Catégorie : Ferroviaire

Retrouvez toute l’actualité ferroviaire: lignes, matériels ferroviaires et l’actualité des constructeurs et des opérateurs en France et l’international.

  • En Allemagne (aussi) la ponctualité  des trains fait débat

    En Allemagne (aussi) la ponctualité des trains fait débat

    La puissante association de consommateurs Stiftung Warentest dénonce les chiffres flatteurs mis en avant par la Deutsche Bahn : malgré la quasi-paralysie du réseau en décembre suite aux fortes chutes de neige, la compagnie affirme que 70 % de ses trains sont arrivés à l’heure. En pleine polémique sur la ponctualité de ses trains, la SNCF pourra toujours se consoler en regardant de l’autre côté du Rhin, où la Deutsche Bahn est visée par une controverse du même ordre. En cause : les statistiques communiquées par la compagnie en début d’année, au lendemain d’une série de couacs sur le réseau allemand, quasiment paralysé par d’importantes chutes de neige.

    Malgré ces conditions météo extrêmes, la DB affirme qu’en moyenne 70 % de ses trains sont arrivés à l’heure. Un résultat jugé trop flatteur par la puissante association de consommateurs Stiftung Warentest, qui avance d’autres chiffres : selon ses observations, 70 % des trains auraient en réalité atteint leur destination avec du retard. Certains jours, seuls 14 % des convois auraient tenu leur horaire.

    Comme la CFDT en France, l’association a passé à la loupe 60 000 mouvements de trains dans les vingt gares les plus importantes du pays. Et le constat est particulièrement sévère pour les trains à grande vitesse : trois ICE sur quatre se sont montrés incapables de respecter l’horaire prévu. Un quart d’entre eux accusant même un retard de plus d’une demi-heure, quand ils n’étaient tout simplement pas annulés. Il faut dire qu’à cause des intempéries et des basses températures la vitesse de pointe des ICE a été limitée à 200, voire à 160 km/h, entraînant de fait des temps de trajet plus longs qu’en situation normale.

    Mais l’association pointe aussi du doigt le mauvais état du réseau ferré : mal entretenu, il n’aurait pas supporté la chute des températures, aggravant encore davantage les perturbations.

    Prise en défaut, la Bahn rejette ces accusations : dans un communiqué, elle se défend d’avoir cherché à « enjoliver » ses performances et dénonce la méthode de calcul retenu par Stiftung Warentest. Pour autant, elle se garde bien d’engager une bataille de chiffres. Régulièrement épinglée pour son manque de régularité, la compagnie a toujours refusé de dévoiler ses pointages internes détaillés, se réfugiant derrière le « secret » industriel.

    « Nous sommes souvent trop critiques vis-à-vis de la Bahn », commente Peter Ramsauer, soucieux d’éteindre la polémique. « On accepte sans sourciller 20 minutes de retard à l’aéroport, mais si un ICE accuse le même délai, c’est la révolution sur les quais. »

  • Trenitalia également critiqué pour ses retards

    Trenitalia également critiqué pour ses retards

    L’association italienne de défense des consommateurs Altroconsumo a Trenitalia dans le collimateur ! Elle vient de publier une enquête qui avance que 57 % des trains grandes lignes de la compagnie publique italienne sont en retard. L’association italienne de défense des consommateurs Altroconsumo a Trenitalia dans le collimateur ! Elle vient de publier une enquête qui avance que 57 % des trains grandes lignes de la compagnie publique italienne sont en retard. Le temps d’attente moyen sur les quais serait de 13 minutes. Cette enquête a été réalisée sur 510 trajets, du 22 au 24 décembre 2010 puis du 3 au 5 janvier 2011, de 7h à 20h. Selon Altroconsumo, les trains circulant dans le sens Nord-Sud sont plus en retard (65 %) que ceux qui roulent en sens inverse (48 %). La gare de Palerme, en Sicile, est la plus touchée par ces déboires, puisque 100 % des trains y arrivent en retard ! Quant aux trains à grande vitesse, ils ne seraient pas à l’heure une fois sur deux, 27 % accusant des retards de plus de 5 minutes, 6 % de plus d’un quart d’heure et 1,5 % de plus de 30 minutes. Excédée par cette situation, Altroconsumo invite une nouvelle fois les usagers à signer une pétition que l’association avait déjà lancée en décembre afin de réclamer un service de meilleure qualité et de dénoncer le manque de propreté des trains, leur surcharge ou encore l’absence d’informations données aux passagers. Contactée par La Vie du Rail, Trenitalia explique que cette enquête sur la ponctualité n’est pas crédible car « elle ne prend en compte que 15 % des grandes lignes du réseau ». Soulignant que la période des fêtes est toujours « un moment de stress exceptionnel durant lequel les trains sont parfois contraints de s’arrêter plus longtemps en gare », Trenitalia affirme que pendant les dernières festivités, 92-93 % de ses trains grandes lignes ont été à l’heure sur la globalité du réseau, avec même une ponctualité record des TGV dont 96 % ont été à l’heure. « Tous les réseaux ferroviaires européens considèrent qu’un train grande ligne est ponctuel s’il arrive jusqu’à 15 minutes après l’heure prévue », précise par ailleurs la compagnie italienne, qui regrette en dernier lieu que l’association de défense des consommateurs n’ait pas pris en compte dans son enquête les causes externes de retard (suicides, intempéries, manifestation…).

  • Douarnenez tente le pari minibus, maxidesserte

    Douarnenez tente le pari minibus, maxidesserte

    La ville de Douarnenez et l’entreprise Le Cœur, délégataire du service public de transports urbains, vont tester pendant six mois l’utilisation d’un minibus à la place d’un bus classique. La ville de Douarnenez et l’entreprise Le Cœur, délégataire du service public de transports urbains, vont tester pendant six mois l’utilisation d’un minibus à la place d’un bus classique. Cette expérimentation concerne seulement une des cinq lignes du réseau Tud’Bus – appellation commerciale des transports urbains de Douarnenez –, la 3, qui va du centre-ville à Drevers. Il s’agit de répondre à la demande des habitants du quartier du Ris, dont les arrêts de la ligne étaient jusqu’à présent trop éloignés.

    En effet, les bus classiques ne pouvaient emprunter un rond-point situé sur la ligne, et ainsi entrer profondément dans le quartier du Ris. Avec un bus plus court, ce handicap est surmonté. Le transporteur Le Cœur a donc acheté, à ses frais, un minibus pour faire cet essai jusqu’à l’été. Au-delà, si l’expérimentation est pérennisée, l’investissement sera pris en compte par l’autorité organisatrice.

    Quant à la réduction du nombre de places du fait d’un bus plus petit, cela ne devrait pas poser de problème. La ligne 3 est « la moins fréquentée des cinq que compte le réseau Tud’Bus », indique Philippe Nicot, responsable des Transports Le Cœur. « On compte une moyenne de 17 montées par heure de service, même s’il y a eu une augmentation de 20 % depuis l’ouverture de l’Intermarché. »

  • Une ligne pour les navetteurs entre Pont-Audemer et Le Havre

    Le conseil général de l’Eure devait lancer le 1er mars, une ligne interurbaine entre Pont-Audemer et Le Havre. Le conseil général de l’Eure devait lancer le 1er mars, une ligne interurbaine entre Pont-Audemer et Le Havre. C’est l’augmentation des trajets domicile-travail entre les secteurs de Pont-Audemer et Beuzeville vers l’agglomération du Havre, mis en évidence par les études réalisées pour le plan de déplacement régional, qui a conduit à la création de cette ligne Express 900. Le département de l’Eure a donc confié une étude au bureau d’études Transorco qui a révélé quelque 1 000 déplacements entre les deux rives de la Seine.

    La ligne 900 doit servir en priorité aux résidents de la rive sud (Eure) de la Seine pour se rendre quotidiennement à leur travail situé dans l’agglomération havraise. Rien que dans les communes de Pont-Audemer, Beuzeville et Fiquefleur-Equainville, desservies par la ligne, 250 habitants (chiffres 2006) vont travailler chaque jour au Havre.

    Attribuée à la société VTNI pour Veolia Transport en Normandie, après un appel d’offres, l’exploitation de la ligne sera assurée par le centre VTNI de Pont-Audemer.

    Cette ligne fonctionnera à titre expérimental jusqu’au 31 août 2012. Si les résultats sont probants, la ligne sera maintenue sur toute la durée de la délégation de service public, soit jusqu’au 31 août 2017. Le coût annuel de la ligne s’élève à 150 000 euros pour l’exploitation de deux véhicules sur la base de deux rotations quotidiennes du lundi au vendredi, toute l’année.

  • Le réseau de Toulouse s’étend au Muretain

    Le réseau de Toulouse s’étend au Muretain

    Tisséo, le syndicat mixte des transports en commun de l’agglomération toulousaine, va connaître d’importantes modifications de sa composition en 2011. Tisséo, le syndicat mixte des transports en commun de l’agglomération toulousaine, va connaître d’importantes modifications de sa composition en 2011. La communauté d’agglomération du Muretain (14 communes) devrait y faire son entrée prochainement, après la prise en compte de sa demande par le conseil syndical le 24 janvier. Les conditions lui sont plutôt favorables : avec une contribution annuelle de 650 000 euros (la moitié la première année), la collectivité a la garantie que l’offre de service de Tisséo ne sera pas dégradée sur son territoire et que son réseau de bus gratuit sera intégralement repris, avec les 300 000 euros d’améliorations prévues. Mais le Muretain n’assumera pas les dettes contractées par Tisséo avant son adhésion.

    Par ailleurs, la communauté urbaine du Grand Toulouse ayant gagné 12 communes pour arriver à 37 au 1er janvier, le SITPRT (qui regroupait au sein de Tisséo les communes non-membres d’une communauté d’agglo) se réduit donc comme peau de chagrin, passant de 25 à 11 communes. Dans ce nouvel équilibre, c’est le Sicoval, en guerre ouverte contre le Grand Toulouse sur la question du prolongement du métro vers Labège, qui perd de son poids.

  • La grande vitesse fait trembler le David de Michel-Ange

    La sculpture symbole de Florence, le David de Michel-Ange, pourrait être en péril selon le quotidien Il Corriere della Sera. En cause, le tunnel de la ligne à grande vitesse qui passerait à 600 m et les vibrations causées par les excavatrices. « Si on ne déplace pas la statue avant les travaux d’excavation, elle risque de s’écrouler sous l’effet des vibrations », y explique Fernando De Simone, un architecte de Padoue, expert en constructions souterraines. L’architecte fonde ses prévisions sur les microfissures qui minent déjà la stabilité au niveau des chevilles du David, réalisé au XVIe siècle. La conservatrice du pôle muséal de Florence, Cristina Acidini, souligne qu’une étude est en cours pour vérifier la résistance de la galerie de l’Académie – où est exposé le David depuis 1873 – en cas de séisme. « A l’avenir, nous pourrons alors, en meilleure connaissance de cause, évaluer les éventuels problèmes causés par le TGV », explique-t-elle.

  • Vinci redémarre le chantier du métro du Caire

    Quelques jours avant la visite officielle en Egypte que devait effectuer le 6 mars Alain Juppé, chef de la diplomatie française, le groupe Vinci a annoncé le redémarrage du chantier du métro du Caire. Le groupe de BTP français, qui travaille sur la construction de la ligne 3 (33 km et 29 stations) avait préféré évacuer ses 180 expatriés début février, au plus fort de la révolution égyptienne. Lors de la présentation des résultats 2010, Xavier Huillard, le PDG du groupe a précisé que « des collaborateurs étaient repartis en Egypte pour des remises en route, et notamment pour faire redémarrer le tunnelier ».

  • Ineo participe à la construction de la 1e ligne du tramway du Havre

    Ineo, filiale de GDF-SUEZ, vient de remporter le contrat de réalisation des installations électriques, de la signalisation ferroviaire, du système d’aide à l’exploitation et à l’information des voyageurs et, en groupement avec Parkéon, la billettique de la 1e ligne de tramway du Havre. Le tram, qui reliera le centre du Havre aux parties hautes de la ville, doit être mis en service fin 2012, tandis que la billettique sera opérationnelle sur le réseau de bus dès le printemps 2012. Les prestations d’Ineo d’un montant de 15,2 millions d’euros portent sur l’ensemble de la ligne (13 km), les 23 stations du tramway, les bus et le centre de maintenance.

  • Le réseau urbain de Perpignan attise les convoitises

    La communauté d’agglomération Perpignan Méditerranée a de grandes ambitions : avec ses deux futures lignes de BHNS, elle pense faire passer la fréquentation du réseau urbain de 9 à 14 millions d’ici 2014. Du coup, son appel d’offres pour la DSP des 8 prochaines années, à compter du 1er septembre, a appâté les géants du secteur. Le sortant, l’espagnol CFT (Vectalia) exploitant des bus depuis 1998, s’est senti Petit Poucet. Il est donc allé chercher un allié « naturel » de l’autre côté des Pyrénées, TMB qui transporte 2 millions de Barcelonais chaque jour (108 lignes de bus, 8 de métro). Le 24 septembre, l’AO a donc reçu trois offres, celles de RATP Dev, de Veolia et des Espagnols qui créeraient une société commune (80 % CFT et 20 % TMB). « On travaille dans le même esprit, estime Michel Calvet, directeur de la CFT. Nous avons la connaissance du terrain, eux sont des grands du transport, ils sont aussi présents en ingénierie en Amérique du Sud… Notre offre est techniquement aboutie. » Le cahier des charges implique d’intégrer les transports scolaires ainsi que tous les services de mobilité (PMR, vélostations, autopartage, covoiturage). Réponse fin juin.

  • Les Japonais sur les rangs pour la LGV Californienne

    Selon le Nikkei, East Japan Railway va s’associer avec d’autres entreprises japonaises, dont Kawasaki Heavy Industries, Sumitomo, Nippon Sharyo, Hitachi et Mitsubishi Heavy Industries pour soumissionner au projet de ligne à grande vitesse californien. Le consortium informera officiellement l’Etat de Californie de sa décision le 16 mars. Le projet californien prévoyant la coexistence de lignes classiques et de lignes à grande vitesse, JR East proposerait son train dit « mini-bullet », qui circule sur ligne nouvelle comme sur la ligne classique de Yamagata.