Catégorie : Ferroviaire

Retrouvez toute l’actualité ferroviaire: lignes, matériels ferroviaires et l’actualité des constructeurs et des opérateurs en France et l’international.

  • La Chine prête à aider au financement des LGV américaine

    Des accords préliminaires de coopération viennent d’être signés entre le gouvernement chinois, l’Etat de Californie et General Electric. Selon le New York Times du 7 avril, citant General Electric, 80 % des éléments seraient fabriqués aux Etats-Unis. La Chine brevetterait sa technologie, fournirait ses ingénieurs et produirait 20 % du matériel. Le site de production automobile de GM à Fremont pourrait être reconverti en vue d’y assembler des trains. General Electric estime que les Etats-Unis dépenseront 13 milliards de dollars dans les cinq ans à venir pour des trains à grande vitesse, alors que la Chine prévoit de dépenser 300 milliards de dollars dans ce domaine dans les trois ans à venir. La Chine propose en outre d’aider au financement des projets. D’après David Crane, haut responsable du rail californien, les représentants chinois font des allers et retours entre Pékin et Sacramento pour expliquer le projet.

  • Systra maître d??uvre des tramways du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais

    Systra, avec Inexia, Eccta, Ilex et Urbanica, a été désigné maître d’œuvre de deux lignes de tramway totalisant 37 km par le syndicat mixte des transports en commun Artois-Gohelle (115 communes et 600 000 habitants). La première ligne (20 km, 30 stations) reliera les villes de Liévin, Lens et Hénin-Beaumont ; l’autre (17,4 km, 24 stations) ira de Bruay-la-Buissière à Béthune et Beuvry. Le syndicat mixte entend redynamiser ainsi l’ancien bassin minier. Le groupement a une mission de maîtrise d’œuvre générale. Systra assure la direction du projet et, avec Inexia, la partie ingénierie et système. Eccta est en charge des infrastructures et VRD, Ilex et Urbanica de la partie architecture, paysage et urbanisme. Le groupement devra définir le tracé d’ici l’automne 2010. Les travaux doivent commencer en 2011 pour une mise en service en 2014. Rappelons que Transamo a été désigné maître d’ouvrage.

  • Egis Rail remporte les études de faisabilité du métro léger d?Amman

    Egis Rail a remporté le contrat d’études de faisabilité du métro léger d’Amman, un projet de 1,2 milliard de dollars, selon Meed du 8 avril. Egis Rail va commencer les études de la première ligne, du centre d’Amman (Raghadan) à l’université de Jordan Street, pour laquelle il s’agira déjà de décider du choix d’un tramway ou d’un métro. Le projet doit être réalisé en BOT. Le ministère des Transports a invité les candidats à la concession à remettre leurs offres au troisième trimestre 2010, pour une attribution début 2011. La construction de ce réseau, qui devrait comporter trois lignes dont une pour l’aéroport, doit commencer à la fin de 2011. L’autre projet jordanien, une ligne à double voie entre Amman et Zarqa (28 km), pour un coût de 330 millions de dollars, est selon Meed retardé, le financement n’étant pas bouclé.

  • La ligne de métro n° 5 de Pékin en avance de 22 ans sur le trafic prévu

    A Beijing (Pékin), la ligne de métro n° 5 qui traverse la ville du nord au sud transporte déjà un nombre de passagers proche de celui qui était prévu à l’horizon 2032, indique un rapport du Comité municipal de la Conférence consultative politique du peuple chinois, cité le 11 avril par Chine nouvelle. Près de 800 000 passagers empruntent cette ligne de 27 km ouverte en 2007. Cette fréquentation n’était prévue que dans 22 ans.

  • Le réseau de métro de Shanghaï atteint 420 km

    La onzième ligne de métro de Shanghaï, la ligne 10, a commencé ses essais opérationnels samedi 10 avril, annonce Chine nouvelle. Quinze ans après l’ouverture de sa première ligne de métro, le 10 avril 1995, cette nouvelle ligne fait de Shanghaï la première ville chinoise dont le réseau de métro dépasse 420 km. Longue de 29,6 km, elle dessert les universités Fudan, Jiaotong et Tongji, ainsi que des zones commerciales du centre-ville.?Elle sera officiellement ouverte dans trois mois et devrait être très fréquentée lors de l’Exposition universelle qui va se tenir du 1er mai au 31 octobre.

  • Grand Paris : les travaux du métro devraient commencer par le Val-de-Marne

    Les travaux de la double boucle automatique de métro autour de Paris devraient commencer par le Val-de-Marne, a affirmé mercredi 7 avril au Sénat le secrétaire d’Etat au Développement de la région capitale, Christian Blanc. « C’est sur la partie sud-est du Val-de-Marne que les études sont le plus avancées […] et que très certainement le chantier sera attaqué », a déclaré M. Blanc, cité par l’AFP, lors de l’examen au Sénat du projet de loi sur le Grand Paris. Le secrétaire d’Etat a confirmé que « la mise en chantier du métro automatique va se faire par une dizaine d’engins tunneliers qui vont attaquer le chantier en différents points ». La double boucle de métro automatique du métro autour de Paris sera réalisée « dans 13 ans », selon lui.

  • Le retour de l?autocar à l?étude pour les liaisons interrégionales

    Les autocaristes rêvent de développer un service interrégional haut de gamme, concurrent du TER. Une étude sur l?ouverture de ces lignes express interurbaines en autocar vient d?être commandée par le ministère des Transports L’autocar va-t-il faire son apparition dans les transports interurbains ? Les autocaristes de la FNTV (Fédération nationale des transports de voyageurs), réunis le 27 mars à Strasbourg pour leur 15e Printemps du tourisme, verraient d’un bon œil cette ouverture à la concurrence des lignes express interrégionales, exploitées actuellement par la SNCF. Proposée le 22 septembre 2009 par Hervé Mariton, député de la Drôme et rapporteur pour avis de la commission des Finances, de l’Economie générale et du Contrôle budgétaire, cette ouverture a été rejetée une première fois par les députés. « Dans le cadre du Grenelle, nous privilégions des transports intégrés multimodaux, les transports ferroviaires », estimait à cette époque Dominique Bussereau, secrétaire d’Etat aux Transports. Qui poursuivait : « Ce n’est pas pour l’instant notre modèle de société, l’autocar remplaçant le train dans le transport interurbain, comme cela se fait aux Etats-Unis. »
    La proposition initiale d’Hervé Mariton reposait sur le régime, jugé « trop libéral » par la FNTV, de l’exploitation sous le régime de la déclaration. La fédération revient à la charge. Elle propose cette fois d’exploiter des lignes sous le régime plus contrôlé de l’autorisation ministérielle et entend exposer de nouveaux arguments. A la demande de Dominique Bussereau, le Conseil général de l’environnement et du développement durable a démarré fin mars une étude sur l’ouverture de ces lignes express interrégionales en autocar. « L’étude de faisabilité et l’étude d’impact seront publiées dans quatre mois », rapporte Eric Ritter, secrétaire général de la FNTV, le premier organisme consulté dans le cadre de cette mission pilotée par Patrick Labia. « Ce rapport sera publié avant la prochaine session budgétaire de l’Assemblée. Je prévois déjà de revenir sur le sujet à l’automne », annonce Hervé Mariton, qui espère défendre des interprétations « moins doctrinales » du Grenelle de l’environnement. « L’autocar, ce sont moins de voitures pour rallier le point d’origine au point de destination », rappelle-t-il.
    Le développement des services réguliers en France répond à la proposition, à l’échelle européenne, de « doubler le nombre de personnes transportées en autobus et en autocar », élaborée par l’Union internationale des transports routiers (IRU) à Bruxelles. Pour convaincre les milieux politiques et le grand public, la FNTV relaiera en France la campagne de communication « Smart Move », orchestrée par l’IRU, qui prétend que le transport en autocar rejette moins de 30 g de CO2 par passager et par kilomètre. Selon les observations de la FNTV, un autocar est occupé en moyenne par 30 voyageurs. Chez Irisbus, Mercedes, Setra et Temsa, les quatre premiers fournisseurs du parc français, les véhicules répondant à la norme Euro V et équipés de dispositifs de recyclage des gaz d’échappement ou de post-carburation rejettent autour de 850 g de CO2 par kilomètre parcouru.
    « Nous ne prétendons pas concurrencer la SNCF sur les lignes TGV. L’autocar est performant en prix, en confort et présente un bilan écologique favorable sur des lignes Téoz telles que Paris – Clermont », explique Michel Seyt, président de la FNTV. « La plupart des PME seraient prêtes à investir. Il est temps de convenir que l’autocar est un mode de transport moderne. Guillaume Pepy, qui est l’un de nos plus gros adhérents à la FNTV avec Keolis, a besoin d’une nouvelle image de l’autocar. » Après le transport aérien et la SNCF, « les autocaristes pourraient se doter, à leur tour, d’un écocomparateur », suggère Eric Ritter. L’Ademe a engagé des réflexions dans ce sens avec la FNTV depuis le printemps 2009.
    Thierry Schidler, qui exploite une flotte de 57 autocars à Bouzonville (Moselle), réalise la moitié de son chiffre d’affaires (7 millions d’euros) dans le transport scolaire et sur des lignes régulières exploitées à la demande des collectivités. « La réforme des collectivités locales aura des conséquences positives au niveau du transport. A nous d’accélérer, en répondant au challenge d’un autocar à haut niveau de service avec du confort, des sièges inclinables, assez d’espace pour les jambes et de l’information embarquée. » Dans les gammes des constructeurs, le matériel de grand tourisme répond à ce cahier des charges. Setra et Mercedes proposent ces véhicules de 50 places autour de 300 000 euros, contre 170 000 euros pour les autocars plus basiques destinés au transport scolaire. Les PME, dont les fonds propres limités réduisent la capacité d’endettement, pourront-elles suivre ? « On n’attend pas de subventions », prévient Thierry Schidler. « Le coût du car n’est pas déterminant. Le coût social détermine 45 % du prix d’un trajet en autocar », précise Michel Seyt. Le solde se répartit à parts égales entre les frais de fumée, gazole, huile et pneus, le matériel et les frais généraux. »
    « Si nous voulons réussir, donnons-nous au moins deux ans pour qu’une étude prouve la pertinence sociale et environnementale de l’autocar », propose Michel Seyt. « Dominique Bussereau a entre les mains un outil extraordinaire pour développer le territoire. Eurolines a réussi à l’échelle européenne, pourquoi pas nous ? »
     

    Olivier MIRGUET

  • Pourquoi PSA choisit le train pour Kalouga

    La nouvelle usine russe du constructeur automobile français PSA Peugeot-Citroën n?est plus alimentée par la route mais par le train. C?est le premier grand trafic régulier de fret entre la France et la Russie Le site de production de Kalouga, commun à Peugeot-Citroën et Mitsubishi, qui se situe à plus d’une centaine de kilomètres au sud-ouest de Moscou, voit ses cadences monter progressivement à plus de 200 véhicules par jour. L’usine doit faire venir de France (Vesoul) l’équivalent de 36 conteneurs de pièces détachées chaque jour.
    Problème : l’acheminement par camion jusqu’au cœur de la Russie prend 8 jours et ne permet pas de garantir une chaîne logistique aussi régulière que robuste. Sans même parler de l’impact négatif en termes de bilan carbone. C’est qu’il y a plus de 3 000 kilomètres de routes et cinq frontières à franchir. Le prestataire logistique Gefco a donc proposé à PSA une réponse ferroviaire à ce problème.
    « Fruit d’un an d’études des différents partenaires, ce projet de transport multimodal est l’un des plus ambitieux d’Europe en termes de flux transportés », indiquent ses promoteurs. Il va permettre de supprimer les 576 camions nécessaires pour assurer ce trafic.
    Le premier train est arrivé le 10 mars à Kalouga. L’acheminement par rail ne prend que 5 jours et « coûte 25 % moins cher que par la route », assure Yves Fargues, président de Gefco. Cette solution, développée en partenariat avec la SNCF et le groupe russe TransContainer, garantit des livraisons avec la régularité d’une horloge. La SNCF a investi, via sa filiale Naviland, 2 millions d’euros sur le projet (trains complets, 400 wagons dédiés).
    Une ombre au tableau toutefois, le train effectue le trajet retour à vide à 70 %. Un vide qu’il faudra beaucoup de temps pour combler, compte tenu de la structure des échanges entre l’Union Européenne et la Russie.
    Avec ses milliers de conteneurs, ses 47 terminaux et ses 140 bureaux de vente, TransContainer a joué un rôle déterminant, en proposant 1 200 conteneurs dédiés en plus de ses services au départ de la frontière russe (le changement d’écartement des voies implique un transbordement). TransContainer couvre 60 % du marché russe (et CEI) des conteneurs. Voilà une entreprise de 6 000 salariés, entièrement détenue par les chemins de fer russes, voulant mettre son expertise et ses infrastructures au service des entreprises qui commercent avec la Russie.
     

    Gilles NAUDY

  • Lens – Liévin : Transamo réalisera deux lignes tramways

    Transamo, filiale de Transdev, et Adévia viennent de remporter le mandat de maîtrise d’ouvrage pour la réalisation de deux lignes de tramway. Lancé par le syndicat mixte des transports en commun (SMTC) des communautés d’agglomération de Lens-Liévin, d’Hénin-Carvin et de l’Artois, le projet représente un investissement de 548 millions d’euros. Le SMTC couvre 115 communes, 600 000 habitants et gère plus de 2,2 millions de déplacements par jour. Les élus ont choisi de développer deux axes de transport en commun en site propre : le premier (20,15 km, 30 stations, 27 000 voyages par jour) reliera les villes de Liévin, Lens, Hénin, Carvin à la métropole lilloise ; le second, Bruay-la-Buissière – Béthune (17,4 km, 24 stations, 23 000 voyages par jour) est destiné à favoriser le développement autour de ces deux pôles urbains. Les travaux doivent commencer en 2011 pour une mise en service en 2014.

  • Six candidats pour les TGV espagnols transfrontaliers

    Après l’appel d’offres lancé par la Renfe en février, six constructeurs ferroviaires se sont positionnés pour fournir les dix trains à grande vitesse et à haute capacité de la liaison directe Espagne – France. En principe, à partir de 2012. Alstom, Bombardier, Siemens sont sur les rangs, ainsi que les espagnols CAF et Talgo, mais aussi l’italien Ansaldo. Chaque convoi devra offrir entre 500 et 800 places, dépasser les 300 km/h et être préparé à la signalisation des deux pays. En effet, via une société commune, la Renfe et la SNCF prévoient de lancer des rames entre, notamment, Madrid et Paris, via Barcelone et Lyon. Le marché pour ces dix trains se monte à 270 millions d’euros. La Renfe devrait demander que 20 % de la charge de travail soient confiés aux ateliers de sa division industrielle Integria. Vu les caractéristiques du matériel, Alstom semble bien placé pour remporter le contrat, grâce à l’expérience acquise avec le TGV Duplex 2N2.