Catégorie : Ferroviaire

Retrouvez toute l’actualité ferroviaire: lignes, matériels ferroviaires et l’actualité des constructeurs et des opérateurs en France et l’international.

  • Lancement des KTX II en Corée du Sud sur deux lignes à grande vitesse

    De fabrication 100 % sud-coréenne, le KTX II a été mis en circulation le 2 mars dernier au départ de Séoul. Hyundai Rotem entre ainsi dans le club très fermé des constructeurs de trains à grande vitesse La Corée du Sud rejoint la France, l’Allemagne, le Japon  et la Chine dans le club très fermé des pays constructeurs de trains à grande vitesse. Quinze ans après l’achat à Alstom de 46 rames du TGV Réseau (rebaptisé pour l’occasion KTX, ou Korea Train eXpress), son successeur, le KTX II, débute sa mise en service le 2 mars. Il a reçu le nom coréen de KTX-Samcheon, qui signifie « torrent ». Quatre rames par jour sont prévues au début sur chacune des deux lignes à grande vitesse – comprenant encore des tronçons conventionnels – qui traversent le pays : Séoul – Pusan, et l’axe Séoul – Gwangju – Mokpo. Le constructeur est Hyundai Rotem. Six rames ont déjà été achetées par l’exploitant Korail, qui a annoncé l’acquisition de 19 autres en 2010, et de 5 supplémentaires en 2011, pour un coût de 20 millions d’euros pièce. Le développement du KTX II a été initié dès 1996, et a coûté environ 140 millions d’euros. Hyundai Rotem a notamment bénéficié de l’expérience et du savoir-faire acquis lors de la fabrication en Corée de 34 rames du premier KTX : le contrat signé en 1994 avec Alstom prévoyait en effet d’importants transferts de technologies de fabrication. Aujourd’hui, « 87 % du train – en termes de coûts – est constitué de technologies coréennes », explique Choi Sung-hoon, du Korea Railroad Research Institute. Sa version prototype, le HSR 350x, a atteint la vitesse maximale de 352,4 km/h. Ce KTX II est plus court que son prédécesseur : une rame du premier KTX est constituée de 2 motrices, de 2 remorques d’extrémité motorisées, et de 16 remorques classiques. Elle mesure 388 m et peut transporter 935 voyageurs. De son côté, une rame de KTX II ne compte que 2 motrices encadrant 8 remorques, mesure 201 m, et peut emmener 363 voyageurs. Deux rames de KTX II peuvent être couplées en unité multiple. Avec un nombre réduit de voyageurs par voiture, les rames sont plus spacieuses. L’espace entre les sièges a été augmenté de 5 cm, et des classes spéciales « business » et « VIP » ont été ajoutées. Tous les sièges sont pivotants, les Coréens préférant voyager dans le sens de la marche. Corée oblige, le Wifi est prévu dans toutes les voitures. Autres améliorations : la structure des rames est construite dans un alliage d’aluminium au lieu d’acier, les moteurs synchrones du KTX ont été remplacés par des moteurs asynchrones, le système de freinage a été modifié et est désormais contrôlé électriquement, le profil aérodynamique a été revu et enfin l’acoustique dans les tunnels a été améliorée. Ce dernier point est important au pays du Matin-Calme où 46 % du tracé Séoul – Pusan est composé de tunnels. Le lancement en 2004 du premier KTX a été un succès : avec 105 000 passagers par jour et un taux de ponctualité de 97 %, il s’est imposé comme le premier mode de transport sur la ligne Séoul – Pusan, et a pris des parts de marché substantielles au bus et à l’avion. La mise en service du KTX II, elle, « ne devrait pas s’accompagner d’une hausse de la fréquentation », selon M. Jeong Gak-jeol, porte-parole de Korail. La Corée du Sud entend bien à présent exporter sa technologie de trains à grande vitesse. Alors que d’importants appels d’offres internationaux se profilent, notamment au Brésil et en Californie, ce premier lancement commercial fera donc figure de test pour les ambitions coréennes.
     

    Frédéric OJARDIAS

  • Dominique de Ternay rejoint la RATP en tant que responsable marketing au sein du département commercial

    Né en 1966, Dominique de Ternay est diplômé de HEC. Il débute sa carrière en 1990 chez Danone et occupe pendant neuf ans des fonctions export et marketing international au Moyen-Orient, en Asie et en Suisse. En 1998, il rejoint le marketing France des eaux minérales. Il quitte Danone en 2003 pour occuper le poste de responsable marque et communication de la banque en ligne EGG. En 2004, il devient directeur marketing du groupe Flo. Il le restera jusqu’en 2009. Le 15 février 2010, Dominique de Ternay a rejoint la RATP en tant que responsable de l’unité marketing au sein du département commercial.

  • Haguenau, un réseau suisse au c?ur de l?Alsace

    Le suisse Car Postal a conçu le réseau de Haguenau, jusqu?alors inexistant. Trois lignes principales ont été mises en place « Au départ, c’était étrange, les habitants d’Haguenau n’avaient vraiment pas l’habitude de voir passer des bus dans leur ville. Alors, comme c’était gratuit les premières semaines, les gens se promenaient en bus juste par curiosité. Et les bus étaient pleins du matin au soir », se souvient l’un des responsables de Car Postal à Haguenau. En 2006, Car Postal a créé dans cette ville de 38 000 habitants (en intégrant la commune de Schweighouse-sur-Moder) un réseau de transport en commun qu’elle n’avait jamais eu. « Comme on partait de rien, on a pu concevoir ce réseau idéalement », explique Andreas Wenger. Trois lignes principales ont été mises en place, qui se croisent à la gare de Haguenau. Elles démarrent à 5h30 et passent toutes les demi-heures. Un véritable petit réseau à la Suisse, cadencé, avec tous les liens qui conduisent à la gare. Et un TAD irrigue la ville quand les transports en commun réguliers ne fonctionnent plus. « Le TAD permet de percevoir les nécessités de transport. Quand vous avez assez de monde sur une ligne, vous pouvez envisager de mettre en place une desserte régulière », souligne Andreas Wenger. Car Postal a transporté en 2009 1,368 million de personnes pour un objectif de transport contractuellement inférieur au million. « Haguenau est un réseau qui a dépassé toutes nos attentes », assure Andreas Wenger. Les centres commerciaux, notamment, ont bien compris l’intérêt des transports en commun. Auchan souhaite bénéficier d’un nouvel arrêt régulier et aimerait pouvoir vendre des tickets à ses caisses tout comme son concurrent Cora. Le site de l’industriel Shaeffler serait également intéressé par un arrêt régulier.
     

    Guillaume LEBORGNE

  • RFF mène de front déboisement et mesures de protection de la nature

    Les premiers engins de travaux ont fait leur apparition, début février, sur le tracé de la future LGV Tours – Bordeaux Précédant le chantier de terrassement prévu en 2011, les opérations de déboisement ont débuté à Montguyon, au sud du département de la Charente-Maritime. Ceci au rythme de 1,5 ha par jour. Le but : libérer les emprises pour permettre les diagnostics archéologiques et éviter les découvertes fortuites. « Il s’agit du secteur le plus boisé  sur le tracé. Nous commençons suffisamment tôt afin de laisser le temps aux spécialistes de l’Inrap de sonder le sous-sol », indique Sébastien Joly, chargé des procédures d’archéologie préventive à RFF.
    Les défenseurs de la nature peuvent être satisfaits. Parallèlement, RFF a pris les mesures appropriées par rapport aux milieux naturels. Ici les zones sensibles sont déjà délimitées : piquets de couleur orange pour le déboisement, verts pour les secteurs environnementaux, afin que les entreprises puissent les respecter. Ainsi, une soixantaine de cistudes, tortues endémiques protégées à l’échelle européenne, vivent dans le secteur de Montguyon, dont 23 dans l’étang de la Goujonne, situé sur le tracé. « Sept cents mètres de filets de protection ont été posés pour isoler le milieu favorable et éviter leur dispersion, explique Corinne Roecklin, responsable des études et procédures LGV à RFF. Comme le tracé nécessite de remblayer une bonne partie de ce plan d’eau, nous en créerons un autre,  un peu plus loin. » De même à Clérac, autre secteur charentais d’intérêt écologique, où sera installée une base de travaux, une colonie de papillons inféodés aux zones humides, le Fadet des Laiches, fait l’objet de toutes les attentions. D’autre part, sur l’ensemble du parcours entre Tours et Bordeaux, soit 340 kilomètres, le déboisement sera interrompu du printemps au mois de septembre, afin de respecter les périodes de nidification. Il reprendra de septembre à mars 2011 entre Angoulême et Tours.
    Des mesures compensatoires sont d’ores et déjà prévues. « Pour chaque hectare déboisé, précise RFF, nous nous engageons à replanter la même surface et même au-delà. Ainsi, dans les Deux-Sèvres et dans la Vienne, départements déficitaires en espaces boisés, deux hectares seront replantés pour un coupé. » Sur les 750 hectares devant être supprimés, 250 le seront à la fin du mois de mars. RFF consacrera au total 150 millions d’euros pour préserver l’environnement.
     

    François-Xavier POINT

  • Toulouse découvre enfin l?info-voyageurs dynamique

    Fin 2010, les bus et trams seront équipés du SAEIV. Les voyageurs bénéficieront également d?affichage d?horaires dynamiques dans les principales gares d?échanges « Avec l’expérimentation du SAEIV (système d’aide à l’Exploitation et à l’information-voyageurs) sur une ligne de bus à partir de la mi-mars et son déploiement sur tous les bus et le tramway à fin 2010, Toulouse rattrape un gros retard, reconnaît Thomas Ducrest, chef de projet SAEIV chez Tisséo. Mais avec le pupitre tactile installé dans les bus et pouvant accueillir quatre applications différentes, nous serons en avance. » Cette annonce a été faite lors de l’inauguration, par le président du Grand Toulouse Pierre Cohen et le président du futur Epic Gérard André, des 500 nouveaux m² de locaux de Campus Trafic. Ce centre de contrôle de tous les transports de l’agglomération toulousaine regroupe en un lieu unique les services circulation de la police nationale et de la mairie de Toulouse, la Direction interdépartementale des routes du Sud-Ouest (Dirso) et les services de Tisséo (service travaux, information des voyageurs en temps réel, Allô Tisséo, la plateforme d’information téléphonique, ainsi que le PC bus et bientôt tramway avec le démarrage de la ligne E à la fin de l’année). Alors que les agents de l’exploitation doivent aujourd’hui appeler les conducteurs pour connaître leur position, ils pourront avec le nouveau système connaître d’un coup d’œil la position de tous les bus. Les conducteurs auront quant à eux une cartographie dynamique de leur itinéraire. Ils recevront une formation de deux demi-journées afin de prendre en main le système et l’utiliser au mieux pour améliorer le service. Les voyageurs bénéficieront d’affichage d’horaires dynamiques dans les principales gares d’échanges. 130 panneaux ont déjà été installés et une centaine d’autres doivent l’être encore. Pour l’ensemble des 3 000 arrêts de l’agglomération, les passagers pourront connaître l’horaire d’arrivée des prochains bus par SMS, Audiotel et Internet. L’investissement sur deux ans pour l’équipement des 530 bus en pupitres, GPS, radios et affichages visuels est de 18 millions d’euros.
     

    Catherine STERN

  • A Genève, l?électrique fait pavillon au salon de l’auto

    L?électrique s?affirme comme une tendance lourde. Le défi des années à venir viendra des infrastructures de recharge pour les véhicules roulant sur leurs seules batteries Le salon de Genève qui se tient du 4 au 14 mars, consacre un pavillon entier aux véhicules peu ou non polluants. Le fabricant chinois de batteries BYD y présente son prototype E6. Cette berline longue de 4,55 m dispose d’une autonomie de 400 km avec ses batteries lithium-ion. Le constructeur assure qu’elles se rechargent en une heure et permettent à la E6 d’atteindre 160 km/h. Du japon voisin, vient la Mitsubishi Miev. Une citadine équipée, elle aussi, de batteries lithium-ion qui l’emmènent sur 160 km à une vitesse maxi de 130 km/h. La recharge lente se fait sur une prise secteur standard, mais une prise spéciale lui confère une charge plus rapide selon la tension choisie. Elle sera également commercialisée sous les marques Peugeot et Citroën. La Tazzari Zéro, à l’aspect sportif, vient d’Italie. Avec ses 2,88 m et ses 90 km/h, elle affiche sa vocation urbaine. Pesant 550 kg, elle accueille deux passagers et emporte des batteries lithium-fer qui se rechargent en 6 heures sur une prise 230 V. Elle se positionne sur le même créneau que la Luménéo Smera, déjà en production en France. La société DOK-ING construit une voiture électrique en Croatie. Avec ses portes papillon et sa silhouette ramassée, cette urbaine agile emmène deux passagers à 130 km/h. Ses deux moteurs de 65 ch, alimentés par des batteries lithium-fer-phosphate, la propulsent sur une autonomie de 250 km. La recharge demande de 3 à 8 heures, selon le niveau de charge requis. Arrivant des USA, la Chevrolet Volt est une berline hybride aux dimensions européennes. Elle utilise l’énergie électrique que lui fournit son bloc batteries de 16 kW pour rouler en mode tout électrique sur 60 km. Trois heures suffisent pour recharger ses batteries au lithium-ion. Au-delà de cette limite, un moteur auxiliaire fournit l’électricité pour recharger ses batteries. Son moteur électrique développe l’équivalent de 150 ch et lui permet d’atteindre 160 km/h. Le carrossier italien Giuggiaro présente son prototype Quaranta, une hybride à la carrosserie effilée. Deux autres sportives électriques sont à Genève : la Lampo 2, un cabriolet ultrarapide et la Green GT, première voiture de course électrique homologuée par la FIA. Enfin, Opel expose l’Hydrogen 4. Ce vaste SUV embarque un réservoir d’hydrogène de 4,2 kg, comprimé à 700 bars, qui alimente les 440 cellules de sa pile à combustible. La PAC fournit l’énergie à un moteur électrique synchrone de 73 kW qui permet une vitesse de pointe de 160 km/h et donne à l’Hydrogen 4 une autonomie de 320 km. BMW est présent avec une mini électrique et, malgré les turbulences, le constructeur charentais Heuliez expose sa gamme de véhicules 100 % non polluants. Mais le principal défi des années à venir viendra des infrastructures de recharge pour les véhicules roulant sur leurs seules batteries. Afin d’y répondre, la société Texx propose ses systèmes de recharge de batteries. Comme sa compatriote genevoise Green ID, cette compagnie suisse mise sur développement rapide de ce type d’installation sur des parcs dédiés. En parallèle du salon de l’auto, le Forum IAMF 2010 se penche sur les moteurs de l’avenir et la mobilité du futur.
     

    Thierry Pierre GRAINDORGE

  • Un nouveau syndicat mixte dans le Var

    Le réseau de transports urbains de la communauté d?agglomération Fréjus-Saint-Raphaël va être étendu, en principe avant l?été prochain Le réseau de transports urbains de la communauté d’agglomération Fréjus-Saint-Raphaël va être étendu, en principe avant l’été prochain, aux communes voisines de Puget-sur-Argens et Roquebrune-sur-Argens.
    Puget et Roquebrune faisant partie de la toute jeune communauté de communes Pays Mer Estérel, il a fallu créer le syndicat mixte des transports Argens Estérel. Ce syndicat qui a reçu l’aval préfectoral le 24 décembre 2009 et a été officiellement créé le 1er janvier 2010 regroupe quatre communes et 107 000 habitants. Il est présidé par Georges Ginesta, maire de Saint-Raphaël et président de la communauté d’agglomération.
    Outre la création de nouvelles lignes urbaines et l’amélioration des fréquences et des horaires de service, l’objectif des élus est l’extension du tarif unique de 1,10 euro, actuellement appliqué sur le réseau de Fréjus-Saint-Raphaël, à l’ensemble du territoire du nouveau syndicat mixte. Une unification des transports scolaires est également prévue à partir de la rentrée scolaire 2010-2011.
    Le syndicat, qui prépare la commande de nouveaux bus, électriques notamment, et l’extension du réseau de Fréjus-Saint-Raphaël (lignes, horaires, matériel…), travaille actuellement sur les connexions du futur réseau urbain avec les lignes départementales du conseil général du Var. Enfin, la création du syndicat va permettre une harmonisation du taux du versement transport sur l’ensemble du territoire concerné.    
     

    José SOTO

  • Geodis crée CapTrain pour son fret international

    SNCF Geodis a lancé mi-février une nouvelle marque, CapTrain, qui couvre ses activités internationales de traction ferroviaire pour le transport de marchandises. Elle fait suite aux rachats réalisés ces deux dernières années par la branche SNCF Geodis qui cherche à se développer à l’international. De nouveaux périmètres sont créés sous cette marque : la marque CapTrain au Benelux regroupe SNCF Fret Benelux, Veolia Cargo Belgium, Veolia Cargo Nederland et ITL Benelux. En Allemagne, CapTrain Deutschland regroupe SNCF Fret Deutschland et Veolia Cargo Deutschland. En Italie, CapTrain Italia regroupe SNCF Fret Italia et Veolia Cargo Italia. Freight Europe UK et VFLI Romania sont respectivement rebaptisées CapTrain UK et CapTrain Romania.

  • Redémarrage prochain du réseau cambodgien

    Toll et Royal Group, concessionnaires depuis 2009 du réseau ferroviaire cambodgien, ont annoncé la réouverture d’un service fret régulier entre Phnom Penh et Kampot, à compter du 1er octobre prochain. La Banque asiatique de développement (BAD) a par ailleurs officiellement signé un accord avec les autorités pour injecter 42 millions de dollars (30,8 millions d’euros) supplémentaires, tandis que l’Australie s’est engagée pour un prêt de 21,5 millions de dollars (15,7 millions d’euros), pour parachever la réhabilitation, entamée en 2007, de l’intégralité du réseau, long de 652 km (travaux confiés au français TSO). La BAD estime que les opérations de réhabilitation devraient être entièrement achevées en 2013.

  • Reprise des services Eurostar et Thalys en Belgique

    Le 1er mars, deux semaines après la catastrophe de Hal (Belgique), les dessertes Eurostar ont repris entre Londres et Bruxelles par train direct. A cette même date, le trafic Thalys est redevenu normal entre Paris et Bruxelles, après une dizaine de jours de détournements et de ralentissements. De plus, les relations entre Paris et Amsterdam ou Cologne ne nécessitent plus de changement à Bruxelles.