Catégorie : Ferroviaire

Retrouvez toute l’actualité ferroviaire: lignes, matériels ferroviaires et l’actualité des constructeurs et des opérateurs en France et l’international.

  • Consensus sur la LGV interconnexion Sud de l’Ile-de-France

    Consensus sur la LGV interconnexion Sud de l’Ile-de-France

    Oui à la ligne à grande vitesse d’interconnexion au sud de l’Ile-de-France. D’après la commission nationale du débat public (CNDP) qui a présenté ses conclusions le 12 juillet, il y a un consensus sur ce projet fortement défendu par Réseau Ferré de France pour l’horizon 2020-2025. Oui à la ligne à grande vitesse d’interconnexion au sud de l’Ile-de-France. D’après la commission nationale du débat public (CNDP) qui a présenté ses conclusions le 12 juillet, il y a un consensus sur ce projet fortement défendu par Réseau Ferré de France pour l’horizon 2020-2025. Pour le gestionnaire des infrastructures, ce projet est en effet essentiel pour améliorer le réseau existant. Il doit permettre aux TGV d’effectuer des parcours de province à province sans passer par Paris, alors qu’actuellement, ils passent par une ligne classique entre Massy et Valenton également utilisée par d’autres trafics, fret et surtout RER C. Une ligne dédiée aux TGV permettrait certes d’accélérer les temps de parcours mais aussi de fluidifier les circulations et de désaturer les gares parisiennes. RFF souhaite également renforcer l’intermodalité entre le TGV et l’avion grâce à la création d’une gare connectée à l’aéroport d’Orly. « Cette proposition recueille l’avis favorable de presque tous les acteurs », note la CNDP en précisant que le principe d’une gare souterraine est plébiscité.
    Deux tracés ont été retenus au cours des débats, l’un reliant grâce à un tunnel de 18 km Massy-Orly et Valenton-Limeil-Brévannes, avec éventuellement la création d’une gare à Villeuve-Saint-Georges (Val-de-Marne) pour un coût 3,1 milliards. L’autre desservirait le secteur de Sénart (Seine-et-Marne), avec un tunnel de 31 km et une gare à Lieusaint pour un coût de 3,3 milliards d’euros. Selon RFF, le gain de trafic annuel serait de 3,3 millions de voyageurs par an à Villeneuve et de 3,6 millions à Lieusaint, mais les deux « ne drainent pas les mêmes voyageurs », note François Perdrizet, le président de la commission particulière du débat public.
    Reste que la question déterminante du financement est encore loin d’être réglée. La CPDP rappelle que le choix de réaliser une ou deux gares induit une « dépense supplémentaire loin d’être négligeable ». « Ce qui a conduit RFF à se demander au cours de débat si un scénario à une seule gare ne suffirait pas à répondre aux fonctionnalités de base du projet », souligne le CPDP.
    Le gestionnaire du réseau ferré devrait faire connaître sa position au cours de son prochain conseil d’administration le 22 septembre. Une concertation est également prévue en septembre concernant l’aménagement de la ligne existante où, sur certains tronçons, les trains circulant dans les deux sens passent sur une voie unique. Un projet d’une centaine de millions d’euros, rappelle François Perdrizet.    

     

    M.-H. P.

  • Ouzbékistan : le premier TGV du pays relie Tachkent à Samarkand

    L’Ouzbékistan a présenté le 30 août à la presse le premier train à grande vitesse dans cette région d’Asie centrale, qui reliera début septembre la capitale Tachkent à Samarkand, ville riche en monuments historiques. Fabriqué par le groupe espagnol Patentes Talgo, l’AVE 250 connectera les deux plus grandes villes du pays, distantes de 344 km, en 2 heures 10 contre 3 heures 35 actuellement, à une vitesse pouvant atteindre 254 km/h. Le premier train a été livré le 22 juillet, le 2e est attendu début septembre, au terme d’un contrat de 38 millions d’euros. Baptisé « Afrasiab », nom de la partie la plus ancienne de la vieille ville de Samarkand, le train comprend huit voitures, dont deux de première classe. Les autorités espèrent que la ligne à grande vitesse, qui devrait être prolongée jusqu’à la ville médiévale de Boukhara grâce à l’aide de la Banque asiatique de développement, permettra de développer le tourisme dans le pays.
     

  • Le tramway de Jérusalem circule

    Presque vingt ans avoir été envisagé, le tram de Jérusalem a emporté ses premiers voyageurs le 19 août. Ce projet controversé – les responsables palestiniens considérant qu’il s’agit d’une « judaïsation » de Jérusalem-Est, le tram reliant les quartiers juifs, à l’ouest, aux territoires occupés de Jérusalem-Est, via le centre-ville et en longeant les quartiers arabes – n’est toutefois pas encore 100 % opérationnel. Les rames Alstom circulent dans la ville sainte pendant deux semaines sans faire payer les voyageurs. D’ici peu, le tram couleur argent devrait transporter au moins 100 000 personnes par jour, soit 40 % des utilisateurs des transports publics. Ses 14 km (24 stations) ont coûté 250 millions d’euros. Initialement partie du consortium CityPass chargé de la construction et de l’exploitation du tram, Veolia Transport s’est retiré en 2010. L’exploitation est assurée par le groupe de transports israélien Egged Holding Ltd pendant 27 ans.
     

  • RFF : Luc Roger arrive aux affaires européennes et internationales, Hervé de Tréglodé part au CGEDD

    Luc Roger devient à partir du 1er septembre directeur des affaires européennes et internationales de RFF. Ancien directeur de la communication, il était dernièrement directeur Haute et Basse Normandie. Il est remplacé à ce poste par Sandrine Chinzi, jusqu’à présent directrice du PPP Bretagne Pays de la Loire. Le 1er septembre également, Hervé de Tréglodé, DGA du pôle client et services, un des dirigeants historiques de RFF, quitte Réseau ferré de France pour rejoindre le conseil général de l’environnement et du développement durable. Ses fonctions sont occupées par intérim par Alain Quinet, directeur général délégué.
     

  • Vinci propose ses services au métro moscovite

    Les besoins du pays étant très importants, le marché russe attise les convoitises, qu’il s’agisse du ferroviaire comme du stationnement. Vinci a récemment soumis à la mairie de Moscou ses projets de participation aux appels d’offres pour construire des parkings et prolonger des lignes de métro, selon le quotidien économique russe Vedomosti. Le groupe français, qui gère déjà le parking de l’aéroport international de Sheremetyevo au nord-ouest de la capitale russe, aurait proposé ses services en association avec le milliardaire Arkadi Rotenberg, un proche du Premier ministre Vladimir Poutine. D’ici à cinq ans, Moscou prévoit de créer près de 2 millions de places de parking. Côté métro, la mairie envisage d’investir 8,5 milliards d’euros pour ouvrir 75 km de nouvelles lignes et 14 stations d’ici à 2014 !
     

  • Lisbonne donne la priorité au fret

    Après avoir annoncé la « suspension » de sa participation au projet de LGV Lisbonne – Madrid, le gouvernement portugais a indiqué qu’il comptait donner la priorité à la construction d’une liaison dédiée au fret ferroviaire entre le port de Sines et la frontière espagnole, rapporte WK-Transport-Logistique du 30 août. Selon le journal, les pouvoirs publics estiment qu’en l’absence de cette liaison les exportations portugaises subissent un surcoût de l’ordre de 20 %.

  • La SNCF veut tester la location de scooters électriques

    La SNCF doit expérimenter à partir de septembre un nouveau service à la gare de Paris-Montparnasse en louant des scooters électriques à la demi-journée ou à la journée en partenariat avec Peugeot. « Ces véhicules électriques seront disponibles dans différentes agences de location en gare de Paris-Montparnasse. Ce service sera facturé 18 euros la demi-journée, 25 euros la journée, et 21 euros la journée supplémentaire », indique SNCF Connections, le magazine du groupe SNCF, sur son compte Twitter. Selon l’exploitant ferroviaire, ce nouveau service s’adressera surtout aux voyageurs fréquents, qui font un aller-retour dans la journée, sans contrainte de bagage.
     

  • Allemagne : un système de bonus-malus pour réduire le bruit des trains de fret

    Un accord vient d’être signé entre la Deutsche Bahn (DB) et le ministère allemand des Transports pour formaliser le projet de réduction des nuisances sonores des trains de fret, rappelle le Centre d’analyse stratégique dans son Panorama n° 48, publié le 22 août. Un système de bonus-malus en fonction du bruit des trains de fret va être instauré d’ici à la fin 2012. « Les wagons équipés des nouvelles semelles de freins composites, matériel développé par la DB, bénéficieront d’un bonus, tandis que les autres seront taxés d’un malus », écrit Christine Raynard, chargée de mission au département développement durable du CAS, en soulignant que ce système sera financé par une subvention de l’Etat fédéral pendant huit ans, puis alimenté à parts égales par le secteur ferroviaire et les pouvoirs publics. Ce dispositif permettrait de réduire d’environ 10 dB le niveau sonore au freinage. Le ministère allemand espère que 180 000 wagons pourront en être équipés entre 2012 et 2020, pour un montant de plus de 300 millions d’euros.
     

  • Les Suisses toujours premiers utilisateurs du train au monde

    Chaque Suisse a parcouru en moyenne 2 248 km en train l’année dernière, ce qui en fait les premiers utilisateurs ferroviaires au monde, loin devant les Japonais (1 910 km). Ils sont suivis par le Danemark (1 322 km), la France (1 320 km) et l’Autriche (1 227 km), selon des chiffres présentés début août par l’Union internationale des Transports Publics.

  • Report de l’appel d’offres pour le matériel roulant Crossrail

    Le 30 août, la direction du projet Crossrail a annoncé un report de l’appel d’offres sur la fourniture des quelque 60 rames et du dépôt du futur RER est – ouest londonien. Les soumissionnaires (Alstom, Bombardier, CAF, Hitachi et Siemens) devraient recevoir le dossier en 2012 plutôt que fin 2011, la signature du contrat étant repoussée de fin 2013 à 2014, et la mise en service des rames de décembre 2016 à mai 2017. Officiellement, ce report doit permettre de « réaliser d’importantes économies, en réduisant le délai de mise en service du matériel roulant sur le réseau », tout en prenant en compte des mesures visant à « mettre l’accent sur les intérêts stratégiques du Royaume-Uni », « sur un pied d’égalité avec la concurrence ». Cette intervention en faveur de l’industrie britannique intervient deux mois et demi après la désignation de Siemens comme « preferred bidder » pour la livraison des rames Thameslink, autre grand projet londonien. Une désignation très contestée, car donnant des heures de travail en Allemagne au détriment de l’usine Bombardier de Derby, en Angleterre.