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Catégorie : Ferroviaire
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Vite, une approche européenne pour la sécurité ferroviaire !
Le 30 juin dernier, l’accident de Viareggio, en Italie, avait fait 29 morts. Il faut trouver des solutions pour que cela ne se reproduise plus Comment éviter qu’un accident comme celui de Viareggio ne se renouvelle ? C’était l’objectif de la conférence sur la sécurité ferroviaire organisée le 8 septembre par la Commission européenne à Bruxelles. Sans préjuger des résultats des cinq enquêtes ouvertes sur la catastrophe ferroviaire qui a fait 29 morts en Italie cet été, les acteurs du secteur ont voulu montrer leur mobilisation et esquisser des pistes pour l’avenir. Plus de 200 personnes venues de toute l’Europe avaient fait le déplacement pour cette journée. Concrètement, Bruxelles a annoncé la mise en place d’une task force qui se réunira pour la première fois le 20 septembre prochain sous l’égide de l’Agence ferroviaire européenne. Ses membres se pencheront notamment sur la question des essieux, la rupture de l’un d’entre eux ayant provoqué l’accident. L’ERA propose d’étudier en urgence les autres cas signalés d’essieux endommagés, afin éventuellement de fixer des maxima pour la charge des wagons ou de mieux contrôler une possible corrosion. Les premières décisions sont annoncées pour la fin de l’année. Dans un second temps, la task force devrait s’atteler à la rédaction de critères communs a minima pour la maintenance des essieux et des trains de roulement. A plus long terme, le commissaire Antonio Tajani entend renforcer le rôle de l’Agence ferroviaire européenne. « Je ne suis pas satisfait, a-t-il dit clairement devant les participants de la conférence. Il faut transférer à l’ERA plus de compétences. » Parmi les pistes évoquées par Bruxelles, la possibilité de doter l’agence de Valenciennes du pouvoir de certification pour l’ERTMS, d’auditer les agences nationales de sécurité ferroviaire ou encore de réaliser des inspections sur le terrain. Le ministre italien des Transports a estimé lui aussi qu’il fallait agir. « Progressivement, nous convaincrons ainsi que la libéralisation n’implique pas la décadence de la sécurité », estime Altero Matteoli. Des idées qui ont le soutien de principe du secteur. Les patrons des grandes compagnies ferroviaires européennes se sont d’ailleurs réunis le 5 septembre dernier à Berlin pour élaborer une résolution commune qui prône une approche européenne des questions de sécurité. Tout le monde s’accorde sur la nécessité d’arriver le plus vite possible à la certification obligatoire de l’entité responsable de la maintenance. « Nous sommes pour la mise en place de critères communs et non pas de procédures communes », a néanmoins précisé Libor Lochman, au nom de la Communauté européenne du rail. Les opérateurs de fret veulent aussi éviter que certains pays n’introduisent des nouvelles réglementations qui leur compliqueraient la vie en ces temps d’ouverture du marché européen et de concurrence accrue. Autre inquiétude pour le fret ferroviaire, frappé de plein fouet par la crise : l’éventuel coût des mesures qui seront décidées par les institutions communautaires. « Nous sommes prêts à en supporter une partie, plaide Libor Lochman, le directeur adjoint de la CER, mais nous sommes opposés à des réglementations qui rendraient le rail trop cher et aboutiraient à un transfert modal vers la route et son niveau inférieur de sécurité. » Au cours de la journée, de nombreux orateurs ont tenu à souligner que le rail restait malgré tout le mode de transport de marchandises le plus sûr.
Isabelle ORY
Saint-Louis hésite avant de se marier à Bâle
Beaucoup d’actifs de Saint-Louis travaillent en Suisse. Alors peut-on faire la fine bouche quand un tramway est financé à 40 % par le pays voisin ? La ville de Saint-Louis, composante française de l’agglomération trinationale de Bâle, a reçu une offre de raccordement au réseau de sa grande voisine. Le soutien du canton de Bâle, qui financerait 40 % du chantier au-delà de sa frontière, constitue une opportunité que la commune allemande de Weil-am-Rhein a déjà saisie, en 2008. Mais à Saint-Louis, le projet fait encore débat : faut-il prolonger la ligne 3, à l’ouest, vers des quartiers promis à un développement urbain et commercial, ou retenir l’axe de la ligne 11, au nord, pour relier en moins d’un kilomètre le terminus actuel (Saint-Louis-Grenze) au centre et à la gare ferroviaire ? L’Eurodistrict trinational de Bâle (ETB), compétent sur la politique des transports, a estimé à 160 millions d’euros l’addition des chantiers des lignes 3 et 11. La rentabilité de la première, à 15,7 millions d’euros, serait supérieure à celle de la seconde, plus courte (11,8 millions d’euros). « Le conseil municipal est favorable à la construction prioritaire de la ligne 3, qui longera un lycée et un pôle de santé », tranche Jean Ueberschlag, maire (UMP) de Saint-Louis. Cette ville de 20 000 habitants, dont une grande partie des actifs travaille en Suisse, n’est reliée à Bâle que par le TER et un service de bus. « Là où certains voudraient voir s’installer le tramway, la ligne 604 de notre Distribus transporte déjà plus de 600 000 passagers par an, reconnaît Jean Ueberschlag. Il n’y a pas de place pour l’extension de la ligne 11 du tramway sur l’avenue de Bâle, et je ne la mettrai pas en sens unique. » Sur cet axe rectiligne d’un kilomètre, saturé par le trafic des travailleurs frontaliers, l’insertion d’une piste cyclable prévue en 2010 sera déjà difficile, tant la voirie est contrainte par des alignements de façades, commerces et logements. Le quartier ouest de Saint-Louis, où 110 hectares de terrains en friche vont faire l’objet d’une restructuration par les architectes Jacques Herzog et Pierre de Meuron, fait l’objet de toutes les attentions de la part de la mairie. Les aménageurs y prévoient 90 000 mètres carrés de commerces, des logements et un golf. Mais le déplacement du terminus de la ligne 3 du tramway de Bâle (Burgfelden Grenze), à portée de rails, n’a pas la faveur des services de la Confédération à Berne, qui donneront le feu vert du cofinancement aux autorités locales. « Si Berne ne devait pas suivre notre avis, à la fin de cette année, je soumettrais l’option de la ligne 11 à référendum aux riverains concernés », annonce Jean Ueberschlag. Pour la première ligne retenue, le chantier doit démarrer entre 2011 et 2014. Le second projet est promis quatre ans plus tard. La desserte de l’Euroairport de Bâle-Mulhouse, qui n’est pas prévue en tramway, fait l’objet d’autres négociations entre le conseil régional d’Alsace et les autorités helvétiques, en vue de l’aménagement d’une gare semi-enterrée et d’un sillon ferroviaire. Le projet demandé depuis dix ans par la direction franco-suisse de l’aéroport mobiliserait 171 millions d’euros d’investissement. « A moyen terme, je n’y crois plus du tout », semble regretter Jean Ueberschlag.
Olivier MIRGUET
Karim Zéribi veut 2 milliards pour combler le retard de Marseille
Le président de la RTM, réclame l’aide de l’Etat pour moderniser le réseau de transports urbains marseillais Il préside le conseil d’administration de la Régie des transports de Marseille (RTM) depuis le 1er juillet 2008. Président très médiatique, « grande gueule » de RMC, orateur inspiré, Karim Zéribi, 43 ans, a pris les commandes de l’établissement public à la faveur de l’arrivée de la gauche marseillaise à la tête de la communauté urbaine Marseille Provence Métropole. Cet ancien syndicaliste et militant associatif passé par la SNCF et le ministère de l’Intérieur, époque Chevènement, ne considère pas son fauteuil à la RTM comme un simple piédestal. « Je suis un chef d’entreprise qui a envie d’avoir un réseau utile socialement et efficace économiquement », aime-t-il répéter. A la RTM, le patron, c’est lui. Josiane Beaud, forte personnalité aussi, s’en est vite aperçue. Il a débarqué la directrice générale le 10 octobre 2008, parce qu’il lui a été « difficile de partager une même vision de la RTM ». Avec Jean-Noël Guérini, président du conseil général des Bouches-du-Rhône, et Eugène Caselli, président de la communauté urbaine de Marseille, il a deux appuis de poids : le premier a fait voter un plan quinquennal de 150 millions d’euros d’investissements pour les transports marseillais… que le second soutient avec 150 autres millions. 300 millions bienvenus. Lors de ses 14 premiers mois de présidence, Karim Zéribi a lancé ses « chantiers à court terme ». Parmi ceux-ci : ticket à l’unité passé le 1er juin 2009 de 1,70 euro à 1,50 euro, grâce notamment à la prime transport qui a permis une hausse des abonnements en douceur ; signature du premier contrat local de sécurité transports le 7 juillet 2009, auquel il faut ajouter 700 caméras de vidéoprotection. « Nous devions faire rentrer 20 bus neufs cette année ; il y en a eu 50 », n’oublie pas d’ajouter le président. Mais l’homme voit plus loin. En matière de politique d’investissements menée par l’AOT, « j’ai souhaité que notre entreprise se positionne comme force de proposition, pas en spectatrice », affirme-t-il. Il a donc poussé le lancement des études pour, à partir de 2011, structurer le réseau du nord au sud et d’est en ouest avec quatre lignes de BHNS susceptibles de recevoir plus tard un tramway en correspondance avec le métro. Karim Zéribi table aussi sur le prolongement de 700 m du métro vers le nord, alors que quatre nouvelles stations seront inaugurées à l’est, en janvier 2010, et que le tramway est en cours de prolongement vers le port. « Nous devons avoir en point de mire 2013, “Marseille capitale européenne de la culture”, peut-être aussi 2016 avec l’Euro de football qui pourrait se tenir en France et de grands événements comme la Coupe de l’America… Ce ne sera possible que si nous avons un réseau performant, attractif, bien maillé, exemplaire », assène le président de la RTM. Ce réseau qui « permettrait de dire à nos concitoyens : laissez la voiture », passe, selon lui, par la modernisation du métro… avec l’aide de l’Etat. « Les rames datent de 1977, la signalisation aussi. Si demain on veut un métro digne du XXIe siècle, cela nous coûtera 850 millions d’euros », évalue Karim Zéribi, qui chiffre la mise à niveau de l’ensemble du réseau, « au bas mot, à deux milliards ». « Ce n’est pas la mer à boire », estime-t-il, en prenant pour référence les 25 milliards destinés aux transports du Grand Paris. Une somme qui l’a « choqué », et il l’a écrit au président de la République, comparée aux 6 millions du Grenelle pour Marseille. « Pour peu que l’Etat permette à nos collectivités d’emprunter à un bon taux et nous cofinance à hauteur de 50 %, on pourrait se projeter sur les cinq ans à venir sur un réseau tout à fait modernisé et combler le retard de trente ans. » Karim Zéribi compte le faire savoir : « Je vais le dire à M. Borloo : si on veut que la taxe carbone soit admise par les citoyens, cela passe par des alternatives proposées par les transports en commun. Faites un effort en matière de cofinancement. »
José SOTO
RZD empruntera 1,3 milliard de dollars supplémentaires cette année
Le président des chemins de fer russes, Vladimir Yakounine, a annoncé que les RZD emprunteraient 1,3 milliard de dollars de plus que prévu en 2009 afin de faire face aux investissements de long terme. Il a précisé que la dette de la compagnie passerait de 40 milliards de roubles (898 millions d’euros) à 350 milliards de roubles (soit 7,8 milliards d’euros) à la fin de l’année. Ces investissements ont pour but d’aider les chemins de fer à surmonter la crise économique, qui a causé le plus important déclin du fret ferroviaire depuis de nombreuses années.
Le roi de Suède essaie la grande vitesse entre Barcelone et Saragosse
Le 22 septembre, une délégation d’ingénieurs suédois accompagnée par le roi Charles XVI Gustave a relié Barcelone à Saragosse en train à grande vitesse en compagnie du ministre espagnol de l’Equipement, José Blanco. Effectué en 90 mn, ce voyage de 314 km vient à la suite de la visite en mai dernier du secrétaire américain aux Transports, Ray LaHood, et devrait être suivie par le passage de délégations d’Egypte, de Chine et d’Afrique du Sud. Pays de pointe en matière d’équipements liés à la grande vitesse ferroviaire, l’Espagne intéresse la Suède, laquelle vient de prendre connaissance d’une étude concernant une relation à 320 km/h entre Stockholm, Göteborg et Malmö pour un coût d’environ 12,5 milliards d’euros. En cas de feu vert du gouvernement suédois, des lignes à grande vitesse pourraient être mises en chantier en 2015 pour une ouverture vers 2023-2025 au plus tôt.
Régulation des activités ferroviaires : une loi crée le « gendarme » du rail
L’Assemblée nationale a voté ce mardi 22 septembre la loi créant l’Autorité de régulation des activités ferroviaires (Araf). L’Araf, autorité administrative indépendante, sera le « gendarme » du rail. Elle veillera sur les transports ferroviaires, notamment en vue de l’ouverture à la concurrence, le 13 décembre, des services de transport international de voyageurs. ?La loi facilite également la mise en place d’opérateurs ferroviaires de proximité (OFP). ?Elle prévoit aussi une ouverture progressive à la concurrence du transport urbain en région Ile-de-France. Les services exploités par la RATP seront ouverts à la concurrence dans 15 ans pour les bus, dans 20 ans pour les tramways et dans 30 ans pour les métros, et dès à présent pour les nouveaux services de transports.
Palma (Baléares) va retrouver le tramway
Gouvernement central et exécutif des îles Baléares se sont mis d’accord : à la faveur des mesures de relance économiques prises à Madrid, un premier tronçon de tramway va être construit entre Palma de Majorque et son aéroport. L’investissement à engager en 2010 est de 20 millions d’euros, qui inclut les premiers véhicules et la voie sur 10,8 km. Ce mode de transport a disparu de la ville en 1959. A moyen terme, d’autres lignes seront tracées sur 39 km le long de la baie et jusqu’à Calviá, soit une enveloppe globale de 280 millions d’euros. Cet effort était devenu indispensable dans une île touristique, souvent saturée de voitures. D’ailleurs, depuis quelques années le gouvernement des Baléares a également entrepris, outre le métro de Palma déjà en service, la reconstruction du réseau ferré métrique tombé dans l’abandon. Il transporte à nouveau des voyageurs et son électrification est à l’ordre du jour, par exemple entre Palma et Inca.
Commande historique pour le métro de Montréal
Alors que le Premier ministre du Québec Jean Charest a annoncé, le 16 septembre, la création d’un bureau de projet mandaté pour étudier le prolongement du métro de Montréal, le quotidien canadien La Presse, annonce que les négociations pour l’achat de matériel roulant sont entrées dans la dernière ligne droite. La Société de transport de Montréal commanderait au moins 765 voitures de métro au consortium Bombardier-Alstom afin de remplacer ses voitures actuelles et devrait prochainement signer un contrat d’une envergure exceptionnelle. Au départ, la commande portait sur 340 voitures, mais la commande comprendrait aussi des options pour une trentaine de rames supplémentaires, nécessaires en cas de prolongement du métro.
Contrat pour Alstom de 57 millions d?euros pour le métro de Bangalore
Un consortium emmené par Alstom Transport a remporté un contrat pour le métro de Bangalore en Inde, de 91 millions d’euros, dont 57 millions reviendront à Alstom, a annoncé le groupe le 17 septembre. Alstom et ses partenaires (Thales Security et Sumitomo Corporation) fourniront une solution de signalisation avancée avec un système de contrôle des trains qui permet notamment un pilotage automatique. Pour ce projet, le groupe français va s’appuyer sur l’expertise de plusieurs sites, notamment ceux de Saint-Ouen et Villeurbanne en France et de Bologne en Italie. Les deux lignes de métro de Bangalore entreront en service commercial en septembre 2012 et pourront transporter environ 40 000 passagers par heure et par direction.
Systra, Arcadis et Ilex retenus pour l?extension du tramway T2 à Lyon
En tant que maître d’ouvrage, le Sytral a choisi le groupement composé de Systra, d’Arcadis et d’Ilex pour la réalisation du prolongement de la ligne de tramway T2 jusqu’à Eurexpo, le parc des expositions à l’est de Lyon. Ce groupement, au sein duquel Systra est le mandataire, Arcadis le responsable des volets infrastructure, voirie et réseaux divers, et Ilex le cabinet d’architecture et paysagiste, a déjà mené la maîtrise d’œuvre de la phase 1 de la ligne T4 (en service depuis le 20 avril) et remporté celle de la phase 2. Comportant 3 800 m d’infrastructure nouvelle en voie unique ou double et quatre stations, le prolongement de la T2 doit être mis en service commercial en novembre 2012, les travaux devant commencer début 2011.