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Catégorie : Ferroviaire
Retrouvez toute l’actualité ferroviaire: lignes, matériels ferroviaires et l’actualité des constructeurs et des opérateurs en France et l’international.
Alliance Deutsche Bahn-Al Masaood pour les projets ferroviaires des Emirats
La Deutsche Bahn a signé un protocole d’accord avec le groupe Al Masaood concernant la planification, la construction et l’exploitation de projets ferroviaires des Emirats arabes unis. Sont concernés, les projets de tram, de métro à Abou Dhabi, de métro de Dubaï et le projet de ligne ferroviaire des Emirats. « L’Allemagne fera tout ce qui est en son pouvoir pour aider les Emirats arabes unis à créer une infrastructure ferroviaire ultramoderne de grande capacité », a dit Peter Ramsauer, ministre allemand des Transports.
Handicap : le gouvernement convoque les transporteurs aériens et ferroviaires
Le gouvernement a annoncé le 29 mars son intention de convoquer « très prochainement » les transporteurs aériens et ferroviaires afin d’améliorer les déplacements des handicapés. Cette réunion s’inscrit dans le cadre de l’Observatoire de l’accessibilité mis en place le mois dernier, cinq ans après la loi du 11 février 2005 qui rend notamment obligatoire l’accessibilité aux handicapés des bâtiments et des transports d’ici à 2015. Les entreprises de transport convoquées devront « faire un état des lieux précis des conditions de voyage » des handicapés et « définir au plus vite des mesures » pour les améliorer. Cette intervention gouvernementale fait suite à plusieurs incidents, notamment celui concernant une femme en fauteuil roulant qui été « débarquée » le 21 mars d’un vol Paris – Nice sur la compagnie à bas prix EasyJet, au motif qu’elle n’avait pas d’accompagnateur.
TGV Bretagne : un protocole d?accord sur le financement signé
La Caisse des dépôts devait signer le 2 avril avec le Conseil régional de Bretagne et six collectivités locales partenaires un protocole de partenariat pour le financement de la ligne à grande vitesse qui doit mettre Rennes à 1 heure 27 de Paris et Brest à environ 3 heures. La Caisse des dépôts va octroyer un prêt de l’ordre de 500 millions d’euros. Rappelons que cette liaison, longue de 182 km et prévue en 2014, va nécessiter un investissement de 3,2 milliards d’euros, dont un milliard financé par les collectivités bretonnes.
Ansaldo STS agrandit le dépôt du métro de Gênes
La ville de Gênes a attribué à Ansaldo STS l’agrandissement du dépôt de son métro semi-automatisé, à proximité de la station Dinegro, où se situe également le siège de l’entreprise. Chiffrés à 42,3 millions d’euros, ces travaux ont été rendus nécessaires par l’arrivée des nouvelles rames de métro de 39 m et comprennent également la réalisation, en couverture du dépôt, d’un parking pour 150 autos et 50 motos. Ces travaux doivent être terminés fin mars 2012.
La Banque de Chine investit dans la ligne à grande vitesse Pékin – Shanghaï
La Banque de Chine devrait investir 6,6 milliards de RMB – environ 700 millions d’euros – pour entrer dans le capital de la Beijing Shanghai High Speed Railway Co. qui, sous la houlette du MOR, exploitera la ligne Pékin – Shanghaï, en rachetant 6 millions d’actions détenues par la China Railway Investment Co., principal actionnaire de l’opérateur avec 56,2 % du capital. Selon les analystes, l’opération permettra à la Banque de Chine d’entrer sur un marché profitable et à la Cric de dégager des fonds pour d’autres projets ferroviaires. La Beijing Shanghai High Speed Railway Co. pourrait par ailleurs prochainement obtenir l’aval des autorités pour lever 50 milliards de RMB (5,37 millions d’euros) sur les marchés boursiers afin de compléter le financement de la ligne, dont le coût est estimé à 221 milliards de RMB (23,76 millions d’euros).
Une première licence d?entreprise ferroviaire attribuée à un opérateur de proximité
La première licence d’entreprise ferroviaire en vue de la création d’un Opérateur ferroviaire de proximité (OFP) en France vient d’être attribuée à l’entreprise TPCF qui exploite depuis 2001 un train touristique sur la ligne Rivesaltes – Saint-Martin-Lys (Pyrénées-Orientales et Aude). TPCF (Train du Pays Cathare et Fenouillèdes) avait fait sa demande en octobre auprès ministère de l’Ecologie, afin de pouvoir assurer un service de fret de marchandises locales, sur la ligne située entre Rivesaltes et Saint-Martin-Lys, où sont implantés plusieurs carrières et industriels. TPCF doit désormais soumettre à l’Etablissement public de sécurité ferroviaire (EPSF) le dossier permettant d’obtenir son certificat de sécurité, dernière étape avant les premières circulations sur la ligne, prévues au deuxième trimestre 2010.
Un nouveau service ferroviaire entre Vesoul et la Russie
Gefco, Captrain Deutschland (SNCF), et Transcontainer Russia viennent de lancer un nouveau service d’acheminement ferroviaire quotidien de pièces automobiles entre Vesoul (Haute-Saône) et Kaluga en Russie. Dans cette ville, située à plus d’une centaine de kilomètres au sud-ouest de Moscou, se trouve le nouveau site de production de PSA Peugeot Citroën et Mitsubishi Motors Corporation. Le premier train est arrivé le 10 mars après avoir parcouru 3 000 km. Il remplace l’équivalent de 36 camions et raccourcit les délais d’acheminement de 8 à 5 jours. « Fruit d’un an d’études des différents partenaires, ce projet de transport multimodal est l’un des plus ambitieux d’Europe en termes de flux transportés », indiquent ses promoteurs.
Nouvelle étape pour faire entrer la SNCF dans le capital de CDG Express
L’hypothèse d’une entrée de la SNCF dans le capital de CDG Express prend corps : le gouvernement vient de déposer le dossier sur la table de la MAPPP (Mission d’appui à la réalisation des contrats de partenariats). A charge pour cet organisme d’évaluer les conditions d’une telle opération. Une participation de la SNCF dans la société chargée de construire et gérer la future liaison ferrée directe et dédiée entre Paris et l’aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle pourrait permettre de débloquer le dossier. Celui-ci bute notamment sur des questions de rémunérations demandées par la SNCF pour la conduite des trains et pour la réalisation de certains travaux.
TGV Paris-Marseille : Alstom reconnaît sa responsabilité dans la panne
Le 10 mars dernier, le TGV reliant Paris à Marseille était tombé en panne, peu après avoir quitté la capitale à 20h14. Côté SNCF, c’était la consternation : pourquoi cet arrêt intempestif, alors que cette rame venait tout juste de lui être livrée par Alstom début mars ? Alerté, le constructeur a procédé à une inspection de la rame. Le président d’Alstom Transport a pris la plume pour écrire personnellement au président de la SNCF et lui présenter ses excuses. Dans une lettre, datée du 15 mars, dont La Vie du Rail a eu connaissance, il explique à Guillaume Pepy que c’est l’endommagement de capteur de vitesse causé par une vis (servant au montage de ce capteur) qui est à l’origine de la panne. « Un non-respect des procédures de montage en phase de production est sans doute à l’origine de cette situation », écrit Philippe Mellier, qui s’engage notamment à présenter à la SNCF les résultats de l’audit qui va être mené.
Violence dans les transports : maintenant, que fait-on ?
Pour les élections régionales, les candidats de droite ont beaucoup insisté sur la mise en place de la vidéosurveillance, avec le résultat que l?on connaît. Les conseils régionaux élus vont-ils s?emparer de cette problématique ? Maintenant que les présidents de conseils régionaux sont élus et bien élus, que va-t-il advenir de cette préoccupation lancinante exprimée par les candidats de droite aux élections régionales : sécuriser les transports ? Passera-t-elle aux oubliettes ? Durant la campagne, le triptyque « vidéosurveillance devant tous les lycées, dans toutes les gares et dans les transports » était à la mode, notamment à droite, et tout particulièrement entre les deux tours de scrutin, pour séduire l’électorat du Front national. Chez les élus de gauche, on n’en fait moins une panacée, la position est plutôt « oui à la vidéosurveillance, mais l’essentiel est de donner plus de moyens à la police ». «Personnellement, je ne me sens pas protégée par une caméra de vidéosurveillance. A Paris, ce système coûte très cher et il n’empêche pas les délits de survenir. […] La solution, c’est de remettre de l’humain », a indiqué Cécile Duflot (Europe Ecologie) au quotidien Métro. Le 9 mars, un sondage Sofres/Logica paru dans ce même quotidien révélait que 82 % des Franciliens étaient favorables à la vidéosurveillance dans les transports en commun, les couloirs du métro et les gares.
Cette attente est-elle partagée en province, où la question sécuritaire semble moins prégnante ? Sous une forme plus ou moins exacerbée, il semble que la question se pose partout.
Le 3 mars, la SNCF a d’ailleurs présenté en toute discrétion aux préfets un plan de développement dans les gares et les trains de caméras de « vidéoprotection ». La nuance sémantique est importante, elle vise à installer l’idée que si « flicage » il y a, c’est bien d’un « flicage » vertueux qu’il s’agit.
La proposition de Valérie Pécresse d’installer systématiquement des systèmes de vidéo dans la première rame de chaque métro, RER et trains de banlieue fait la synthèse entre les deux écoles. Ceux qui ne se sentent pas en sécurité pourraient trouver un espace de vidéoprotection facilement identifiable. Ceux qui ne veulent pas de big brother pourraient échapper à la vidéosurveillance en voyageant dans le reste du train. Encore faudra-t-il prouver que la vidéo a une incidence sur la violence.
Interrogé dans le cadre d’un récent dossier de VR&T (n° 486 du 30 décembre 2009) sur le sujet, le sociologue Tanguy Le Goff, chargé d’études à la mission études sécurité de l’Institut d’aménagement et d’urbanisme Ile-de-France (Iaurif), nous faisait part de son scepticisme : « L’efficacité de la vidéosurveillance varie selon le type de délit. Sur des cambriolages, des vols de voitures, elle peut parfois se révéler efficace, mais sur des atteintes à la personne – agressions, bagarres –, il n’y a clairement pas d’effet. Et cela est systématiquement démontré à la fois sur des études statistiques et des études auprès de délinquants. […] Ils expliquent que la vidéosurveillance les oblige à se déplacer mais qu’en aucun cas cela ne les empêche de passer à l’acte. » Il n’existe pas aujourd’hui en France d’évaluation sérieuse qui fasse autorité sur le sujet.
Guillaume LEBORGNE