Catégorie : Ferroviaire

Retrouvez toute l’actualité ferroviaire: lignes, matériels ferroviaires et l’actualité des constructeurs et des opérateurs en France et l’international.

  • Alstom rénovera une ligne du métro de New York

    Le groupe Alstom a été sélectionné afin de concevoir et fournir du matériel de signalisation et d’aiguillage pour la Flushing Line exploitée par la New York City et reliant le quartier de Flushing dans le Queens à Times Square (Manhattan). Un contrat de 33 millions d’euros qui doit durer plus de 6 ans. L’objectif de la rénovation est d’installer la technologie CBTC (Communication-based Train Control) afin de sécuriser l’exploitation et de diminuer l’intervalle entre les rames. Le centre de signalisation d’Alstom à Rochester (Etat de New York) s’occupera de la conception et de la fabrication des équipements et l’entreprise de génie civil LK Comstock sera chargée d’installer le matériel de signalisation. La New York City Transit prévoit également la rénovation des rames et l’achat de nouveaux trains pour cette ligne de presque 13 km.

  • La clim fait son apparition dans le métro de Londres

    Le 4 août, le métro de Londres a accueilli sa première rame climatisée, sur la ligne Metropolitan, dont une partie est à l’air libre. La clim est très attendue par les Londoniens car la température dans le métro peut devenir insupportable l’été à cause de sa profondeur et du manque de ventilation. En 2006, elle a atteint 47° à l’intérieur des rames ! Transport for London a indiqué que les rames climatisées devraient circuler à terme sur 40 % du réseau. Cependant, les lignes Northern, Bakerloo et Piccadilly, profondément enterrées, n’y auront pas droit, pour cause de manque d’espace pour les systèmes de climatisation. Des solutions sont tout de même à l’étude.

  • La France se défend de bloquer les trains allemands

    « Non, nous ne bloquons pas les trains allemands ! » a affirmé Dominique Bussereau dans le Journal du dimanche du 8 août. Le secrétaire d’Etat chargé des transports répondait aux critiques de son collègue allemand sur le peu d’empressement de Paris à s’ouvrir à la concurrence. « Il suffit d’aller gare de l’Est à Paris pour voir les ICE (TGV allemands) qui font la liaison à grande vitesse avec Francfort », a poursuivi Dominique Bussereau qui devait se rendre le 31 août à Berlin rencontrer le ministre allemand des Transports, Peter Ramsauer. Selon le secrétaire d’Etat français, « avec l’ouverture du marché sur les lignes internationales, rien n’empêche les compagnies étrangères de circuler en France ». Et d’ajouter : « Les concurrents sont les bienvenus, qu’ils soient allemands ou italiens. »

  • Premier train du premier OFP

    Après avoir obtenu sa licence d’entreprise ferroviaire en mars dernier, puis son certificat de sécurité en mai, TPCF Fret (Train du Pays Cathare et du Fenouillèdes) est devenu en juillet le premier opérateur ferroviaire de proximité (OFP) à faire circuler un train sur le réseau ferré national. Il assure le transport de produits de carrière sur la ligne Saint-Martin-de-Lys (Aude) – Rivesaltes (Pyrénées-Orientales), remplaçant le mode routier jusque-là utilisé. À Rivesaltes, Fret SNCF prend le relais pour acheminer les marchandises jusqu’à leur destination finale : la Suède. La CGT-Cheminots du Languedoc-Roussillon a tenu à nuancer l’importance de ce nouveau venu. Dans un communiqué du 30 juillet, elle rappelle que jusqu’en 2009, la SNCF assurait le trafic fret de cette ligne. « Au total et au plus fort du trafic, ce sont 300 000 tonnes de produits de carrière qui transitaient par cette ligne pour rejoindre ensuite le nord de l’Europe au départ de la gare SNCF de Rivesaltes », écrit-elle en comparant ces tonnages « aux 64 tonnes du wagon transporté le 27 juillet par TPCF sur 10 kilomètres et aux prévisions de 15 000 tonnes par an, soit l’équivalent de moins de 2 camions par jour dans une vallée de l’Agly complètement asphyxié par le trafic des poids lourds ».

  • Suspension des réservations dans le TGV Paris – Turin – Milan

    La SNCF a annoncé le 13 août avoir suspendu jusqu’à la fin du mois les réservations du TGV franco-italien Paris – Turin – Milan, faute d’homologation d’une partie de ses rames en Italie. « Certaines de nos rames sont conformes aux nouvelles normes italiennes, mais pas toutes », a expliqué la société nationale. Si certaines relations sont bien assurées de bout en bout en TGV, d’autres sont interrompues à Chambéry ou Modane. Un train ou un bus achemine alors les passagers vers ou depuis les destinations italiennes (Bardonnèche, Oulx, Turin, Verceil, Novare et Milan). Les réservations sont à nouveau ouvertes pour des voyages à partir du 1er septembre. La SNCF avait déjà dû interrompre à plusieurs reprises les réservations du Paris – Turin – Milan pour des raisons similaires, la dernière fois en juin. Les liaisons franco-italiennes, et notamment le TGV Paris – Turin – Milan, sont assurées par Artesia, un partenariat associant la SNCF et son homologue italienne Trenitalia. Mais, en dépit de la signature d’un « armistice » en avril à l’Elysée, les relations entre les deux partenaires sont extrêmement tendues depuis l’annonce de l’entrée de la SNCF au capital de NTV, une compagnie qui doit lancer l’an prochain des trains à grande vitesse en Italie face à Trenitalia. Cette dernière prépare de son côté son arrivée en France.

  • Protocole de coopération entre RFF et Gares & Connexions

    Réseau Ferré et la branche de la SNCF Gares & Connexions ont signé le 29 juillet 2010 un protocole de partenariat destiné à renforcer leur coopération pour améliorer les services en gare, tant pour les entreprises ferroviaires que pour les voyageurs. Les deux partenaires ont notamment décidé de travailler ensemble sur la définition de la politique de services à mettre en œuvre par Gares & Connexions, comme la qualité d’information, la propreté et le confort ou encore l’intermodalité.

  • Six semaines d?interruption sur le pont de Kehl

    Le trafic ferroviaire sur le franchissement du Rhin entre Strasbourg et Kehl (Allemagne) sera interrompu pour travaux entre le 28 août et le 10 octobre. Le nouveau pont à double voie, en place depuis mars 2010, va être placé sur ses appuis définitifs et la deuxième voie sera aménagée, permettant la circulation en TGV à 120 km/h. Le trafic de la ligne TGV Paris – Stuttgart – Munich (4 A/R quotidiens) sera détourné par la route nord, via Forbach en Moselle. Le trafic régional de voyageurs vers Offenburg, en Allemagne, sera basculé sur la route pendant la durée des travaux.

  • Engouement pour le tourisme ferroviaire en Italie

    Les touristes étrangers qui se rendent en Italie privilégient de plus en plus le train, selon les chemins de fer italiens. Ce mode de transport a attiré en moyenne 30 % de ces voyageurs en plus par rapport à 2009. L’axe Rome-Naples est celui qui a connu la croissance la plus forte, notamment grâce à une hausse de 70 % des voyageurs en provenance d’Asie. Les ventes de pass ferroviaires italiens en Amérique du Nord ont augmenté de 18 %, et celles des pass Interrail réservées aux jeunes de 5 % « malgré la forte concurrence des compagnies aériennes à bas coût ».

  • Un tram-train pour l?aéroport de Nantes

    Le ministère de l’Écologie a annoncé le 30 juillet avoir choisi le groupement mené par Vinci pour concevoir, financer, construire et exploiter le futur aéroport Notre-Dame-des-Landes en Loire-Atlantique. Jean-Louis Borloo a précisé le 2 août au quotidien Presse Océan que cet aéroport, destiné à remplacer celui de Nantes à l’horizon 2017, aurait une desserte ferroviaire. « J’ai fait ajouter au contrat de concession avec Vinci une clause suspensive sur cette liaison ferroviaire », a-t-il indiqué, en ajoutant : « C’est maintenant aux autorités régionales, départementales et communautaires porteuses du projet tram-train de faire le nécessaire ». Il estime l’investissement ferroviaire à 75 millions d’euros.

  • Alain Flausch, président de l?UITP : « Devenir l?endroit où cela se passe »

    Entretien avec Alain Flausch, administrateur directeur général de la Stib et nouveau président de l?UITP depuis le 8 juin de l?UITP Ville, Rail & Transports. Un an, c’est très court, pouvez-vous néanmoins déjà dresser un premier bilan de votre présidence de l’UITP ?
    Alain Flausch. Il faut être honnête, durant la première année de mandat, on dresse surtout un inventaire des sujets. Il est un enjeu pour l’UITP qui mobilise mon attention : notre secrétaire général, Hans Rat, va partir l’an prochain et nous devons organiser la transition et la suite des événements. Ce n’est pas si simple de trouver le bon candidat. Quel type de profil faut-il pour diriger une association : faut-il un bon opérateur pour la crédibilité, ou bien un bon promoteur des transports publics ? Pour ce qui est de l’organisation, nous avons déjà un peu fait évoluer le mode de fonctionnement de nos organes. Nous souhaitions que nos réunions régionales ne soient pas des monologues, mais qu’elles donnent plus d’espace aux participants pour s’exprimer et participer à l’élaboration d’une stratégie. Au plan de la stratégie, justement, nous avons lancé l’objectif du doublement de la part de marché des transports publics. Il faut maintenant faire vivre cela localement. Autre sujet important, celui du financement. En novembre, nous organisons une conférence sur ce sujet. Comment trouver des sources de financement non ponctionnables, comme le VT en France ? On trouvera des solutions alternatives de financement, mais il faut insister sur un point essentiel : l’infrastructure aura toujours besoin de fonds publics.

    VR&T. Comment améliorer l’attractivité des transports publics ?
    A. F. Les opérateurs de mobile disent « be connected », c’est également l’un de nos enjeux. J’aime bien aussi le « Umdenken-umsteigen » (réfléchir et changer de mode/sa façon de penser, ndlr) du président du Gart, Roland Ries : il faut que nous sachions capter ces quelques minutes préalables à un déplacement, où l’on se pose la question du mode. Le choix facile et impulsif est de sauter dans sa voiture, même si l’on se retrouve dans les embouteillages deux minutes après. Hans Rat montre souvent ce célèbre tableau de Van Gogh, Les Mangeurs de pommes de terre, et en même temps une image plus actuelle, la publicité pour les french fries de McDonald. Je ne veux pas faire de pub à McDonald, mais je trouve que le sujet est vraiment là : comment changer une image, comment faire en sorte de devenir l’endroit où cela se passe. Tout l’art sera de réussir à changer les comportements. Pour cela, nous devons travailler à utiliser les ressorts de la psychologie, de l’intuition, et cesser de croire qu’un cours ex cathedra peut suffire à générer le changement. Dire à nos clients que l’on est fiers d’eux parce qu’ils sauvent la planète… ça ne va pas.

    VR&T. L’UITP est-elle une organisation internationale ou une organisation européenne ?
    A. F. Il y a dix ans, c’était une organisation vraiment très européenne. C’est devenu bien plus international que ce n’était. Et c’est un miracle permanent, car faire vivre une association internationale avec les moyens dont on dispose est un exercice compliqué. Cela dit, l’internationalisation de notre gouvernance se fera peut-être plus progressivement que celle de l’UIC. Il est sans doute un peu tôt pour avoir un nouveau secrétaire général hors d’Europe, mais, à terme, un numéro 2 de l’organisation qui serait hors d’Europe, ce ne serait pas mal ! Derrière cette réflexion, il faut aussi comprendre qu’à l’international les grands opérateurs sont passés d’une option « coopération-assistance » à une option « marché ». Nous devons repenser notre UITP en prenant cela en compte. Nous devons maintenir la cohérence au prix d’un grand écart permanent entre des pays en voie de développement qui souhaitent qu’on les aide pour structurer leurs réseaux et des acteurs comme la RATP ou Veolia. N’oublions pas qu’une association sert aussi à aider des membres qui en sont à des stades différents de développement. C’est un peu la raison contre le rendement, mais cela relève de la responsabilité sociétale des entreprises.

    VR&T. Le rôle de l’UITP comme interlocuteur des institutions européennes est-il satisfaisant ?
    A. F. Nous avons décidé de réformer quelque peu notre lobby européen. Nous travaillons sur ce sujet avec nos associations nationales pour déterminer comment la voix du secteur pourrait être mieux entendue à Bruxelles. La Commission attend cela, elle veut un interlocuteur, pas 25 ! L’objectif est de mieux articuler les prises de parole avec le groupe des grandes métropoles et les grands acteurs qui disposent de représentations à Bruxelles. Par ailleurs, sur les sujets techniques, nous n’avons pas aujourd’hui l’organisation pour répondre à la Commission quand elle produit des réglementations.

    VR&T. Quel devenir pour votre congrès bisannuel, n’est-il pas en train d’être dépassé par la concurrence ?
    A. F. C’est indubitable, Innotrans et Busworld prennent de plus en plus de place dans le secteur. Il y a dix ans, le salon de l’UITP était l’endroit où il fallait être pour se parler. Sommes-nous un lieu de business ou de prestige. Ne sommes-nous pas un événement hybride entre ces deux formules ? Il faut que nous repensions sans doute notre politique commerciale. L’année où nous n’avons pas de congrès, nous souhaitons être présents d’une autre manière, par exemple en s’associant à des événements de plus petite taille partout dans le monde. Si on peut « créer des hubs » au niveau régional et être présents par ce biais-là, c’est une belle opération. A Paris, cette année, nous l’avons expérimenté dans le cadre du Salon des transports publics. La part de l’UITP était un peu congrue, mais cela découle de l’accord qui était a minima : quand on se fiance, forcément, on n’est pas mariés !
     

    Propos recueillis par Guillaume LEBORGNE