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Catégorie : Ferroviaire
Retrouvez toute l’actualité ferroviaire: lignes, matériels ferroviaires et l’actualité des constructeurs et des opérateurs en France et l’international.

Fret : un nouveau trafic via le Mont-Cenis
SNCF Geodis produit depuis mars 2011 un trafic de poutrelles d’acier entre le site Lucchini de Fiorentina di Piombino (Italie) et l’usine AscoMetal du Cheylas (France). Deux fois par semaine, des convois de 1 150 t transitent par le tunnel du Mont-Cenis, la traction étant assurée en 36300 de Fiorentina à Saint-Jean-de-Maurienne et en 75000 au-delà. SNCF Geodis produit depuis mars 2011 un trafic de poutrelles d’acier entre le site Lucchini de Fiorentina di Piombino (Italie) et l’usine AscoMetal du Cheylas (France). Deux fois par semaine, des convois de 1 150 t transitent par le tunnel du Mont-Cenis, la traction étant assurée en 36300 de Fiorentina à Saint-Jean-de-Maurienne et en 75000 au-delà. Normalement, les convois sont tracés directement, via le raccordement de Montmélian, vers l’EP du Cheylas situé sur la ligne Montmélian – Grenoble. Dans la pratique, il n’est néanmoins pas rare que les trains soient amenés à transiter par Chambéry. Le lancement de ce nouveau trafic constitue une sorte de consolation pour SNCF Geodis, qui a dû céder fin 2010 la desserte Ambrogio à Trenitalia en Italie et à ECR en France : « pour des raisons de tarifs et de fiabilité, consécutivement aux grèves », admet Philippe Bihouix de la direction Internationale du pôle Transports ferroviaires de marchandises de SNCF Geodis. Récemment, l’opérateur a décidé de confier « au moins pendant quelques mois » etd’entente avec Hupac la traction du trafic du combiné Busto Arsizio – Barcelone à Trenitalia sur son parcours italien. Cette desserte reste sous la maîtrise commerciale de SNCF Geodis mais est assurée de Busto à Modane par un tiers, pour des questions de robustesse technique. En effet, Captrain Italy, qui continue à se développer, peine encore à maîtriser sa croissance et à garantir une production suffisamment solide en toutes circonstances. Ce recentrage passager ne veut pas dire que SNCF Geodis « laisse la main » à Trenitalia qui est en train de se renforcer sensiblement en Maurienne, mais correspond au souci de rendre le meilleur service possible à son client. Du reste, Philippe Bihouix confirme l’ambition du groupe SNCF Geodis de garder l’initiative en Italie, via le Mont-Cenis où les volumes des trafics de céréales, métallurgie et automobiles progressent – de nouveaux trains apparaîtront en juillet et décembre 2011 – et via la Suisse. Après le trafic Scandfibre dont les résultats sont bons, Captrain Italy pourrait être impliqué par la reprise ou le lancement de trafics du combiné.
Sylvain MEILLASSON
Espagne : la « Plateforme technologique ferroviaire » abonde en projets
La « Plateforme technologique ferroviaire espagnole » (PTFE) a tenu son assemblée générale le 19 mai à Málaga. Sorte de cluster, elle regroupe les pouvoirs publics, les industriels du secteur et les centres de recherche pour développer ensemble des projets innovateurs. L’assemblée a d’ailleurs adopté un « Agenda stratégique de recherche : horizon 2030 » qui donne des objectifs communs, des moyens et dresse une série de priorités. Autour de cette initiative, on retrouve les ministères (Recherche, Transports), l’Adif, les opérateurs (Renfe, Feve, Acciona), les entreprises de BTP, les constructeurs (CAF, Talgo, Vossloh Espagne), les universités (Madrid, Saragosse). Le tout bénéficie du Centre des technologies ferroviaires existant justement à Málaga, avant que n’y soient construits les plus grands circuits d’essai d’Europe à ce jour. Plutôt discrets quant aux programmes concrets que cette alliance met en route (57 le sont avec l’Adif), certains participants ont évoqué des projets classiques comme des changeurs d’écartement instantanés ou des rames à grande vitesse interconnectables et polyvalentes (Oaris de CAF, Avril de Talgo), mais également des automoteurs à tout faire ou low cost pour la voie métrique (l’Espagne a l’expérience du réseau Feve) ou encore des trams-trains bon marché. Au moins autant que le marché intérieur, la PTFE vise le grand large et des marchés émergents au-delà du pré carré qu’est l’Amérique latine : Afrique, Asie centrale et sous-continent indien.
Equipements CBTC Alstom pour les métros de Shanghai et Kunming
Alstom et sa joint-venture chinoise Casco ont signé avec Shanghai Shentong Metro et Kunming Rail Transit deux contrats portant sur la fourniture de signalisation CBTC (par transmission radio). Le montant global de ces contrats est de 85 millions d’euros. Le premier concerne la future ligne 16 du métro de Shanghai, longue 59 km pour 17 stations, sur laquelle la vitesse maximale sera de 120 km/h et dont la première phase doit ouvrir début 2013. Le second contrat concerne la ligne 1 du métro de Kunming (Yunnan), longue de 42 km et comportant 31 stations, dont les premiers essais doivent avoir lieu en 2013. Alstom et Casco équiperont les lignes de la solution Urbalis, système de contrôle des trains par transmission radio des données sur le réseau, qui optimise la vitesse de circulation des trains, réduit les intervalles entre les rames et gère les arrêts aux stations.
Etats-Unis : Siemens livrera 4 tramways à Atlanta
Le 19 mai, Siemens a annoncé que quatre de ses tramways type S70, évalués à 17 millions de dollars (12 millions d’euros), ont été commandés par Marta, l’autorité des transports métropolitains d’Atlanta. Déjà en service sur les réseaux de métro léger (light rail) de Houston, Charlotte, San Diego, Portland et Salt Lake City, le S70 sera utilisé pour la première fois sur un tramway urbain en site partagé (streetcar en américain). Il doit être livré à partir de septembre 2012 et doit entrer en service début 2013 sur la nouvelle ligne reliant le centre-ville d’Atlanta aux centres d’affaires. Les 12 arrêts sur le parcours de 4,3 km seront desservis toutes les 15 minutes. Assemblé à Sacramento (Californie) par Siemens, qui a également produit la chaîne de traction à Alpharetta (banlieue d’Atlanta), ce S70 à plancher bas partiel (70 %) sera limité à 56 km/h (35 mph). Le constructeur précise que depuis 1984, l’usine de Sacramento a livré plus de 1 000 métros légers à 17 villes nord-américaines.
Congrès : la recherche ferroviaire s’est donné rendez-vous à Lille
Le 23 mai, scientifiques, constructeurs, entreprises ferroviaires et laboratoires de recherche du monde entier se sont retrouvés à Lille pour l’ouverture du Congrès mondial de la recherche ferroviaire : WCRR (World congress on railway research). Ce rendez-vous international du monde ferroviaire a réuni dès le premier jour plus de 800 participants, venus de 35 pays. L’Asie était largement représentée avec « plus d’une centaine de Japonais » et « une cinquantaine de Coréens ». Trois journées de conférences ont permis d’échanger et de partager les expériences des participants autour de 3 thématiques : « respect de l’environnement et écomobilité », « nouveaux services aux clients » et « système ferroviaire efficace ».

Le renouveau des gares en Aquitaine
En Aquitaine, on assiste à un véritable renouveau des gares TER. Les interventions visent à améliorer l’accessibilité, le stationnement, l’accueil, le confort, sans oublier l’insertion urbaine et la perception de la gare dans la ville. En Aquitaine, on assiste à un véritable renouveau des gares TER. Les interventions visent à améliorer l’accessibilité, le stationnement, l’accueil, le confort, sans oublier l’insertion urbaine et la perception de la gare dans la ville. L’état du bâtiment, une certaine équité territoriale font partie des critères, au même titre que la forte implication d’Emmanuel Espanol, conseiller régional en charge de ce dossier. Deux des plus importantes opérations concernent des gares de Dordogne, Bergerac et Le Buisson, situées sur la ligne Bordeaux – Sarlat. À Bergerac, où la rénovation extérieure du bâtiment et des abords a été réalisée en 2009, les travaux intérieurs ont débuté, obligeant les voyageurs à contourner celui-ci. Une véritable restructuration qui va permettre l’accessibilité aux personnes à mobilité réduite (PMR) et comprend l’aménagement de quatre guichets de vente, la mise en place d’écrans diffusant des informations en temps réel, la pose de mobilier et de signalétique. À cela s’ajoute la rénovation et l’éclairage de la façade ainsi que la réfection de la marquise côté cour. Un projet de 687 600 euros hors taxes, financé à 75 % par la région et 25 % par la SNCF, laquelle assure la maîtrise d’ouvrage et la maîtrise d’œuvre. Au Buisson, où passent également les trains de la ligne Agen – Périgueux, on comptabilise une moyenne de 1 600 montées et descentes par semaine. La mise en chantier fin mai résulte d’une convention signée par la région, la communauté des communes du Cadouin, la ville du Buisson et la SNCF. Un avenant est en cours de validation afin de prendre en compte l’augmentation du coût du programme sous maîtrise d’ouvrage de la communauté de communes. La rénovation du bâtiment voyageurs va s’effectuer dans sa totalité : aménagement de la zone d’attente, du hall et de la zone de vente, nouvelle façade avec guichet adapté aux PMR. Le nettoyage et l’éclairage des façades, le remplacement des menuiseries, l’équipement des quais, l’aménagement du stationnement font partie des agencements prévus. La région prendra en charge 73 % de la dépense qui s’élève à 376 500 euros. La gare du Buisson devrait bénéficier ultérieurement d’une reconfiguration des voies et de l’utilisation des quais ainsi que d’une modernisation de la signalisation, opérations qui font l’objet d’études. Ces deux gares représentatives offriront ainsi un nouveau visage, en adéquation avec le devenir de cette ligne qui fait l’objet d’importants travaux de voie en quatre phases, étalées de 2008 à 2013.
François-Xavier POINT
Algérie : bientôt des études pour le métro d’Oran
Suite à l’appel d’offres lancé en septembre dernier, l’Entreprise du métro d’Alger (Ema) a annoncé le 23 mai avoir attribué les études de conception de la première ligne du métro d’Oran à l’espagnol Sener Ingeniería y Sistemas SA pour près de 13 millions d’euros. Ce bureau d’études aura 30 mois pour rendre sa copie, à compter de la signature du contrat qui interviendra après l’accord de la Commission nationale des marchés publics (CNMP). Le projet de première ligne compte 22 kilomètres. L’Ema compte ensuite lancer l’appel d’offres pour la réalisation du projet clés en main et le groupe public Cosider, qui a réalisé plusieurs tronçons du métro d’Alger, serait intéressé selon le site Tout sur l’Algérie. La deuxième ville du pays a également une ligne de tramway qui est en cours de réalisation par la filiale espagnole d’Alstom.
VSC lance sa relation client sur Twitter
Présent depuis 2009 sur Twitter via le fil de sa community manager (@Yaelle_VSNCF), voyages-sncf.com étend sa relation client aux réseaux sociaux en ouvrant son fil Twitter @Clt_Voyagessncf. Un compte destiné à accompagner les clients dans leur parcours (achat, suivi de commande, après-vente) et à recueillir leurs suggestions, disponible 7 jours sur 7 et de 8 heures à 21 heures Dans le cas d’un tweet concernant un dossier client, le conseiller répondra uniquement par message direct afin de garantir la confidentialité des données. L’agence de voyages en ligne ajoute qu’elle enrichira sa présence sur les réseaux sociaux au début de l’été avec le lancement de l’agent virtuel LEA sur Facebook.

SNCF : premiers chiffres présentables pour les TER en PACA
Avec plus de TER à l’heure et moins de trains supprimés, la SNCF semble redresser la barre en région Paca. Avec plus de TER à l’heure et moins de trains supprimés, la SNCF semble redresser la barre en région Paca. Au cours du 1er trimestre 2011, le taux de régularité des quelque 700 TER transportant chaque jour 90 000 voyageurs, (les trains n’ayant pas plus de 5 minutes de retard), serait de 90,54 %, contre 85 % au 1er trimestre 2010. Le meilleur « score » jusque-là était de 88,4 %.
Même amélioration pour les trains supprimés : 0,8 % pendant le 1er trimestre 2010 contre 8 % pendant la même période de 2010. Dans le même temps la fréquentation est en progression de 2 à 4 % selon les sites, a assuré le directeur régional, Philippe Bru, heureux de présenter ces chiffres le 3 mai, à Nice, en compagnie du vice-président transports du conseil régional, Jean-Yves Petit.
L’information voyageurs serait elle aussi en amélioration grâce au déploiement d’afficheurs légers indiquant l’état du trafic en temps réel. Une centaine de gares en sont ou vont être équipées. L’investissement est de 2,65 millions d’euros, dont 2 millions à la charge de la région.
« Il fallait casser la spirale », reconnaît Philippe Bru, qui souligne la « volonté de travailler différemment » et de « limiter le nombre de jours de grève ».
Lancé en octobre 2010 par la SNCF et suivi en janvier 2011 par un protocole signé par Michel Vauzelle, président de la région Paca, et Guillaume Pepy, président de la SNCF, le plan « PrioriT » porterait donc ses premiers fruits. Elaboré avec le concours de la région, de RFF et des cheminots, il vise à un « redressement significatif » de l’exploitation des TER avant la fin 2011, afin d’atteindre les objectifs de qualité prévus au contrat d’exploitation 2007-2016, avec un taux de ponctualité de 92,4 % et des suppressions de trains limitées à 3,5 %. Il comporte 250 actions articulées autour de 11 thématiques qui vont de la maintenance du matériel aux travaux sur l’infrastructure, en passant par l’information des voyageurs ou le dialogue social.
La mise en service prévue en 2013 de la 3e voie entre Cagnes-sur-Mer et Antibes et l’arrivée de 16 rames à deux niveaux devrait contribuer à confirmer cette amélioration, malgré, comme l’a rappelé Philippe Bru, un réseau saturé et « des infrastructures contraintes, sans itinéraires bis », en particulier avec un seul axe ferré entre Marseille et Menton.
Si les objectifs ne sont pas atteints, gare aux pénalités à verser à la région qui les avait doublées en 2008. Les malus pour non-respect des engagements sont plafonnés à 12 millions d’euros par trimestre.
La DB relance sa ligne de fret entre la Chine et l’Allemagne
A cause de la crise, la compagnie avait renoncé à cette liaison de plus de 10 000 km. Transporter des marchandises entre la Chine et l’Allemagne par voie de chemin de fer : la DB est en passe de remettre sur les rails sa prestigieuse liaison Trans Eurasia Express, deux ans après avoir renoncé à cause de la crise. Début avril, un convoi test chargé d’une cinquantaine de conteneurs est arrivé à Duisbourg dans la Ruhr au terme d’un périple de 10300 km qui avait débuté 16 jours plus tôt à Chongquing dans le Sichuan.
Un trajet « deux fois plus rapide que la voie maritime et moins cher que l’avion », avance la Bahn qui vise l’industrie chimique et automobile ou les fabricants de produits électroniques grand public.
« Nous espérons mettre en place un service régulier entre les deux continents avant la fin de l’année », annonce Karl-Friedrich Rausch, le directeur des activités de fret et de logistique. Il y a deux ans, la compagnie espérait un aller-retour par semaine, avant d’être rattrapée par la crise et l’effondrement des commandes. Cette fois-ci et malgré la reprise soutenue des échanges, la DB se montre prudente et n’avance aucun objectif. Le rythme de croisière « dépendra de la demande », souffle-t-elle.
Au total, le convoi doit traverser sept pays dont le Kazakhstan ou la Biélorussie. Mais contrairement aux essais effectués avant la crise, l’itinéraire passe par le sud de la Mongolie et non plus par le nord. Résultat : un trajet plus long de 2 000 km. Un « détour » toutefois compensé par des contrôles douaniers moins nombreux. Ce nouveau parcours a même fait gagner un jour de voyage au convoi.