Le 7 mai, la première des 130 voitures à deux niveaux belges M5 remises à neuf en partenariat entre la SNCB et Bombardier a été officiellement présentée en gare de Bruxelles-Midi. Ce partenariat entre les deux entreprises marque un tournant dans la rénovation du matériel roulant belge : si l’essentiel du travail sera réalisé dans l’atelier SNCB de Cuesmes, Bombardier assurera la modernisation de deux caisses avant un transfert de technologie sur les quatre suivantes. Le constructeur fournira également des kits « prêt-à-monter » pour les 124 caisses restantes. Construites il y a une vingtaine d’années par l’usine brugeoise de Bombardier, les 130 voitures M5 auront de nouveaux sièges, de nouvelles fenêtres, une climatisation en cabine, des portes automatiques dans de nouveaux vestibules et de nouveaux compartiments à bagages, équipements qui les rendront « presque identiques » aux récentes voitures M6.
Catégorie : Ferroviaire
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Appel d?offres pour l?extension du métro de Thessalonique
Le ministre de l’Environnement, de l’Aménagement du territoire et des Travaux publics, Georges Souflias, a lancé le 6 mai l’appel d’offres pour l’extension du métro de Thessalonique. Le contrat comprendra la construction d’une ligne souterraine de 4,8 km, de 5 stations et d’un parking de 1 000 places. Le budget de l’ouvrage est de 425 millions d’euros. Les sociétés candidates ont jusqu’au 22 juin pour soumettre leur manifestation d’intérêt à cet appel d’offres qui doit se clôturer en juin 2010.
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Premières précisions sur la grande vitesse brésilienne
Le consultant britannique Halcrow a remis début avril son étude sur le tracé et le coût du projet de train à grande vitesse São Paulo – Rio de Janeiro, dont le contenu n’a pas été divulgué. D’après nos informations, ce document révise à la hausse le coût du projet, qui passerait de 11 à 15 milliards de dollars pour une ligne de 430 km, avec une extension sur Campinas et des arrêts dans les principaux aéroports (Guarulhos et Viracopos à São Paulo et Galeão à Rio de Janeiro). Le silence des autorités s’explique parce que celles-ci auraient, selon la presse brésilienne, demandé à des consultants locaux de revoir la facture à la baisse. Le gouvernement brésilien travaille toujours sur un schéma de partenariat public-privé (PPP) dans lequel un consortium construirait et exploiterait le projet tout en bénéficiant d’une subvention publique. Un schéma jugé risqué, qui écarte d’ores et déjà les Chinois et les Espagnols, ces derniers ayant proposé un schéma « à l’européenne », qui séparerait construction de la voie (financement public) et gestion (opérateur privé).
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Alstom achève la signalisation de la ligne marocaine Nouaceur – Jorf Lasfar
Alstom a livré à l’ONCF les équipements de signalisation de la gare de Jorf Lasfar, située au sud-ouest de Casablanca. Cette étape parachève la modernisation de la signalisation sur la ligne Nouaceur – Jorf Lasfar. En 2006, l’ONCF avait confié à Alstom la rénovation de la signalisation de cette ligne longue de 100 km, mise à double voie entre-temps (2007) et comprenant sept gares. Le contrat d’un montant de 20,5 millions d’euros portait sur la conception, la fourniture, l’installation, les essais et la mise en service des équipements de signalisation. Ces équipements comprennent un bloc automatique lumineux (BAL) avec installations permanentes de contresens (IPCS) et des postes d’aiguillage informatisés (PAI) dans six des gares de la ligne.
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MTR a signé le contrat du métro de Shenyang
MTR, l’exploitant du métro de Hongkong, vient de signer avec la municipalité de Shenyang le contrat de concession, pour 30 ans, des lignes 1 et 2 du métro de cette ville, capitale de la province du Liaoning (en Mandchourie). L’exploitation se fera sous forme d’une joint-venture entre MTR (49 %) et la Compagnie du métro de Shenyang (51 %), société publique entièrement détenue par la municipalité. La ligne 1, longue de 28 km, entrera en service en 2010, et la 2, longue de 22 km, en 2012. Ce sont les deux premières d’un réseau qui devrait en compter 11 à l’horizon 2020-2025. Un réseau sur lequel MTR pose d’ores et déjà des jalons : l’exploitant a entamé, en partenariat avec la municipalité, une étude de faisabilité et de viabilité commerciale de la ligne 4 et du prolongement nord de la ligne 2.MTR, l’exploitant du métro de Hongkong, vient de signer avec la municipalité de Shenyang le contrat de concession, pour 30 ans, des lignes 1 et 2 du métro de cette ville, capitale de la province du Liaoning (en Mandchourie). L’exploitation se fera sous forme d’une joint-venture entre MTR (49 %) et la Compagnie du métro de Shenyang (51 %), société publique entièrement détenue par la municipalité. La ligne 1, longue de 28 km, entrera en service en 2010, et la 2, longue de 22 km, en 2012. Ce sont les deux premières d’un réseau qui devrait en compter 11 à l’horizon 2020-2025. Un réseau sur lequel MTR pose d’ores et déjà des jalons : l’exploitant a entamé, en partenariat avec la municipalité, une étude de faisabilité et de viabilité commerciale de la ligne 4 et du prolongement nord de la ligne 2.
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Enquête publique pour le tramway du Havre
La Codah (Communauté d’agglomération du Havre) a lancé, le 30 avril, la procédure d’enquête publique pour son futur tramway sur rail à traction électrique (12,7 km). La DUP (déclaration d’utilité publique) est espérée pour le printemps 2010. Son arrêté lancera les travaux pour une livraison attendue fin 2012 (340 millions d’euros HT). Le choix du constructeur des 22 rames devrait intervenir en fin d’année. L’équipe de maîtrise d’œuvre emmenée par Systra est déjà opérationnelle sur site depuis février dernier.
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Un nouvel atelier pour VFLI
Le nouveau directeur général de VFLI, Nicolas Gindt, a inauguré le 24 avril un nouvel atelier de maintenance en Moselle Le nouveau directeur général de VFLI, Nicolas Gindt, a inauguré le 24 avril un nouvel atelier de maintenance à Saint-Avold-Carling (Moselle). Baptisé « AC4 », il s’étend sur 1 200 m2, à proximité du réseau ferré national (RFN). Il est dédié à la réparation de pièces ou à des remplacements sur des engins de VFLI mais permettra aussi des « partenariats avec des industriels qui voudront soit profiter de notre compétence, soit de nos installations », précise Pierre Mirault, directeur du matériel chez VFLI. La filiale à 100 % de la SNCF compte faire de cet atelier un « site pilote ». Il a nécessité jusqu’à présent 800 000 euros d’investissements.
VFLI, qui assure plusieurs métiers (elle est notamment devenue entreprise ferroviaire en 2006), compte elle-même plusieurs filiales, dont deux spécialisées dans la maintenance et la rénovation de matériel : CFDI et Gemafer. C’est cette dernière qui gère AC4. « Gemafer est organisée autour de six points service, à Noyon, Autun, Morcenx, Lançon-de-Provence, Lyon et Carling. Nous voulons enrichir cette activité d’un service de maintenance mobile avec des matériels modernes. » De quoi « répondre aux besoins du marché », souligne Nicolas Gindt.
Dédiée à la maintenance, CFDI, poursuit aussi un « objectif ambitieux ». Elle modernise des BB 63500, des engins de manœuvre robustes mais vieillissants. Rebaptisés BB 400, ils seront rénovés puis vendus à moitié prix, comparé à du matériel neuf. L’autorisation de mise en exploitation commerciale est attendue pour fin 2009.
Marie-Hélène POINGT
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Barraqueiro, Keolis et Arriva alliés pour le métro de Porto
Un consortium emmené par Barraqueiro, premier opérateur privé de transport public portugais, et comprenant Keolis (environ 20 %), Arriva (idem) et Mota Engil, entreprise de BTP, va défier Transdev sur le métro de Porto. Le contrat de cinq ans démarrera en avril 2010. Le métro de Porto est l’un des plus importants réseaux tram-métro en Europe avec 58 km de lignes, 69 stations et 102 rames desservant 1,2 million d’habitants. Le contrat comprend l’exploitation du métro ainsi que la maintenance de l’infrastructure et du matériel roulant. Le projet d’extension du réseau pour 43 km et 43 stations supplémentaires sera mis en œuvre au cours du nouveau contrat. Transdev, actuel exploitant du métro de Porto, est candidat à sa propre succession mais ne répondra pas seul : un consortium est en cours de constitution.
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La SNCF teste le train laboratoire de l’accessibilité
Après la gare laboratoire, la SNCF teste un train aménagé pour les handicapés, conçu en concertation avec des associations Un concert de louanges. C’est ce qu’ont entendu les responsables de la SNCF qui inauguraient le 12 mai le « Train laboratoire de l’accessibilité » en gare de Paris-Est. Les associations de handicapés ont été unanimes à saluer le travail accompli depuis quelques années.
Comme elle l’avait déjà fait en 2006 avec la « gare laboratoire » installée à Paris-Montparnasse, la SNCF (plus exactement la Délégation à l’accessibilité et le Centre d’ingénierie du Matériel) a travaillé avec elles pour mettre au point des aménagements qui doivent faciliter les déplacements des personnes à mobilité réduite. Ces aménagements sont désormais présentés jusqu’au 12 juin dans un espace de 300 m2 installé sur le parvis de la gare de l’Est. Voyageurs valides et invalides sont invités à monter à bord d’une maquette grandeur nature d’une voiture où ils peuvent tester les équipements proposés. Ils peuvent aussi prendre rendez-vous avec des enquêteurs de la Sofres pour faire part de leurs remarques et de leurs suggestions. « Ce prototype va au-delà des exigences légales. Par exemple, la double rampe dans les escaliers n’est pas prescrite par la loi. Mais elle le sera un jour. Il faut l’anticiper », commente Alain Bullot, le directeur du Matériel à la SNCF. Et il poursuit : « Ce que nous présentons, c’est une somme de petites innovations. Mais dans un environnement contraignant comme le nôtre, les traquenards sont partout. Il ne s’agit pas juste d’installer un pictogramme ou une rampe. »
Pour les associations parties prenantes, le temps est loin où la SNCF travaillait dans son coin. Le travail mené a été « exemplaire », affirme l’Association des paralysés de France, qui pourtant n’a pas été tendre avec la SNCF. « Nous avons été bien entendus. Tout est appréciable dans ce train laboratoire, la façon dont on peut s’asseoir, s’installer, les sanitaires dans le train. C’est confortable pour tout le monde », se réjouit Jacqueline Wilde, membre d’Handisport.
Les résultats du test sont attendus cet automne. « Nous espérons dépouiller entre 700 et 1 000 questionnaires pendant tout l’été. Nous reviendrons avec des propositions à la rentrée. Ce sera probablement comme pour la gare labo. On ne trouve pas toujours la bonne idée tout de suite », souligne Mireille Faugère, la directrice générale déléguée de SNCF Voyages. Qui précise : « La bonne idée pour tel handicap n’est pas forcément la meilleure pour un autre type de handicap. » Dès 2010, la SNCF pense qu’elle pourra intégrer sur ses rames les équipements jugés de façon positive. Ce sera notamment le cas pour les nouvelles rames à deux niveaux qui arriveront sur le réseau à partir de 2012.
L’enjeu est énorme : on estime que 30 % de la population européenne est atteinte d’un handicap temporaire ou définitif. Et, au-delà, les progrès dans ce domaine bénéficient à tous les voyageurs.
Marie-Hélène POINGT
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La SNCF va filialiser deux activités
Réduire les coûts, c’est le leitmotiv de la direction de Fret SNCF. Pour y parvenir, celle-ci veut mettre en place des filiales de droit privé Réduire les coûts pour continuer à exister. C’est le leitmotiv de la direction de Fret SNCF. Pour y parvenir, celle-ci veut mettre en place des filiales de droit privé, par marché, qui proposeraient des prix plus compétitifs pour concurrencer les autres opérateurs ferroviaires.
Le premier projet, baptisé Frégate, prévoit de filialiser l’activité Combi-Express, qui propose un service de traction aux opérateurs de transport combiné, aux opérateurs de messagerie ou sur les autoroutes ferroviaires.
De nouveau, il sera fait appel à des conducteurs volontaires prêts à travailler dans cette future filiale. De source syndicale, des cadres auraient déjà commencé à démarcher les conducteurs. En priorité ceux qui avaient déjà accepté de se porter volontaires pour devenir conducteurs de fret l’année dernière. La direction récidive donc, mais avec de nouvelles modalités.
La future filiale fonctionnera sur le modèle de NavilandCargo. Le système d’information développé par cette filiale de la SNCF, spécialiste du transport combiné mer-fer, sera mis à la disposition de Combi-Express et adapté à son plan de transport plus complexe.
Les conducteurs détachés de la SNCF garderont leur statut cheminot. Ils seront appelés à rouler plus longtemps et percevront en plus de leur rémunération une prime de travail et une prime de traction tenant compte de leurs activités. Ils devront effectuer une majorité d’étapes longues (plus de 5h30). En cas d’étapes courtes, ils seront polyvalents et pourront par exemple réaliser les opérations de manœuvre et de formation des trains. L’objectif est de réaliser des transports de marchandises de bout à bout et dans des délais serrés. « Cette filiale pourra évidemment aussi embaucher des agents qui ne seront pas cheminots », précise un représentant syndical.
Une deuxième filiale pourrait être créée pour le transport de produits agricoles (céréales) et de carrière. « La direction veut filialiser les secteurs les plus porteurs. Mais elle ne le dit pas ouvertement. Tant que l’audit sur la situation du fret commandité par Pierre Blayau à un cabinet extérieur ne lui sera pas remis, il n’y aura pas d’annonces officielles. Sans doute pas avant juin », estime-t-on côté syndical où on s’attend toutefois à avoir quelques précisions sur l’avenir du fret lors du CCE (comité central d’entreprise) de la SNCF du 19 mai, les syndicats comptant interpeller Guillaume Pepy sur le sujet.
Marie-Hélène POINGT