Catégorie : Ferroviaire

Retrouvez toute l’actualité ferroviaire: lignes, matériels ferroviaires et l’actualité des constructeurs et des opérateurs en France et l’international.

  • China Railway Erju Corporation engrange pour 1,1 milliard d?euros de contrats

    China Railway Erju Corporation, filiale de China Railway Group, coleader du marché chinois des infrastructures ferroviaires avec China Railway Construction Corporation, vient d’annoncer la signature de quatre contrats d’une valeur globale de 10,9 milliard de RMB (1,1 milliard d’euros) : l’extension du chemin de fer côtier du Guangxi entre Qinzhou et Beihai (sud-ouest), la construction de la gare nord de Qingdao (province du Shandong), celle d’une nouvelle liaison ferroviaire entre Xining et Zhangye dans le Qinghai (nord-ouest) et enfin l’autoroute Huaxi – Erdao, dans le Guizhou (sud-ouest).

  • Premier train transfrontalier entre la Turquie et l’Irak depuis 2003

    Le 16 février, le premier train de voyageurs en provenance d’Irak est arrivé en Turquie depuis l’invasion américaine de 2003. Parti de Mossoul, dans le nord de l’Irak, le train est passé par la Syrie avant d’être accueilli lors d’une cérémonie officielle à Gaziantep, dans le sud de la Turquie, les 581 km séparant les deux villes ayant été parcourus en 18 heures. La reprise des dessertes ferroviaires fait partie d’une série d’accords signés l’an dernier par la Turquie et l’Irak pour stimuler les échanges économiques transfrontaliers. Pour l’instant, un aller-retour est proposé chaque semaine entre Mossoul et Gaziantep sur la mythique ligne de Bagdad construite durant les dernières années de l’Empire ottoman.

  • Fort soutien des Américains pour les projets de grande vitesse

    Une grande majorité des Américains – 88 % – sont en faveur du train à grande vitesse pour les voyages sur longue distance aux Etats-Unis. C’est ce qu’indique un sondage commandé par l’entreprise d’infrastructure HNTB et réalisé du 1er au 7 février. Toutefois, ce chiffre a légèrement diminué depuis l’année dernière : 94 % des sondés soutenaient les projets de grande vitesse ferroviaire en mars 2009. Le dernier sondage indique également que plus de 83 % des Américains pensent que les transports en commun et les infrastructures pour la grande vitesse ferroviaire devraient recevoir une plus grande part du financement fédéral.

  • SNCF : passage obligé par Internet pour la Carte enfant famille

    C’était il y a un an, une vraie polémique née d’une rumeur, celle de la mort annoncée de la Carte famille nombreuse. Face au tollé, Nicolas Sarkozy avait dû monter au créneau pour la démentir avant de rebondir en annonçant l’élargissement du dispositif avec la création de la Carte enfant famille. Sa cible : les familles modestes, avec un ou deux enfants de moins de 18 ans. En résumé, celles qui se trouvaient en dehors de tous les circuits habituels offrant des réductions sur le réseau ferroviaire. Aujourd’hui, ces Cartes enfant famille devraient trouver une seconde jeunesse. Plus besoin de passer par les caisses des allocations familiales, de la Mutualité sociale agricole, puis par les guichets ou les boutiques de la SNCF. A partir du 18 avril prochain, la demande se fera directement sur internet à partir du site www.voyages-sncf.com, sur une page dédiée où les familles peuvent faire leur demande de bout en bout. Une simplification mais un passage par Internet qui deviendra alors obligé.

  • Alstom livrera 23 rames au métro d?Amsterdam

    Le 19 février, Alstom Transport a annoncé avoir reçu de la ville d’Amsterdam une commande ferme de 23 rames de métro, pour environ 200 millions d’euros, assortie d’une option. Composées de 6 voitures et longues de 116 m, ces rames avec intercirculation présenteront 24 portes par côté et offriront 174 sièges, ainsi que des espaces multifonctions, tout en pouvant accueillir 960 voyageurs. L’aménagement intérieur mettra en œuvre un éclairage par LED, un affichage dynamique d’information et une vidéosurveillance. Le niveau sonore sera réduit à bord des rames, qui répondront « aux plus hautes exigences de sécurité incendie ». Aptes à 80 km/h, ces rames seront d’emblée équipées pour la conduite automatique. Issus de la gamme Metropolis d’Alstom, les métros seront fabriqués sur les sites de Valenciennes et de Katowice (Pologne). La première rame sera livrée au printemps 2012, pour une mise en service à la fin de l’année.

  • Bruxelles pourrait contraindre la SNCF à changer de statut

    Il y a un peu moins de deux ans, la Commission européenne a adopté les lignes directrices pour les aides d’Etat dans le ferroviaire, soulignant que les garanties d’Etat illimitées dont disposaient encore certains opérateurs historiques seraient considérées comme des subventions illégales en juillet 2010. La France et la SNCF contestent cette analyse, avançant que la réalité de l’avantage économique n’est pas démontrée. Ailleurs en Europe, comme en Allemagne par exemple, la plupart des opérateurs y ont déjà volontairement renoncé. Sous la contrainte de Bruxelles, EDF puis la Poste ont déjà renoncé à leur statut d’Epic, établissement public à caractère industriel et commercial, pour devenir des sociétés anonymes, ce qui supprime automatiquement le droit à la garantie d’Etat illimitée qui permet d’emprunter de l’argent à de meilleurs taux qu’une entreprise classique. La SNCF pourrait être contrainte à suivre le même chemin, sous peine de faire l’objet d’une procédure d’infraction qui pourrait se terminer devant les tribunaux (lire également notre analyse dans le numéro du 24 février du magazine Ville, Rail & Transports).

  • Louis Nègre propose une commission ferroviaire franco-allemande

    Le nouveau président de la FIF, Louis Nègre, propose un Grenelle ferroviaire européen : « Dépassons nos clivages, laissons le passé au passé, mettons-nous autour d’une table et créons une commission ferroviaire franco-allemande intégrant les industriels, les opérateurs, les gestionnaires d’infra, les autorités de régulation et les Etats », a-t-il indiqué dans un entretien paru dans Ville, Rail & Transports. Le sénateur maire de Cagnes-sur-Mer estime qu’il est urgent de relancer le moteur ferroviaire franco-allemand dans un contexte ou les constructeurs ferroviaires asiatiques commencent à débarquer en Europe.

  • RFF achève le renouvellement de la voie entre Nice et Breil-sur-Roya

    A partir de 2011, 26 trains quotidiens devraient relier Nice à Breil-sur-Roya La troisième et dernière phase du renouvellement de l’armement de voie débuté en 2007 sur la ligne Nice – Breil-sur-Roya (44 km), dans les Alpes-Maritimes, vient de commencer et se poursuivra jusqu’au 30 avril. Elle se fera avec une coupure de la circulation des trains entre Drap et Breil. Sur les 16 km de sections de ligne renouvelés par RFF, 20 km linéaires de rails vont être remplacés ainsi que 22 500 traverses et 34 000 tonnes de ballast. Coût de l’opération : 13 millions d’euros sur les 35 millions estimés de la modernisation cofinancés au titre du CPER 2007-2013 par l’Etat, la région Paca, le département des Alpes-Maritimes et RFF. En 2010 sont également prévues la création de l’évitement de Peille et la réalisation de la signalisation automatique. La mise en service est prévue en 2011 avec une offre de transport passant de 11 à 26 trains quotidiens entre Nice et Breil-sur-Roya et une vitesse de circulation des trains passant à 80 km/h sur les zones où ils circulent aujourd’hui à 70 km/h. Cette voie empruntée par 300 000 voyageurs chaque année est une section de la ligne créée à l’initiative de l’Italie en 1928 entre Turin et Nice, via Cuneo. Au cœur des Alpes du sud, elle a nécessité la réalisation de nombreux ouvrages d’art dont des tunnels hélicoïdaux, en particulier entre Breil-sur-Roya et Tende. Elle constitue une voie de communication essentielle entre les vallées alpines et Nice.
     

    José SOTO

  • Lyon se prépare à l?automatisation totale de son métro

    Lyon se prépare à automatiser les lignes A et B de son métro d?ici à la fin de cette décennie Alors que l’autre ligne majeure du métro lyonnais, la D, est équipée d’un pilotage automatique, les rames de métro circulent toujours en mode semi-automatique sur les lignes A et B. Sur ces deux axes, dont les premiers tronçons ont été mis en service en 1978, le travail des conducteurs se réduit à l’ouverture et la fermeture des portes et à l’arrêt de la rame en cas d’incident. La question de l’automatisation s’est posée au moment de statuer sur le prolongement de la ligne B à Oullins, prévue pour la fin 2013. Prolonger la ligne impliquait de prolonger le système actuel qui remonte à 1975 et commence à être obsolescent. Pas vraiment l’idéal, alors que le système de métro lyonnais est très proche de la saturation et qu’il faudra commander bientôt du matériel roulant pour renforcer l’offre, puis pour remplacer le matériel existant. On a donc opté pour l’installation d’un nouveau système de pilotage automatique confié à Areva (60 millions d’euros). La ligne B sera d’abord équipée, puis la ligne A. L’objectif est de disposer à l’échéance 2015-2020 d’un pilotage automatique commun aux trois lignes permettant que les nouveaux matériels le soient également. ACC (Ateliers de chaudronnerie clermontois) est en train de câbler une rame prototype pour mener en 2010 une série de tests en vue de rendre compatibles les rames semi-automatiques actuelles avec le nouveau système installé sur les lignes. Les rames seront donc remplacées au fur et à mesure. Dans la période transitoire, le système de pilotage automatique fourni par Areva permettra d’injecter progressivement des rames entièrement automatiques dans le système et de faire rouler des trains avec et sans conducteurs sur la ligne. En échange du choix de la conduite automatique sur la ligne D, les représentants du personnel avaient obtenu la création d’une centaine de postes d’accompagnement des voyageurs sur les quais. Cette logique pourrait servir de base aux discussions préliminaires pour l’automatisation des deux autres lignes. Evidemment, ceux qui veulent bloquer le réseau lyonnais perdront au passage un levier d’action majeur, car le métro automatique n’est jamais du côté des grévistes. « Ce n’est pas l’objectif premier, assure Bernard Simon, directeur général du Sytral. L’idée est de rapprocher les rames et d’augmenter la capacité de transport, d’avoir un fonctionnement plus économe en énergie. Et puis, il y a la souplesse d’utilisation : l’habillage [l’affectation des conducteurs à des matériels, ndlr] disparaît, il suffit d’appuyer sur un bouton et la rame est injectée dans le système. »
     

    Guillaume LEBORGNE

  • L’empreinte carbone du TGV Rhin-Rhône s’efface avec le temps

    RFF, la SNCF et l’Ademe (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie) présentent comme une grande première le bilan carbone réalisé en septembre 2009 sur la ligne à grande vitesse Rhin – Rhône, qui ira en 2011 de Dijon à Mulhouse. La grande nouveauté, selon ses promoteurs, c’est que les calculs prennent en compte les émissions de CO2 à toutes les étapes du projet : sa conception, sa réalisation, son exploitation, y compris la maintenance. Les données, mesurées par un logiciel spécialement mis au point pour l’occasion, s’intéressent aux gaz à effet de serre durant les trente premières années d’exploitation commerciale de la ligne. « 1,9 million de tonnes équivalent CO2 seront émises durant ce premier cycle de trente ans, dont 53 % issu de l’énergie de traction et 42 % des travaux initiaux de construction », selon RFF. Si, comme le retient l’hypothèse, 1,2 million de voyageurs abandonnent la voiture ou l’avion pour prendre le nouveau TGV, l’empreinte carbone de cette liaison deviendra nulle à partir de douze ans d’exploitation, et rentable au-delà. Cette méthodologie développée par l’Ademe devrait être de plus en plus utilisée à l’avenir pour choisir les techniques et matériaux de construction utilisés sur un chantier, estime RFF. Si France Nature Environnement (FNE) se félicite de cette démarche, elle rappelle que les autres préoccupations environnementales ne doivent pas être oubliées. Par exemple, les atteintes à la faune et la flore générées par le passage d’une ligne nouvelle.