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Catégorie : Ferroviaire
Retrouvez toute l’actualité ferroviaire: lignes, matériels ferroviaires et l’actualité des constructeurs et des opérateurs en France et l’international.
Belgique : la Stib veut des tramways plus longs
La Stib (Société des transports intercommunaux de Bruxelles) a décidé de convertir sa commande à Bombardier de 15 trams T3000, longs de 32 m, en 15 trams T4000, longs de 43 m, afin de transporter « confortablement » une clientèle « en constante augmentation » sur l’axe nord-sud et le long de la grande ceinture. Ces trams T4000 seront livrés à l’automne 2013. Outre cette conversion, conforme au contrat-cadre signé en 2003 avec Bombardier, la Stib confirme la totalité de sa dernière commande de 152 tramways, passée en 2008. Lorsque le dernier de ces trams sera livré, d’ici 2015, la Stib disposera d’un parc de 220 nouveaux véhicules (166 T3000 et 54 T4000).
Chine : investissements ferroviaires en baisse
La Chine compte investir 400 milliards de yuans (48,9 milliards d’euros) dans la construction d'infrastructures ferroviaires en 2012, a annoncé le 23 décembre dernier lors d’une conférence de presse à Pékin Sheng Guangzhu, ministre des Chemins de fer. Le montant des investissements est en nette baisse par rapport aux 469 milliards de yuans (57,3 milliards d’euros) investis en 2011 et, surtout, par rapport aux 700 milliards de yuans (85,5 milliards d’euros) investis en 2010. Sheng Guangzhu a cependant affirmé que le développement rapide des chemins de fer devait être maintenu. La construction de 6 366 km de nouvelles lignes doit être lancée. Sheng Guangzhu a reconnu, selon Chine nouvelle, qu'assurer la qualité et la sécurité des projets sera une tâche ardue étant donné les très nombreux chantiers en cours.

Rodez rationalise son réseau vieux de quarante ans
Une nouvelle année est l’occasion de grands changements. Si parfois, cela reste des bonnes résolutions pour nombre d’entre nous, l’agglomération du Grand Rodez, elle, a déjà organisé le bouleversement des transports de l’intercommunalité qui doit prendre effet le 2 janvier 2012. A cette date, l’actuel réseau Octobus va prendre le nom d’Agglobus. Une nouvelle année est l’occasion de grands changements. Si parfois, cela reste des bonnes résolutions pour nombre d’entre nous, l’agglomération du Grand Rodez, elle, a déjà organisé le bouleversement des transports de l’intercommunalité qui doit prendre effet le 2 janvier 2012. A cette date, l’actuel réseau Octobus va prendre le nom d’Agglobus. C’est logique puisque le premier n’aura plus rien à voir avec le second. Tout a été revu : le trajet emprunté par les lignes, les lignes elles-mêmes, les horaires, leur amplitude et les tarifs. Il s’agissait de rendre les transports plus lisibles, plus séduisants, afin de réduire les difficultés de circulation, parfois, et de répondre aux problèmes de stationnements des habitants toujours. Bien sûr, le Grand Rodez possédait un réseau de bus qui aura même quarante ans en 2012. Mais il était le fruit d’ajout successif qui lui avait fait perdre sa cohérence. D’ailleurs, le nouveau réseau va déjà réduire le nombre de lignes passant de 26 lignes à 13 lignes seulement, dont deux spéciales circulant en soirée et le dimanche, et d’une dénomination par chiffre à une par lettre. Mais il ne s’agit pas d’une réduction de l’offre, plutôt d’une rationalisation.
A partir du 2 janvier, Agglobus s’appuiera sur deux lignes fortes, les A et B, formant une sorte de colonne vertébrale du réseau en « Y ». Fonctionnant de 7 à 20 heures, elles seront cadencées à quinze minutes – 20 minutes en juillet et août -, toute la journée à partir des entrées de ville. Les autres lignes viendront « nourrir » ces deux lignes principales. Les C, D, E, dite citadines, puisqu’elles resteront à peu près dans les limites de Rodez, avec un cadencement à 30 minutes en pointe (ligne E) et à 40 minutes toute la journée (C et D). S’y ajouteront six autres lignes, dites « étoiles », F, G, H, I, J, et K, desservant les autres communes de l’agglomération, avec des fréquences variables selon les lignes. L’idée est de desservir les communes les plus extérieures de l’agglomération selon des horaires compatibles avec une activité professionnelle. Le service sera modifié le dimanche et les jours fériés mais sera tout de même assuré de 6 à 23 heures. Les bus emprunteront le centre historique et desserviront la gare. Et en soirée, un service sera assuré du lundi au samedi, de 20 heures à 23 heures, desservant sur le modèle du service dominical et férié, le centre et la gare SNCF notamment. Pour compléter les lignes régulières, le service de transport a lui aussi été repensé. Il est réparti en quatre secteurs géographiques, nord, sud, est, ouest, auxquels sont associées des couleurs (respectivement bleu, violet, rouge, vert). Pour chacun de ces secteurs, on compte deux allers-retours par jour.Y. G.
Fret : lancement du premier train long de 850 mètres
C’est une première qui était attendue depuis longtemps par les opérateurs ferroviaires et les chargeurs : après 12 mois d’un travail compliqué entre les différents acteurs du secteur, SNCF Geodis a fait circuler les 19 et 20 décembre, un train de marchandises long de 850 mètres. Soit « le plus long qui ait jamais circulé sur le réseau ferroviaire français », souligne la filiale de la SNCF dans un communiqué.
Ce train de marchandises de 2 400 tonnes commercialisé par Lorry Rail a relié la frontière espagnole (Le Boulou) et le Luxembourg (Bettembourg). Soit un parcours de 1 054 km effectué en 15 heures. Il « repousse la limite de longueur des trains traversant la France qui était jusqu'alors de 750 mètres » pour un poids de 1 800 tonnes, rappelle le communiqué.
L’itinéraire Valenton – Marseille a également été aménagé pour permettre la circulation de trains longs. D'ici à 2014, les lignes majeures du réseau français devraient être adaptées à des trains encore plus longs : 1 050 mètres pour des volumes de 3 000 tonnes, selon SNCF Geodis qui en attend une compétitivité accrue.Italie : le difficile train-train quotidien des usagers du rail
Train-boulot-dodo ou métro-boulot-dodo : 2,83 millions d’Italiens connaissent cette formule par cœur, selon le dernier rapport de l’association écologiste Legambiente, consacré aux pendulaires. Depuis 2009, leur nombre a augmenté de 7,8 %. Mais le service n’a pas forcément suivi : avec 595,7 km de lignes de trains périurbains (contre 2 033 km en Allemagne) et seulement 176 km de métro (contre plus de 618 en Allemagne), le service ferroviaire italien, un des plus faibles d'Europe, est montré du doigt par les écologistes, qui s’inquiètent à l’heure où des coupes dans les budgets des collectivités locales, suite à plusieurs plans d'austérité, risquent encore d'aggraver la situation. Ces dix dernières années, 72,1 % des investissements pour les transports ont été consacrés aux autoroutes, regrette Legambiente. L’Italie est par ailleurs la plus mauvaise élève d’Europe en ce qui concerne la vitesse de ses trains régionaux qui roulent à seulement 35,5 km/h en moyenne contre 51,4 km/h en Espagne ou 46,6 km/h en France.
Paris : le tram fret passe l’épreuve de la marche à blanc
Expérimentation réussie pour le tram fret à Paris si l’on en croit ses promoteurs. Du 14 novembre au 10 décembre, un tram transportant fictivement des marchandises s’est inséré deux fois par jour dans la circulation des tramways de la ligne T3 entre Pont-du-Garigliano et Porte-d’Ivry. L’initiative revient à l’Apur (Atelier parisien d’urbanisme), qui souhaite évaluer la faisabilité de ce projet pour favoriser le report modal. « Le but de l’expérimentation était de montrer qu’un tram transportant du fret peut s’intercaler, sans impact ni ressenti négatif, dans le trafic voyageurs », explique-t-on côté RATP. C’est exactement ce qui s’est passé. Selon les enquêtes réalisées, 95 % des personnes sondées affirment n’avoir pas perçu de changements. Seuls quelque 20 % des voyageurs ont remarqué ces tramways circulant à vide et dotés de panneaux recouvrant leurs surfaces vitrées. Et 84 % des interviewés estiment que c’est une bonne idée. Nouvelle étape pour aller plus loin, l’Apur va lancer en début d’année prochaine une étude auprès des chargeurs pour évaluer les flux potentiels du tram fret.
Allemagne : Francfort commande 78 métros légers et 10 tramways de plus à Bombardier
Le 15 décembre, Bombardier a annoncé avoir remporté une commande de VGF (transports de Francfort-sur-le-Main) portant sur 78 métros légers à plancher haut Flexity Swift et 10 tramways Flexity Classic. Il s’agit d’options liées à deux contrats conclus en mars 2006 (146 Flexity Swift commandés ferme) et en juin 2002 (60 Flexity Classic ferme plus 5 en option), dont les montants s’élèvent respectivement à « environ 169 millions d’euros et 23 millions d’euros ». Les métros légers sont attendus entre janvier 2014 et juin 2017, tandis que les nouveaux tramways arriveront à Francfort entre août et décembre 2012. Les métros se présentent sous forme d’éléments de 25 m de long et 2,65 m de large, conçus pour former des rames de 50 m avec intercirculation de bout en bout. Les deux premiers éléments possédant cette fonctionnalité ont déjà été livrés et sont en phase de test ; leur mise en service est prévue en février. Longs de 30 m, les trams sont quant à eux larges de 2,4 m et reposent sur des bogies à essieux classiques. Et les deux types sont assemblés à Bautzen, avec des équipements électriques de Mannheim et des bogies de Siegen, trois sites allemands de Bombardier.
Espagne : le projet de métro de Saint-Sébastien remis en cause
L’exécutif du Gipuzkoa (la province basque de Saint-Sébastien) a refusé le 20 décembre de participer à la construction du métro de Saint-Sébastien (Donostia) : ce n’est pas de notre compétence et il y a des dépenses plus urgentes, selon Larraitz Ugarte, porte-parole de la coalition indépendantiste qui gouverne ce territoire. S’étalant de Hendaye à Lasarte sur 24 km, ce projet misait sur le dédoublement de l’actuelle ligne à voie métrique d’Euskotren avec une nouvelle boucle souterraine de 4 km en centre-ville. Un investissement de 700 millions d’euros partagé entre le gouvernement basque et le Gipuzkoa.
M. G.

L’aéroport de Clermont-Ferrand desservi par une halte SNCF
L’aéroport de Clermont-Ferrand, sur la commune d’Aulnat, à l’est de l’agglomération (22 communes et 290 000 habitants), devait être desservi par le chemin de fer à partir du 11 décembre. L’aéroport de Clermont-Ferrand, sur la commune d’Aulnat, à l’est de l’agglomération (22 communes et 290 000 habitants), devait être desservi par le chemin de fer à partir du 11 décembre. La nouvelle halte ferroviaire Aulnat-Aéroport entrera en service avec la nouvelle grille horaire. Le temps de trajet sera de 4 à 8 minutes depuis la gare de Clermont, et de 25 depuis Thiers. Au total, 35 trains par jour, à peu près la moitié dans chaque sens, s’y arrêteront, même si les horaires n’ont pas été calés sur les vols de départ et d’arrivée. La nouvelle halte est séparée de la plateforme aéroportuaire par une route départementale. Deux feux ont donc été installés pour permettre sa traversée. Jusqu’à présent, l’aéroport était desservi par les lignes de bus 10 et 20 de la T2C, mais en marge, puisque leurs arrêts en étaient assez éloignés. Toutefois, deux courses et demie de la ligne 20 sont déjà déviées, à contre-charge, pour desservir un arrêt provisoire sur le rond-point devant le parking de l’aérogare. A partir du 21 décembre, ce seront cinq courses quotidiennes qui le desserviront. En attendant les changements d’horaires, à l’été prochain, prévus par la T2C. Ainsi, à la rentrée scolaire 2012, la ligne 20 desservira l’aéroport et la gare SNCF. Ce nouvel arrêt sera utile aux quelque 2 000 employés de la zone aéroportuaire, mais aussi aux habitants d’Aulnat.
Y. G.
Equateur : Cuenca confie la construction de son tramway au basque ETS
Eusko Trenbide Sarea (ETS, le gestionnaire des infrastructures ferroviaires au Pays Basque espagnol), a été choisi par la municipalité de Cuenca pour mettre en route le tramway de cette ville de 90 000 habitants située dans la cordillère des Andes. Soit un contrat de 2,8 millions d'euros pour la mission d'étude initiale. L'actuelle douzaine de réseaux de tramways ibériques et leurs entreprises d'ingénierie cherchent de plus en plus à exporter le savoir-faire acquis et, pour le seul Equateur, Guayaquil comme Quito ont été également approchées.
M. G.