Catégorie : Ferroviaire

Retrouvez toute l’actualité ferroviaire: lignes, matériels ferroviaires et l’actualité des constructeurs et des opérateurs en France et l’international.

  • Le train privé Thello sur les rails

    Le 11 décembre à 19h45, le premier train de nuit Thello, co-entreprise de Veolia-Transdev et Trenitalia, est parti à l’heure de la gare de Paris-Lyon pour Venise. Et bien rempli, avec 450 voyageurs à bord, soit un taux de remplissage de plus de 90 %. Cette liaison était assurée jusque-là par Artesia, une coopération commerciale entre la SNCF et Trenitalia. Ce train privé (le premier train grandes lignes à ne pas être exploité par la SNCF sur son parcours français) est composé de voitures-lits, de voitures-couchettes et d’une voiture-restaurant du parc italien FS. La traction est assurée de Paris à la gare frontière suisse de Vallorbe par une des trois BB 36000 louées par Thello à Akiem, filiale de la SNCF. A bord, une dizaine de personnes de la société LSG Sky Chefs est chargée de l’ensemble des tâches : accueil, contrôle, sécurité ou restauration. Avec un premier prix démarrant à 35 euros l’aller, Thello veut surtout séduire ses clients par le service à bord.
     

  • Le patron de Stadler Rail élu entrepreneur de l’année par un hebdomadaire suisse

    Peter Spuhler, patron du constructeur suisse Stadler Rail, a une nouvelle fois remporté le titre d'entrepreneur de l'année décernée par le journal économique suisse Handelszeitung. Peter Spuhler, a fait de la petite entreprise artisanale, un groupe dont le succès ne se dément pas au niveau international, a fait remarquer l'hebdomadaire, mercredi. Stadler Rail compte 3 500 collaborateurs dans le monde et a réalisé un chiffre d'affaires de 1,08 milliard de francs suisses (880 millions d’euros) en 2010. Aux deuxième et troisième rangs du classement on trouve : le président de la Banque Nationale Suisse, Philipp Hildebrand, et le patron de Swatch Group Nick Hayek.
     

  • Prolongement de la ligne B à Toulouse : c’est acté !

    Prolongement de la ligne B à Toulouse : c’est acté !

    Trois années de conflit sur le prolongement du métro vers Labège viennent de prendre fin. class= »rtejustify »>
    Trois années de conflit sur le prolongement du métro vers Labège viennent de prendre fin. Lors d’une réunion de concertation publique sur le PDU début décembre, le Grand Toulouse et le Sicoval, les deux frères ennemis du syndicat mixte des transports en commun de l’agglo toulousaine Tisséo-SMTC, ont fait la paix en annonçant conjointement le prolongement de la ligne B du métro vers la zone commerciale et tertiaire de Labège Innopole. Cinq stations nouvelles et 5 km de voies, avec un tunnel sous le canal du Midi et une partie aérienne permettant de desservir un secteur qui devrait accueillir 40 000 habitants et 30 000 emplois de plus d’ici 2030. L’accord conclu entre les deux présidents, à l’issue de trois mois de négociations discrètes, doit être bientôt validé par les intercommunalités.
    C’est bien sûr le coût de ce projet, dans un contexte financier qualifié à Tisséo de « désastreux » après l’élection de Pierre Cohen à la mairie de Toulouse, qui l’avait fait revenir sur une décision annoncée en 2006 par son prédécesseur Jean-Luc Moudenc. Le PDU en cours de concertation publique prévoyait donc un prolongement vers Labège en BHNS, évolutif en métro ultérieurement. Une option rejetée par le Sicoval, certaine de la nécessité d’un mode lourd pour absorber les 40 à 45 000 passagers attendus (30 à 35 000 selon Tisséo). Ce coût, d’abord évalué à 450 millions d’euros, a été réévalué entre 341 et 370 millions d’euros à la suite de réunions techniques menées avec Siemens et Vinci. Ainsi, Tisséo-SMTC, financé en majorité par le Grand Toulouse, augmente sa participation à 133 millions d’euros (dont 33 millions du conseil général), le Sicoval ajoute 133 millions de contribution directe. « Cette somme proviendra de partenariats public-privé élaborés pour l’aménagement d’Innométro […] et à la taxe foncière payée par les entreprises, évaluée à 4 à 5 millions par an, détaille François-Régis Valette, le président du Sicoval. Il reste donc 75 millions d’euros à trouver. Nous pouvons obtenir au minimum 40 millions au titre du Grenelle II, 20 millions via des dispositifs européens. Nous espérons 15 millions supplémentaires de la part du conseil général dont le président a toujours soutenu ce prolongement. » Ce financement devra être bouclé en 2014. François-Régis Valette s’est réjoui de cette décision « qui améliorera la vie de nos concitoyens de la grande agglomération toulousaine qui sont quotidiennement coincés dans les bouchons ». Pierre Cohen s’est félicité pour sa part d’un accord « qui conforte notre ambition d’une desserte équilibrée de l’agglomération et d’un meilleur partage de l’espace public ». Le calendrier annoncé par Tisséo prévoit une concertation publique et un choix du maître d’œuvre au premier trimestre 2012, deux ans et demi d’études à l’issue desquelles les travaux pourront débuter en 2015, pour une mise en service en 2019.
        

    Catherine Sanson-Stern
     

  • Le premier train Moscou – Paris est arrivé

    Le 13 décembre à 20h31, le premier train reliant Moscou (gare de Biélorussie) et Paris est arrivé à l’heure à la gare de l’Est, après un parcours de 3 177 km à travers cinq pays et sur deux écartements, 38 heures 40 et 17 arrêts compris. Composé de voitures-lits de luxe (avec bar), de 1re et de 2de classe, ainsi que d’une voiture-restaurant (une à voie large de Moscou à Brest (Biélorussie) et une autre à voie normale de Varsovie à Paris), fraîchement rénovées et autorisées à 200 km/h, ce train succède à la voiture-lit qui reliait depuis 2007 les capitales russe et française. A l’arrivée, ce deuxième train franco-russe, après le Moscou – Nice lancé il y a 15 mois, a été inauguré en présence de Thierry Mariani, ministre chargé des Transports, et Mikhaïl Akoulov, vice-président des RZD (chemins de fer russes), avec Patricia Kaas comme marraine de cet événement aux accents très « parisiens ». Officiellement, le succès est déjà au rendez-vous pour cette relation assurée trois fois par semaine en hiver (la fréquence passera à cinq allers et retours le 24 mars). Le prix d’un aller simple plein tarif Paris – Moscou va de 330 euros (2de classe) à 1 200 euros (single de luxe) pour un adulte.
     

  • Espagne : premières mesures d’austérité de Mariano Rajoy pour le rail

    Pas encore en fonction, le nouveau gouvernement de Mariano Rajoy a fait entrevoir les premières mesures d’économie qu’il compte mettre en œuvre pour les chemins de fer. Le Parti populaire à présent au pouvoir entend ralentir la construction de certaines lignes à grande vitesse (AVE), à commencer par les tronçons qui restent à adjuger entre Madrid et la Galice. Lui-même Galicien, Mariano Rajoy juge moins urgentes les sections entre Zamora et Ourense, soit un investissement de 200 millions d’euros. De même, souhaite-t-il retarder l’adjudication d’un appel d’offres pour la maintenance des trains AVE.     

    M. G.

  • Colombie : l’Adif espagnole s’investit dans la gestion de lignes fret

    L’Adif (le RFF espagnol) vient de ratifier un accord de coopération avec Fenoco, Ferrocarriles del Norte de Colombia. Avec son partenaire privé Assignia-Essentium déjà engagé en Turquie, au Mexique et à Bogota, l’Adif investit dans une ligne de fret du nord de la Colombie : sur Chiriguana – Santa Marta, il s’agit de la maintenance, du doublement partiel et de la gestion du trafic sur le tronçon de 230 km entre La Loma et le port de Santa Marta qui exporte ainsi 26 millions de tonnes de charbon par an.

  • Le tramway de Velez-Malaga paralysé faute de fonds

    Depuis début novembre, la ligne de tramway entre le centre de Velez (ville d’Andalousie de 70 000 habitants voisine de Malaga) et la station de Torre del Mar est arrêtée. Inaugurée en 2006, cette liaison de 4,6 km est déficitaire et la Junta de Andalucia (gouvernement régional) refuse désormais de compenser les pertes, étant elle-même à court de ressources.

    M. G.

     

  • A Valence, le prix du billet de bus augmentera de 15 %

    Après plus d’un an de stabilité, l’entreprise municipale de transports (EMT) de Valence a annoncé le 13 décembre la possible augmentation du prix de certains de ses titres de transports. En 2012, le billet simple coûtera 20 centimes de plus qu’aujourd’hui, pour atteindre les 1,5 euro. L’abonnement bus, utilisé par 30 % des voyageurs, passera de 6,95 € à 7,50 €. L’entreprise a déclaré vouloir « favoriser l’utilisation des titres multivoyages ». Selon le quotidien El Pais, EMT justifie cette revalorisation des tarifs par l’augmentation des prix du carburant, qui a fait grimper l’indice du prix des titres de transport de 19,3 % cette année. Selon ce même quotidien, l’entreprise aurait dépensé plus d’un million d’euros en carburant cette année.

  • Le retour du Francilien

    Le retour du Francilien

    Fin septembre, la SNCF a signé avec Bombardier un accord pour la reprise des livraisons du Francilien. class= »rtejustify »>
    Fin septembre, la SNCF a signé avec Bombardier un accord pour la reprise des livraisons du Francilien. Deux raisons à cela : l’amélioration de la fiabilité de ce nouveau matériel, avec désormais moins de 100 incidents au million de kilomètres, et le fait que la SNCF souhaite « déverminer » les rames neuves avant le changement de service du 11 décembre. Par ailleurs, avec 23 rames fabriquées mais stockées autour de son site de production à Crespin, Bombardier commençait à s’asphyxier. C’est la rame 26 H (Z 50051/52) qui a ouvert le ballet en arrivant le 30 septembre à Joncherolles. La livraison a repris à raison d’une, puis deux rames par semaine. L’objectif étant d’atteindre 40 rames fin 2011 pour la ligne H : 33 rames seront alors engagées tous les jours. La meilleure fiabilité du matériel permet de nombreuses circulations en UM sur Paris – Luzarches et Paris – Persan-Beaumont par Monsoult. Depuis le 9 novembre, des rames commencent à circuler sur Paris – Pontoise et Paris – Persan par Valmondois. En 2012, 42 rames doivent être livrées. En janvier 2013, Paris-Nord disposera alors de la totalité de son parc, ce qui entraînera la disparition des petits gris (rames Z 6100) et le transfert à Montparnasse des rames VB 2N.
        

    Marc CARÉMANTRANT

  • Alstom : les questions sans réponses de l’accident meurtrier du train d’essais

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    Que s’est-il passé pour que le train d’essais d’Alstom, un Régiolis, tue trois ouvriers qui travaillaient sur la voie le 1er décembre dans la Meuse ? Interrogé par Ville, Rail & Transports, Alstom refuse de répondre, se retranchant derrière l’enquête en cours. La veille de l’accident, l’heure de l’essai avait été avancée. L’accident est survenu sur une portion de 11 km de ligne, située entre Loxéville et Willeroncourt, et parallèle à la ligne ferroviaire classique Paris – Strasbourg. Cette voie avait été louée par Alstom auprès de RFF pour 15 ans. Bernard Aubin, du syndicat First, s’interroge : « Comment peut-on concevoir de laisser des employés travailler au milieu d’une voie empruntée par des trains roulant à 100 km/h sans la moindre mesure de protection ? » Selon un autre bon connaisseur du secteur ferroviaire, « le fait qu’Alstom ait mené ses essais en dehors d’une structure habilitée – comme par exemple sur le centre d’essais ferroviaires de Valenciennes, où tout est sous contrôle, ou sur une ligne exploitée par la SNCF –, sur une voie louée directement à RFF, est à ma connaissance une première. Du coup, le constructeur ne bénéficie pas de l’expérience d’un opérateur ».