Catégorie : Ferroviaire

Retrouvez toute l’actualité ferroviaire: lignes, matériels ferroviaires et l’actualité des constructeurs et des opérateurs en France et l’international.

  • Bombardier et Vossloh Kiepe livreront 18 tramways Flexity Classic à Kassel

    Un contrat a été passé entre les transports de Kassel (Kasseler Verkehrs-Gesellschaft AG, KVG) et un consortium regroupant Bombardier et Vossloh Kiepe pour la fourniture de 18 tramways bidirectionnels Flexity Classic à plancher bas partiel (70 %). Chiffrée à environ 45 millions d’euros (dont 30 millions pour Bombardier), cette commande comprend les 14 tramways concernés par l’appel d’offres, plus 4 supplémentaires et 6 en option. Les 18 véhicules de la tranche ferme doivent être livrés par le site de Bautzen entre novembre 2011 et février 2013. A cette date, le parc de trams urbains KVG sera entièrement constitué de trams à plancher bas Bombardier. Particularités : ces véhicules seront aptes à la circulation en tunnel ainsi qu’à la desserte de voies ferrées à exploitation simplifiée.

  • Ansaldo STS garde le métro de Copenhague

    C’est Ansaldo STS, spécialiste italien de la signalisation et de la sécurité ferroviaire, qui conserve l’exploitation et la maintenance du métro automatique de Copenhague, via sa filiale Metro Service détenue en commun avec ATM (Azienda Trasporti Milanesi). Chiffré à environ 180 millions d’euros pour cinq ans, ce contrat peut être prorogé sur trois ans. Selon Metroselskabet, propriétaire du réseau en Y de la capitale danoise, l’offre d’Ansaldo STS était non seulement la plus intéressante du point de vue qualité, mais aussi la moins chère. Deux autres candidats étaient short-listés : Centour (joint-venture entre RATP Dev et les DSB, chemins de fer de l’Etat danois) et Serco-NedRailways. Ouvert en 2002, le métro de Copenhague a connu un démarrage difficile avant de remporter les prix de « meilleur métro d’Europe » et « meilleur métro du monde » en 2008, puis du « meilleur métro automatique » en 2009.

  • La grande vitesse portugaise ajustée aux ressources disponibles

    Le ministre des Finances portugais, Fernando Teixeira dos Santos, vient d’annoncer que les investissements prévus pour la construction de plusieurs lignes de TGV au Portugal devront être ajustés aux ressources budgétaires disponibles. « Nous avons un cadre budgétaire qui définit le niveau de ressources disponibles. Il faut ajuster l’effort de l’investissement à cette réalité et non le contraire. C’est ce principe que nous devons avoir à l’esprit dans la conduite de notre politique d’investissements », a déclaré le ministre portugais. Le Portugal prévoit de construire plusieurs LGV parmi lesquelles Lisbonne – Madrid, dont les travaux doivent débuter fin 2010 en vue d’une ouverture de la ligne en 2013 et permettre de joindre en moins de trois heures les deux capitales, mais aussi Lisbonne – Porto et Porto – Vigo.

  • Keolis dans le consortium gagnant du métro de Porto

    Le consortium ViaPorto, composé de Grupo Barraqueiro (premier prestataire de transport au Portugal), Arriva, Keolis et Manvia, a remporté le contrat d’exploitation et de maintenance du métro de Porto pour un montant de 170 millions d’euros sur cinq ans. D’après Keolis, les offres – dont celle du sortant Transdev – ayant été évaluées selon les critères financier et technique, celle de ViaPorto s’est avérée la plus compétitive et la plus aboutie d’un point de vue technique, obtenant la note maximale. Le réseau du métro de Porto est composé de 5 lignes, 60 km de voies et 70 stations (dont 14 en souterrain) et transporte 50 millions de voyageurs par an. Le consortium propose également de développer des solutions d’intermodalité avec les transports urbains et suburbains dans l’agglomération de Porto, en collaboration avec les exploitants de bus du nord du Portugal.

  • Stadler Pankow livrera 20 métros légers Tango à Stuttgart

    Le 26 janvier, les tramways de Stuttgart (Stuttgarter Strassenbahnen AG) ont signé avec Stadler Pankow GmbH une commande de 20 rames de métros légers Tango S-DT8. Livrable à partir de 2012 par la filiale allemande de Stadler, cette commande est chiffrée à 77 millions d’euros. Comprenant deux modules, ces Tango bidirectionnels de 38,6 m de long et 2,65 m de large offriront 108 places assises et 144 debout, ainsi que l’air conditionné pour les voyageurs comme pour le conducteur. Quatre portes par côté faciliteront l’accès à ce véhicule entièrement à plancher haut, dont la vitesse maximale sera de 80 km/h. Au total, 110 trams, trams-trains ou métros légers Tango ont été commandés à Stadler, parmi lesquelles les 6 rames du futur RhônExpress.

  • La Renfe va acheter 10 rames de TGV pour les liaisons avec la France

    La Renfe a lancé le 21 janvier un appel d’offres pour une commande de 10 rames de train à grande vitesse en vue de la future liaison à grande vitesse franco-espagnole. La nécessité de livrer ces trains pour 2012 et le fait que plus de 500 places par rames soient requises placent le TGV Duplex « 2N2 » d’Alstom en très bonne position dans cette compétition. C’est d’ailleurs ce même matériel qui a été choisi par la SNCF pour cette liaison.

  • Le prolongement d’Eole franchit une nouvelle étape

    Nouvelle étape décisive, le 27 janvier, avec la signature d’un protocole de partenariat pour accompagner le prolongement du RER E jusqu’à Mantes-la-Jolie, via La Défense et Nanterre. Pour le parapher, RFF, l’Etablissement public d’aménagement de La Défense (Epad), l’Etablissement public d’aménagement Seine-Arche (Epasa) et l’Etablissement public d’aménagement du Mantois-Seine aval (Epamsa). Ce protocole de partenariat vise à renforcer la coopération des signataires, en vue d’harmoniser les projets de prolongement du RER E et d’aménagement urbain. Parmi les thèmes majeurs : le développement urbain des quartiers de La Défense et de Seine-Arche. Tout ceci sur fond de projet sur le « Grand Paris » et en cohérence avec le plan de mobilisation des transports mis en œuvre par la région Ile-de-France.

  • Sept trains saccagés, 500 000 euros de facture

    Dans la nuit du 23 au 24 janvier en gare de Nice, deux TER, deux TGV, deux trains couchettes et un Teoz, soit 35 voitures, ont été saccagés. La facture : plus de 500 000 euros. Et comme conséquences indirectes la suppression, le retard et la réduction du nombre de voitures TER dans les deux semaines suivantes. Fréquent dans cette région, cela a donné lieu à une polémique. Pour Gérard Piel, vice-président (PC) en charge des Transports à la région, la SNCF doit « nous rendre des comptes ». En ligne de mire, une certaine insuffisance supposée de moyens. Réponse de Joseph Moulin, directeur régional de la SNCF : « La sécurité à 100 % n’existe pas. » Pour calmer le jeu, le préfet des Alpes-Maritimes a donné rendez-vous aux responsables de la SNCF le 11 février. Ils devront alors présenter un diagnostic sur la protection des enceintes dans l’ensemble du département et leurs propositions pour l’améliorer.

  • Installation du comité de suivi du plan fret

    Le secrétaire d’Etat aux Transports Dominique Bussereau a installé le 26 janvier le comité de suivi de l’engagement national pour le fret ferroviaire, lancé en septembre par le gouvernement. Ce plan de 7 milliards d’euros prévoit huit grands chantiers, dont le développement des autoroutes ferroviaires, du transport combiné ou d’un « réseau orienté fret ». Le comité, appelé à se réunir régulièrement autour de ces questions, est notamment constitué de représentants de Réseau ferré de France (RFF), d’entreprises de transport ferroviaire de marchandises (SNCF et sa filiale VFLI, Euro Cargo Rail, CFL Cargo, Colas Rail, Europorte 2, B-Cargo), de syndicats et d’associations. Il comprend aussi des parlementaires impliqués dans les questions de transport : le député Yanick Paternotte et les sénateurs Francis Grignon et Louis Nègre, tous UMP.

  • Tarifs de la grande vitesse : six pays, six cas particuliers

    Les tarifs pratiqués par la SNCF sont moins chers en France qu?ailleurs en Europe. Qu’en est-il de la politique tarifaire chez nos voisins ? Éléments de réponse dans six pays européens En Allemagne
    La règle générale, c’est le tarif par destination. S’il n’y a pas de véritable yield management, les réservations à l’avance permettent d’obtenir des places, contingentées, avec 25 et 50 % de réductions sur certains trains Grandes lignes. La politique tarifaire est basée sur des cartes de réduction attractives qui concernent les conjoints, les enfants, les étudiants, les retraités…

    En Espagne
    Depuis 2007, des tarifs spéciaux permettent d’obtenir jusqu’à 40 et 60 % de réduction sur certains trajets, à condition de réserver ces billets – contingentés – à l’avance. Conformément à la demande de l’Etat, les familles bénéficient de réductions de 20 à 50 %, et les militaires de 65 %. Quant à la politique commerciale, elle se caractérise par les cartes de réduction uniquement pour les seniors et les handicapés, des tarifs spéciaux et un système de réduction à l’aller-retour, avec 20 % de réduction sur le prix du trajet.

    En Italie
    La tarification est avant tout complexe : trois tarifs, une dizaine de trains différents avec des modalités tarifaires distinctes, une offre importante de cartes et d’abonnements. Les tarifs sont attractifs, conjugués avec une politique de fidélisation par le biais de cartes avec gain de points. A la demande de l’Etat, les handicapés, infirmes de guerre et groupes scolaires bénéficient de tarifs particuliers. Outre le système de tarif par destination, des tarifs spéciaux sont proposés, contingentés, et avec des conditions moins favorables.

    Aux Pays-Bas
    Sur un réseau caractérisé par la prédominance des trajets domicile-travail, une carte d’abonnement permet de bénéficier de 40 % de réduction en période creuse. Sous conditions, les étudiants, subventionnés par l’Etat, ont un accès gratuit aux réseaux. Des tarifs allers-retours offrent des réductions de 10 à 15 %

    Au Royaume-Uni
    Les opérateurs sont contraints d’employer trois types de billets à l’unité – ouverts, économiques, dernière minute – et trois catégories de formules de voyages multiples – cartes de réduction, pass saisonniers, pass journaliers. L’Etat impose également des cartes de réduction pour les seniors, jeunes, familles, handicapés, avec une réduction de 33 % sur le prix standard. Les réseaux britanniques pratiquent le yield management et offrent des réductions très intéressantes sur des allers-retours.

    En Suède
    S’il y a très peu de tarifs sociaux, les billets de dernière minute avec les meilleurs tarifs sont réservés aux étudiants et jeunes de moins de 25 ans, et aux seniors. Les autres billets de dernière minute sont vendus aux enchères électroniques via un site spécifique. Sinon, les seuls tarifs préférentiels sont réservés aux jeunes de moins de 26 ans et aux enfants accompagnés. Le yield management est pratiqué.
     

    Pascal GRASSART