Catégorie : Ferroviaire

Retrouvez toute l’actualité ferroviaire: lignes, matériels ferroviaires et l’actualité des constructeurs et des opérateurs en France et l’international.

  • TER : la Fnaut s’inquiète de la baisse de la qualité de service

    La qualité de service du TER laisse fortement à désirer dans de nombreuses régions (trains supprimés, en retard ou surchargés), juge la Fédération nationale des associations d’usagers des transports (Fnaut) dans un communiqué du 8 juillet. Elle s’inquiète aussi d’un risque de paupérisation du service. Pour y faire face, la Fnaut suggère de réaliser des économies, ce qui passe pour les régions, autorités organisatrices des TER, notamment par un moindre financement des routes. Pour renforcer les finances des collectivités, la Fnaut propose d’étendre le versement transport des entreprises à l’ensemble du territoire et d’augmenter la part régionale de la TIPP. Enfin, la fédération se dit favorable, à certaines conditions, à une hausse des tarifs car « un service public dont les tarifs s’éloignent beaucoup de la réalité économique doit être fortement subventionné et il est fragilisé en cas de baisse de volonté politique ».

  • Polémique sur le futur tram-train de l’Ouest lyonnais

    Polémique sur le futur tram-train de l’Ouest lyonnais

    Pas de contrôleur permanent dans les futurs trams-trains, a décidé la SNCF. Les syndicats y sont opposés, sur fond de la vraie nature du tram-train : tramway ou TER ? modèle périurbain ou régional ? L’arrivée du tram-train dans l’Ouest lyonnais prévue d’ici à la fin de l’année fait des vagues à la SNCF. Le 10 juin, quelques dizaines de salariés de l’entreprise publique emmenés par Sud-Rail et des représentants des associations de transport sont allés à la rencontre des clients des TER de l’Ouest lyonnais (OL) sur les sites d’arrivée à Lyon, la gare Saint-Paul dans le vieux Lyon et le pôle intermodal Gorge-de-Loup à Vaise. Avec distribution de tracts et signature de pétitions, c’était la première opération publique pour porter à la connaissance des clients des TER les tensions qui couvent en interne. Un mouvement soutenu par les associations d’utilisateurs.
    Dans un tract unitaire CGT, Unsa, Sud-Rail, CFDT, FO, les syndicats s’opposent aux changements prévus sur les futures lignes de l’OL. Dont la suppression de l’accompagnement systématique par un contrôleur, « ce qui inévitablement va instaurer un climat d’insécurité à bord (actes d’incivilité, agressions, rackets) et diminuer l’information et l’assistance en situation perturbée ». Ils condamnent également « la déqualification des conducteurs affectés sur ces lignes suite à la réduction de la formation à 67 jours (contre un an actuellement) », générant « une évolution négative en termes de sécurité ferroviaire ». Enfin, ils s’avouent « perplexes » devant la décision de mettre en service des trams-trains avec un nombre de places réduit et sans toilettes. De leur côté, cinq associations d’usagers, dont la FUT-SP, accusent la SNCF de vouloir « “RERiser” les TER en Rhône-Alpes ! L’heure est grave : le cauchemar des RER parisiens, les Rhônalpins n’en veulent pas ». Les associations en appellent au conseil régional pour « le maintien du contrôleur sur chaque TER ».
    De son côté, la direction de la SNCF invoque le particularisme de la situation périurbaine de l’Ouest lyonnais : « On est clairement dans des déplacements de type urbain, comme le tramway T3 (dans l’Est lyonnais, géré par les TCL, NDLR) », plaide Pascal Delaitre, directeur des TER Rhône-Alpes, pour justifier les mesures envisagées. Le tram-train de l’OL « s’apparente davantage au tramway qu’au TER Lyon – Genève. C’est tout le sens du changement ». L’absence du contrôleur ? « On ne supprime pas le métier, on modifie le fonctionnement dans une approche globale des services », indique Pascal Delaitre, qui parle d’enrichissement et de rééquilibrage des missions en termes de maintenance et de gestion des circulations et des informations, pour mieux les caler sur les services périurbains. « La notion de contrôle n’est pas la même quand les trois quarts des voyageurs sont des abonnés, comme c’est le cas ici », dit-il. Quoi qu’il en soit, les contrôles continueront à l’improviste à bord et en gare, avec davantage d’accueil et d’information, « sur le modèle urbain ». Un modèle que la direction de la SNCF entend mettre en œuvre de façon pragmatique et qui fera l’objet d’un bilan après quelques mois pour être éventuellement amendé.
        

    Claude Ferrero
     

  • Sécheresse : les trains de paille commencent à circuler

    Parti d’Engenville (Loiret), le premier train de paille est arrivé le 8 juillet à Brive (Corrèze). Le convoi, de 640 m et 30 wagons, transportait 500 t de paille d’orge. Le fourrage, transféré sur des camions, a été distribué aux éleveurs du département touchés par la sécheresse. 20 trains similaires transportant de la paille en provenance de l’Essonne sont attendus en Corrèze. Alors que débutaient ces convois, le coût de transport du fourrage pour les éleveurs était encore en négociation entre SNCF Geodis, le ministère des Transports et celui de l’Agriculture. « Les céréaliers vendent la tonne 50 euros, le chargement coûte 20 euros la tonne et le déchargement 15 euros la tonne. En tout, ça fait 85 euros et on ne veut pas que ce soit vendu à plus de 90 euros », a déclaré Tony Cornelissen, président de la Fédération départementale des syndicats d’exploitants agricoles de Corrèze. De son côté, SNCF Geodis avait indiqué quelques jours avant, que le transport se ferait « à prix coûtant ».
     

  • Rhône-Alpes reprend en direct les TER routiers de la SNCF

    Rhône-Alpes reprend en direct les TER routiers de la SNCF

    Le conseil régional a décidé de reprendre en direct l’organisation des transports TER routiers sur onze lignes rhônalpines. La mesure adoptée fin mai par les élus s’inscrit dans le cadre de la convention région Rhône-Alpes-SNCF 2007-2014 et entrera en vigueur au plus tard en décembre 2013, au fur et à mesure de l’arrivée à échéance des contrats en cours entre la SNCF et les transporteurs. Le conseil régional a décidé de reprendre en direct l’organisation des transports TER routiers sur onze lignes rhônalpines. La mesure adoptée fin mai par les élus s’inscrit dans le cadre de la convention région Rhône-Alpes-SNCF 2007-2014 et entrera en vigueur au plus tard en décembre 2013, au fur et à mesure de l’arrivée à échéance des contrats en cours entre la SNCF et les transporteurs. Les onze lignes concernées sont intégralement routières et représentent plus de 4 millions de cars-km, soit 45 % de l’offre kilométrique routière gérée par la SNCF pour le compte de la région Rhône-Alpes. En revanche, les lignes TER routières venant compléter à certaines heures de la journée les dessertes ferroviaires restent dans le giron des services SNCF.

    Les onze lignes intégralement routières présentent les caractéristiques suivantes :
    – Ain-Rhône-Loire
    Quatre lignes sont concernées : Bellegarde – Divonne – Ferney, soit 16 allers-retours par jour avec en moyennes 16 voyageurs par service, pour une recette de 0,49 million d’euros sur 1,07 million d’euros de charges, soit un ratio de 38 % ; Bellegarde – Brion (10 AR, 8 voyageurs, 32 %) ; Villefranche – Mâcon TGV (6 AR, 11 voyageurs, 36 %) ; Roanne – Le Creusot TGV, la plus rentable (5 AR, 18 voyageurs, 70 %).
    – Ardèche Nord
    Deux lignes : Annonay – Le Péage (10 AR, 9 voyageurs, 17 %), la moins rentable ; et Annonay – Lyon (5 AR, 12 voyageurs, 33 %).
    – Drôme-Ardèche Sud
    Cinq lignes, dont Valence TGV – Privas l Aubenas (la plus fréquentée, 23,5 AR, 18 voyageurs, 31 %) ; devant Valence – Montélimar – Aubenas – Les Vans (17,5 AR, 13 voyageurs, 24 %) ; Vallon-Pont-d’Arc – Montélimar – Valence TGV (1 AR hiver, 4 AR l’été, 15 voyageurs, 32 %), Montélimar – Nyons (3 AR, 9 voyageurs, 29 %).

    A noter que la ligne Le Pouzin – Pierrelatte (5 AR, coût non communiqué) a la plus faible fréquentation) avec un inédit 0,5 voyageur par service, ce qui revient à 1 voyageur par jour. « Un constat étonnant » pour l’UMP, qui a estimé « absolument nécessaire de chercher à mieux adapter la ligne aux besoins des populations qui ont certainement des raisons de ne pas la fréquenter davantage aujourd’hui ».
    Bernadette Laclais, vice-présidente aux transports à la région Rhône-Alpes, a indiqué que la reprise en direct par la collectivité permettra de « renforcer le service et le suivi qualité rendu aux voyageurs, ainsi que la bonne exécution du contrat ». Elle a également mentionné qu’un audit externe aura pour mission d’assurer les contrôles auprès des transporteurs. Dans l’immédiat, un « groupe de travail TER » va étudier les différentes formes juridiques de gestion (régie directe, DSP ou SPL) pour choisir le mode le plus approprié aux futures relations région-transporteurs prévues sur six ans. Les conclusions devront être connues pour fin juillet et le cahier des charges lancé dans la foulée.
        

    Claude Ferrero
     

  • Afrique du Sud : le Gautrain n’a pas ouvert comme prévu

    Tout semblait bien parti. Une vaste campagne publicitaire avait été lancée à la télé, à la radio, sur de vastes panneaux le long de l’autoroute. Et puis, à quelques jours de la mise en service prévue le 28 juin, on a appris qu’il faudrait patienter encore un peu pour prendre le Gautrain entre Johannesburg et Pretoria. En cause, un régulateur ferroviaire sud-africain qui a choisi de prendre son temps pour donner son feu vert. Du côté de RATP Dev, l’exploitant, on fait volontiers remarquer que la ligne est davantage prête que ne l’était la première phase vers l’aéroport, quand elle avait ouvert à trois jours avant le coup d’envoi de la Coupe du monde de football, l’an dernier. En attendant, aucune date précise n’était plus avancée à l’heure où nous mettons sous presse. Peut-être « avant la fin juillet ».

    F. E.
     

  • Chine : Knorr Bremse franchit la barre des 10 000 voitures de métro équipées

    Avec le contrat portant sur la fourniture des freins de 240 voitures destinées à la ligne 1 du métro de Kunming (Yunnan), Knorr Bremse annonce avoir franchi la barre des 10 000 voitures de métro équipées ou à équiper en Chine, dont 7 000 rien qu’à Shanghai, Pékin et Canton. Leader sur le marché chinois, l’équipementier allemand qui, outre les freins, produit pour les métros des portes, des climatisations et des portes palières de quai, se dit « optimiste » sur les commandes à moyen terme, « étant donné les projets d’extension des réseaux de transport public dans plus de 30 villes chinoises ».
     

  • Fret : DB Schenker envisagerait de fermer sa filiale américaine

    Alors que ses activités sur le sol américain patinent, DB Schenker envisagerait de fermer sa filiale outre-Atlantique, selon le Financial Times Deutschland. Il faut dire que depuis le rachat de BAX en 2006, les allemands n’ont jamais vraiment réussi à s’imposer sur le marché des transports routier et aérien de marchandises aux Etats-Unis. En cinq exercices, BAX n’a connu qu’à deux reprises un bénéfice.
    Un résultat jugé insuffisant, alors que DB Schenker s’efforce d’accroître sa très modeste marge bénéficiaire, tombée à 2,1 % l’an dernier. De fait, ordre aurait été donné de se séparer des « poids morts ».
    La compagnie se refuse à tout commentaire, mais d’après le journal le couperet pourrait tomber avant la fin de l’année, peut-être même dès le mois d’août. S’il se confirme, ce scénario constituerait une rupture avec la course au gigantisme lancée dans les années 2000.

  • Kazakhstan : première pierre du tramway d’Astana

    Le 4 juillet, Noursultan Nazarbaïev, président du Kazakhstan, a posé la première pierre du tramway d’Astana, sur le site de l’université Nazarbaïev. Alstom, dont le PDG Patrick Kron assistait à la cérémonie, livrera clé en main avec ses partenaires une ligne de 27 stations sur 40 km (dont plus de 10 km en viaduc) entre l’aéroport et la gare centrale de la capitale kazakhe. Pour ce projet, qui sera réalisé en trois phases, la part d’Alstom se chiffre à « plus de 300 millions d’euros » et comprend la pose des voies, la construction d’un dépôt et centre de maintenance, l’alimentation électrique, la signalisation, l’information-voyageurs, les points de vente des billets et le matériel roulant (« winterizé » pour circuler de -40 °C à +40 °C). L’entreprise de travaux publics kazakhe AIS sera chargée des ouvrages de génie civil. La première tranche du tramway d’Astana doit entrer en service en 2014.
     

  • Knorr Bremse fournira le freinage de 512 voitures du métro de Pékin

    Knorr Bremse a annoncé avoir remporté « sa plus grosse commande pour un métro en Asie » : 64 rames de 8 voitures construites par son partenaire CNR Changchun Railway Vehicles (CRC) pour la ligne 6 du métro de Pékin. Chiffrée à 25 millions d’euros, cette commande qui sera produite en Chine dans l’usine du freiniste allemand à Suzhou comprend la commande (EP2000), les compresseurs (VV120) et la timonerie de frein pour les 512 voitures en question. La ligne 6 de Pékin, qui comptera à terme 27 stations sur un tracé de près de 43 km, doit ouvrir en deux étapes entre 2012 et 2015. Au total, Knorr Bremse a remporté quatre contrats pour le freinage des rames de sept lignes du métro de Pékin.
     

  • Inde : des Chinois pour certifier le monorail de Mumbai ?

    Le projet de monorail de Mumbai, qui devrait, une fois complètement achevé, en 2021, comporter 7 lignes d’une longueur totale de 135 km, rencontre une difficulté inattendue : pressenti par le promoteur du projet, la Mumbai Metropolitan Region Development Authority (MMRDA) pour certifier la sécurité du premier tronçon de 8,26 km de la première ligne, en voie d’achèvement, le Commissioner indien pour la sécurité ferroviaire a décliné la tâche, arguant d’un manque d’expérience et de compétence en matière de monorail, celui de Mumbai étant le premier du pays ! Aussi, la MMRDA s’est-elle tournée vers la Shanghai Metro Corporation, qui pourrait s’en charger. Quoi qu’il en soit, la péripétie rend peu probable l’inauguration dudit tronçon fin 2011, comme initialement prévu. Pour information, c’est le consortium indo-malaisien Larsen and Toubro-Scomi qui s’est vu confier, en 2008, pour un budget total de 4,53 milliards de dollars, la réalisation du projet, dont il a par ailleurs obtenu la concession d’exploitation jusqu’en 2029.