Votre panier est actuellement vide !
Catégorie : Ferroviaire
Retrouvez toute l’actualité ferroviaire: lignes, matériels ferroviaires et l’actualité des constructeurs et des opérateurs en France et l’international.

Tarification en Ile-de-France : quelles priorités ?
Suite aux élections régionales de 2010, la promesse électorale d’une zone tarifaire unique pour les abonnés au passe Navigo francilien revient dans l’actualité puisque Cécile Duflot, présidente du groupe Europe Ecologie Les Verts au conseil régional d’Ile-de-France, semble conditionner son vote du budget 2012 à la mise en œuvre de cette réforme tarifaire. Cette idée, qui n’était pas portée par les Verts avant 2010, transcende les clivages politiques puisqu’elle figurait au programme de Jean-François Copé aux régionales de 2004, ainsi que dans le programme des communistes depuis longtemps. Notre association d’usagers souhaite, à travers cette tribune et une lettre ouverte adressée aux conseillers régionaux d’Ile-de-France, donner son avis sur ces questions tarifaires et faire part de ses priorités.
Par Marc Pelissier, secrétaire général de l’Association des usagers de transports (AUT) Fnaut Ile-de-France
class= »rtejustify »>
La tarification francilienne est parfois complexe, injuste ou trop élevée, même si des progrès ont été réalisés ces dernières années. Par exemple, il faut noter que des mesures de limitations des tarifs d’abonnement les plus élevées ont déjà été prises par le Stif. Il y a d’abord eu la fusion des zones 6 à 8 au tarif de la zone 6 en 2007 pour un coût annuel de 5 millions d’euros. Puis la fusion des zones 5 et 6 au tarif de la zone 5 en juillet 2011 pour un coût annuel de 20 millions d’euros. Ainsi, de 2009 à 2011, les abonnés de l’ex-zone 6 ont vu leur tarif baisser de 10 % tandis que les abonnés de Paris et des communes limitrophes ont connu une hausse de 12,5 %.Zone unique : avantages et inconvénients
Il est vrai qu’en première approche, le passe Navigo à tarif unique présenterait certains avantages :
– simplification radicale du système tarifaire ;
– suppression des frontières artificielles du zonage actuel en petite et grande couronne ;
– baisse des tarifs pour ceux qui vont à Paris dans des secteurs mal desservis.
Mais d’autres considérations conduisent à s’interroger sur l’opportunité du tarif unique :
– le tarif unique paraît peu pertinent économiquement : les études montrent bien que le coût de production de l’offre de transport est pour une grande part proportionnel à la distance parcourue, il faut que les tarifs reflètent un minimum cette réalité. D’ores et déjà, d’après le Stif, les abonnés des zones 1-2 paient 50 % du coût réel, tandis que les abonnés de la zone 5 paient 31 % de celui-ci ;
– le tarif unique paraît peu pertinent écologiquement : il fait croire que les déplacements longs ne coûtent rien à la collectivité et peut favoriser l’étalement urbain, déjà largement engagé du fait du prix des logements. Il faut au contraire favoriser les déplacements courts, même en transport en commun ;
– le tarif unique paraît peu pertinent socialement : les études montrent qu’il n’y a pas de corrélation forte entre le niveau de vie et la distance du lieu d’habitat par rapport à Paris. De plus il existe une tarification sociale allant jusqu’à la gratuité pour les publics les plus en difficultés ;
– le tarif maximum de l’abonnement mensuel est de 110 euros depuis juillet 2011. 90 % des abonnées bénéficient d’un remboursement à 50 % (voire plus) et supportent donc 55 euros par mois. Sur la base de 20 allers-retours par mois, cela fait 2,75 euros par aller-retour ou 1,38 euro par trajet. Ces prix sont bien acceptés dès lors que le service offert n’est pas dégradé ;
– le différentiel de prix entre transports en commun et véhicule particulier, déjà significatif, va augmenter du fait de la hausse inéluctable du prix des carburants. Il n’est donc pas nécessaire de baisser le prix des abonnements TC pour inciter au report modal. D’ailleurs, vu la saturation actuelle de nombreuses lignes en heure de pointe, s’il y avait un afflux d’usagers liés à une baisse des tarifs, cela pourrait être pénalisant pour l’ensemble des usagers ;
– la zone unique aboutirait à un fort effet de « mur tarifaire » aux frontières de l’Ile-de-France, notamment avec la Picardie, ce qui pourrait engendrer des afflux de véhicules aux abords des gares franciliennes en limite de la région.
Au-delà de ces aspects, c’est surtout le niveau de prix qui conditionne l’acceptabilité du tarif unique. Il serait sûrement bien accueilli s’il était proche de celui de l’abonnement le moins cher actuel. Or, d’après une étude du Stif, cela représenterait un manque à gagner de plus de 500 millions d’euros par an. Manifestement il n’y a pas à court terme de recettes nouvelles pour y faire face. L’alternative d’un tarif unique à isorecettes, qui serait à au moins 80 euros par mois, conduirait à des augmentations brutales de tarifs de 30 à 40 % pour tous les abonnés à deux zones actuelles, qu’ils soient habitants de Paris et des communes voisines, mais aussi habitants d’autres secteurs faisant des déplacements locaux. Une telle évolution serait totalement inacceptable. Cela pourrait entraîner certains usagers à se détourner des abonnements au profit des tickets T+ avec une hausse possible de la fraude et des pertes de temps liés à la vente des billets à bord des bus. Cela pénaliserait aussi la grande majorité des collégiens et lycéens abonnés Imagine’R qui n’ont que deux zones actuellement et verraient leur tarif augmenter fortement.Les usagers occasionnels oubliés ?
Les discussions se concentrent sur les abonnements mais les évolutions prioritaires devraient concerner les trajets occasionnels au prix trop souvent dissuasif notamment sur le réseau RER et Transilien. Ainsi, par exemple, un aller-retour Paris – Mantes-la-Jolie coûte 16 euros, alors que l’abonné paie 5, 50 euros (sur la base de 20 trajets par mois), ce prix étant ramené à 2,75 euros pour la grande majorité compte tenu du remboursement employeur. L’usager occasionnel paie donc 3 à 6 fois plus cher ! Même si l’abonnement doit rester plus avantageux, il n’y a aucune raison d’avoir un tel écart de prix. Il faut souligner qu’en grande couronne, les abonnements ne sont souscrits que par 10 à 15 % de la population, alors que les usages occasionnels concernent davantage d’individus. C’est pourquoi nous recommandons la mise en œuvre progressive des mesures ciblées suivantes.
Pour les trajets hors abonnement :
– baisser le prix des tickets sur le réseau ferré de grande banlieue, notamment en plafonnant ces prix comme on l’a fait pour les abonnements.
– Etendre les possibilités de correspondance des différents tickets (exemple : correspondance bus/métro avec le même ticket).
– Mettre en œuvre le complément de parcours en faveur des titulaires d’abonnements sur Passe Navigo voyageant ponctuellement au-delà de leurs zones souscrites.
– Créer des tickets « famille » ou « petits groupes », à l’image de ce qui existe à Berlin et dans plusieurs agglomérations en province.
– Introduire le paiement électronique prépayé, avec une carte type Monéo.
Pour les abonnements :
– étendre le dézonage le week-end, actuellement réservé à Imagine’R, à tous les abonnés.
– En cas de stationnement payant à proximité des gares, étudier la faisabilité d’inclure celui-ci à tarif préférentiel dans l’abonnement.
– Envisager des abonnements low-cost pour les courts trajets. Par exemple, proposer une carte à 30 ou 40 euros par mois donnant accès à une seule ligne de bus, de manière à réduire l’avantage du faible coût marginal de la voiture sur les trajets courts.Les autres besoins de financement
Nous considérons que la première attente des Franciliens réside dans la densité de l’offre de transport et, pour les mieux servis, dans la qualité de service. A juste titre, elle est jugée souvent médiocre par les usagers. Ils n’admettent pas de payer plus chers quand elles ne s’améliorent pas.
C’est pourquoi les mesures tarifaires ne devront pas remettre en cause les investissements en faveur de la qualité de service ni les renforts d’offre, notamment sur les réseaux de bus de banlieue. Comme le prévoit le projet de PDUIF adopté par le Stif, pour atteindre l’objectif d’augmenter l’offre TC de 25 % d’ici 2020, il est indispensable de consacrer dès 2012 au moins 40 millions d’euros par an à ces renforts, indépendamment des coûts pour l’exploitation des lignes de tramways et métros prolongées l’an prochain.
Plus globalement, l’ampleur des besoins de financement en fonctionnement, les marges de manœuvre limitées des collectivités locales et la fragilité des recettes du versement transport (très sensible à la croissance économique) laissent craindre des difficultés pour boucler le budget du Stif dès 2012. Les tarifs ne doivent pas être la variable d’ajustement de ce budget. Il faut donc rechercher de nouvelles ressources. Le « rezonage » du versement transport accordé par le législateur n’est clairement pas suffisant.
Bruxelles demande plus de transparence dans les services ferroviaires
class= »rtejustify »>
Le Parlement européen a adopté le 16 novembre en première lecture la refonte des textes initiés en 2001 sur la libéralisation des services ferroviaires. Le rapport de la député italienne Debora Serrachianni insiste sur la nécessaire transparence financière et la séparation des comptes entre gestionnaires du réseau ferroviaire et opérateurs de transport qui font partie d’une même structure. Le rapport invite par ailleurs les Etats membres à veiller à l’indépendance et à l’impartialité des autorités nationales de régulation. Enfin, le Parlement demande à la Commission d’aller plus loin dans la libéralisation et de présenter d’ici fin 2012 une proposition sur la séparation complète entre gestion de l’infrastructure et de l’exploitation et sur l’ouverture à la concurrence des marchés nationaux de transport ferroviaire de voyageurs. Le Conseil adoptera d’ici début 2012 sa position commune en première lecture avant que le Parlement puisse entamer la deuxième lecture, à achever en 4 mois.Marie Raimbault
La DB investit 30 millions pour lutter contre le froid
Deutsche Bahn va investir 300 millions d’euros d’ici à 2015, dont 70 millions d’euros cette année, dans l’amélioration de son service pendant les mois d’hiver. La compagnie veut notamment doubler à 16 000 le personnel affecté au déblaiement de la neige et se doter de nouvelles machines de dégivrage des trains.
L’institut de recherche Railenium confirmé
class= »rtejustify »>
Le préfet du Nord a officiellement entériné, mi-novembre, la création de Railenium, un des huit instituts de recherche technologiques français, sélectionné en mai au titre du grand emprunt. Les élus du conseil régional du Nord-Pas-de-Calais ont approuvé les statuts de la fondation de coopération scientifique, qui sera le siège de l’institut de recherche et d’une société qui exploitera le futur centre d’essais ferroviaires (CEEF) prévu à Aylnoye-Aymeris-Bachant, à proximité de Valenciennes. Une subvention de 1.3 million d’euros a également été votée, elle est destinée à poursuivre les études préliminaires pour les infrastructures et les bâtiments de cette boucle ferroviaire.
Le Centre va subventionner les navetteurs vers l’Ile-de-France
Les navetteurs Orléans – Paris, et plus généralement les Vendômois ou Tourangeaux travaillant en Ile-de-France, ne débourseront plus que 75 euros maxi par mois pour gagner leur entreprise quotidiennement. C’est la mesure que vient d’adopter le conseil régional
du Centre, qui va subventionner la « mobilité professionnelle des salariés », accentuant ainsi le phénomène de « banlieurisation » de la région. En adoptant, le 20 octobre, une « aide complémentaire à la mobilité professionnelle des salariés », le conseil régional du Centre a voulu donner un « coup de pouce au pouvoir d’achat ». Cette aide bénéficiera aux salariés porteurs d’un abonnement SNCF de plus de 150 euros par mois. Après la prime transport due par l’employeur, l’abonné ne doit pas supporter in fine une charge mensuelle de plus de 75 euros, soit un trajet inférieur à 2 euros en 2de classe. Cette mesure est valable pour les trains TER, Transilien ou TGV, ce qui va d’abord favoriser les salariés partant travailler chaque matin en région parisienne. Pendant longtemps, la région a fait du développement endogène une priorité inaltérable. « Mais la réalité est là, constate François Bonneau, président PS de la région, l’emploi et la matière grise sont d’abord concentrés en Ile-de-France et les coûts de transport pèsent de plus en plus sur le pouvoir d’achat. » Au total, 8 000 abonnés (dont 1 900 au départ d’Orléans, 700 de Chartres ou 500 de Montargis) devraient bénéficier de cette aide dès son lancement, le 1er janvier prochain. De fait, le dispositif bénéficiera à de nombreux cadres (notamment utilisateurs du TGV au départ de Tours et de Vendôme). Faute de pouvoir obtenir une carte Orange (uniquement disponible dans une ville régionale, Malesherbes), la région créée donc son propre dispositif qui, pour certains, « pourrait accentuer le déménagement régional ». De plus en plus de salariés régionaux travaillent en effet en Ile-de-France, alors que de nombreux Franciliens déménagent désormais dans les « franges franciliennes », accentuant le phénomène de « banlieurisation » et le développement de vastes zones pavillonnaires.« Coût exponentiel » ?
En effet, près de 85 % des abonnés « domicile – travail » éligibles à cette aide travaillent en région parisienne. En cinq ans, la région Centre a ainsi accueilli 87 000 entrées de Franciliens, leur seconde terre d’accueil après Paca. Et chaque année ce sont près de 1 500 familles franciliennes qui s’installent dans l’agglomération orléanaise. C’est pourquoi Xavier Beulin, président du CESR, parle du nouveau dispositif régional comme « d’une contribution à une nouvelle culture de la mobilité et à l’aménagement du territoire régional ». Pourtant, Jean-Michel Bodin, vice-président de la région en charge des transports et initiateur de cette aide réclame de la vigilance : « Ce dispositif est-il une aide à l’aménagement du territoire dans le bon sens ou dans le sens inverse ? », se demande-t-il. De plus, selon lui, son coût pourrait aussi devenir « exponentiel », avec une charge de 5,2 millions d’euros en 2012, puis 6 millions en année pleine. Et cela d’autant plus que d’ici à 2020 le conseil régional veut augmenter de 50 % la fréquentation de ses trains, en particulier sur Chartres – Paris, où l’arrivée de 13 nouvelles rames en 2013 et le cadencement vont dégager de fortes capacités. Cette aide régionale pourrait donc constituer « un appel d’air » pour accentuer la « banlieurisation » de la région. C’est d’ailleurs pourquoi Charles-Eric Lemaignen, président de l’Agglo d’Orléans et membre du bureau du Gart, aurait préféré d’autres priorités comme, « l’investissement de la région sur les lignes malades » au départ de Chartres et Orléans vers Paris.
Jean-Jacques TALPIN

La situation catastrophique de Novatrans s’affiche enfin
SNCF Geodis reconnaît qu’il n’a pas réussi à redresser Novatrans. Selon la direction, il faudrait remettre à plat le système de fonctionnement de l’opérateur de transport combiné rail-route.
class= »rtejustify »>
L’assemblée générale du GNTC (Groupement national des transports combinés) s’est tenue le 20 octobre sous le signe d’un début de réconciliation avec la SNCF. Après la prise de contrôle de Novatrans par la SNCF en 2009, les relations entre cette dernière et les routiers s’étaient considérablement dégradées. En remettant de l’argent au pot, la SNCF pensait qu’elle allait relancer l’opérateur de transport combiné rail-route. Las, deux ans plus tard, Novatrans va au plus mal. Et c’est tout le secteur qui souffre. Selon les chiffres qui circulent dans le milieu, la filiale de la SNCF aurait perdu plus de 11 millions d’euros en 2010. Depuis le début de l’année, les pertes seraient déjà du même ordre. Sans entrer dans les chiffres, Pierre Blayau, le patron de SNCF Geodis, invité à s’exprimer lors de l’AG du GNTC, a reconnu que son groupe n’avait pas su redresser Novatrans. « Nous sommes revenus à la case départ : nous sommes confrontés aux mêmes difficultés qu’en 2008 », a-t-il seulement indiqué. Et de tendre la main à l’ensemble de la profession du transport combiné : « Nous sommes prêts à travailler de façon plus étroite avec le secteur. » Car s’il reconnaît un échec, il s’interroge aussi sur « le modèle économique de Novatrans ». En clair, il souhaiterait remettre en cause le fait que Novatrans ne puisse pas dialoguer directement avec ses clients. Or, c’est une des données de base du fonctionnement de l’opérateur rail-route imposée par les routiers, tant ils craignent la puissance de feu de Geodis. Autre obstacle, selon Pierre Blayau, les conventions d’occupation temporaire des plateformes de transport combiné. C’était l’une des conditions posées par l’Autorité de la concurrence pour autoriser le rachat par la SNCF de Novatrans : il fallait mettre fin à la mainmise de Novatrans et de Naviland Cargo, autre filiale de la SNCF, sur la plupart de ces plateformes. La solution proposée par SNCF Geodis – la mise en place de sociétés par actions simplifiées qui permettent aux opérateurs d’entrer au capital en fonction de leur volume d’activité –, ne satisfait personne. « Nous n’avons pas vocation à défendre cette situation. S’il faut en changer, c’est possible. Soit par le biais d’une solution publique, soit privée », affirme Pierre Blayau. De nouvelles bases sont-elles possibles ? Oui, répond Gérard Perrin, le président du GNTC, qui estime que « le système a besoin d’être remis à plat ». Message partagé par Pierre Blayau, qui appelle à un dialogue et « à un examen collectif de la situation ». Mais derrière cette belle unanimité sur le diagnostic, le chemin pour réconcilier les parties s’annonce tortueux.
Marie-Hélène POINGT
Russie : l’homme le plus riche du pays investit dans le fret ferroviaire
class= »rtejustify »>
L'homme le plus riche de Russie, Vladimir Lissine, va racheter 75 % de PGK, la filiale de fret de la compagnie russe de chemins de fer RZD pour environ 3 milliards d'euros, a annoncé le 28 octobre sa holding spécialisée dans les transports, Universal Cargo Logistics Holding (UCLH). PGK est le plus gros opérateur de fret en Russie, dont le réseau ferré est l'un des plus étendus au monde avec plus de 85 000 kilomètres de voies. La société possède plus de 200 000 wagons de transport de marchandises, selon le communiqué.Convention collective du fret ferroviaire : l’avant-dernière étape
class= »rtejustify »>
Après un an de négociations avec les syndicats, l’organisation patronale Union des transports publics (UTP) a signé le 31 octobre avec la CFTC, la CGC, la CGT, la Fgaac et l’Unsa un accord de branche relatif à la formation professionnelle dans le transport de fret ferroviaire. Cinq accords (notamment sur l’organisation et le temps de travail) ont été conclus depuis qu’ont été lancées en 2006 les discussions pour mettre au point la convention collective du transport de fret ferroviaire. Ne reste plus pour achever cette convention qu’à conclure un accord sur la prévoyance et les maladies professionnelles. Ce qui pourrait être fait début 2012, selon l’UTP.Suisse : CFF cherchent millions pour l’entretien du réseau
class= »rtejustify »>
Le président du conseil d’administration des CFF Ulrich Gygi estime avoir besoin de 500 à 700 millions de francs supplémentaires par an, soit de 400 à 570 millions d’euros, pour entretenir le réseau ferroviaire. Dans une interview au quotidien Blick, il espère que le nouveau Parlement prendra sa demande en compte, car le développement du réseau des CFF a été négligé jusque dans les années 1970 : « A l’époque, on construisait un réseau autoroutier », explique-t-il. Le retard a ensuite été rattrapé avec différents projets, « Rail 2000 » ou les nouvelles transversales alpines (NLFA). Mais « le Parlement a mis l’accent sur les nouvelles constructions ». De plus, ces 25 dernières années, plusieurs programmes d’économies ont fait que d’importants crédits aux CFF ont été supprimés. D’où ses besoins actuels supplémentaires pour financer l’entretien du réseau.
Deux appels d’offres pour la ligne à grande vitesse Moscou – Saint-Pétersbourg
class= »rtejustify »>
Avant la fin de l’année, le gouvernement russe devrait lancer un appel d’offres pour la construction de la LGV Moscou – Saint-Pétersourg. C’est Denis Mouratov, directeur général de la société Lignes à grande vitesse, une filiale de Russian Railways, RZD, qui l’a annoncé le 8 novembre. Début 2012 se tiendra le concours de sélection du ou des maîtres d’œuvre des travaux de préparation du territoire. Ensuite, avant fin août 2012, le gouvernement devrait examiner et approuver l’organisation d’un second appel d’offres, en vue de la construction de la ligne de 660 km. Les gares de Moscou et de Saint-Pétersbourg devront de plus être agrandies. On connaît déjà 5 prétendants, il s’agit des leaders mondiaux de la construction de LGV de France, d’Allemagne, de Chine, d’Espagne et de Corée du sud. Le montant du projet est de 23,2 milliards de dollars (valeur 2010), soit 17 milliards d’euros. La nouvelle ligne reliera Moscou à Saint-Pétersbourg en 2 h 30, les trains pouvant rouler jusqu’à 400 km/h. Elle passera par les régions de Novgorod, Tver, Moscou et Leningrad.