Catégorie : Ferroviaire

Retrouvez toute l’actualité ferroviaire: lignes, matériels ferroviaires et l’actualité des constructeurs et des opérateurs en France et l’international.

  • SEM : Niort restructure son réseau

    SEM : Niort restructure son réseau

    L’agglomération de Niort a lancé une nouvelle formule de son réseau, le 4 juillet dernier. « Le projet de restructuration est né lors de l’élaboration du plan de déplacements urbains », explique Stéphane Pierron, élu en charge des transports et des déplacements. Une étude approfondie, menée pendant deux ans auprès des usagers pour connaître leurs besoins et de leurs habitudes de déplacements, a fait émerger des pôles de forte fréquentation. L’agglomération de Niort a lancé une nouvelle formule de son réseau, le 4 juillet dernier. « Le projet de restructuration est né lors de l’élaboration du plan de déplacements urbains », explique Stéphane Pierron, élu en charge des transports et des déplacements. Une étude approfondie, menée pendant deux ans auprès des usagers pour connaître leurs besoins et de leurs habitudes de déplacements, a fait émerger des pôles de forte fréquentation. En septembre 2010, la Société d’économie mixte des transports de l’agglomération niortaise (Semtan) et les services de transports de la communauté d’agglomération niortaise (CAN) élaborent ensemble le nouveau réseau. Il se structure autour de cinq lignes Chronotan, ainsi nommées parce qu’elles sont cadencées à la fréquence d’un bus toutes les 20 minutes. Sur elles, viennent se greffer les lignes Transtan qui desserviront plus finement les quartiers. Sur certains itinéraires, la fréquence de passage des bus sera même de moins de 10 minutes. La création de trois pôles d’échanges, dont l’un à la gare de Niort, va permettre d’éviter le passage de toutes les lignes par un point unique, en l’occurrence la place de la Brèche, comme c’est le cas actuellement.
    En zone rurale, le maillage permet de desservir toutes les communes de l’agglo. Il se compose de lignes structurantes Intertan, qui permettront de relier directement Niort, complétées par des lignes de rabattement qui fonctionneront sur le principe du transport à la demande (TAD), avec prise en charge aux arrêts mais retour à domicile. Ainsi, chaque commune sera desservie par au moins huit allers-retours. Les usagers auront aussi la possibilité d’emprunter, matin et soir, les bus scolaires (Scoltan) en même temps que les enfants. Pour les personnes handicapées, la CAN a développé le service Mobitan (transport des personnes à mobilité réduite) sur l’ensemble du territoire de l’agglomération. Et dès cet été une ligne sera créée pour desservir les communes du marais Poitevin depuis la gare de Niort : la ligne Maraîchine. L’agglomération a conçu une offre de transports évolutive. Elle pourra s’adapter, dans les années à venir, en fonction des modifications du territoire (nouvelles zones d’activités économiques, nouveaux quartiers ou lotissements à desservir) ou d’un accroissement de la fréquentation. Ainsi, une ligne TAD pourra très bien devenir régulière dès lors qu’on aura constaté un taux de fréquentation satisfaisant. A l’inverse, une ligne régulière peu fréquentée pourra passer en TAD pour éviter les trajets effectués à vide.   

     

     Y. G.

  • Siemens et Indra s’allient sur la signalisation intégrale

    Indra, société espagnole d’électronique industrielle, et Siemens ont conclu fin juin une alliance pour développer ensemble une solution de signalisation ferroviaire complète. Première piste le système RBC (Radio block center) mis au point par Indra à partir des technologies d’enclenchements Simis maîtrisées par le fabricant allemand. S’inscrivant dans la norme européenne ERTMS 2, le RBC est en phase d’homologation et de certification de son interopérabilité au sein du centre de technologie ferroviaire Adif de Málaga. M. G.
     

  • Geodis renonce à acheter Tatex

    Geodis, filiale de la SNCF, et le groupe Tatex (ex-TAT Express) ont indiqué le 13 juillet avoir renoncé à leur rapprochement. l’Autorité de la concurrence avait en effet exprimé, le 21 juin dernier, des « doutes sérieux » sur le rachat de l’entreprise de messagerie express par Geodis, compte tenu de la similarité de leurs activités. En 2010, Geodis a réalisé un chiffre d’affaires de 6,5 milliards d’euros et Tatex d’environ 140 millions d’euros.
     

  • La station Argentine prend ses nouvelles couleurs

    La station Argentine prend ses nouvelles couleurs

    Seule station du métro parisien à porter un nom de pays, Argentine affiche de nouvelles couleurs et se modernise. Inaugurée le 15 juin, elle bénéficie d’une nouvelle scénographie à vocation culturelle. Le but : jouer sur l’ambiance globale des espaces et offrir aux voyageurs de multiples contenus historiques, ludiques, pédagogiques. Seule station du métro parisien à porter un nom de pays, Argentine affiche de nouvelles couleurs et se modernise. Inaugurée le 15 juin, elle bénéficie d’une nouvelle scénographie à vocation culturelle. Le but : jouer sur l’ambiance globale des espaces et offrir aux voyageurs de multiples contenus historiques, ludiques, pédagogiques. Remarquables, huit panneaux équipés de boîtes à lumière dévoilent les photographies des somptueux paysages des chutes d’Iguazú, du grand glacier Perito Moreno, de la Quebrada de Humahuaca… autant de sites naturels et culturels argentins classés au patrimoine mondial de l’Unesco. Parallèlement, six panneaux illustrent l’art et la culture de l’Argentine, pour mettre en valeur le tango, le monde du gaucho, les personnalités marquantes de la société argentine, les dernières tendances artistiques dans le design, le cinéma et le théâtre, le vin et la gastronomie, les traditions agricoles… Quant aux sièges de la station, ils sont bleus, la couleur emblématique de ce pays.
    Original, l’aménagement de cette station est le fruit d’une collaboration, entamée en 2007, entre les ministères du Tourisme, des Relations extérieures, du Commerce international et du culte argentins, et la RATP. Pour le transporteur, qui profite du réaménagement des stations de la ligne 1 à l’occasion de son automatisation, cela contribue à « forger des ambiances, créer des surprises positives avec cet aménagement spécifique, comme un film documentaire qui se prolonge en explications détaillées. » Ils doivent pouvoir être appréciés, un instant ou quelques minutes, tant par le voyageur sur le quai que par celui qui est dans la rame ou sur le quai d’en face. Chargé d’affaire des projets culturels, Olivier Coudert précise que ce cas reste – presque – unique, avec les stations Arts-et-Métiers, avec son sous-marin géant, et Louvre-Rivoli, avec ses statues dans les murs, et n’a pas vocation à se généraliser. Toutefois, des projets parallèles sont évoqués pour Javel-André-Citroën. Avec la même volonté d’y tisser un lien fort entre « le dessus et le dessous ». Plus discrètement, dans près de la moitié des stations de métro, des objets historiques sont disséminés. Comme autant de facteurs « d’émotions positives », modestement distillées, « histoire de ne pas inonder le réseau. »   

     P. G.

  • Début des travaux de la première ligne de tramway de Tours

    Le 11 juillet, les travaux de voies ferrées ont démarré dans trois secteurs à Tours et à Joué-lès-Tours, après la fin des travaux de déviation et de modernisation du réseau. La ligne, composée de 29 stations sur 15 km, traverse ces deux communes. 54 900 voyageurs par jour sont attendus lors de la mise en service qui aura lieu au plus tard le 1er septembre 2013. Le coût du projet est estimé à 369,1 millions d’euros.
     

  • Renfe taille dans son offre grande vitesse pour le Levant

    A l’occasion de son service d’été, la Renfe a décidé de réduire quelques services sur la ligne à grande vitesse Madrid – Valence qui dessert le Levant espagnol. Inaugurée le 18 décembre 2010, cette liaison rencontre le succès sur l’artère principale entre les deux capitales, mais guère pour le « cabotage » entre les autres villes. Ainsi la Renfe vient de supprimer le service direct à grande vitesse (rames 120 fournies par CAF) entre Tolède-Cuenca et Albacete qui irriguait ainsi les principales cités de la communauté autonome de Castilla-La Mancha. Selon la presse madrilène, ce train a accueilli 2 796 passagers en six mois, soit 15 au quotidien. Et la mise en service de la rame coûtait 18 000 euros par jour.    

    M. G.

  • Consensus sur la LGV interconnexion Sud Ile-de-France

    Oui à la ligne à grande vitesse d’interconnexion au sud de l’Ile-de-France. D’après la commission nationale du débat public (CNDP) qui a présenté ses conclusions le 12 juillet, il y a un consensus sur ce projet défendu par RFF pour améliorer le réseau existant en permettant aux TGV d’effectuer des parcours de province à province sans passer par Paris. RFF souhaite aussi renforcer l’intermodalité entre le TGV et l’avion grâce à la création d’une gare à l’aéroport d’Orly, ce qui a fait l’objet d’un consensus durant les débats. Deux tracés ont aussi été retenus, l’un reliant Massy-Orly et Valenton-Limeil-Brévannes grâce à un tunnel de 18 km, avec éventuellement la création d’une gare à Villeuve-Saint-Georges (Val-de-Marne) pour un coût 3,1 milliards. L’autre desservirait le secteur de Sénart (Seine-et-Marne), avec un tunnel de 31 km et une gare à Lieusaint (3,3 milliards d’euros). RFF devrait faire connaître sa position au cours de son prochain conseil d’administration le 22 septembre.

  • Deutsche Bahn demande officiellement à emprunter le Tunnel sous la Manche

    Deutsche Bahn a annoncé le 12 juillet avoir déposé auprès de la Commission intergouvernementale (CIG), organisme chargé de la sécurité de l’infrastructure, une demande d’autorisation pour emprunter le tunnel sous la Manche, sur lequel Eurostar, la filiale à 55 % de la SNCF, dispose actuellement du monopole pour les trains à grande vitesse. La compagnie allemande, qui souhaite relier Londres en 2013, se dit « optimiste » sur l’obtention d’un aval de principe dès cet été. Une étape décisive a déjà été franchie le mois dernier avec le feu vert de la CIG à la motorisation répartie équipant les trains à grande vitesse Siemens, utilisés par Deutsche Bahn mais aussi commandés pour l’avenir par Eurostar. Ces trains devront encore recevoir d’autres autorisations : ils se présentent en effet, en général, en deux éléments de 200 mètres chacun, ce qui est pour l’heure incompatible avec la réglementation du Tunnel.

  • Marseille : un train de marchandises attaqué dans les quartiers Nord

    Grosse frayeur le 7 juillet pour les 26 passagers d’un TER assurant la liaison Marseille – Miramas, qui arrivait vers 21 heures à la hauteur de la cité sensible du Ruisseau Mirabeau, dans le XVe arrondissement de la cité phocéenne. Leur train a été stoppé par des caddies et des poutrelles placés sur les voies, obligeant un train de marchandises de la compagnie Euro Cargo Rail à s’arrêter également. C’est ce convoi qui était visé par un groupe d’une vingtaine de personnes, qui l’ont attaqué, réussissant à ouvrir plusieurs wagons. La SNCF a annoncé qu’elle allait porter plainte pour entrave à la circulation et dégradation du matériel ferroviaire. Dans un communiqué du 8 juillet, la CGT-Cheminots de la région Paca a dénoncé « ces faits inacceptables » et rappelle que « des 8 975 cheminots que comptait la région Paca en 2006, il n’en reste plus que 8 312 aujourd’hui, soit la suppression de 663 postes de cheminots, déshumanisant un peu plus les gares et les sites ferroviaires de notre région ».

  • TAD : les communes du sud-ouest de Rennes vont développer leur nouvelle offre

    TAD : les communes du sud-ouest de Rennes vont développer leur nouvelle offre

    Le conseil général d’Ille-et-Vilaine et la communauté de communes du canton de Guichen, au sud-ouest de Rennes (huit communes et 24 980 habitants), projettent de développer le réseau de transport à la demande lancé en mai dernier. Le conseil général d’Ille-et-Vilaine et la communauté de communes du canton de Guichen, au sud-ouest de Rennes (huit communes et 24 980 habitants), projettent de développer le réseau de transport à la demande lancé en mai dernier. Les modifications porteront probablement sur des plages horaires plus grandes certains jours, même si rien n’est encore figé. Pour l’instant, le service fonctionne tous les matins de semaine sauf le vendredi, pour rejoindre le centre bourg, entre 9h30 et 10h, et le quitter entre 11h30 et 12h. Les usagers peuvent aussi circuler d’une commune à l’autre, tous les mercredis et samedis matins. Comme souvent dans ce type de service, la réservation doit se faire la veille, en l’occurrence avant 17h, et fixe le lieu de prise en charge.
    Le transport effectué par le conseil général, qui a la compétence transports sur le territoire, se fait en minibus de huit places ou en voiture, en fonction des réservations, identifiables par une livrée particulière et un logo spécifique : une sorte de panier violet avec deux roues dessous. Il permet de répondre au besoin, croissant depuis trois ans environ des habitants de ce territoire de se rendre dans la métropole rennaise pour leur travail, leurs loisirs ou leurs démarches administratives. Pour cela, la communauté de communes et le conseil général doivent créer des connexions avec les haltes et les gares TER de Laillé, Guichen-Bourg-des-Comptes et Saint-Senoux-Pléchâtel. Mais les habitants ont aussi besoin de se rendre à Guichen pour effectuer des démarches auprès de la mission locale, du point accueil emploi ou du point information jeunesse.
    Le service est financé en grande partie par le programme européen Smooth, qui vise à réduire l’utilisation de la voiture et de lutter contre les émissions de CO2 grâce au transport à la demande, au covoiturage, aux voies piétonnes et aux pistes cyclables sécurisées pédibus. Y participent également le conseil général, le département, la communauté de communes… et les usagers, qui paient 2 euros par trajet.     

     

    Y. G.