Catégorie : Ferroviaire

Retrouvez toute l’actualité ferroviaire: lignes, matériels ferroviaires et l’actualité des constructeurs et des opérateurs en France et l’international.

  • Veolia autorisé à faire circuler des trains de voyageurs en France

    Le groupe Veolia est désormais autorisé à faire circuler des trains de voyageurs en France, selon un arrêté ministériel paru le 13 février. Sa filiale Veolia Transport a en effet obtenu « la licence d’entreprise ferroviaire valable pour effectuer des services de transport de voyageurs », selon le texte paru dans le Journal officiel. Veolia, qui se présente comme le premier opérateur privé européen de transport, n’a jamais caché son désir de faire circuler des trains de voyageurs en France pour concurrencer la SNCF depuis la libéralisation de ce marché, le 13 décembre 2009. Après l’échec des discussions avec Air France pour créer un nouvel opérateur, Veolia négocie désormais avec Trenitalia pour faire circuler des trains en France à partir de 2012.

  • Accélération du programme de réseau ferroviaire de banlieue à Bangkok

    Le Premier ministre thaïlandais Abhisit Vejjajiva a annoncé que le plan de développement du réseau ferroviaire du Grand Bangkok prévoyant la construction de 12 lignes pour un total de 480 km, initialement programmé pour être achevé en vingt ans, serait accéléré pour être bouclé en dix ans, à l’horizon 2019. Le Premier ministre n’a cependant pas précisé comment il accélérerait également la mobilisation des financements et la conclusion des PPP nécessaires à ce vaste programme, dont le coût est évalué à 800 milliards de THB (environ 17,7 milliards d’euros).

  • Grande vitesse : vers un match nippo-japonais au Vietnam

    On sait que le Vietnam a depuis longtemps déjà marqué sa préférence pour la technologie Shinkansen pour son projet de liaison grande vitesse entre Hanoï et Hô  Chi Minh, long de plus de 1 500 km et d’un coût estimé à 55 milliards de dollars. La presse vietnamienne vient de révéler que le choix se ferait d’ici à un an environ entre deux offres nippones concurrentes : celle de Sumitomo allié à Mitsubishi et celle d’Itochu en partenariat avec Kawasaki. Les travaux pourraient débuter en 2012, à condition que les indispensables financements internationaux et PPP suivent… et se montent.

  • Le TGV entre Londres et Manchester coûterait 31 milliards d?euros

    La construction d’une ligne ferroviaire à grande vitesse Londres – Manchester pourrait coûter, selon PricewaterhouseCoopers (PwC), 27,1 milliards de livres, soit 31,2 milliards d’euros, a révélé le Times du 11 février. Ces estimations du cabinet de conseil ont été publiées avant une étude commandée par Londres sur une LGV reliant Londres et l’Ecosse, dont les conclusions sont attendues fin mars. Selon PwC, les dépenses du gouvernement britannique pour la ligne ferroviaire n’excéderaient toutefois pas 1,7 milliard de livres par an (1,96 milliard d’euros) au cours des deux années de pic en matière d’investissement. Par ailleurs, toujours selon les calculs du cabinet de conseil, les recettes générées sur cette ligne atteindraient 73 milliards de livres (environ 84 milliards d’euros) sur une période de 31 ans entre 2022 et 2053.

  • Le port de Barcelone rêve de trains de fret sur la voie classique

    Pour marquer des points dans la concurrence que Barcelone livre aux ports de Rotterdam et Anvers en vue accueillir les porte-conteneurs venus de Chine, une bonne desserte ferroviaire serait un atout sérieux Avec tout juste 4 % de trafic ferroviaire évacué en fret, le port de Barcelone est le champion du post-acheminement en camions. Pour marquer des points dans la concurrence que Barcelone livre aux ports de Rotterdam et Anvers en vue accueillir les porte-conteneurs venus de Chine, une bonne desserte ferroviaire serait un atout sérieux. L’utilisation de l’infrastructure ferroviaire Perpignan – Figueras va-t-elle enfin permettre aux convois de fret de franchir rapidement la barrière des Pyrénées ?
    Bien que la ligne ait été conçue pour des trafics mixtes, la réponse semble négative. Car, pour circuler sur la LGV, les trains de fret devront être équipés de la signalisation espagnole ASFA, de la signalisation française KVB, et de l’ERTMS dans le tunnel.
    En outre, pour parcourir les 30 km du tunnel, un opérateur fret devra changer de loco, et s’équiper de deux locomotives capables de gravir les pentes de 18 ‰, puis rechanger de loco sitôt arrivé de l’autre côté du tunnel. Si l’on ajoute à ces manœuvres les 550 euros de péage prélevés par TP Ferro pour chaque train, en pratique, il est plus que probable que les trains de fret n’utilisent pas le tunnel. Le port de Barcelone et de nombreux acteurs de la filière fret militent donc aujourd’hui pour l’installation d’un troisième rail sur la voie classique entre Barcelone et la frontière française afin que les trains à écartement continental puissent transiter sans rupture de charge.
     

    Guillaume LEBORGNE

  • « Nous voulons devenir l’acteur majeur des transports ferroviaires urbains en Arabie saoudite »

    « Nous voulons devenir l’acteur majeur des transports ferroviaires urbains en Arabie saoudite »

    Entretien avec Jean-Marc Janaillac, PDG de RATP Dev.

    Le 31 décembre, à Riyad, RATP Développement et l’entreprise saoudienne Saptco ont conclu un partenariat stratégique. Une nouvelle avancée à l’international du groupe RATP.

    Ville, Rail & Transports. Quel est votre objectif en nouant un partenariat stratégique avec Saptco ?

    Jean-Marc Janaillac. Notre objectif est de devenir l’acteur majeur des transports ferroviaires urbains en Arabie saoudite. D’où ce partenariat exclusif avec Saptco, qui porte sur l’ensemble des projets en Arabie saoudite. Notre objectif est de nous positionner sur les futurs contrats d’exploitation et de maintenance en Arabie saoudite.

    VR&T. Que représente le transport public dans le pays ?

    J.-M. J. Aujourd’hui, la situation du transport public dans le pays est assez simple. Il n’y a pas de ligne ferroviaire, le transport urbain est quasi inexistant, le gouvernement ayant supprimé les subventions, tandis que le transport interurbain en car est assez fort et bien organisé. Par exemple, la gare routière de Riyad dispose de salles d’attente, de commerces, de banques d’enregistrement comparables à ce qu’on voit dans les aéroports. C’est un système de bonne qualité.

    VR&T. Pourquoi s’intéresser à ce marché ?
    J.-M. J. Parce ce que les Saoudiens ont la volonté de développer les transports ferroviaires et urbains. Les principales villes connaissent des phénomènes de congestion et de pollution. Plu- sieurs projets de métros, de métros légers, de tramways vont être réalisés dans trois villes, Médine, La Mecque, Riyad. Il y a de plus des projets de villes nouvelles, avec des transports publics à mettre en place. Enfin des projets spécifiques comme, à Riyad, celui de desserte de l’université pour femmes Princesse Noura. Or, sans partenaire local, il était compliqué de s’implanter. Particulièrement à La Mecque, ville sainte, où il est en fait difficile de travailler si on n’est pas saoudien.

    VR&T. Que représente votre partenaire ?
    J.-M. J. Saptco est un partenaire solide, qui réalise 200 millions de dollars de chiffre d’affaires, qui est coté en Bourse, dont 15 % sont détenus par le fonds d’investissement du ministère des Finances. Il a aujourd’hui la plus grosse part du transport saoudien pour les lignes régu- lières interurbaines. C’est pourquoi il a une flotte importante de cars Mercedes, dont il est le plus gros acheteur au monde. Saptco, qui souhaite se diversifier, considère qu’il n’a pas la compétence technique pour exploiter des métros et des tramways. D’où sa recherche d’un partenaire.

    VR&T. Quel chiffre d’affaires attendez-vous et quel est le calendrier prévu des opérations.
    J.-M. J. Tous ces projets en sont aujourd’hui soit au stade de la faisabilité, soit à celui de la construction. Il est trop tôt pour parler de chiffre d’affaires. Bien des choses restent à préciser sur

    le rôle de l’exploitant et sur son lien avec l’autorité organisatrice. Les Saoudiens souhaitent avoir une forme d’expertise sur ces questions. Nous avons rencontré les responsables de l’aménagement de Riyad et ceux des six villes nouvelles, qui ont besoin d’une aide pour bâtir un système de transport. Dans ces pays qui ont peu d’expérience en matière de transport public et disposent de ressources humaines limitées, les calendriers sont évolutifs. Les mises en service vont s’échelonner de 2011 pour le métro de La Mecque à 2014 pour Riyad, et à un horizon plus lointain pour les villes nouvelles.

    VR&T. Il y a des retards dans la zone, liés à la crise : Dubaï a repoussé sine die une partie de ses projets, par ricochet, Abu Dhabi prend plus de temps. Qu’en est-il en Arabie saoudite ?
    J.-M. J. Dubaï s’est développé sur les secteurs immobiliers et financiers, qui ont été frappés par la crise. D’où les retards que vous évoquez. A Abu Dhabi, je ne crois pas que la situation soit celle que vous décrivez : l’émirat a lancé récemment l’appel d’offres pour l’ingénierie de ses projets de transport public. Et s’il y a des délais, c’est parce que là comme ailleurs ces grands pro- jets prennent toujours un peu plus de temps que ce qui était prévu.

    L’Arabie saoudite n’est pas du tout dans le même schéma que Dubaï. Elle figure parmi les tout premiers producteurs de pétrole au monde, la dette publique ne représente que 16 % du PIB : les Saoudiens ont largement de quoi financer leurs projets.

    VR&T. Quelle expérience avez-vous dans la zone du Golfe ?
    J.-M. J. Nous avons été finalistes pour l’exploitation du métro de Dubaï, où nous étions en consortium avec ComfortDelGro, exploitant des transports de Singapour, et avec Mitsubishi. Pour l’exploitation du tramway d’Al Safooh, à Dubaï, il y a eu un appel d’offres que nous avons rem- porté et nous attendons la signa- ture du contrat.

    Propos recueillis par François DUMONT

  • Ansaldo STS équipera la ligne 1 du métro de Hangzhou en Chine

    Dans le cadre d’une d’alliance stratégique avec l’entreprise chinoise Insigma, la filiale américaine d’Ansaldo STS a signé un contrat pour la fourniture d’un système de contrôle des trains basé sur la communication en réseau et sur la transmission de données par radio (CBTC) pour la future ligne 1 du métro de Hangzhou. Longue de 53,6 km et desservant 34 stations avec 48 trains, cette ligne doit ouvrir en 2012. La part d’Ansaldo STS USA dans ce contrat est de 16,4 millions de dollars (11,9 millions d’euros). Si la ligne 1 de Hangzhou est la première à mettre en œuvre le système MicroLok® II CPU doté d’une architecture hardware sécurisée du type 2 sur 2, elle est la septième ligne de métro chinoise équipée par Ansaldo STS USA et la cinquième dans le cadre du partenariat avec Insigma.

  • Thales remporte la signalisation de la ligne d?Incheon en Corée

    Le groupe Thales vient de remporter un contrat d’un montant de 40 millions d’euros pour fournir la technologie SelTrac CBTC (Communications-Based Train Control), qui permettra le fonctionnement sans conducteur de la nouvelle ligne du métro d’Incheon, en Corée du Sud. La ligne longue d’une trentaine de km et ses 27 stations seront opérationnelles au début du mois d’août 2014 pour les Jeux olympiques asiatiques. Quarante trains automatisés sans conducteur circuleront à intervalles de 2 minutes. « Après les lignes de Bundang, de Busan-Gimhae et de Sin Bundang, il s’agit de notre quatrième contrat en Corée », souligne Jean-Pierre Forestier, directeur général de l’activité signalisation ferroviaire de Thales.

  • Entre Avignon-TGV et Avignon-centre, il y aura la virgule

    La ligne entre les deux gares fera 4 km et assurera 58 allers-retours quotidiens Après le vote, en décembre, de leur financement, les travaux de la liaison ferroviaire entre les gares d’Avignon-TGV et Avignon-centre débuteront à l’automne prochain. Parallèlement, vont être menées les études d’avant-projet et la concertation publique, à partir de l’été, pour la réouverture aux voyageurs de la ligne Avignon – Sorgues – Carpentras. Mais là, le financement est loin d’être bouclé. La future liaison ferroviaire entre les deux gares de la cité des Papes, c’est la « virgule d’Avignon ». Aujourd’hui, des autobus assurent une navette de 47 allers-retours quotidiens. L’ouverture d’une liaison ferrée de 4 km, dont 1 km de voie unique à créer, a pour objectif de porter cette fréquence à 58 et permettre, surtout, de poursuivre vers d’autres destinations comme Orange, Carpentras et Cavaillon. Un terminus TER à deux voies à quai à la gare TGV doit également être réalisé. Selon les études de RFF, le potentiel de voyageurs serait de quelque 2 000 voyageurs par jour. La mise en service est prévue en 2013. Au fil des ans, cette « virgule » s’était transformée en points de suspension, voire en point d’interrogation. Le projet aurait dû voir le jour avec la création du TGV Méditerranée, mais il a été repoussé au contrat de projet Etat-région 2000-2006 et est resté sans suite. Il avait ensuite été inscrit au CPER 2007-2013. En décembre 2009, enfin, la communauté d’agglomération du Grand Avignon a été la dernière collectivité à voter le financement d’un montant de 37,25 millions d’euros. Ce budget fait partie d’un projet global de 110 millions d’euros, comprenant 73 millions pour la réouverture aux voyageurs de la ligne Avignon – Sorgues – Carpentras dont la fréquentation est estimée de 4 100 à 5 800 voyageurs par jour. La voie devra être rénovée en totalité et au moins 9 passages à niveau sur 12 supprimés. Outre celles d’Avignon, quatre gares seront desservies et quatre haltes pourraient être créées. 82 millions ayant été inscrits au CPER 2007-2013 sur un budget global de 110 (dont les 37 de la « virgule d’Avignon »), il reste donc encore près de 30 millions d’euros à trouver.
     

    José SOTO

  • Emballage et éclairage : la gamme Peli Products à la SITL

    Ces emballages à utilisation répétée utilisent une structure à base de résine alvéolée et de parois solides faites pour durer Pour l’édition 2010 de la SITL, qui se tiendra du 23 au 26 mars à Villepinte, Peli Products, présentera sa panoplie de solutions d’emballage à utilisation répétée et d’éclairage avancées. Les emballages à utilisation répétée de Peli se distinguent par leur utilisation d’une structure à base de résine alvéolée et de parois solides faites pour durer. Leur dispositif d’étanchéité pour protéger le matériel contre l’eau et la poussière est également doté de valves de pressurisation pour les transports aériens. Suite à l’acquisition de Hardigg Industries, Peli Products offre en outre une gamme de valises moulées par injection ou rotomoulées.
    Côté systèmes d’éclairage avancés, les solutions Peli s’adressent aux professionnels travaillant dans des conditions extrêmes partout dans le monde. Des éclairages IR ou compatibles avec les équipements NVG aux robustes torches de travail au xénon ou LED submersibles, la gamme des outils avancés d’éclairage de Peli (presque 60 modèles, dont 15 homologués Atex) propose une solution d’éclairage pour pratiquement n’importe quelle application. En particulier, pour la SITL, Peli Products présentera une gamme de systèmes d’éclairage des zones difficiles RALS créée par l’Advanced Area Lighting Group (AALG). Cette gamme RALS, qui a reçu le prix Environnement de la SNCF, introduit des technologies d’éclairage entièrement portatives, puissantes, à faible consommation et respectueuses de l’environnement, dans des endroits dans lesquels les camions et les générateurs à gaz ne peuvent pas parvenir. Du modèle à tête unique 9430 très facilement portable (avec un temps de consommation de 15 heures) au modèle 9470 à quatre têtes, il est désormais simple et sans danger d’éclairer n’importe quel espace de travail difficile d’accès.