branche serait ouverte vers l’aéroport de Heathrow. Tout ceci à condition que le projet soit approuvé par le Parlement, fin 2013. La consultation officielle pourrait alors débuter début 2014, le tracé final devant être fixé fin 2014.
    Ce projet ne fait toutefois pas l’unanimité, en particulier chez les 172 000 personnes habitant à proximité du tracé ou de la part des défenseurs de l’environnement. Pour informer les résidents, le ministère britannique des Transports (DfT) a organisé une campagne sur le terrain. Et en réponse aux écologistes il a été annoncé que 36 km au total seraient en tunnel, contre 23 km prévus auparavant, au nord-est de Londres. Quelques réserves ont été émises par des acteurs de la vie économique britannique, qui tiquent devant un total de quelque 32,7 milliards de livres (40 milliards d’euros) pour une rentabilité incertaine (en particulier la desserte de Heathrow). Mais la plupart des décideurs d’outre-Manche accueillent favorablement un investissement qui fournira du travail et modernisera un réseau d’infrastructures qui devrait être saturé en 2025. Appelée à capter 4,5 millions de voyages annuels par avion et 9 millions de voyages par la route, en plus des voyages par le rail en constante augmentation depuis quinze ans, la HS2 est également le seul grand projet épargné par les mesures d’austérité du gouvernement Cameron…

    Patrick LAVAL

  • Russie-Espagne : Talgo signe pour sept trains avec les RZD

    Le 25 janvier dernier, le président des chemins de fer russes (RZD), Vladimir Yakounine, s'est déplacé à Madrid pour ratifier un contrat de 135 millions d'euros conclu avec Talgo. Le constructeur espagnol doit livrer au RZD sept trains aptes à des conditions météorologiques extrêmes tout comme à une vitesse de 200 km/h. La commande comprend deux lots : trois trains à changement automatique d'écartement Talgo RD pour la relation Moscou – Berlin via Brest en Biélorussie et quatre rames à écartement large pour le trajet entre Moscou et Kiev (Ukraine).     

    M. G.
     

  • La ligne 9 du métro de Barcelone étalée dans le temps

    Après une quasi-paralysie du chantier à l'automne dernier faute de moyens financiers, la nouvelle ligne du métro de Barcelone amorcée en 2003 sera achevée, mais en plusieurs étapes, selon la Generalitat de Catalunya (gouvernement local) et l'Autorité des transports métropolitains (ATM). Entièrement automatique, la ligne 9 s'étend sur 47,8 km et contourne la ville par le nord-ouest avec un tracé en fourche à chaque extrémité. A ce jour est en service la fourche nord entre Segrera-Can Zam et Gorg (11 km), et ce sera le cas en 2014 pour celle au sud entre Camp Nou-Zal Prat et l'aéroport (17 km). En revanche, selon Luis Recorder, ministre catalan des Transports, le tronçon central (9 km) reste à l'ordre du jour mais sans calendrier défini, compte tenu des aléas de financement des travaux : les deux tunneliers y sont d'ailleurs à l'arrêt. Le budget global de la ligne est passé de 2,6 milliards d'euros en 2000 à 16 milliards aujourd'hui.  

     M. G.
     

  • La CGT-cheminots juge « catastrophique » la situation de Fret SNCF

    La CGT-cheminots s’est alarmée, le 25 janvier, de la situation du transport de marchandises par le rail en France, la jugeant dans un communiqué « catastrophique ». Selon le syndicat, les pertes de Fret SNCF atteignent 340 millions d’euros en 2011. Le déficit était de 427 millions d’euros en 2010. Il rappelle que la part du ferroviaire dans le transport de marchandises en France est tombée à 8,8 % en 2010, alors qu’elle était de 30 % en 1984 et de 16,6 % en 2000. Dans le cadre du Grenelle de l’environnement, l’objectif était de faire passer le ferroviaire à 25 % d’ici à 2022.    
     

  • Danemark : Thales-Balfour Beatty et Alstom se partagent l’équipement ERTMS niveau 2 du réseau ferré

    Le consortium Thales-Balfour Beatty sur la presqu’île du Jutland, Alstom dans les îles de Fionie et de Seeland. C’est ainsi que Banedanmark, gestionnaire des infrastructures ferroviaires danoises, a attribué les contrats de déploiement et de maintenance du standard européen de signalisation et de sécurité ERTMS niveau 2 à l’échelle du réseau ferré national entre 2014 et 2021. C’est la troisième fois (après le Luxembourg et la Suisse) qu’un pays européen choisit de passer intégralement à l’ERTMS, et ces deux contrats sont parmi les plus importants jamais signés dans ce domaine. Chiffré à 400 millions d’euros, l’équipement de quelque 1 200 km de lignes jutlandaises sera assuré par Thales (pilotage du projet et migration, fourniture de la signalisation, des enclenchements, des équipements de voie et de la gestion du trafic) et Balfour Beatty (installation). Quant à la part d’Alstom, « d’une valeur d’environ 300 millions d’euros », elle concerne l’équipement (signalisation, enclenchements, équipements de voie et gestion du trafic) de 12 lignes interurbaines et régionales sur les îles de Seeland (où se trouve Copenhague) et de Fionie, soit 510 km de voies doubles, 260 km de ligne à voie unique et plus de 90 gares. La ligne Roskilde – Køge – Næstved, au sud de Copenhague, sera la première équipée, en 2017.
     

  • La RDT 13 obtient le statut d’opérateur de proximité

    La RDT 13 obtient le statut d’opérateur de proximité

    Après la licence ferroviaire, obtenue en février 2011, la Régie départementale des transports des Bouches-du-Rhône (RDT13) vient de décrocher le certificat de sécurité lui permettant de devenir Opérateur ferroviaire de proximité (OFP). Après la licence ferroviaire, obtenue en février 2011, la Régie départementale des transports des Bouches-du-Rhône (RDT13) vient de décrocher le certificat de sécurité lui permettant de devenir Opérateur ferroviaire de proximité (OFP). Autrement dit, une entreprise ferroviaire habilitée à transporter du fret en wagons ou en trains complets sur le réseau ferré national (RFN) des Bouches-du-Rhône. Le principal objectif de la régie départementale est le marché des entreprises embranchées du Grand port maritime de Marseille.  La RDT13 est surtout connue pour son activité des transports de voyageurs par autocar. Mais le fret ferroviaire, l’entretien de voies ferrées et de matériel roulant sont aussi des activités « historiques ». Depuis 1913, le pôle de fret ferroviaire de la RDT13 gère en effet trois lignes privées qui desservent notamment un dépôt de munitions de la Marine nationale et la raffinerie Total de La Mède, dans les Bouches-du-Rhône (près de 500 000 tonnes transportées par an). Elle assure également depuis décembre 2007, les manœuvres ferroviaires sur la plateforme multimodale Clesud de Grans-Miramas (13). Avec son nouveau statut, la régie est notamment en mesure de desservir la zone de Miramas et les bassins est et ouest du port de Marseille.
    La RDT13 qui estime qu’il y a un potentiel de développement des petites dessertes et du report modal de la route vers le fer a engagé il y a deux ans une démarche pour l’obtention du statut d’OPF. Car l’objectif, explique-t-on à la RDT 13, n’est pas de concurrencer la SNCF ni les grands groupes de transports ferroviaires mais de se positionner sur des « niches » délaissées par ceux-ci sur des circulations inférieures à 100 ou 200 km et devenir un acteur majeur du report modal des Bouches-du-Rhône. « Notre polyvalence, notre savoir-faire et nos coûts de revient font que nous pouvons aller sur des zones qui ne sont pas rentables pour les grands groupes », assure-t-on à la direction de la régie.
    Etablissement public à caractère industriel et commercial (Epic), le pôle fret ferroviaire de la RDT13 compte 56 employés (4 embauches sont prévues en 2012) et dispose d’un parc d’une quinzaine de locomotives dont plus de la moitié est agréée pour le RFN. Il compte deux dépôts, l’un à Marignane et l’autre à Arles où se trouve la direction du pôle.
        José SOTO

  • Grand Paris : Etienne Guyot annonce la « phase terrain »

    Etienne Guyot, président du directoire de la Société du Grand Paris, a annoncé, le 25 février, en présentant ses vœux pour 2012, le passage du projet en « phase terrain ». L’enquête publique va commencer, à partir de l’été, par le tronçon sud de la ligne Rouge, Pont-de-Sèvres – Noisy-Champs-sur-Marne (33 km, 16 gares). La procédure sera engagée entre décembre 2012 et avril 2013 pour les tronçons restants « dont le découpage pourrait être : la ligne Verte entre Orly et Versailles, la ligne Rouge entre Noisy-Champs et Le Bourget, la ligne Rouge entre les Grésillons et Le Mesnil-Amelot, la ligne Rouge entre Les Grésillons et Saint-Cloud, la ligne Bleue entre Olympiades et Orly ». Les procédures d’enquête devraient être toutes réalisées avant la fin de 2013. La SGP préparera le choix de la maîtrise d’œuvre à partir d’octobre 2012. La SGP continue à travailler « sur des scénarios utilisant simultanément entre 7 et 10 tunneliers sur différents tronçons ».  En octobre-novembre 2012, elle lancera les premières consultations de maîtrise d’œuvre autour des gares, sur la ligne Rouge entre Pont-de-Sèvres et Noisy-Champs. Les acquisitions foncières doivent aussi commencer par ce tronçon.