Catégorie : Ferroviaire

Retrouvez toute l’actualité ferroviaire: lignes, matériels ferroviaires et l’actualité des constructeurs et des opérateurs en France et l’international.

  • SNCF : un milliard de chiffre d’affaires et des projets à foison pour Gares & Connexions

    En publiant son premier rapport d’activités depuis sa création en avril 2009, Gares & Connexions, qui gère les 3 000 gares où ont transité deux milliards de voyageurs, a présenté son plan d’action à l’horizon 2020. La branche a généré 1,1 milliard d’euros de chiffre d’affaires et investi 266 millions d’euros, dont 173 sur fonds propres. « Un budget équivalent devrait être investi cette année, alors que 80 sites font l’objet de travaux », a précisé Sophie Boissard, sa directrice générale qui souhaite « transformer les gares en lieux de vie au cœur des villes ». Il s’agit d’assurer les « fondamentaux du service aux voyageurs », de développer les services en gare et de les rénover. 4 à 5 milliards d’euros d’investissement sont prévus d’ici à 2020. Côté services, sont au programme des commerces du quotidien, centres d’affaires, crèches, etc. Parallèlement, le chantier de refonte de la signalétique vient d’aboutir. Les nouveaux panneaux, plus explicites, seront installés dès cette année dans les gares de Paris-Lyon et Saint-Lazare ainsi que dans les 11 gares du TGV Rhin-Rhône.

  • Innovation : Bombardier présente sa locomotive « Last Mile Diesel »

    A l’occasion du Salon international du transport et de la logistique de Munich, qui s’est tenu du 10 au 13 mai, Bombardier a dévoilé une locomotive électrique Traxx AC dotée d’un moteur diesel supplémentaire. Surnommée « Last Mile Diesel » (diesel du dernier kilomètre), cette innovation élimine le besoin de changer de locomotive pour les manœuvres dans les terminaux, ports, chantiers ou autres installations terminales qui ne sont généralement pas électrifiées. Les cinq premières locomotives de ce type ont été commandées fin 2010 par Railpool, société de crédit-bail. Trois de ces engins sont destinés à BLS Cargo (Suisse). Bombardier prévoit maintenant le développement d’une version courant continu Traxx DC dotée d’un moteur diesel Last Mile.
     

  • Irak : Systra chargé des études du métro souterrain de Bagdad

    Une délégation de la mairie de Bagdad vient de signer avec Systra, au siège du groupe à Paris, le contrat pour les études d’avant-projet sommaire du métro souterrain de Bagdad et la préparation des documents d’appels d’offres, en vue de sélectionner l’entreprise qui sera chargée de la conception et de la construction. Selon le communiqué publié le 18 mai par Systra, le réseau de métro souterrain de Bagdad comportera deux lignes, l’une d’environ 22 km, l’autre de 18 km, avec un intervalle entre stations d’un kilomètre environ. Ce projet de métro souterrain constituera l’ossature des futurs projets de transport de la capitale irakienne. Une vingtaine de personnes seront mobilisées sur ce projet et travailleront depuis Paris. Les prestations doivent commencer incessamment et dureront 18 mois. Rappelons que lors de la présentation des vœux pour l’année 2011, Pierre Mongin, président de Systra, avait annoncé la prochaine finalisation de ce contrat.
     

  • Stif : le cadencement, mission impossible pour 2012

    Stif : le cadencement, mission impossible pour 2012

    Le Stif souhaite reporter d’un an le cadencement d’abord annoncé pour la fin de l’année, au changement de service. En cause : l’absence de concertation et la difficulté à faire admettre une détérioration du service au quotidien pour laisser les sillons au Rhin-Rhône. Que certains parlent du cadencement ou d’autres, plus modestement, de l’important changement de service annoncé pour la fin de l’année, les responsables du Syndicat des transports d’Île-de-France n’ont, depuis des mois, pas changé d’avis : le mieux serait de reporter à 2013 et de reconduire pour l’an prochain le service actuel. C’est ce qu’a demandé, à l’unanimité, le Conseil du Stif. La raison de fond ? « L’objectif premier, c’est de permettre à des circulations nationales de passer, notamment celles du Rhin-Rhône. Le projet de cadencement dit généralisé, piloté par RFF, inquiète. RFF, avec une approche extrêmement nationale, a défini une trame globale qui s’est imposée face aux trames locales », précise Thierry Guimbaud, directeur d’exploitation du Stif, en charge de l’offre Transports. « Alors que l’on parle toujours de l’importance des trains du quotidien, il ne faut pas les considérer comme la variable d’ajustement. Il n’est pas question d’opposer le TGV aux trains du quotidien, simplement de veiller à ce que les capacités soient réparties équitablement. Si l’on pose d’abord les sillons TGV, les autres trains ne peuvent que s’ajuster. » Au Stif, on affirme avoir longtemps demandé une solution dans laquelle chacun ferait des efforts, éventuellement provisoires. Sans réussir. Il y a également divergence forte sur la façon de piloter le projet. « Avant les précédentes réorganisations, nous avons toujours beaucoup discuté, avec des comités de ligne en amont, donné des informations sur les perspectives, recherché les aspects gagnant-gagnant sur ces sujets toujours difficiles à faire passer. Depuis un an, nous disions à RFF : lancez des concertations… » En vain.
    Dans ce contexte, le Stif redoute une dégradation du service pour certains voyageurs, sans améliorations tangibles pour d’autres. Pour se placer dans les sillons à venir du Rhin-Rhône, certaines régions SNCF ont décalé leurs horaires. Mais pas toutes, Saint-Lazare notamment, qui n’a pas été mise au diapason. Et pour les trains qui passent d’une région à l’autre, comme Saint-Quentin – La Défense, il faut accélérer ou ralentir les trains pour les faire passer dans la cadence. Soit six minutes supplémentaires. La C verra, également, un allongement de 4 minutes sur certains parcours.
    « C’est comme en faisant tourner une roue de bicyclette et en bloquant l’autre, ça ne peut pas marcher », note Thierry Guimbaud. « Cela illustre bien le caractère inachevé du projet. Lorsque des points ne sont pas aboutis, techniquement, il faut se concerter, s’associer, éventuellement réinjecter de l’offre pour compenser les aspects négatifs et garantir une meilleure régularité. Face au refus de concertation, il était impossible de mettre “du plus” et de bâtir un projet autour de discussions. » Reporter s’impose d’autant plus que 2010 a constitué l’une des pires années pour le Transilien, en termes de régularité. « L’urgence, c’est de stabiliser, de recapitaliser après une année très difficile », souligne Thierry Guimbaud. « Nous ne pouvons pas nous concerter sur des projets que l’on ne partage pas. » Cela, alors même que la Région commence à travailler à une nouvelle étape du cadencement.
    Le cadencement, la région connaît bien. Elle l’a mis en place, en décembre 2008, sur trois lignes. Dans un contexte marqué alors par un fort développement de l’offre de transport, de commande de nouveau matériel, d’investissements… Cela a permis davantage de lisibilité à l’offre, de compléter les trous de dessertes, le soir, en périodes de vacances, en flanc de pointe… « De tout cela, nous avons tiré l’opportunité pour cadencer, sans vouloir une remise à plat complète. C’était pour répondre à une vraie demande. » Et non pas à une contrainte, celle de faire passer en fin d’année des TGV Rhin-Rhône, dès la première année placés dans leurs bons sillons.

     

    Pascal GRASSART

  • L’Etat satisfait du niveau de sécurité du réseau ferré

    Interpellé à la fin de l’année dernière par le président de la SNCF sur les risques pesant sur la sécurité du réseau ferré du fait de l’apparition dans le paysage ferroviaire d’une multitude de nouveaux intervenants, le gouvernement a répondu à Guillaume Pepy. Dans une lettre datée du 4 mars et dévoilée par Les Echos du 16 mai, le secrétaire d’Etat aux Transports écrit que « l’examen précis des chiffres publiés par l’Etablissement public de sécurité ferroviaire (EPSF) ne fait pas apparaître de dégradation de la sécurité générale sur le réseau ferroviaire français, mais au contraire une baisse du nombre des tués et des blessés graves entre 2006 et 2009 ». Thierry Mariani estime que ce constat est partagé par la Commission européenne et par l’Agence ferroviaire européenne, qui « attribuent à la France des valeurs nationales de référence de sécurité ferroviaire parmi les meilleures de l’Union européenne ».
     

  • Billetterie : le réseau de Montargis lance le ticket SMS

    Depuis le 2 mai, les clients du réseau Amelys (Keolis) de Montargis (Loiret) peuvent présenter leur titre de transport sur leur téléphone portable. Montargis a été choisie par Keolis et Nexedi, l’éditeur du logiciel EPR5 qui pilote le système pour cette expérimentation qui doit ensuite être étendue à d’autres villes moyennes. « Nous ciblons les clients occasionnels, explique Pierre-Marie Ditte, directeur de Keolis à Montargis, pour le même prix (0,95 euro l’unité, 9 euros les 10) que les tickets achetés dans le bus ou à la boutique. » Le client peut acheter son e-ticket en ouvrant un compte prépayé en ligne. Il peut aussi régler son voyage dans les 24 heures. Pour bénéficier du service, le client doit adresser par SMS le code spécifique de l’arrêt où il se trouve et reçoit instantanément son e-ticket valable une heure et qui sera présenté de « manière stable et lisible » au conducteur. Le réseau a également adopté le système Timéo qui permet de recevoir par SMS les horaires de passage des prochains bus.     

    J.-J. T.

     

  • Le successeur sud-coréen du TGV a des ennuis

    Une rame du train à grande vitesse sud-coréen KTX-II a été rappelée le 11 mai par son constructeur Hyundai Rotem, à la demande de l’exploitant Korail. Deux fissures importantes ont été découvertes dans les structures qui soutiennent les dispositifs – 500 kg situés sous le corps du train – de ralentissement. « Le décrochement de ces dispositifs sur les rails aurait eu pour conséquence le déraillement du train », s’alarme un expert cité par l’agence de presse Yonhap.
    Au lendemain de ce rappel, Korail a annoncé une réduction du nombre de voitures et de la fréquence des services à grande vitesse, afin de mener des inspections approfondies de l’ensemble de son matériel roulant. 46 rames du KTX-1 (le TGV Réseau vendu par Alstom en 1994) et 19 rames de son successeur construit localement, le KTX-II, sont en circulation. C’est la première fois qu’un KTX-II est rappelé depuis sa mise en service, en mars 2010. L’incident est le dernier d’une série de défaillances techniques rencontrées par le KTX-II. En février, l’un d’entre eux a déraillé dans un tunnel à Séoul. Ces problèmes fragilisent les ambitions exportatrices de Hyundai Rotem, qui convoite d’importants contrats à l’étranger, notamment au Brésil et en Californie.
    Les déboires ferroviaires sud-coréens font aussi irruption dans la rubrique des faits divers : le 4 mai, un passager complètement saoul a forcé l’ouverture d’une porte d’un KTX-1 alors que celui-ci roulait à 300 km/h. Pendant 10 minutes, les violents courants d’air ainsi créés ont provoqué la panique à bord. Arrêté par la police, le passager a déclaré : « Je manquais d’air, alors j’ai ouvert la porte. »
    Frédéric OJARDIAS

  • Lorry-Rail allonge l’autoroute ferroviaire Perpignan – Bettembourg

    Lorry-Rail a annoncé le 12 mai le lancement d’une nouvelle route entre la frontière espagnole et le sud de la Suède dès aujourd’hui, via Krefeld, puis à partir de cet automne via Hanovre. La société, dont SNCF Geodis détient le contrôle, élargit ainsi son offre d’autoroutes ferroviaires, dans le prolongement de la liaison actuelle entre Perpignan (Le Boulou) et le Luxembourg (Bettembourg). « Cette offre, réalisée avec Green Cargo, premier opérateur ferroviaire suédois, s’adresse aux transporteurs et leur permet dès à présent de faire voyager sur le train des semi-remorques préhensibles, des conteneurs et des caisses mobiles », précise SNCF Geodis dans un communiqué. Dans un premier temps, trois allers-retours par semaine seront proposés. « A l’automne, cette liaison permettra de parcourir en train, en 48 heures, les 2 000 km du trajet, contre trois jours a minima par la route », souligne SNCF Geodis.

  • Xrail vise 40 % du marché européen en 2012

    Créée en février 2010 par sept entreprises ferroviaires européennes pour renforcer le trafic international de wagons isolés, l’alliance Xrail dresse un premier bilan : entre l’automne et la fin de l’année 2010, environ 10 % de l’ensemble des transports du trafic européen par wagons isolés, soit 150 relations, ont été effectués par ces entreprises. D’ici à la fin de l’année, le nombre des relations proposées devrait tripler pour s’élever à 450. L’alliance vise une couverture de près de 25 % du marché sur le réseau européen des transports par wagons isolés. L’an prochain, la part devrait atteindre les 40 %.
    Rappelons que CD Cargo (République tchèque), CFL cargo (Luxembourg), DB Schenker Rail (Allemagne), Green Cargo (Suède), Rail Cargo Austria (Autriche), SNCB Logistics (Belgique) et CFF Cargo (Suisse) font partie de l’alliance. SNCF Geodis qui devait initialement l’intégrer a choisi finalement de jeter l’éponge en raison de la restructuration de son activité wagons isolés.

  • Le métro d’Alger ouvrira en janvier au plus tard

    Comme Jean-Pierre Raffarin l’avait annoncé en avril au Figaro, le métro d’Alger, en construction depuis trente ans, devrait être mis en service « en décembre ou en janvier au plus tard », a déclaré Pierre Mongin le 10 mai sur France 24. La RATP a remporté en 2007 le contrat pour l’exploitation pendant 8 ans de cette ligne de 9,5 km et 10 stations. Deux jours auparavant, en inaugurant le premier tronçon du tramway d’Alger, le ministre des Transports algérien, Amar Tou, avait précisé que le métro serait « réceptionné le 31 octobre, selon le planning remis au ministère par les sociétés chargées de la réalisation de ce projet ». Ce métro joue les arlésiennes suite aux mauvaises surprises du chantier et au conflit financier qui en a découlé entre le maître d’ouvrage et les entreprises Vinci, Siemens et CAF. « Il y a eu un certain nombre d’événements politiques tragiques […] qui ont retardé profondément et durablement ce projet. Aujourd’hui les choses sont en très bonne voie », a aussi expliqué PDG de la RATP.