Catégorie : Ferroviaire

Retrouvez toute l’actualité ferroviaire: lignes, matériels ferroviaires et l’actualité des constructeurs et des opérateurs en France et l’international.

  • Russie : les RZD veulent privilégier la grande vitesse

    Deux lignes ferroviaires à grande vitesse, Moscou – Saint-Pétersbourg et Moscou – Nijni Novgorod – Kazan, pourraient être mises en place à l’occasion de la Coupe du monde de football 2018 qui se déroulera en Russie, a écrit dans son blog le PDG des Chemins de fer russes (RZD), Vladimir Iakounine. « Je ne peux pas révéler tous les détails de ce projet : sa conception bat son plein et la version définitive doit être prête d’ici la mi-mai », y indique-t-il. Le patron des RZD précise toutefois qu’il s’agit de « construire deux lignes ferroviaires permettant de circuler à des vitesses allant de 300 à 400 km/h » et que l’entreprise ferroviaire s’applique actuellement à trouver une formule optimale pour le transport de passagers entre les villes qui accueilleront le Mondial 2018. Il conclut que « l’accent sera mis sur les grandes vitesses ».

  • Belgique : la SNCB place son fret sous droit privé

    Belgique : la SNCB place son fret sous droit privé

    L­es chemins de fer belges ont décidé de filialiser leur activité fret, lourdement déficitaire. 30 % des effectifs vont être supprimés. A l’avenir, SNCB Logistics pourra embaucher des salariés de droit privé. Une nouvelle entreprise de fret ferroviaire est née en Belgique le 1er  février : SNCB Logistics, filiale indépendante de droit privé des chemins de fer belges. La SNCB travaillait sur ce scénario depuis 2008 pour redresser les comptes de sa branche fret qui perdait alors plus de 80 millions d’euros annuels.
    Cette solution a été acceptée le 26 novembre dernier par un des deux syndicats représentatifs de la compagnie, le CSC-Transcom. Malgré le rejet de l’autre syndicat majoritaire CGSP-Cheminots et plusieurs conflits sociaux, le projet est maintenant sur les rails. La compagnie de fret peut aussi empocher une subvention de 135 millions d’euros, la dernière acceptée par la Commission européenne en contrepartie de cette restructuration.
    Sur ce total, 105 millions vont servir à financer les mesures liées aux 500 suppressions de postes, soit environ 30 % des effectifs. « Ces départs s’effectuent sans licenciements dans le cadre de départs naturels ou de reclassements au sein de la SNCB », précise une porte-parole du groupe. SNCB Logistics ne devrait plus employer qu’environ 1 000 personnes. Pour conduire ses trains, la société ne disposera pas de ses propres conducteurs mais passera dans un premier temps par SNCB, qui détachera des agents. De même, pour la maintenance du matériel roulant et pour les opérations de gare, SNCB Logistics fera appel à la SNCB.

    Reste encore à définir plus précisément les conditions de transfert du personnel. « Ceux qui veulent travailler dans notre filiale indépendante gardent leur statut et sont détachés », souligne une porte-parole. Ceux qui seront embauchés dans le futur par SNCB Logistics le seront dans un cadre contractuel privé et coûteront donc moins chers à l’entreprise. « Les seules priorités de la direction sont de réduire les coûts et de tirer vers le bas les conditions de travail », dénonce Serge Piteljon. Selon le secrétaire national de la CGSP, Fret SNCF devrait subir cette concurrence de plein fouet, puisque la nouvelle structure devrait afficher des coûts inférieurs de 30 % à ceux de la SNCB… et donc de la SNCF aussi. « Nous lançons un groupe performant international et logistique. Notre organisation est basée sur deux fondamentaux : la productivité et la qualité », répond de son côté la direction du groupe.
    L’objectif est d’économiser 100 millions d’euros annuels, soit 25 % des coûts de l’entreprise. « Nous avons déjà réalisé 75 % de l’objectif. Désormais, nous mesurons quotidiennement l’évolution des paramètres sur la sécurité », précise-t-elle.

    Un nouveau plan de transport a été mis en place pour les trafics diffus. « Nous pensons que le transport de wagons isolés peut être rentable tant sur le marché national que sur le marché international », souligne la direction de SNCB Logistics. Dans ce cadre, le nombre de gares de triage, qui étaient au nombre de quatre, a été réduit. Il ne devrait plus subsister qu’une seule grande gare de triage à Anvers, même si trois autres sites, à Charleroi, Gand et Liège, devraient encore continuer à fonctionner, toutes propriétés de la SNCB. L’opérateur de fret bénéficie déjà de la reprise des trafics. Ils seraient en hausse de 10 % depuis le début de l’année. L’objectif que s’est fixé SNCB Logistics est de renouer avec la rentabilité à l’horizon 2012.

    Marie-Hélène Poingt

  • Interconnexion Sud : le barreau manquant en Ile-de-France

    A l’heure où les projets de TGV foisonnent, laissant planer le doute sur leur réalisation, un projet sort du lot aux yeux de Réseau ferré de France : la ligne à grande vitesse d’interconnexion au sud de l’Ile-de-France. Depuis décembre, il fait l’objet d’un débat d’utilité publique, qui doit s’achever le 20 mai.
    Si à l’est de l’Ile-de-France une ligne de contournement a déjà été réalisée pour permettre aux trains à grande vitesse de faire des parcours de province à province sans passer par Paris, au sud, une ligne classique, la grande ceinture entre Massy et Valenton, est utilisée par tous types de trafic. Le projet d’interconnexion Sud consiste à créer une nouvelle ligne dédiée aux TGV qui relient la LGV Atlantique aux autres LGV desservant le sud-est, l’est et le nord de la France. Ce qui permettrait notamment de redonner de la capacité à la ligne classique pour le RER C et de désaturer les gares parisiennes. Trois scénarios sont examinés, allant de 1,4 milliard d’euros pour une ligne de 16 km à 3,3 milliards pour une liaison de 31 km largement souterraine et comprenant deux gares nouvelles.
     

  • Résultat : l’activité de la SNCF tirée par l’international

    L’activité de la SNCF a progressé de 11,8 % (à 7,8 milliards d’euros) durant le premier trimestre 2011 comparé à la même période de l’année précédente. Toutes les branches sont en croissance, mais c’est l’activité internationale (Keolis, la grande vitesse européenne et l’activité de commission de transport de SNCF Geodis) qui tire pour plus de la moitié les résultats vers le haut. En revanche, les activités TER et Transilien subissent une progression faible, voire un repli du trafic (+1,8 % sur Transilien mais -2,4 % sur TER). Quant à SNCF Voyages, malgré le dynamisme des relations européennes (+8,9 %), qui bénéficient notamment du développement de l’offre vers le Benelux et la Suisse, la branche affiche une hausse modeste sur le réseau domestique : le chiffre d’affaires du TGV et d’iDTGV est en croissance de +1,5 % seulement.

  • Italie : Trenitalia lève une option sur 50 locomotives électriques E464

    Trenitalia a levé une option sur 50 locomotives électriques E464 dans le cadre d’un contrat portant sur 100 unités, signé en 2009 avec Bombardier Transport. Destinées aux trains régionaux, les E464 sont construites depuis 15 ans par l’usine de Vado Ligure (successivement propriété d’ABB Trazione, d’Adtranz et de Bombardier) et sont en passe de former la plus importante série de matériel roulant en service en Europe. Actuellement, 570 unités sont au parc et ce dernier devrait compter 688 engins après la livraison de la nouvelle tranche, chiffrée à environ 128 millions d’euros et attendue pour 2012-2013.
     

  • Allemagne : DB Regio passe une commande de 200 locomotives à Bombardier

    Bombardier Transport et DB Regio ont signé un contrat-cadre de neuf ans portant sur 200 locomotives diesels Traxx à propulsion « multimoteur ». Dans le cadre de ce contrat évalué à environ 600 millions d’euros, DB Regio a commandé les 20 premières locomotives (pour 62 millions d’euros environ), dont la livraison doit débuter à la mi-2013. La principale innovation de ces locomotives est la mise en œuvre de quatre moteurs diesels industriels à grande puissance au lieu d’un seul gros moteur diesel. Avec pour avantages immédiats la conformité aux normes d’émissions IIIB de l’Union européenne, ainsi qu’une réduction de la consommation de carburant, des émissions de gaz et des coûts de cycle de vie.

    En effet, les modules diesels interchangeables contribueront à réduire les coûts de maintenance, de futures mises à niveau et de modernisation. De plus, lorsque la locomotive fonctionne au ralenti ou que la demande en puissance est faible, il sera possible d’arrêter une partie des moteurs, réduisant ainsi la consommation en carburant et en lubrifiant.

  • Espagne : Saragosse renoue avec le tramway

    Le 19 avril a été mise en service la première phase du nouveau tramway de Saragosse. En effet, cette ville d’aujourd’hui 700 000 habitants a été la dernière en Espagne à fermer en 1976 son précédent réseau de tramway. Le métro léger actuel est établi sur une voie de 1 435 mm avec électrification en 750 volts (certains passages dans la vieille ville nécessiteront l’emploi d’accumulateurs). La trame de base est une ligne sud-nord de 12,8 km avec treize arrêts (ultérieurement 25) de Valdespartera à Gran Via. Fin 2011, il est prévu de poursuivre les travaux lancés en 2009, cette fois entre Gran Via et Parque Goya. Le matériel roulant (des Urbos3) est fourni par CAF, entreprise qui a de longue date une chaîne de fabrication de ce type de véhicule précisément à Saragosse.    

    M. G.

  • Abou Dhabi : un consortium espagnol chargé du métro léger

    En partenariat avec les entreprises ibériques d’ingénierie Sener et Typsa, les Chemins de fer de la généralité de Valence (FGV) viennent de remporter l’appel d'offres pour la première étape du tramway d’Abou Dhabi. Les FGV exportent ainsi leur savoir-faire accumulé depuis 1994 dans la gestion du trafic, la maintenance des voies et du matériel roulant. Cette année-là, ils avaient introduit le tramway moderne dans la péninsule ibérique. Le projet émirati initial consiste en une ligne unique du centre vers les zones à urbaniser Al Reem et Saadiyat, soit 30 km, via les quartiers peuplés, le centre financier d’Al Sowwah Island, ainsi que les musées. Le matériel roulant devra faire face à des températures de 45° et aux tempêtes de sable. Le même consortium espagnol est également sur les rangs pour un projet au Qatar.    

    M. G.
     

  • Rectificatif. Territoire de Belfort : les bus Optymo vierges de toute publicité commerciale

    Dans la brève publiée sur ce site le 18 avril, il était indiqué que Métrobus exploitait publicitairement les réseaux de bus du Territoire de Belfort, ce qui n’est pas le cas puisque, comme le précise le SMTC du Territoire de Belfort : « Depuis 2006, date de la modernisation du parc Bus par l’achat de 40 Man NL 243 GPL, le Syndicat mixte des transports en commun du Territoire de Belfort a fait le choix de ne pas utiliser les faces de son parc bus à des fins publicitaires et commerciales. En effet, en accord avec ses principes d’écocitoyenneté et de solidarité entre les territoires, le SMTC souhaite que les voyageurs du réseau Optymo ne soient pas associés aux messages publicitaires de grandes marques commerciales. »
     

  • Le consortium Vossloh Alstom livrera la nouvelle génération du métro léger de Hanovre

    Le 18 avril, Vossloh Electrical Systems a annoncé avoir remporté le contrat pour la fourniture de la nouvelle génération de Stadtbahn (métro léger) de Hanovre. Dénommé TW 3000, ce nouveau modèle « économe en énergie » reprend en partie le design très particulier des TW 2000 commandés pour l’Exposition universelle de 2000 par Üstra (les transports de Hanovre). C’est à la tête d’un consortium formé avec Alstom que Vossloh a remporté ce marché dont la tranche ferme porte sur 50 rames à livrer en 2013-2014, plus 96 rames en option. La part de l’industriel allemand dans cette première tranche est chiffrée à environ 100 millions d’euros, ce qui porte le total du carnet de commandes de la division transport de Vossloh à environ 300 millions d’euros pour le premier trimestre 2011, à comparer au total de 358 millions d’euros pour l’année fiscale 2010.