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Catégorie : Ferroviaire
Retrouvez toute l’actualité ferroviaire: lignes, matériels ferroviaires et l’actualité des constructeurs et des opérateurs en France et l’international.
Un projet de minimétro à Aoste
Traversant la ville du nord au sud, sur un peu plus de 1 km, à 12 m de profondeur : voilà le projet de minimétro qui fait en ce moment rêver Aoste, en Italie. Pour réaliser ce système de transport urbain – qui sera une sorte de funiculaire souterrain –, 50 millions d’euros seront nécessaires. Lancé par la région il y a deux ans, ce projet est désormais soutenu par Bruno Giordano, nouveau maire de la commune de 35 000 habitants. « Ce people mover nous permettra de relier l’autoroute, le funiculaire menant aux pistes de ski et la ville », explique l’élu. Les opposants au projet soulignent eux que le tracé du métro équivaut à un parcours à pied de seulement 10-15 minutes. A terme, une autre ligne est-ouest pourrait compléter cette infrastructure.
Le Havre a lancé le chantier de son tramway
Le chantier du tramway sur rail du Havre est lancé. Mi-mai, le maire, Antoine Rufenacht, a présenté un échéancier précis des travaux. Objectif : une mise en service fin 2012 Le chantier du tramway sur rail du Havre est lancé. Mi-mai, le maire, Antoine Rufenacht, président de la Codah (communauté d’agglomération de la région du Havre), principal financeur de l’opération (395 millions d’euros), a présenté un échéancier précis des travaux. Objectif : une mise en service fin 2012.
« Pour limiter les nuisances et leur durée, nous allons faire travailler simultanément huit équipes sur huit zones », indique le maire. Lancées en mars, les interventions sur les réseaux souterrains, assurées par leurs concessionnaires (ERDF, GRDF, Codah…), laisseront place en fin d’année aux travaux de voirie et de plate-forme. Ils comprendront deux chantiers phares. D’une part, le percement d’un nouveau tunnel de 600 m qui représentera à lui seul 11 % du coût total. Parallèle à l’actuel tunnel routier Jenner, il permettra le franchissement de la costière reliant la ville haute et la ville basse. D’autre part, la construction de l’atelier de maintenance situé au terminus ouest d’Octeville-sur-Mer sera confiée à l’architecte Marc Mimram (Ateliers Lion, Paris).
Autre échéance capitale, le choix du constructeur du matériel roulant, composé de 20 rames à traction électrique, sera effectué en juillet prochain.
Rappelons que ce tramway présentera la forme d’un « Y » pour une longueur d’un peu moins de 13 km. Il comportera 23 stations. Partant de la plage (Porte Océane), il desservira le centre-ville historique (mairie, palais de justice, gare SNCF, université) avant de grimper vers les hauteurs de la ville. Après le tunnel, il bifurquera à l’ouest vers le futur écoquartier du Grand Hameau et à l’est vers le quartier de Caucriauville. Au total, 90000 habitants, soit plus du tiers de la population de l’agglomération, devraient se trouver à moins de 5 minutes à pied d’une station.
Constituée à la fin de l’été 2008, l’équipe de maîtrise d’œuvre est menée par Systra, mandataire d’un groupement qui associe Ingerop pour les voiries et réseaux. L’insertion urbaine de la ligne revient au duo composé de l’agence d’urbanisme Attica (Rouen, Lyon, Paris) et des paysagistes de l’Ateliers Jacqueline Osty & Associés.
Richard GOASGUEN
Eole, complètement à l’est !
Les élus de Seine-et-Marne souhaitent le prolongement d’Eole à l’est, qui ne serait que de 3,5 km jusqu’à la zone du Val Bréon Alors que le prolongement d’Eole à l’ouest, vers La Défense et Mantes-la-Jolie, est lancé, les élus de Seine-et-Marne veulent parallèlement mettre le cap à l’est. Plus modestement, puisqu’il s’agit d’un prolongement de 3,5 km, à partir de Tournan-en-Brie, actuel terminus, jusqu’à la zone d’activité logistique du Val Bréon, qui emploie un millier de salariés. Le 19 mai, ils recevaient Guillaume Pepy pour lui « vendre » le projet. Message bien reçu. Pour le président de la SNCF, « c’est un beau projet, intéressant, qui fait sens au plan ferroviaire, avec à la clé une meilleure qualité de service ». Un projet qui mérite donc « d’être considéré. D’autant qu’il relève aussi d’un accord large entre le conseil régional, RFF, la SNCF et le Stif. »
Le prolongement du RER E jusqu’à Val Bréon, où prendrait place une « gare expérimentale du XXIe siècle », présente un triple intérêt. Tout d’abord, créer une desserte en adéquation avec le développement de cette zone qui n’est accessible qu’en voiture et où le nombre de salariés pourrait doubler dans les années à venir.
Et puis cela permettrait de résoudre les difficultés de fonctionnement de la ligne E en créant un nouvel espace de garage des rames. Pas négligeable, puisque, faute de place en gare de Tournan, de nombreuses circulations « parasites », à vide, sont nécessaires pour mettre en place les rames le matin.
Enfin, cela soulagerait le centre de Tournan de ses problèmes de stationnement. Gare terminus sur cette ligne rejoignant le centre de Paris, elle attire en effet des voyageurs d’une cinquantaine de kilomètres à la ronde. Affluence qui devrait d’ailleurs être encore accrue une fois la E prolongée vers l’ouest et devenue la « colonne vertébrale est-ouest de l’Ile-de-France ».
Déjà, Jean-Paul Huchon, son président, a demandé aux élus du Stif de lancer une étude. Mais cela reste un projet, sans échéance fixée ni financement précisément étudié, mais estimé entre 40 et 60 millions d’euros. Pour Vincent Eblé, président (PS) du conseil général du Val-de-Marne, il est dans l’intérêt de tous : entreprises, habitants, usagers et SNCF. « L’exemple même d’un aménagement conciliant mobilité, développement durable et développement économique. »
Pascal GRASSARTLa nouvelle donne de la concurrence vue par les exploitants
La veille de l?ouverture du Salon européen de la mobilité, l?UTP et l?UITP organisent une conférence sur les questions soulevées par le règlement sur les obligations de service public La veille de l’ouverture du Salon européen de la mobilité, qui se tiendra porte de Versailles du 8 au 10 juin, l’UTP et l’UITP (Union internationale des transports publics) organisent une conférence sur les questions soulevées par le règlement sur les obligations de service public (OSP). Leurs incertitudes ne sont pas nouvelles, mais ils souhaiteraient une nouvelle fois interpeller la Commission européenne sur ce thème. A cette occasion, ils ont réalisé un intéressant document de synthèse – la troisième version en six ans – sur l’organisation des transports publics dans 24 pays européens et sur leurs opérateurs.
Il ressort que, malgré son image de pays à la traîne en matière de concurrence, la France a fortement ouvert son marché dans le transport public urbain : 40 % des réseaux ont changé d’opérateur sur les cinq dernières années. « On attend désormais les résultats de Lyon et Lille », précise Bruno Gazeau, le délégué général de l’UTP. De son côté, l’Allemagne a principalement libéralisé son secteur ferroviaire et moins le transport urbain, souvent organisé sous forme de régie.
« En Europe centrale et orientale, on voit de plus en plus de groupes privés s’installer, surtout dans les réseaux de villes moyennes, poursuit Brigitte Ollier, directrice de l’Euroteam-UITP. Dans les pays scandinaves, pratiquement tout est organisé sur le mode de la concurrence. Ce sont surtout des marchés publics, ce qui signifie que les opérateurs ne prennent pas de risque commercial sur le trafic voyageurs. »
Parmi les enseignements à retenir sur la libéralisation du transport public, l’un devrait faire réfléchir les autorités organisatrices : on constate souvent qu’après une période de baisse des coûts et des prix, ceux-ci ont tendance à remonter. « Beaucoup d’opérateurs font des propositions en dessous de leurs coûts pour entrer dans le marché. Mais à terme, ça ne fonctionne pas », résume Brigitte Ollier. D’où la nécessité de mener de nouvelles réflexions, comme le fait la Suède pour trouver un meilleur équilibre entre libéralisation et régulation.
Marie-Hélène POINGT
Bolloré investit 250 millions pour les batteries de la Bluecar
Vincent Bolloré a annoncé son intention d’investir 250 millions d’euros dans une usine de 35 000 m2 à Ergué-Gabéric (29). L’objectif de cette extension de son actuelle usine Batscap : produire entre 15 000 et 20 000 batteries métal-lithium-polymère par an à partir de 2012. Cette nouvelle usine emploiera à terme 350 personnes. La Bluecar sortira d’ici la fin de l’année, mais c’est début 2011 que la production sera plus soutenue.
Thales retenu par le métro de Chongqing
Thales fournira des systèmes de contrôle et de supervision intégrés pour centraliser la surveillance de la ligne 1 du métro de la ville de Chongqing. L’équipement concerne 23 stations et 13 sous-systèmes, incluant notamment l’alimentation électrique, les systèmes environnementaux, le réseau incendie, le système de contrôle d’accès, l’alarme intégrée. Thales va également installer un système de partage d’informations intégré commun aux quatre lignes de métro (les lignes 1, 2 et 3 ainsi que la future ligne 6) pour optimiser l’information et la sécurité des passagers.
Barcelone Sagrera adjugée
Adif a attribué la construction de la gare de la Sagrera, au nord-est de Barcelone, qui accueillera notamment l’AVE Madrid – Barcelone – Figueras. Le gros œuvre et la gare elle-même ont été adjugés pour 367 millions d’euros à une union d’entreprises (UTE) où l’on retrouve des poids lourds du BTP ibérique, Dragados, Acciona Comsa et Acsa. Les accès au complexe sont pour une deuxième UTE constituée de Copisa, Ruban, FCC et Ferrovial Agroman pour un montant de 222 millions d’euros.
Le projet de tram-train de La Réunion définitivement enterré
Cette fois, c’est définitif. Le nouveau président du conseil régional de la Réunion, Denis Robert (UMP), a confirmé, le 31 mai, l’abandon du projet de tram-train initié par l’ancienne majorité, au prétexte que le gouvernement a refusé d’apporter un complément de financement pour cette ligne de 40 km entre le nord et l’ouest de l’île, via 5 communes, pour un coût de 1,6 milliard d’euros. L’ancien président Paul Vergès (PCR) réclamait en décembre 2009 une « dotation ferroviaire » d’un montant de 80 millions d’euros par an, pendant 45 ans, destinée à boucler le financement du projet mené en PPP par le groupement Tram’Tiss (Bouygues TP, Veolia Transport, Colas, Axa, Bombardier), qui investissait 800 millions d’euros. « Le chef du gouvernement a répondu défavorablement à cette demande », a indiqué la région, qui venait de recevoir une lettre de Matignon. François Fillon y précise que l’Etat n’accordera pas de rallonge « sous forme de dotation ferroviaire ou sous toute autre forme que ce soit ». Quant à Tram’Tiss, il recevra un dédommagement dont le montant n’est pas encore connu.
Un pass rechargeable sur internet pour Grenoble
Pour les clients du réseau TAG (Transports de l’agglomération grenobloise), il suffit désormais de connecter leur Weneo Pass sur le port USB d’un ordinateur pour le recharger sur Internet. En quelques clics, ils peuvent acheter leurs titres de transport en ligne et les recharger sur une clé, à domicile ou de n’importe quel accès Internet. L’accès aux transports en commun reste identique et tout aussi facile avec la clé USB qu’avec la carte sans contact. Après une phase d’expérimentation au cours de laquelle les clients testeurs ont confirmé leur intérêt pour ce nouveau support, la Semitag (Société d’économie mixte des transports de l’agglomération grenobloise) a choisi les Weneo Pass de Neowave pour déployer ce service auprès des clients du réseau TAG. Pour la réalisation de ce pass, Neowave s’appuie sur son partenaire ASK, fabricant d’autre part des cartes « OùRA » et « Atout.TAG ».
Bombardier et les transports d?Augsbourg vont tester Primove
Le système Primove d?alimentation sans contact par le sol a été testé sur la boucle d?essais de l?usine Bombardier de Bautzen (Allemagne) Bombardier Transport et les transports municipaux d’Augsbourg (Stadtwerke Augsburg Verkehrs-GmbH), dans le sud de l’Allemagne, ont conclu un accord de collaboration visant à installer sur le réseau de tramway de cette ville le système d’alimentation électrique sans contact Primove. Réalisée dans le cadre d’un projet pilote, cette installation est la première du système d’alimentation par le sol de Bombardier sur un « vrai » réseau de tramway, après l’équipement de la boucle d’essais de l’usine de Bautzen. Tout en se félicitant de son partenariat avec les transports d’Augsbourg, à qui 27 tramways Flexity Outlook sont en cours de livraison, Eran Gartner, président systèmes de Bombardier Transport, indique que « la technologie sans caténaire Primove est maintenant prête pour l’installation et l’exploitation dans un système exigeant de tramway urbain ». Ce responsable ose un pronostic : « A la longue, l’exploitation sans caténaire deviendra la norme dans les systèmes sur rail léger (et) la technologie Primove sera la solution de choix pour beaucoup de villes. »
En attendant d’autres installations, le projet pilote d’Augsbourg vise « à établir l’entière conformité et l’entière fonctionnalité de notre solution Primove en 2010 », précise Josef Doppelbauer, chef de la technologie chez Bombardier Transport. Le constructeur aura ainsi l’occasion de faire la démonstration de la compatibilité électromagnétique de sa solution d’alimentation sans contact par le sol en milieu urbain. Dès cet été, les travaux d’installation commenceront sur une section de 800 m de la ligne 3 vers le parc des expositions d’Augsbourg. De son côté, Norbert Walter, directeur général des entreprises municipales d’Augsbourg, indique vouloir « en apprendre encore plus sur les nouveaux développements en gestion et en économie de l’énergie relativement à l’exploitation de tramways », annonçant une collaboration avec la Fachhochschule (université de sciences appliquées) d’Augsbourg dans le cadre de ce projet.