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Catégorie : Ferroviaire
Retrouvez toute l’actualité ferroviaire: lignes, matériels ferroviaires et l’actualité des constructeurs et des opérateurs en France et l’international.
La ligne 9-10 du métro de Barcelone au ralenti mais pas arrêtée
Plusieurs sections sont déjà en service (au nord-est de l’agglomération), mais le reste du chantier des lignes 9-10 du métro de Barcelone est semi-arrêté depuis plusieurs semaines. En effet, l’opération fait face à des difficultés d’ordre financier ou géologique. Ministre catalan du Territoire et du Développement, Lluis Recoder a toutefois précisé, le 3 juin, que la ligne 9 serait bien achevée : « On n’engagera pas d’autre chantier que l’on ne puisse payer. »
Piloté par l’Autorité des transports métropolitains (ATM), ce projet vise à créer une ligne double qui tangente l’agglomération barcelonaise par l’ouest avec, à chaque extrémité, des dessertes en fourche, notamment au sud vers l’aéroport El Prat et le pôle économique Zona Franca. Premier problème, les ressources financières de la Generalitat (gouvernement catalan) dont dépend l’ATM sont en berne et, sur la portion centrale Zone universitaire – La Sagrera, la construction est quasi arrêtée, le temps que les élus y voient plus clair question budget : la réalisation de cette ligne à pilotage automatique avait été initialement estimée à 2,6 milliards d’euros, aujourd’hui, les fonds investis approchent les 10 milliards.
Le 22 mai dernier la mairie de Barcelone est à son tour passée du Parti socialiste aux nationalistes de CIU, comme ce fut le cas de l’exécutif catalan à l’automne 2010. Cette homogénéité devrait permettre aux autorités de prendre des décisions, sans doute d’étaler la construction de cette ligne. Et Lluis Recoder de critiquer l’abus de financements différés dont faisaient usage ses prédécesseurs : la dette absorbe 40 % du budget de son ministère pour 2011. Autre facteur aggravant, les terrains se révèlent particulièrement récalcitrants aux foreuses à proximité du port barcelonais.
Michel GARICOÏX

L’agglomération de Blois fait monter la pression
Agglopolys, l’agglomération de Blois (Loir-et-Cher), a engagé les procédures pour le renouvellement de la délégation de service public de ses transports urbains (TUB), qui s’achève fin 2012. À cette occasion, l’agglomération entend reprendre la main et imposer un cahier des charges plus exigeant au futur exploitant. Agglopolys, l’agglomération de Blois (Loir-et-Cher), a engagé les procédures pour le renouvellement de la délégation de service public de ses transports urbains (TUB), qui s’achève fin 2012. À cette occasion, l’agglomération entend reprendre la main et imposer un cahier des charges plus exigeant au futur exploitant. Il y a quelques semaines, Christophe Degruelle, président (PS) d’Agglopolys, déclarait que « le contrat de 2004 était vraiment n’importe quoi » et qualifiait le réseau de « dépassé, obsolète et mal calibré ». Il est vrai qu’il avait été conçu pour cinq communes alors que l’agglomération en compte aujourd’hui vingt et une. Mais en 2004, lors de la négociation de la précédente DSP, un seul candidat s’était déclaré, Keolis, qui avait donc remporté ce marché sans combattre. Pour son appel d’offres, l’agglomération attend donc une réelle concurrence. À défaut, elle pourrait en reprendre la gestion. Le 12 mai, le président a ainsi déclaré : « Si la concurrence n’est pas assez vive lors de l’appel d’offres ou qu’il y a entente entre les sociétés, nous nous orienterons vers une SPL avec la ville et l’agglo pour le transport et le stationnement. » L’appel d’offres va pour cela être préparé par deux élus entourés d’un assistant à maître d’ouvrage, un bureau d’études spécialisé, un cabinet d’avocats et un conseil fiscaliste. L’agglomération est d’autant plus exigeante qu’elle va investir 12 millions d’euros dans la construction d’un nouveau dépôt bus et qu’elle peaufine son projet de PDU qui sera adopté pour 2013. `
J.-J. T.
Le chantier du tramway de Toulouse suspendu
Le prolongement de la ligne 1 du tram de Toulouse a été remis en cause par le tribunal administratif le 1er juin. Saisi en avril par l’Apat (Association Pour un Autre Tracé), le juge des référés a interdit au chantier du tram de démarrer, mais permis aux travaux de déviation de réseaux de se poursuivre. Le jugement du tribunal administratif est sévère. « Aucun élément du dossier ne démontre que la création de cette ligne satisfait suffisamment les besoins des automobilistes empruntant actuellement les voies concernées pour les conduire à renoncer à l’usage de leur véhicule », estime-t-il, exprimant « un doute sérieux sur l’utilité de cette ligne [qui] double l’offre de transport par le métro » et « couvre une distance modeste de 3,8 km dont la desserte locale peut être assurée par le réseau autobus », alors que « le coût d’investissement est estimé à près de 120 millions d’euros ». Le président de Tisséo, Pierre Cohen, a déposé un recours devant le conseil d’Etat. Si celui-ci infirme la décision d’ici un mois, le début des travaux programmé pour septembre ne sera pas retardé. S’il la confirme, le projet devra être profondément remanié.
C. S.-S.
SNCF : médiation par internet à partir de septembre
Depuis 2009, le médiateur de la SNCF peut être saisi directement par le voyageur insatisfait, sans passer par une association de consommateurs. Conséquence : l’activité de la médiation SNCF a connu un véritable regain d’intérêt. Jusqu’en 2008, on plafonnait autour des 750 demandes transmises par an. Depuis l’ouverture de la saisine directe, le service a reçu 2 485 réclamations en 2009, 3 731 en 2010, soit une hausse de 50 %, et les premières tendances laissent penser que le cap des 4 200 sera dépassé cette année. Ce n’est qu’un début… A partir du 20 septembre prochain, il pourra être saisi par internet. Ce qui pourrait, de l’avis même de Bernard Cieutat, magistrat de la Cour des comptes et médiateur, qui se réfère aux expériences analogues dans d’autres entreprises, doubler rapidement le nombre de réclamations qui vont lui être transmises dès l’année prochaine.
Fret : des pistes pour développer le ferroviaire
Objectif : 25 % de parts de marché pour les transports de marchandises alternatifs à la route à l’horizon 2022, contre 14 % en 2009. Cet objectif, fixé par le Grenelle de l’environnement, a été réexaminé le 31 mai dernier lors d’une table ronde. Les pouvoirs publics ont demandé à RFF de confier une mission à Armand Toubol. L’ancien directeur de l’activité fret de la SNCF, doit « établir un diagnostic partagé sur les causes de la perturbation des sillons fret et d’identifier les pistes d’améliorations ». Le Conseil général de l’environnement et du développement durable est de son côté chargé d’étudier la possibilité de mettre en place un service minimum pour la circulation des trains de fret. Autre axe de développement, la mise en circulation de trains plus longs, de 850 m est attendue le 1er janvier 2012 sur les axes Valenton – Marseille et l’autoroute ferroviaire Le Boulou – Bettembourg. Une nouvelle table ronde est programmée en décembre 2011.
Russie : une JV de Siemens signe un accord de 2 milliards pour des trains régionaux
Avec son partenaire russe Sinara, Siemens a formé la joint-venture Train Technologies, spécialisée dans les trains régionaux, qui a conclu un accord sur les conditions régissant la livraison d’automotrices Desiro RUS aux Chemins de fer russes (RZD). D’une valeur totale d’environ 2 milliards d’euros, le contrat préliminaire, qui porte sur 240 rames de 5 voitures, a été signé le 1er juin lors du Forum 1520 à Sotchi par Vladimir Yakounine, président des RZD, Hans-Jörg Grundmann, PDG de la division Mobility de Siemens, et Dimitri Pumpianski, PDG du groupe Sinara. A partir de 2013, une usine située près d’Iékaterinbourg assemblera ces trains régionaux, après avoir monté 16 rames d’une commande de 54 passée par les RZD à Siemens en 2009 (les 38 premières étant en production à Krefeld, en Allemagne). Aptes à 160 km/h, les Desiro RUS sont connues sur place sous l’appellation « Lastochka » (hirondelle) et doivent entrer en service à Sotchi à l’automne 2013.
Nice : record de fréquentation pour le tramway
Avec 95 963 voyageurs, le mercredi 11 mai, le tramway niçois, mis en service fin 2007, a battu son record de fréquentation. Ce record était jusqu’alors de 82 557 voyageurs, enregistrés lors du premier semestre 2010. Nice compte d’ores et déjà 16,5 % de fréquentation en plus au premier semestre 2011 par rapport à la même période l’année précédente.
Alstom signe un accord préliminaire pour un métro aérien à Bagdad
Le 30 mai, Gian Luca Erbacci, directeur général d’Alstom pour la région Europe du Sud, Afrique et Moyen-Orient, a signé un accord préliminaire avec Salah Abdelrazzaq, gouverneur de Bagdad, en vue de la construction d’une ligne de métro aérien desservant une quinzaine de stations le long d’un tracé de 25 km, avec une capacité de 30 000 voyageurs par heure. L’accord définitif est attendu par Alstom « dans 6 à 8 mois », une fois approuvé le montant du projet, estimé à 1,5 milliard de dollars (un peu plus d’un milliard d’euros) par le gouvernement irakien, financeur du projet. En plus de cette ligne aérienne, Bagdad envisage la construction de deux lignes de métro souterraines, longues de 22 km et 18 km, dont Systra a annoncé le 18 mai avoir été chargée par la mairie de Bagdad d’effectuer les études d’avant-projet sommaire et la préparation des documents d’appels d’offres.

Tramway : les Toulousains boudent la ligne du T1
La première ligne du tramway toulousain peine à faire le plein de passagers. Elle n’atteint pour l’instant, lors de pics de fréquentation en semaine, que la moitié de ses objectifs de 30 000 validations par jour. La première ligne du tramway toulousain peine à faire le plein de passagers. Elle n’atteint pour l’instant, lors de pics de fréquentation en semaine, que la moitié de ses objectifs de 30 000 validations par jour. Le week-end, la fréquentation tombe entre 8 000 à 10 000 le samedi et entre 3 500 à 5 000 le dimanche. Victime d’un conflit social dur dès son lancement en décembre 2010, la ligne T1 souffre aussi d’un temps de trajet plus long que prévu, bien qu’en amélioration. En cause : une traversée de Blagnac au milieu de la circulation. Le tram effectue son trajet de Blagnac à Toulouse en 34 minutes, contre 37 ou 38 minutes au début et un objectif de 30 minutes. Joël Carreiras, président de la Smat (Société de la mobilité de l’agglomération toulousaine) a pourtant affiché son optimisme dans les colonnes de La Dépêche du Midi, en affirmant espérer « une fréquentation, à terme, de 60 000 validations par jour avec le prolongement vers le palais de justice et la bretelle vers l’aéroport, début 2014 ».
C. S.-S.
Eurotunnel veut transporter de l’électricité
Eurotunnel ne s’intéresse pas qu’au transport ferroviaire. Le 26 mai, le gestionnaire du tunnel sous la Manche a annoncé qu’il avait constitué une joint-venture avec le fond d’investissement britannique Star Capital Partners pour faire passer de l’électricité via son tunnel de service.
Eurotunnel louera le passage de l’électricité à cette société baptisée ElecLink, détenue à 49 % par Eurotunnel et 51 % par Star Capital. Même si l’investissement est loin d’être négligeable (250 millions d’euros), c’est une bonne affaire assure Eurotunnel qui, d’une part louera le tunnel de service pour y faire passer l’électricité, d’autre part profitera des produits de la vente d’électricité via l’activité d’ElecLink : 80 % de l’électricité sera vendue aux enchères dans des contrats à long terme. A condition bien sûr de recevoir l’aval des autorités de régulation électrique des deux pays ainsi que de la CIG (Commission intergouvernementale).