Catégorie : Ferroviaire

Retrouvez toute l’actualité ferroviaire: lignes, matériels ferroviaires et l’actualité des constructeurs et des opérateurs en France et l’international.

  • Les Corail, Téoz et les trains de nuit soumis à la concurrence dans quatre ans

    Les trains Corail Intercités, Téoz et les trains de nuit vont bientôt être soumis à la concurrence. C’est ce qui découle du contrat que la SNCF s’apprête à signer début juillet avec l’Etat, qui doit lui confier pour quatre ans l’exploitation de ces trains. L’Etat prendra de ce fait la casquette d’autorité organisatrice des transports pour ces liaisons dont la plupart sont lourdement déficitaires. En recourant à une convention, l’Etat reconnaît implicitement que ces liaisons tombent dans le champ du règlement européen sur les obligations de service public, qui prévoit l’ouverture à la concurrence. Ce sera le cas lorsque le contrat signé avec la SNCF arrivera à échéance. Jusqu’à présent, la Société nationale organisait une péréquation interne entre ses liaisons rentables et celles qui sont déficitaires. A l’avenir, la péréquation sera gérée par l’Agence de financement des infrastructures de transport de France (Afitf) et alimentée par une contribution sur les billets de train grandes lignes.

  • Approbation de l?aménagement du n?ud ferroviaire de Metz

    Le conseil d’administration de Réseau ferré de France a adopté, le 10 juin 2010, le projet d’aménagement du nœud ferroviaire de Metz. RFF participera à hauteur de 77 millions d’euros sur les 134 millions nécessaires à cette opération. Les aménagements portent sur la signalisation et la transformation du poste d’aiguillage de Metz-ville en poste informatisé et sur le regroupement des télécommandes des postes d’aiguillage de Metz-ville et Metz-Sablon. Un accroissement de la capacité d’accueil des circulations ferroviaires voyageurs en gare de Metz sera possible grâce à la création de deux nouvelles voies à quai pour les trains régionaux. La gestion des passages de trains va être améliorée via l’aménagement des équipements de signalisation des entrées et des sorties de la gare et du secteur de Montigny-lès-Metz. Les études doivent être menées entre 2010 et 2011, suivies des travaux jusqu’en 2015.

  • Le TGV Paris ? Turin ? Milan risque d?être arrêté à la frontière

    Le TGV franco-italien Paris – Turin – Milan risque d’être arrêté à la frontière faute d’homologation du matériel en Italie à compter du 1er juillet. Si bien que la SNCF a interrompu les réservations au-delà de cette date, a indiqué à l’AFP une porte-parole de la SNCF jeudi 17 juin. « Nous avons un problème de mise en conformité des rames TGV aux nouvelles normes italiennes », les trains ayant pour l’instant le droit de rouler en Italie jusqu’au 30 juin, a précisé la porte-parole, rappelant qu’une mésaventure similaire s’était déjà produite l’an dernier. « Du coup, nous ne sommes pas en mesure de prendre de réservations pour des destinations au-delà de la frontière après le 1er juillet », a-t-elle ajouté. Les trains de voyageurs franco-italiens sont assurés par Artesia, associant la SNCF et Trenitalia. Mais les relations entre les deux partenaires sont très tendues depuis l’annonce de l’entrée de la SNCF au capital de NTV, qui doit lancer l’an prochain des trains à grande vitesse en Italie face à Trenitalia qui en retour, a annoncé sa prochaine arrivée sur les rails français, en concurrence avec les trains d’Artesia.

  • Tulle veut sauver ses bus

    CFTA Veolia, seul candidat, a été reconduit pour six ans d’exploitation. Tulle espère sauver son réseau dont la fréquentation a chuté de près de 30 % depuis 2002 En confiant de nouveau pour six ans ses transports en commun à CFTA Veolia… qui était le seul candidat, Tulle espère sauver son réseau dont la fréquentation a chuté de près de 30 % depuis 2002 (de 93 000 à 66 500 voyages en 2009). Mais la préfecture corrézienne (PS) souffre de multiples handicaps en matière de déplacements. « La ville est encaissée, étirée le long de la rivière Corrèze sur près de 6 km, et elle s’est agrandie depuis 1945 en grimpant sur les coteaux par des rues étroites et sinueuses, explique Philippe Bernis, élu Vert en charge des déplacements. Et elle est peu peuplée. » Soit 16 500 habitants contre 22 000 dans les années 60, avant le déclin industriel. Aujourd’hui, la baisse démographique est enrayée et la ville s’est refait une beauté à travers un vaste programme d’urbanisme. Autre particularité de Tulle : alors que la ville n’est pas la plus importante du département, largement devancée par sa voisine Brive, elle en est la préfecture et draine donc, par ses services et administrations, un important trafic venu de l’extérieur. Près de 50 000 véhicules entrent et sortent quotidiennement de la ville, 1 500 Tullistes vont travailler à Brive, à 30 km, et autant de Brivistes viennent ici. Pour alléger ces flux de véhicules, la ville va s’appuyer sur la navette TER cadencée entre Brive et Tulle, lancée en décembre par la région qui a consacré 12 millions d’euros avec l’Etat et RFF à rénover la ligne ferroviaire entre les deux villes, et sur le pôle intermodal opérationnel en fin d’année (coût : 3,17 millions d’euros). « La principale nouveauté du réseau qui entrera en service en septembre, c’est la navette de centre-ville rythmée sur le cadencement ferroviaire, toutes les 15 mn aux heures de pointe, à la demi-heure le reste de la journée. Par ailleurs, à côté des TAD pour desservir les coteaux et des deux lignes régulières, sera créée une ligne régulière à la demande desservant les principaux pôles d’activité. » Cette ligne sera en fait un TAD avec horaires et arrêts prédéfinis. « Nous sommes conscients que ce nouveau réseau est un pari. Pour le réussir, il faut des aménagements de voirie et une bonne communication. » Le PDU en cours d’élaboration prévoit, outre l’aménagement des premiers itinéraires cyclables de la ville, la mise en place de sas bus aux feux tricolores ainsi que des voies dédiées… aux rares endroits où cela est possible. « Nous préférons par ailleurs avoir des minibus, plus faciles à manœuvrer, adaptés PMR, que de grands véhicules vides et souvent immobilisés dans la circulation », explique Philippe Bernis.
     

    Olivier JACQUINOT

  • Rennes achète des métros pour répondre à la demande

    Les six nouvelles rames, qui entreront en service en 2012-2013, permettront d?augmenter les fréquences Vu la saturation de la ligne actuelle de métro, l’agglomération rennaise vient de voter l’acquisition de six nouvelles rames. L’offre est déjà passée de 1 641 000 km en 2003, première année pleine d’exploitation (avec 16 rames) à 2 249 000 km en 2009 (avec 24 rames), soit une croissance de 37 %. Mais, aujourd’hui les limites du parc de rames sont atteintes. La charge se situe autour de 5 000 personnes par heure de pointe et par direction sur le tronçon le plus chargé, ce chiffre s’élevant aux alentours de 6 000 aux périodes d’hyperpointe, alors que la capacité théorique actuelle est de 5 700. Cela signifie que la situation d’inconfort est atteinte lorsqu’il y a plus de 4 personnes/m2 et que le confort se dégrade donc progressivement aux heures de pointe. De plus, selon les études, la ligne a devrait voir sa fréquentation croître de l’ordre de 30 % lors de la mise en service de la ligne b.
    Pour faire face à cette croissance du trafic, l’acquisition de six nouvelles rames (+25 % de parc) doit permettre d’augmenter les fréquences. Elles ne rentreront en service qu’en 2012-2013 pour des raisons de rentabilisation des chaînes de montage. Dans chaque rame, il est prévu également de réorganiser l’espace pour augmenter la capacité. En cumulant ces deux mesures, le gain possible est de l’ordre de 30 %, soit 7 500 personnes par heure de pointe et par direction. Le coût estimé de ce projet est d’environ 35 millions d’euros.
    L’acquisition de nouvelles rames va nécessiter l’extension de l’atelier métro d’une surface de 1 290 m2 pour un coût avoisinant les 2,4 millions d’euros. L’agglomération réfléchit déjà à la mutualisation des ateliers de maintenance avec la seconde ligne de métro.
     

    Sylvie LUNEAU

  • La collectivité régionale corse appelle la SNCF à la rescousse

    En Corse, sitôt élu, le nouveau président du conseil régional, Paul Giacobbi, avait rencontré Guillaume Pepy pour solliciter l?expertise de la SNCF. Au c?ur des discussions, les autorails AMG 800 flambant neufs? et tous immobilisés Fin mai, c’est le directeur général Proximités de la SNCF, Jean-Pierre Farandou, qui est venu rencontrer les responsables politiques. Dans sa mallette, les premiers éléments de cette expertise conduite par le Centre d’ingénierie du matériel du Mans. En cause : les semelles qui s’usent anormalement et un problème de freinage, tout cela relevant d’un frottement dissymétrique des patins sur les roues. « L’axe bloc-frein pousse vers le haut » mais, s’il est majeur, ce n’est pas le seul problème des AMG, « victimes d’un effet prototype ». On relève des fuites d’huile, de gasoil avec un risque important d’incendie, un problème de climatisation, certains défauts n’affectant pas la sécurité mais impliquant une réduction de vitesse… « Nous avons dit que, si nous avons les plans du constructeur, nous pourrons affiner le diagnostic pour fin juin, donner les causes profondes et le plan d’action correctif », souligne Jean-Pierre Farandou. « On ne peut se contenter de changer les semelles, tout le monde l’a bien compris. »
    En tout cas, plus personne ne se fait d’illusions quant à une mise en service des huit AMG livrés sur douze pour la saison estivale. Certains évoquent déjà un délai d’un an. Il va donc falloir remettre en service le matériel ancien. Difficulté supplémentaire : une partie des ateliers a été réaménagée pour accueillir les AMG, d’où… un manque de place.
    Dans ce contexte, la collectivité régionale corse (CTC) étudie la réduction inévitable du plan de circulation. On envisage d’assurer, sur la ligne « centrale » Ajaccio – Bastia, deux allers-retours quotidiens au lieu des cinq prévus. De privilégier le périurbain et la ligne de la Balagne, où 80 % du service devrait être assuré jusqu’à fin septembre.
    Tout cela a-t-il réchauffé les relations avec la SNCF, qui n’avait pas été associée au choix de l’AMG 800 – la CTC était alors assistée par la Semaly devenue depuis Egis Rail ? Alors que la convention entre les deux partenaires prend fin en août, la collectivité a proposé à la SNCF de la prolonger d’un an. Il est vrai qu’aucun appel d’offres n’ayant été lancé, le délai semblait un peu court pour appeler à la concurrence.
    Pascal GRASSART

  • Mise en service au Brésil du premier métro sans conducteur d?Amérique latine

    ViaQuatro, l’exploitant de la ligne 4 du métro de São Paulo, a mis en service fin mai la première section de cette ligne automatique. São Paulo devient la première ville latino-américaine équipée d’un métro sans conducteur. Le consortium ViaQuatro (Companhia de Concessões Rodoviárias, Mitsui, Montgomery Participações, Benito Roggio Transporte et RATP Dev) a obtenu de l’Etat de São Paulo, en novembre 2006, un contrat de partenariat public-privé d’une durée de 30 ans. Ce contrat comporte la fourniture du matériel roulant (Hyundai-Rotem) et les systèmes de signalisation et de contrôle (Siemens Transportation Systems). La section mise en service comprend deux stations distantes de 2,5 km et relie la ligne 4 au réseau de métro, via la ligne 2. D’une longueur de 12,8 km, la ligne 4 comptera onze stations. Les quais sont équipés de portes palières. A terme, 900 000 passagers par jour sont attendus sur cette ligne.

  • Knorr remporte deux nouvelles commandes pour des trains à grande vitesse en Chine

    Le 16 juin, l’équipementier allemand Knorr-Bremse a annoncé avoir remporté deux nouvelles commandes destinées aux trains à grande vitesse chinois. D’une part, sa filiale locale et ses partenaires devront fournir les freins et les portes de 1 120 voitures du CRH1-380 « Zefiro-China » de Bombardier Sifang Transportation. D’autre part, Knorr-Bremse équipera 1 920 voitures du CRH2-380 de CSR Sifang Locomotive & Rolling Stock Company Ltd. et fournira les équipements des bogies avec ses partenaires chinois. Le montant total des deux contrats atteint 220 millions d’euros et les livraisons commenceront cet été. Pour Knorr-Bremse, ces nouveaux contrats chinois font suite à une autre commande, passée en 2009, de freins et de portes pour 2 720 voitures de trains à grande vitesse CHR3, assortie de la climatisation pour 1 280 de ces voitures, pour un total de 500 millions d’euros.

  • Wagon isolé : la Commission européenne réfléchit à d?éventuelles mesures de soutien

    L’eurodéputé allemand vert Michael Cramer a alerté la Commission européenne sur la situation difficile du wagon isolé. Siim Kallas, le Commissaire aux Transports, lui a répondu par écrit que Bruxelles avait pris la mesure du problème. « Ce mode de transport est très flexible mais souvent peu compétitif, écrit Siim Kallas, son prix peut être jusqu’à deux fois plus élevé que celui d’un transport par la route. » Bruxelles estime néanmoins que dans un souci de protection de l’environnement et la sécurité, il faut défendre le wagon isolé. La Commission étudie actuellement la nécessité de mesures supplémentaires de soutien.

  • Ouverture du trafic international passagers : l’Europe avertit quatre pays

    La Commission européenne a envoyé un avis motivé au Danemark, aux Pays-Bas, à la Lituanie et au Luxembourg, parce qu’ils n’ont toujours pas transposé dans leur droit national la directive européenne qui ouvre le trafic ferroviaire international à la concurrence. Cette ouverture devait être effective au 1er janvier 2010. L’avis motivé constitue la première étape d’une procédure d’infraction contre un Etat membre de l’Union européenne.