Catégorie : Ferroviaire

Retrouvez toute l’actualité ferroviaire: lignes, matériels ferroviaires et l’actualité des constructeurs et des opérateurs en France et l’international.

  • Avignon Centre – Avignon TGV : la « virgule » qui change tout

    Dans deux ans, cinq minutes devraient suffire pour relier par TER Avignon TGV à Avignon Centre, contre un bon quart d’heure aujourd’hui par bus, hors embouteillages… Les travaux de la « virgule » viennent pour cela d’être lancés, avec un kilomètre de ligne nouvelle à réaliser pour assurer la liaison intergares. Plus de dix ans après la mise en service de la ligne nouvelle Méditerranée, une erreur d’aménagement est en voie d’être réparée. Le 27 juin, la première pierre de cette liaison ferroviaire a donc été posée. La mise en service est annoncée pour décembre 2013. C’est une première étape, une année avant la réouverture promise d’Avignon – Carpentras, qui doit permettre de « connecter tout le Vaucluse à la grande vitesse ferroviaire ».
     

  • Réseaux : le Gart et la Codatu signent une convention de partenariat

    Fin juin, le Gart et la Coopération pour le développement et l’amélioration des transports urbains et périurbains ont signé un partenariat à vocation internationale. La Codatu est une association qui œuvre pour la promotion des actions d’animation et d’échanges scientifiques, techniques, économiques et sociaux en croisant les expériences des pays en développement et ceux plus anciennement industrialisés. L’objectif du partenariat est de développer les activités de coopération au-delà de l’Europe entre les adhérents du Gart et les autorités locales à l’étranger. Des échanges qui devraient permettre la mise en place de réseaux de transports performants.
     

  • Les premières licences européennes de conducteurs de trains ont été délivrées

    Changement de législation depuis le 1er juin : les conducteurs de train ont jusqu’au 1er juin 2018 pour obtenir leur licence de conducteur de train, valable pour toute l’Europe et pendant une durée de dix ans. Conformément aux dispositions communautaires, cette licence garantit leurs aptitudes médicales et psychologiques, un niveau minimal de formation scolaire de base ainsi que des compétences professionnelles générales relatives à la conduite des trains. « Pour être autorisés à conduire des trains, les conducteurs doivent, en plus de cette licence, recevoir de la part des entreprises pour lesquelles ils travaillent des “attestations” précisant notamment les matériels roulants et les lignes auxquels ils sont formés », rappelle l’Établissement public de sécurité ferroviaire (EPSF), chargé de délivrer les licences en France. Dans un communiqué du 21 juin, l’EPSF précise qu’il a délivré la veille les 43 premières licences.
     

  • Corée du Sud : le métro transformé en supermarché virtuel

    Faire du temps d’attente un temps de shopping. C’était le but de la société britannique Tesco, à travers sa filiale sud-coréenne Home Plus, quand elle a proposé, il y a quelques semaines, aux usagers du métro de faire leurs courses depuis les quais. Le temps d’une campagne de communication, un supermarché virtuel a été rendu accessible à certaines stations. Des photos de produits étaient affichées sur les murs avec un résultat visuel semblable à des rayons de magasins classiques. Pour acheter, il suffisait de scanner les QR Code, ces codes-barres nouvelle génération déjà présents en France, à l’aide d’un smartphone. Le temps de payer en ligne puis de sauter dans sa rame et le client était livré à son arrivée à son domicile. La campagne a obtenu le grand prix Médias la semaine dernière, aux Lions de Cannes, les oscars de la publicité ; la vidéo de présentation a ensuite fait le buzz sur Internet. La firme y explique que ce système lui a permis de devenir numéro un du commerce en ligne. Si cette innovation est possible en Corée du Sud, c’est aussi que le taux d’équipement des habitants en smartphones y est très important. En France, la technologie du paiement sans contact, à l’aide de smartphones bien entendu, n’en est qu’à ses balbutiements. Mais cette campagne préfigurait peut-être les magasins du futur.     

     

    J. S.

    http://www.huffingtonpost.com/2011/06/27/south-korea-virtual-supermarket_n_885150.html
     

  • SEA : le contrat avec Vinci est signé

    SEA : le contrat avec Vinci est signé

    Le 16 juin, le plus important partenariat public-privé jamais conclu dans le ferroviaire européen a été signé entre RFF et Liséa, le concessionnaire piloté par Vinci. S’ensuivront six ans de chantier de construction de 302 km de LGV qui emmèneront les TGV?jusqu’à Bordeaux à l’horizon 2017. Puis, à terme, vers Toulouse et l’Espagne. C’est un moment historique pour RFF et son concessionnaire Liséa : avec six mois de retard, le contrat de partenariat public-privé (PPP) sur 50 ans pour la LGV Tours – Bordeaux, première étape de Sud-Europe Atlantique (SEA), a enfin pu être signé le 16 juin. « C’est le plus important partenariat public-privé jamais conclu dans le ferroviaire européen, a souligné Hubert du Mesnil, PDG de RFF. On construit l’Europe en réalisant ce projet ». Courant 2017, Bordeaux sera donc à 2 heures 5 de Paris, au lieu de 3 heures. Le train capterait alors 4 millions de voyageurs supplémentaires et verrait sa part de marché par rapport à l’avion passer de 60 à 90 %. « C’est ce qui se passe habituellement dans cette tranche horaire, a précisé Hubert du Mesnil. Et c’est principalement ce qui fait la valeur économique du projet. »
    La société concessionnaire Liséa, pilotée par Vinci (33,4 %) aux côtés de la Caisse des dépôts (25,4 %), de Sojas (22 %) et d’Axa Private Equity (19,2 %), est chargée de la conception, la construction, l’exploitation et la maintenance de la LGV, qui réduira aussi de 32 minutes un Bordeaux – Lille (4 heures 28), de 52 minutes un Paris – Toulouse (4 heures 08) et de 23 minutes un Paris – La Rochelle (2 heures 27). Liséa apporte 3,8 milliards d’euros (voir ci-contre) sur un total de 7,8 milliards courants, dont 6,2 milliards de travaux, le reste couvrant les frais financiers intercalaires. Le projet bénéficie du soutien sans précédent de la BEI, qui a accordé 1,2 milliard d’euros de prêts. « Cet effort montre à soi seul l’importance du projet au niveau européen », a souligné Philippe de Fontaine Vive, vice-président de la BEI, puisque la ligne devrait à terme être prolongée vers l’Espagne.
    Liséa se rémunérera avec les péages versés par les opérateurs, dans une limite maximale fixée au contrat de concession. Leur évolution future est soumise à l’approbation de l’Araf, autorité de surveillance du ferroviaire. S’avouant ému d’aboutir après six ans de travail, le PDG de Vinci, Xavier Huillard, a confié vivre « un très grand moment comme on n’a rarement l’occasion dans une vie professionnelle », avec cette opération « hors normes de par sa taille et sa complexité ». Et promis les premiers coups de pioche au premier semestre 2012. S’ensuivront 73 mois de chantier de construction de 302 km de LGV, au lieu des 78 mois initialement prévus, ceci afin de rattraper un peu du temps perdu. Pour tenir les délais, le chantier sera attaqué par « quinze entrées différentes », précise Vinci Construction, qui pilote le groupement de constructeurs Coséa chargé des travaux. La mise en service ne pourra toutefois pas intervenir avant 2017, au lieu de 2016.
    « Moment historique pour l’Aquitaine et pour le Grand Sud-Ouest », selon son président Alain Rousset, la signature du PPP a aussitôt fait réagir le président de Midi-Pyrénées. « Ce sera une heure de gagnée pour Toulouse. Il reste maintenant au gouvernement et à RFF à respecter le calendrier prévu pour la liaison avec Toulouse, avec un début de chantier en 2016, a prévenu Martin Malvy. C’est à cette condition que nous nous sommes engagés. » SEA, c’est en effet le tronçon en concession Bordeaux – Tours, mais aussi ultérieurement une LGV Bordeaux – Toulouse et Bordeaux – Espagne. Le PDG de Vinci compte lui sur cette vitrine. « Sur la base de notre succès en France, nous pourrons exporter ce savoir-faire, se réjouit-il déjà. Car le concept de grande vitesse gagne du terrain. »
        

    Cécile NANGERONI
     

  • ECR vise l’équilibre cette année

    ECR vise l’équilibre cette année

    Euro Cargo Rail (ECR), la filiale française de fret de la Deutsche Bahn, pense être à l’équilibre cette année, annonce le quotidien Les Echos du 6 juin. Euro Cargo Rail (ECR), la filiale française de fret de la Deutsche Bahn, pense être à l’équilibre cette année, annonce le quotidien Les Echos du 6 juin. Ce serait une première pour l’opérateur ferroviaire qui a fait circuler son premier train en France en 2006 et s’était déjà fixé cet objectif pour 2010, sans l’atteindre. « L’exercice a été difficile pour nous, comme pour tout le monde dans l’industrie, à cause notamment des vingt-deux jours de grève à la SNCF qui ont énormément perturbé notre propre trafic », affirme le président d’ECR, Alain Thauvette, cité par le quotidien économique. Les mouvements sociaux ont creusé d’une douzaine de millions d’euros la perte d’Euro Cargo Rail, souligne le journal, qui l’estime à 35 millions pour 2010. En 2011, la filiale de Deutsche Bahn s’attend à voir croître ses revenus de 45 %. ECR, qui estime sa part de marché à 14 % en France, se félicite aussi des résultats de son activité sur wagons isolés, en pleine croissance. Cette activité représente aujourd’hui 10 à 15 % des volumes transportés et devrait passer « à terme à 25 % du fait de l’importance de ces trafics dans le transport international de marchandises », selon son président.
        

    Marie-Héléne POINGT

  • Fret : SNCF Geodis « très ouvert » à des acquisitions en Allemagne

    SNCF Geodis est « très ouvert » à l’idée d’acquisitions en Allemagne, mais il faut veiller à éviter les redondances, a déclaré son patron Pierre Blayau au quotidien Frankfurter Allgemeine Zeitung (FAZ) du 27 juin. « Pour croître et monter un réseau international, nous avons besoin » du marché allemand, le plus important dans le transport et la logistique en Europe, a ajouté Pierre Blayau. La filiale de fret et de logistique de la SNCF est le quatrième prestataire de logistique du pays derrière DHL (groupe Deutsche Post), Schenker (Deutsche Bahn) et Kühne & Nagel. Elle est présente en Allemagne sous la marque Captrain.

  • SNCF : 150 TGV de trop

    Jusqu’à présent, on parlait plutôt de 35 rames de trop. Mais, avec la crise, du fait des péages et à l’approche de la concurrence, le modèle TGV est par terre et, selon des dirigeants de la SNCF, ce sont environ 150 rames de trop qu’on dénombrerait dans le parc TGV. Grosso modo, le tiers. Le message est clair et s’adresse aux politiques : si vous voulez que la SNCF commande des rames, fasse tourner l’industrie et soit en bonne santé, redonnez-lui un modèle qui fonctionne. Alstom aimerait fort que les commandes se réveillent. Selon Les Echos, le constructeur a conçu un AGV II dont la version Duplex a tout l’air d’être taillée pour les besoins de la SNCF. Mais aujourd’hui l’entreprise nationale fait tout pour repousser le moment d’investir dans de nouvelles rames. Elle s’est lancée dans la rénovation de 60 rames de TGV PSE (+ 47 en option), pour lesquelles l’entreprise Compin fournit des kits de rénovation au Technicentre de Romilly.
     

  • La RATP se prépare à entrer dans le capital des transports de Clermont

     

    « Nous sommes en négociation avec Serge Godard pour entrer au capital de la société d’économie mixte des transports clermontois », a indiqué Pierre Mongin lors de son audition le 22 juin par les parlementaires de la commission aménagement du territoire de l’assemblée nationale. L’an prochain, le réseau Clermontois sera remis en appel d’offres et la société d’économie mixte T2C dont le SMTC est actionnaire à 65 % veut se doter d’un nouveau partenaire industriel, probablement en remplacement de la Caisse d’Epargne d’Auvergne et du Limousin qui détient 24,51 % du capital. Opposés à l’opération, les syndicats réclament un passage en régie. Ils doivent rencontrer le bureau du SMTC le 27 juin. « La RATP qui est le seul opérateur à 100 % public, contrairement à Veolia ou Keolis, a vocation à jouer le rôle qui était celui de la Caisse des Dépôts dans la relation avec les collectivités locales », a assuré Pierre Mongin.
     

  • Résultats de l’industrie ferroviaire : pour l’instant, ça va

    Avec 4,15 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2010 (4,75 compte tenu de la pose de voies), les résultats de l’industrie ferroviaire française pour 2010 sont un « copier-coller » des résultats de 2009 et de 2008, selon l’expression du délégué général de la FIF, Jean-Pierre Audoux. Le marché intérieur est comparable aux niveaux de 2008 et 2009, à 2,94 milliards d’euros, et les exportations légèrement supérieures, à 1,21 milliard. L’attention des industriels est focalisée sur les prochaines années plus que sur les résultats. Jean-Pierre Audoux relève que « l’engouement politique dont bénéficie le ferroviaire va de paire avec les incertitudes financières et budgétaires ? » Aussi, la filière oscille-t-elle entre espoirs et incertitudes.