Catégorie : Ferroviaire

Retrouvez toute l’actualité ferroviaire: lignes, matériels ferroviaires et l’actualité des constructeurs et des opérateurs en France et l’international.

  • 40 trains CRH1 commandés à Bombardier Sifang

    Bombardier Transport a annoncé le 16 juillet que Bombardier Sifang (Qingdao) Transportation Ltd. (BST), a reçu une commande du ministère des Chemins de fer de la Chine pour 40 rames à grande vitesse CRH1 additionnelles. La valeur de ce contrat s’élève à 5,2 milliards canadiens (591 millions d’euros, 761 millions de dollars US). La part de Bombardier est évaluée à 2,5 milliards canadiens (289 millions d’euros, 373 millions de dollars US). BST est une coentreprise entre Bombardier et CSR Sifang Rolling Stock Co., Ltd. Chacune des nouvelles rames, composée de huit voitures, peut transporter 604 voyageurs et atteindre une vitesse de 250 km/h. Les livraisons doivent commencer en septembre 2010 et se poursuivre jusqu’à la fin du mois de mai 2011. Compte tenu de cette dernière commande, 1 280 voitures CRH1, opérant à des vitesses allant jusqu’à 250 km/h, ont été commandées à Bombardier Sifang en Chine.

  • CAF concurrence Bombardier-Alstom pour le métro de Montréal

    La Société de transport de Montréal (STM) a annoncé le lancement d’un appel d’offres pour le remplacement de rames de métro à Montréal, contrat qui semblait acquis à un consortium regroupant Bombardier et Alstom, en raison de l’intérêt manifesté par la société espagnole CAF. Il s’agit donc de rouvrir l’appel d’offres de juillet 2008 où seuls Bombardier et Alstom avaient répondu présent. Dans le rapport des experts de la STM et des cabinets indépendants présenté le 13 juillet, il est apparu que CAF répondait parfaitement aux exigences du contrat. Le marché est évalué à quelque 3 milliards de dollars canadiens, soit environ 2,2 milliards d’euros. Il porte sur 765 voitures avec une option d’achat pour 288 voitures supplémentaires. Le groupe espagnol a ajouté dans un communiqué qu’il est « démontré que le prix a toujours tendance à diminuer de 15 à 20 % dans des situations de concurrence ».

  • Fret SNCF : des industriels demandent un report de la réforme

    Fret SNCF : des industriels demandent un report de la réforme
    Plusieurs fédérations professionnelles du secteur industriel et des transports ont appelé le 23 juin la SNCF à revoir ses projets concernant son activité de wagon isolé. L’Association française des wagons particuliers, la Confédération française pour l’habitat, l’Urbanisme et l’Aménagement du territoire, le Comité des constructeurs français d’automobiles, la Fédération française de l’acier, l’Association européenne de l’acier, l’Union des industries chimiques, la Fédération des entreprises de transport et de logistique de France et le Groupe des fédérations industrielles demandent « un report du démarrage du « multilots multiclients » à échéance beaucoup plus lointaine ». Ce dispositif prévu pour la fin de l’année consiste à regrouper des envois à destination de différentes entreprises, au détriment du service de wagon à la demande.

  • La future gare TGV de Valence présentée en 3 D interactive

    Pour présenter la future gare TGV de Valence, l’Adif, l’administrateur des infrastructures ferroviaires espagnoles, utilise une maquette en 3D interactive.?Le gestionnaire des infrastructures y a eu notamment recours au début de l’année lors du Salon du tourisme de Madrid : les visiteurs (210 000 au total sur le salon) ont pu se voir virtuellement déambuler dans la gare grâce à cette maquette projetée sur un écran circulaire de 6 mètres de diamètre. Une technique qui suscite de plus en plus d’intérêt de la part des transports publics.

  • Un réseau cyclable entre la Bretagne, la Normandie et l?Angleterre

    Le projet Cycling channel landscape easily (Cycle) vise à développer un réseau franco-britannique de routes cyclables et voies vertes, en site propre ou partagé, pour valoriser les régions de la Manche comme destination touristique respectueuse de l’environnement. Au total le projet comptera près de 1 000 km côté français et 450 km dans le sud-ouest de l’Angleterre. Deux itinéraires majeurs sont prévus en France : l’un du sud au nord de la Bretagne, de Redon à Roscoff ; l’autre d’est en ouest le long du littoral de la Manche, de Roscoff à Dieppe. Ces itinéraires se greffent pour une part sur des voies européennes déjà existantes, d’autres sont à aménager entièrement, ainsi que certaines ruptures de pistes (rivières, etc.). Une signalétique adaptée sera mise en place dès 2010 dans les onze ports en correspondance sachant que les compagnies de ferries sont elles aussi associées au projet. Des discussions sur l’intermodalité avec les bus et les trains sont également en cours. Le projet de près de 9 millions d’euros sur 3 ans est piloté par le comité régional du tourisme de Bretagne et regroupe quinze partenaires institutionnels français et anglais.

  • Rénovation de la ligne 2 du tramway de Nantes

    Du 5 juillet au 22 août, la ligne 2 du tramway nantais sera fermée pour cause de travaux de rénovation et de sécurité. Le gros du chantier résidera dans le renouvellement des rails. « Les rails ont été posés il y a dix-sept ans. L’usure est là. Nous avons donc décidé de changer complètement les voies sur 520 m », commente Stéphane Bis, directeur du développement et des infrastructures de la Semitan, cité par Ouest France. D’après le quotidien régional, la principale innovation de ces travaux résidera dans le remplacement des petits jets d’eau qui permettaient de limiter le crissement au passage du tramway par un « graisseur » qui sera installé entre les nouveaux rails. Il sera en mesure de détecter le passage du tramway et permettra ainsi de limiter l’usure du rail. Les autres travaux auront pour objectif d’améliorer la sécurité et la signalisation. Le coût de ces travaux est estimé à 4,5 millions d’euros et sera financé par la collectivité Nantes Métropole.

  • Contrôle d?accès : Bruxelles ferme son métro

    Un métro ouvert est plus convivial mais, forcément, le taux de fraude a tendance à grimper. La Stib a calculé que 18 % des voyageurs ne payaient pas. Les systèmes de contrôle d’accès qui équipent déjà certaines stations depuis quelques jours seront progressivement déployés. A terme, les 69 stations du réseau souterrain seront dotées de portillons. Les deux types de valideurs (anciens oblitérateurs orange pour les titres papier et nouveaux valideurs rouges pour Mobib) continueront provisoirement à coexister. « C’est la suite logique de la montée à l’avant mise en place dans les bus. On va perdre des voyageurs et gagner des clients », a déclaré le PDG de la Stib, qui estime que cette mesure devrait permettre de passer à un taux plus acceptable de 8 ou 9 % de fraude.

  • Le site d?information du prolongement de la ligne 11 du métro parisien est en ligne

    Depuis le 16 juillet, un site Internet (www.prolongementligne11est.fr) a été mis à la disposition du public dans le cadre de la concertation publique sur le prolongement de la ligne 11. Pour l’instant, on parle d’un prolongement qui débutera à la station des Lilas pour aller jusqu’à Rosny-sous-Bois, en passant par Romainville, Noisy-le-Sec et Montreuil. Ce site permet de découvrir entre autres les objectifs, les tracés étudiés, le calendrier prévisionnel, les acteurs et le financement. La concertation se tiendra du 4 septembre au 7 octobre.

  • Les Français favoris pour la LGV Médine – La Mecque

    On attendait les Chinois? mais les Français ont réussi à rétablir la situation. Au bout du compte, seuls deux consortiums, l?un avec Alstom, l?autre avec Talgo, ont remis des offres le 3 juillet pour la desserte à grande vitesse des lieux saints Coup de théâtre : le 3 juillet, le SRO (Saudi Railways Organization) faisait savoir que deux offres seulement lui avaient été remises pour la construction de la ligne à grande vitesse HHR (Haramein Highspeed Railway) de 444 km devant relier Médine à La Mecque via Djedda : la française et l’espagnole. Depuis plusieurs mois, les Chinois faisaient la course en tête. Mais ces derniers temps il se disait qu’ils avaient en fait été disqualifiés.
    Les Chinois bénéficiaient d’un avantage en termes de coûts, qu’ils devaient concrétiser grâce au système de notation retenu pour l’évaluation des offres : grosso modo, 80 % aspect financier, 20 % aspect technique. Les Français – et les autres consortiums – étaient pénalisés par cette évaluation. D’où un lobbying pour repousser la date limite de l’appel d’offres, dans l’espoir qu’entretemps les critères seraient modifiés. La date a bien été repoussée, en plusieurs étapes, du 28 février au 3 juillet, et les Saoudiens ont précisé que le volet technique serait examiné avant le volet financier. Mais la contestation des critères n’a pas été du goût des autorités saoudiennes. Les Français seraient allés faire la paix début mai en Arabie saoudite. Les Echos évoquent une « délégation comprenant Claude Guéant, secrétaire général de l’Elysée, Guillaume Pepy, le président de la SNCF, et des dirigeants d’Alstom », ce que confirment nos sources. Surtout, il semble qu’une tentative de recomposition du consortium en cours d’appel d’offres ait valu aux Chinois cette déconvenue : on évoquait depuis plus de six mois des tentatives de regroupement de Saudi Binladen Group (SBG) et de Siemens Signalisation, initialement partenaires de la DB, avec les Chinois. Information à prendre avec prudence, tant la discrétion est de mise dans un dossier très politique géré, en France, par l’Elysée.
    Les deux candidats ayant au bout du compte remis des offres sont d’un côté un consortium saoudien-espagnol, emmené par Al-Shoula, avec Talgo, la Renfe et Adif (le gestionnaire des infrastructures ferroviaires) et de l’autre le consortium Al Rajhi, avec Alstom, la SNCF, Arrab Contracting Company (filiale d’Al Rajhi), Thales et l’égyptien Orascom. Trois consortiums ont jeté l’éponge : l’alliance SBG, DB et Siemens, le consortium emmené par China South Locomotive & Rolling Stock, et celui où figuraient les sud-coréens Hyundai, Samsung et Korea Railroad Corporation.
    Dans la bataille hispano-française, les Français font figure de favoris, le train Talgo à grande vitesse, à l’état de prototype, ne pouvant pas rivaliser avec le TGV Duplex, fleuron de la grande vitesse française. L’argument antichinois avancé par Guillaume Pepy aux Echos – « On ne peut pas comparer trente mois d’expérience avec trente ans d’expérience » – pourrait resservir… pour autant que le sujet soit technique, et non politique. En tout cas, politiquement, la présence à Paris du roi Abdallah d’Arabie saoudite, non comme on l’avait d’abord annoncé en tant qu’invité d’honneur du 14-Juillet, mais, semble-t-il, le 12 juillet, pour l’inauguration de l’exposition Routes d’Arabie au Louvre, est présentée comme un signe très positif dans la perspective d’un contrat majeur.
    Philippe Mellier, président d’Alstom Transport, évoque un « contrat d’au moins 10 milliards d’euros », parlant de l’ensemble du projet, y compris la première phase, de génie civil, qui a déjà été remportée en février 2009 par Al Rajhi Alliance, consortium dans lequel figurent des entreprises comme Bouygues et China Railway Engineering Corp. Quant à Guillaume Pepy, le président de la SNCF, comme il l’a dit devant des cadres du groupe, le lundi 5 juillet, il considère qu’une victoire en Arabie saoudite serait beaucoup plus importante que celle du KTX en Corée ou de l’AVE en Espagne. Elle se traduirait par l’envoi rapide d’une centaine de cheminots sur place, sans doute sous la responsabilité d’Inexia, filiale d’ingénierie qui prend son essor à l’international.
     

    François DUMONT

  • LGV sud-ouest : une plainte pour trafic d?influence

    Le déplacement de 3 km au nord du tracé initial de la LGV entre Bordeaux et l?Espagne épargne la maison d?un conseiller de la ministre de l?Economie. L?Association « Les voix du fuseau nord » a porté plainte pour trafic d?influence Il y a des coïncidences trop heureuses pour être honnêtes. Ainsi, quand les habitants d’Uchacq-et-Parentis dans les Landes ont constaté qu’entre le comité de pilotage (Copil) du 11 janvier et celui du 31 mai le fuseau de 1 000 m de la LGV entre Bordeaux et l’Espagne avait été déplacé de 3 km au nord, presque en catimini, ils ont commencé à se poser des questions. Et quelle coïncidence, la propriété de famille d’un conseiller de la ministre de l’Economie Christine Lagarde, François-Gilles Egretier, en plein milieu du tracé initial, se trouvait miraculeusement épargnée dans la nouvelle mouture adoptée par RFF. « Nous avons été alertés fin janvier et début février car nous avons reçu des e-mails de ce monsieur par erreur », explique Robert Tauzia, secrétaire de l’association « Les voix du fuseau nord » montée autour d’une quarantaine d’habitants d’Uchacq-et-Parentis et de Geloux. Des messages explicites dans lesquels il explique « faire appel au cabinet de Fillon, lequel a transmis à Dominique Bussereau… Il y est aussi question d’un travail mené auprès de Jean-Marc Delion, directeur général délégué de RFF. La démarche s’est effectuée dans la clandestinité et l’opacité ! ». Ces e-mails (que nous avons pu lire) qui émanent de François-Gilles Egretier sont adressés à Jean-Claude Lalague, maire d’Uchacq, avec plusieurs destinataires en copie.
    Bref, l’association est sûre de son fait : il y aurait eu « trafic d’influence ». Elle a donc déposé plainte début mai. Autre signe intriguant selon elle : alors que RFF aurait travaillé sur 3 fuseaux distincts, « on n’a jamais vu aucune trace d’études sur ce fuseau nord sur le site Internet des grands projets du Sud-Ouest (gpso.fr). D’ailleurs, ce fuseau sort carrément du périmètre d’études officiel », poursuit-il. L’avocat de l’association, Adrien Ville, paraît confiant : « Le conseiller a abusé de sa position pour faire en sorte que les autorités décisionnaires changent un tracé – qui était pourtant déjà validé par la communauté d’agglomération du Marsan. Le trafic d’influence est patent quand on en tire une rétribution personnelle ou un avantage quelconque. Dans le cas présent, c’est le fait que la future ligne ne traverse plus son jardin. »
    Le juriste constate aussi que même les élus concernés par le nouveau tracé n’ont jamais été informés des travaux menés. « Tout s’est déroulé en catimini et RFF a adopté ce fuseau sans avoir eu matériellement le temps d’effectuer les études », estime-t-il. En effet, jusqu’à fin mars, des plaquettes officielles sont distribuées, présentant le projet arrêté en janvier sans mentionner le fuseau nord. Et c’est seulement deux mois plus tard qu’un nouveau tracé est adopté. « Pourquoi le Copil aurait-il bouleversé ses plans ? », poursuit l’avocat. Sans réponse de la part du procureur de la République à la mi-août, l’association envisage de se constituer partie civile. Parallèlement, elle a écrit au secrétaire d’Etat chargé des Transports. Fin juin, Dominique Bussereau a répondu que la dernière proposition « reposait sur des études de variantes détaillées initiées suite aux demandes des élus locaux et non de particuliers ». Et qu’elle « tenait compte des nombreux avantages mis en évidence par l’analyse multicritères ». Une chose est certaine : si la première version rayait de la carte 170 habitations situées dans le sud d’Uchacq, la dernière n’en impacte plus que 25 et cette fois au nord de la commune – une zone réputée moins aisée – ainsi que 25 autres sur la commune de Geloux. Qu’il y ait eu abus ou non, l’intérêt général semble sortir gagnant.
     

    Cécile NANGERONI