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Catégorie : Ferroviaire
Retrouvez toute l’actualité ferroviaire: lignes, matériels ferroviaires et l’actualité des constructeurs et des opérateurs en France et l’international.
Transdev exploitera le futur tram de Besançon
A Besançon, l’opérateur historique Keolis cédera sa place à Transdev à compter du 1er janvier prochain. Le conseil communautaire du 18 octobre a entériné à l’unanimité ce choix pour la DSP de sept ans des lignes urbaines du Grand Besançon. Particularité : le contrat inclut la mise en service de la première ligne de tramway (15 km) en 2015. Les élus soulignent la supériorité de l’offre de Transdev en termes de niveau de service, y compris pendant le chantier du tram qui devraient débuter à l’automne 2011. Ils ont été séduits également par les objectifs de développement de la fréquentation (+ 50 % d’ici 2017) ; l’engagement sur un niveau de recettes élevé, et donc une contribution forfaitaire de 138, 26 millions d’euros sur 7 ans, soit la plus basse des trois offres (Keolis et Veolia étaient aussi candidats) ; des objectifs qualité ambitieux et, enfin, sa politique de management environnemental.
FlexCité transportera les PMR du Val-d?Oise
Déjà en charge du transport des personnes à mobilité réduite dans le Val-de-Marne, en Seine-Saint-Denis, dans l’Essonne et en Seine-et-Marne, FlexCité, filiale de RATP Dev, a été retenue par le conseil général du Val-d’Oise pour l’exploitation de son service de transport à la demande pour les PMR à partir du 1er janvier 2011. La durée du contrat est de cinq ans. Subventionné par le Stif, la région et le département, le service de porte à porte est assuré tous les jours, de 7 heures à minuit. 65 000 voyages devraient être effectués dès la première année. Les véhicules de FlexCité disposeront de hayons élévateurs pour les fauteuils roulants et de ceintures de sécurité ajustées.

Le RER C s’apprête à passer à la vitesse supérieure
D’ici fin 2013, la ligne C du RER doit passer à la vitesse supérieure. Pour cela, le 4 octobre, le Stif a voté une délibération visant à supprimer les limitations permanentes de vitesse à 40 km/h entre Invalides et Boulevard-Victor. Montant de cette opération : 5,775 millions d’euros. Mais il faut bien reconnaître que l’attente de ce genre d’améliorations est réelle. Longue de 187 km, traversant sept départements, transportant près de 490 000 voyageurs par jour, la ligne C est un maillon essentiel des transports ferrés en Île-de-France. Un maillon souvent considéré comme fragile et malmené pour une raison essentielle : les sept branches de cette ligne convergent, entre Bibliothèque-François-Mitterrand et Boulevard-Victor, dans le tronçon central. Or il n’y a là que deux voies pour supporter l’un des plus forts trafics de la région, avec 24 trains en heure de pointe, soit un train toutes les 2 minutes 30. Dans Paris intra-muros, tout incident se répercute automatiquement sur l’ensemble des branches, avec un fort impact sur la régularité.
Le projet, inscrit dans le schéma directeur du RER C, vise donc à y rehausser la vitesse maximale, qui passerait à 60 km/h, et à améliorer ainsi « la robustesse d’exploitation » pour minimiser l’impact d’éventuels incidents. La limitation de vitesse à 40 km/h avait été introduite, dans les années 80, pour réduire le nombre d’incidents, en adaptant la signalisation aux performances des matériels de type Z5300, les fameux « petits gris ». Or, depuis 2003, les Z5300 ont été radiés sur la ligne C, désormais parcourue par du matériel moderne et homogène de type Z2N à freinage renforcé. Le projet a donc pour but essentiel d’adapter la signalisation aux performances de ce nouveau matériel.
Mais ce n’est pas si simple. Il va falloir modifier la signalisation, le KVB P, les modules informatiques de gestion des circulations dans le poste d’aiguillage des Invalides, la télésurveillance des infrastructures… Et, réserve d’importance, le projet n’inclut pas la section Invalides – Austerlitz où, du fait de la géométrie de la voie existante, le passage à 60 km/h ne serait envisageable que sur de très courtes sections.
Les gains de temps sont estimés à 25 secondes entre Issy-Val-de-Seine et Invalides et 45 secondes dans l’autre sens, entre Invalides et Boulevard-Victor. Au minimum. Puisque cette hausse des vitesses pourrait entraîner un changement de comportement des agents de conduite, qui accentuerait cet avantage et permettrait de gagner, selon un rapport de RFF, 50 secondes dans un sens, 65 dans l’autre. Ces gains de temps, certes limités, mais dont les conséquences seront appréciables par le voyageur, permettront d’abord d’améliorer les temps de parcours, ensuite d’offrir plus de robustesse, avec plus de marge sur les grilles horaires, plus de temps de stationnement en gare… et enfin de conjuguer ces avantages.
Le démarrage des travaux est prévu en décembre 2011, pour une mise en service à 60 km/h fin 2013.
Les neuf propositions du Sénat pour redresser le fret ferroviaire
Le Sénat se saisit à son tour de la question du déclin du fret ferroviaire. Le 19 octobre, la commission de l’économie, du développement durable et de l’aménagement du territoire s’est prononcée sur le rapport sur l’avenir du fret ferroviaire en France. Un travail mené par le sénateur UMP du Bas-Rhin, Francis Grignon, qui énonce neuf mesures susceptibles selon lui de renverser la vapeur. Il suggère en particulier « d’attribuer des aides publiques pour l’exploitation de certaines lignes de faible trafic de wagons isolés qui répondent à une logique d’aménagement du territoire ». Des subventions publiques devraient aussi être versées pour faciliter la réalisation de voies de raccordement. Enfin, compte tenu du très modeste niveau des péages pour le fret, il se prononce pour le relèvement progressif des tarifs de RFF afin de lui garantir des recettes commerciales suffisantes.
Les économies sur Crossrail pourraient retarder d?un an le projet
Quoique « prioritaire » pour le DfT (ministère des Transports britannique), le projet londonien Crossrail n’échappe pas aux mesures d’austérité prises outre-Manche. Chiffré à 16 milliards de livres (18 milliards d’euros), ce projet de RER est – ouest, dont les travaux doivent commencer l’an prochain dans le centre de Londres, a récemment fait l’objet de modifications visant à en réduire le coût global. Déjà, l’étude portant sur la gare de Whitechapel a été entièrement refaite et la gare de Canary Wharf sera moins importante que prévu à l’origine. Mais il est en outre demandé aux ingénieurs où d’autres économies importantes seraient possibles. Autant de nouvelles études qui devraient reculer d’un an la date d’achèvement du projet, craint-on en interne. Actuellement, l’ouverture de Crossrail est prévue pour 2017.

La grande vitesse et les autoroutes paieront les trains interrégionaux
Un contrat de trois ou quatre ans entre la SNCF et l’État devrait assurer le proche avenir des trains interrégionaux et Lunéa, qui ont atteint un seuil de déficit intenable. Grâce à une rémunération de l’État via une taxe sur les autoroutes. Et surtout grâce à la SNCF elle-même, grâce à la suppression de la taxe professionnelle. En échange, elle pourra fixer librement les tarifs des trains à grande vitesse. Au bout du compte, c’est le voyageur qui paiera. Le Président de la République a souhaité se mettre en première ligne pour pérenniser les trains d’aménagement du territoire. Il y a plusieurs mois, Nicolas Sarkozy avait demandé au secrétariat d’État aux Transports de trouver une solution pour les trains Corail dont le déficit pèse lourdement sur les comptes de la SNCF. Le dispositif bouclé, il devrait le dévoiler lui-même ce mois-ci.
Une convention concernant une quarantaine de lignes pourra bientôt être signée entre l’entreprise et l’État. Ce contrat, qui devrait courir sur trois, voire quatre ans, devrait être approuvé lors du conseil d’administration de la SNCF le 27 octobre, afin de pouvoir être appliqué à partir de janvier prochain. Les lignes concernées englobent les Corail, Téoz, Intercités et les trains de nuit Lunéa, rebaptisés « trains d’équilibre du territoire ». Jusqu’à présent, la SNCF organisait une péréquation interne entre ses liaisons rentables et déficitaires. Mais depuis des années, elle réclamait une autre solution, expliquant que le système ne serait plus tenable à l’avenir : d’une part, les recettes de ses TGV s’amoindrissent, d’autre part, le déficit de la plupart des Intercités est tel qu’il ne permet pas de renouveler le matériel qui arrive en fin de vie.
En signant cette nouvelle convention, l’État va devenir l’autorité organisatrice de ces transports interrégionaux. Le gouvernement va définir un niveau de dessertes et rémunérer la SNCF pour ce service. Les pertes de ces lignes sont évaluées à 200 millions d’euros environ. Pour la période 2011-2013, les pouvoirs publics ont donc prévu 210 millions d’euros annuels.
Plusieurs ressources viendront alimenter ce budget spécifique : 35 millions viendront d’une taxe sur les autoroutes (via la taxe d’aménagement du territoire), et les 175 millions restants, soit la plus grande partie de la somme, seront issus de la SNCF elle-même.
Les billets des trains non conventionnés seront taxés et devront rapporter 75 millions d’euros (les TER et les trains d’équilibre du territoire en sont donc exclus). L’article 33 du projet de loi de finances 2011 crée en effet une « contribution de solidarité territoriale » (CST) sur les produits du trafic ferroviaire de voyageurs non conventionnés, c’est-à-dire essentiellement sur les TGV de la SNCF et de ses filiales, comme Eurostar ou Thalys. Les TGV nationaux et internationaux seront plus fortement taxés (entre 3 et 5 % du chiffre d’affaires de ces TGV selon l’AFP) que les trains ne circulant pas à grande vitesse (entre 1 et 3 %). Si d’autres opérateurs arrivent sur le réseau, ils seront évidemment également soumis à ces taxes.Les 100 millions d’euros restants doivent provenir, pour 60 millions, du gain réalisé par la SNCF grâce à la suppression de la taxe professionnelle et, pour 40 millions, d’efforts de productivité de la société nationale.
En contrepartie, la SNCF va pouvoir fixer plus librement ses prix autour du tarif de référence fixé par le gouvernement. « On va mettre un peu plus de souplesse dans le cadre actuel, mais on va garder un cadre. L’objectif est d’avoir un yield management (tarification des capacités en fonction de la demande) plus efficace », a expliqué l’entourage du secrétariat d’État aux Transports Dominique Bussereau, en confirmant une information des Échos du 30 septembre. « On aura donc des billets plus chers pour des déplacements d’affaires, mais aussi davantage de Prem’s (les prix les plus bas pour ceux qui réservent tôt), et de tarifs réduits. Mais globalement, le prix moyen du billet n’augmentera pas forcément. »
Que la compagnie ferroviaire publique « ait une liberté là où elle est en concurrence, je le conçois tout à fait, encore plus en première classe où c’est une clientèle d’affaires », a précisé pour sa part Dominique Bussereau le 1er octobre sur RTL. En contrepartie d’une augmentation des billets de première classe, « on va demander à la SNCF de mettre beaucoup de billets Prem’s qui sont ces billets pas chers et qu’on prend très à l’avance », a-t-il poursuivi. La SNCF devra toutefois augmenter ses tarifs dans « la limite du bon sens, parce que si on augmente trop il n’y a plus de clients ».
En revanche, le gouvernement n’a, semble-t-il, pas réglé la question du renouvellement du matériel qui arrive à bout de souffle. Il a simplement prévu que sur la durée de trois ans de la convention, plus de 300 millions d’euros soient affectés à la modernisation du matériel roulant. Et 400 millions si la convention est étendue un an de plus.
Les pouvoirs publics renvoient ce problème à plus tard, tout comme la question d’une ouverture à la concurrence : dans trois ou quatre ans, un nouveau contrat devrait être conclu. De nouveaux postulants pourraient alors se présenter au côté de la SNCF. C’est exactement ce que réclamaient les concurrents potentiels – à commencer par l’opérateur Veolia Transport – qui aimeraient voir la compagnie nationale perdre son monopole sur ces liaisons.
Nantes achète des rames de Tramway CAF
Après Besançon cet été, Nantes est la deuxième ville française à choisir le tramway du constructeur espagnol CAF (Construcciones y Auxiliar de Ferrocarriles). Elle lui passe commande d’« un complément de parc » de huit rames pour 22 millions d’euros, avec en option quatre rames au prix d’environ 10 millions d’euros supplémentaires. Alstom, Bombardier et Stadler avaient aussi répondu à l’appel d’offres européen. Nantes Métropole a expliqué avoir choisi les rames CAF pour des raisons de coût, de délais et de simplicité d’insertion dans le réseau existant. « Les prix obtenus auprès de CAF sont inférieurs mais ce ne sont pas pour autant des rames low-cost », précisent des sources convergentes à Nantes Métropole. Planchers bas, design revu, les tramways espagnols ressembleront aux rames Bombardier déjà en circulation à Nantes. « Dépourvus d’innovations techniques majeures, ils seront là avant tout pour garantir la continuité du service actuel. Ils ne représentent pas une troisième génération de tramway à Nantes », indique Nantes Métropole. Le parc nantais compte actuellement 46 rames Alstom, datant pour les premières de 1985, et de 33 rames Bombardier arrivées en 2000. « Pour cette commande d’appoint, nous avons choisi CAF, ce que nous n’aurions sans doute pas fait s’il s’était agi, comme ce sera le cas dans une dizaine d’années à peu près, de renouveler une grande partie de notre parc », explique Jean-François Retière, vice-président en charge des déplacements à Nantes Métropole.
Les rames CAF renforceront les moyens techniques sur la ligne 1. Elle est la plus fréquentée du réseau nantais, avec une moyenne de 111 700 voyageurs par jour l’an dernier. Elle sera allongée fin 2012. Les nouvelles rames concourront à assurer la fréquence de passage de 3 minutes sur son tronçon central, dans l’hypercentre de Nantes, en heure de pointe.
Le constructeur espagnol livrera donc les nouvelles rames dans le second semestre 2012. « Son offre était plus rassurante que les concurrentes parce que, maîtrisant lui-même la plus grande part de sa chaîne de production, CAF était plus en mesure de respecter les délais », explique-t-on à Nantes Métropole.Par ailleurs, d’une capacité de 249 places – la demande de Nantes Métropole était de 240 places –, la rame CAF fait 37 m de long. Elle correspond aux capacités des ateliers de maintenance du réseau nantais. Elles ne demandaient aucun ajustement pour prendre place dans l’exploitation du réseau.
Même si dans son PDU 2010-2020, présenté le 18 octobre prochain, Nantes envisage de nouvelles lignes de transport en site propre, elle ne prévoit plus d’autre achat de tramways « au moins d’ici 2014 ». Jean-Marc Ayrault, son maire, l’avait annoncé au printemps 2009. La ville se concentre à rénover ses rames de première génération (Alstom) et à entretenir ses lignes. Une dépense en cours de 150 millions d’euros. Elle a adopté comme principale innovation de réseau l’aménagement de dix nouvelles lignes rapides jusqu’en son hypercentre, mais c’est du bus.

Google teste la voiture sans conducteur
S’il est un domaine dans lequel on n’attendait pas le géant de l’Internet, c’est bien l’automobile. Erreur ! L’un des ingénieurs de Google, un certain Sebastian Thrun, a posté le 9 octobre sur le blog officiel de la maison, une information tout à fait décoiffante : six Toyota Prius et une Audi TT ont déjà parcouru plus de 140 000 miles, soit plus de 225 000 km en conduite 100 % automatique… « Notre objectif est de prévenir les accidents de la circulation, de libérer du temps aux gens et de réduire les émissions de CO2 en changeant fondamentalement l’utilisation des voitures », écrit Sebastian Thrun. Les prototypes ont été équipés de caméras vidéo sur le toit, de capteurs radars et d’un télémètre laser, leur permettant de se repérer dans la circulation urbaine. Ils utilisent aussi les cartes détaillées de Google Maps. C’est ainsi qu’ils ont pu circuler en Californie, entre le siège de la société à Mountain View et les bureaux de la firme à Santa Monica près de Los Angeles. Par sécurité, un homme était assis derrière le volant, mais il n’a pas eu à intervenir…
Même plus besoin de balises noyées dans la chaussée comme dans le projet américain d’autoroute automatique ! La voiture serait capable de s’insérer dans le flot de circulation, de respecter les limitations de vitesse et surtout d’adapter sa vitesse aux conditions de trafic. « Nous pensons que c’est une première dans la recherche en robotique », assure l’ingénieur de chez Google. Selon l’OMS, plus de 1,2 million de vies sont perdues chaque année dans des accidents de la route. Google estime que sa technologie permettrait d’en réduire fortement le nombre, « peut-être même jusqu’à la moitié », argue l’ingénieur. L’entreprise estime aussi que ces voitures autonomes peuvent transformer le covoiturage et réduire significativement l’utilisation de l’automobile. Ce projet, qui n’en est qu’à un stade « très expérimental », s’inscrit dans l’esprit qui a présidé à la fondation du groupe par Larry Page et Sergey Brin, en 1998 : « Ils voulaient aider à résoudre de grands problèmes par la technologie. Et l’un des grands problèmes auxquels nous travaillons aujourd’hui, c’est la sécurité des voitures ».
Le tramway d?Al Safooh repoussé à 2014
Le tramway d’Al Safooh, dont la construction a été gelée pour cause de crise financière, sera achevé en 2014, au lieu d’avril 2011 selon le calendrier initial. C’est ce qu’un représentant de RTA (Roads & Transport Authority), a annoncé fin septembre. La réalisation de la première phase du tramway a été confiée en avril 2008 au consortium ABS (Alstom, Besix et Serco). Cette phase qui comptait initialement 10 km, 13 stations, 11 rames, a été revue l’an dernier à la baisse, avec 9 stations et 8 rames. L’ensemble du système, phase 2 comprise, reviendra à 1,1 milliard d’euros.
Ouverture de cinq nouvelles stations de métro à Dubaï
Cinq stations de la ligne rouge du métro de Dubaï ont été ouvertes le 15 octobre : Nakheel, Jumeirah Lakes Towers, Sharaf DG, First Gulf Bank, Business Bay. Le métro dispose désormais de 26 stations sur un total de 29. Les trois dernières sont terminées, mais elles sont situées dans la zone sud de Jebel Ali, secteur industriel encore partiellement désertique et qui devait faire l’objet d’un développement important avant la crise. Rappelons que le métro de Dubaï a été inauguré le 9 septembre 2009 avec seulement 10 stations. L’ouverture de la ligne verte est prévue pour en août 2011 (elle était à l’origine programmée en janvier 2010). Ce calendrier révisé est respecté, et les essais des trains et des automatismes sont en cours.