Catégorie : Ferroviaire

Retrouvez toute l’actualité ferroviaire: lignes, matériels ferroviaires et l’actualité des constructeurs et des opérateurs en France et l’international.

  • Keolis exploitera le tramway de Bergen

    Via leur joint-venture Fjord1 Partner, Keolis et Fjord1 viennent d’être retenus par l’autorité organisatrice norvégienne Skyss pour exploiter le tramway « Bybanen » de Bergen, dont le lancement est prévu en juin 2010. Ces lignes de tram actuellement en construction (12 km) desserviront l’agglomération de 380 000 habitants de la deuxième ville du pays. Ce contrat de 45 millions d’euros est conclu pour sept ans, plus deux ans de prorogation éventuelle. Fjord1 Partner a été créé en 2008 par Keolis Nordic (filiale en Scandinavie), qui en déteint 51 %, et Fjord1 (49 %) dans le but de devenir un opérateur majeur dans la région. Elle participera prochainement aux appels d’offres pour les réseaux de bus de Bergen.

  • Premiers tours de roue pour le métro d’Alger

    Une importante étape a été franchie le 6 avril dans la réalisation du projet du métro d’Alger, attendu par les Algérois depuis… trente ans. Une rame, avec à son bord une délégation ministérielle, a circulé sur la première section de la ligne (4 stations, 3 200 m) entre le garage-atelier et le centre-ville. « Un moment de grand bonheur pour toute l’équipe mobilisée ici depuis presque trois ans », assure Philippe Sauvard, directeur du projet Métro d’Alger chez Siemens Transportation Systems, qui assure le pilotage du projet. Il s’agissait du premier essai dynamique avec l’une des 8 rames livrées (sur 14 en tout). Sur les 8,6 km et 10 stations entre Tafourah Grande-Poste et Haï El Badr, la voie est intégralement posée. Reste à achever des installations en stations et des locaux techniques, et à poursuivre les essais d’intégration du système et de la gestion des trains, basée sur la communication CBTC, avant la marche à blanc, en septembre, puis la mise en service en fin d’année.

  • Veolia décroche le réseau du grand Rabat

    Veolia Transport a remporté la gestion du réseau d’autobus à haut niveau de service (BHNS) des villes marocaines du grand Rabat pour une durée de 15 ans à compter d’août 2009. Ce contrat sera réalisé par une société d’exploitation dédiée, à l’actionnariat franco-marocain : Veolia Transport 51,04 %, Bouzid 28,06 % et Hakam 20,90 %. Le groupe prévoit d’employer et de former plus de 3 000 collaborateurs et précise que sa rémunération proviendra exclusivement des recettes commerciales perçues auprès des usagers. D’où une importante restructuration du réseau, qui s’articule autour de six lignes, en complément du projet de tramway. Les six lignes de BHNS bénéficieront de véhicules neufs, standards et articulés.

  • Quarante autorails chinois pour la Tunisie

    Le constructeur chinois de matériel roulant ferroviaire CSR Nanjing Puzhen Rolling Stock Co. a signé un contrat de 100 millions de dollars américains pour la livraison de 40 autorails bicaisse à la SNCFT (Société nationale des chemins de fer tunisiens). Le constructeur chinois espère que ce matériel, construit aux normes UIC et pouvant être utilisé en Europe « avec peu de modifications », sera suivi par d’autres commandes. Aptes à 160 km/h, ces autorails dont la mise en service est prévue pour 2011 seront équipés de deux moteurs diesel MAN V12 de 588 kW. Leur transmission hydraulique Voith T212, avec commande de traction et de freinage numérique, est conçue pour réduire au minimum les frottements lors des freinages. Une technologie qui, « lorsqu’elle sera entièrement mûre », permettra d’équiper un stockage d’énergie. Chaque élément bicaisse pourra transporter 144 voyageurs assis et 156 debout, en deux classes. Les concurrents de CSR sur ce marché étaient CAF (Espagne), Stadler (Suisse) et CFD (France), ainsi qu’un « autre constructeur chinois ».

  • Ansaldo STS et AnsaldoBreda équiperont la ligne circulaire du métro de Taipei

    En vue d’équiper la future ligne circulaire du métro automatique de Taipei, le Dorts (Department of Rapid Transit Systems) de la capitale taïwanaise doit signer début avril un contrat d’une valeur totale de 334 millions d’euros avec Ansaldo STS et AnsaldoBreda. Le montant total sera réparti entre ces deux entreprises filiales du groupe italien Finmeccanica à raison de deux tiers pour la première et d’un tiers pour la seconde. Ansaldo STS livrera clés en main les équipements électromécaniques, alors qu’AnsaldoBreda fournira le matériel roulant. Ce contrat porte sur la première phase de la ligne circulaire, longue de 15,5 km de long pour 14 stations et exploitée par 17 rames sans conducteur. Une fois bouclée, cette ceinture, qui mettra en œuvre une gestion des trains basée sur la communication (CBTC), devrait atteindre une longueur de 52 km.

  • Rencontre à grande vitesse entre Midi-Pyrénées et la Commission européenne

    Le dernier rendez-vous du président de la région Midi-Pyrénées avec les membres de la Commission européenne, le 7 avril, a permis d’évoquer la LGV Paris – Toulouse – Barcelone ainsi que la traversée centrale des Pyrénées (TCP). Martin Malvy a plaidé auprès d’Antonio Tajani, vice-président de la Commission européenne chargé des Transports, pour une reconnaissance du « barreau Sud-Ouest » comme itinéraire européen. En effet, alors que son caractère européen est indéniable – connexion avec Figueras – Barcelone ainsi qu’avec l’axe Montpellier – Italie –, cette ligne n’a pas été inscrite aux RTE-T. « La révision des RTE-T, prévue en 2010 pour la période 2010-2020, doit l’intégrer », a insisté l’élu, comme s’y était engagé Jacques Barrot, le prédécesseur de Tajani. Concernant la TCP, qui est bien inscrite parmi les priorités des RTE-T, les Etats français et espagnol ont annoncé la création d’un GIE pour étudier la faisabilité du projet et les tracés possibles, en vue d’un débat public en 2013. Le coût des premières études est estimé à 15 millions d’euros, financés par Paris, Madrid et Bruxelles, et Martin Malvy souhaite que la Commission fixe rapidement le montant de sa participation.

  • Les Niçois pour un tramway sur la « Prom »

    Une majorité de Niçois serait favorable à la création de la ligne 2 du tramway, d’est en ouest de la ville, via la promenade des Anglais. Ce tracé, c’est celui proposé par Christian Estrosi depuis qu’il est arrivé la tête de la communauté urbaine Nice-Côte d’Azur, en avril 2008. C’est l’un des premiers enseignements de la troisième et dernière phase de la consultation publique sur l’extension du réseau qui a eu lieu entre le 16 mars et le 10 avril. Selon la communauté urbaine, 12 000 personnes ont participé aux réunions et 2 000 se sont exprimées sur les registres, par courrier et par Internet. 10 000 personnes se seraient manifestées par pétitions. Un groupe d’élus communautaires va effectuer, dans les trois semaines à venir, « une analyse approfondie » des observations et propositions recueillies au cours de la consultation.

  • Premiers tours de roue du Francilien sur le réseau français

    Partie du Valenciennois le 7 avril, la rame Francilien d’essais désignée « train 4 » gagne la Bretagne pour y réaliser ses premiers pas sur le réseau ferré national (RFN), en toute autonomie, dans le cadre du processus global d’homologation. Avec ce Spacium 3.O6, Bombardier va débuter la campagne de validation de la compatibilité du matériel avec les systèmes de détection des trains au sol, entre Plouaret et Plounérin. Pour cette rame, les essais de shuntage devraient être suivis par des tests de fonctionnement et de performance de la traction (seconde phase du programme, la première devant être assurée par le « train 1 » au centre de Wegberg-Wildenrath), également sur le RFN, ainsi que par la vérification de la qualité de captage électrique en unité multiple.

  • Deux ponts tournants pour le tram de Bordeaux

    Encore un nouveau pont à Bordeaux ! Mais de dimensions plus modestes que celui ouvert il y a près d’un an pour permettre aux trains de franchir la Garonne.
      Depuis la fin 2008, la ligne B du tramway de Bordeaux atteint le terminus de Claveau, dans le nord de la ville. Ouvert en deux étapes – le terminus partiel de Bassins-à-Flot a été atteint dès 2007 –, ce prolongement s’inscrit dans le cadre de la deuxième phase d’établissement du réseau de la capitale aquitaine, soit 19 km s’ajoutant aux 24 km de la première phase.
    Pour le quartier de Bacalan, séparé du reste de Bordeaux par la vaste surface des bassins à flot, l’arrivée du tramway a symboliquement représenté le rétablissement d’un lien direct avec le centre-ville. Ce lien, qui avait existé du temps de l’ancien tramway et avait été depuis maintenu pour les véhicules routiers, nécessite d’enjamber les écluses qui permettent aux navires de relier à marée haute les bassins à flot et la Garonne. Le franchissement de ces écluses sera assuré via deux ponts mobiles autorisant le passage de tramways et de véhicules routiers sans interruption soit sur le pont principal (dit aussi aval car situé côté Garonne, où le niveau de l’eau est le plus bas), soit sur le pont auxiliaire (ou amont car situé côté bassins) si le pont principal est tourné pour laisser passer les bateaux. Reliant directement le quai de Bacalan et la rue Achard, qui forment le principal axe de circulation routière et le tracé de la ligne B, le pont principal – comme son nom l’indique – sera l’itinéraire privilégié.
    « Sera » et non « est » car actuellement tout le trafic routier et tram franchissant les écluses est obligé de passer sur le pont auxiliaire (amont), le pont principal (aval) étant en cours de finition. Sans attendre l’achèvement de ce dernier, une circulation à vitesse très réduite (10 km/h pour les trams, 15 km/h pour les voitures) a été établie en mars 2008, dès que le pont auxiliaire, une fois rénové, a été rouvert pour permettre le passage de trams. Dès l’été 2008, ces derniers ont ainsi franchi les écluses sur le pont amont avant même l’ouverture au public du prolongement, afin de gagner le nouveau dépôt établi sur celui-ci. Mais, que ce soit pour des circulations commerciales ou de service, le franchissement des écluses par le seul pont actuellement praticable implique en outre des limitations en capacité : de part et d’autre de l’obstacle, la ligne est à double voie, mais l’itinéraire actuellement ouvert, via les quais du Sénégal et du Maroc, est à voie unique. Il présente par ailleurs quatre courbes très serrées pour des lignes parcourues avec voyageurs, les rayons de courbure étant de l’ordre de 20 à 25 m. Ainsi, un tram sur trois a actuellement pour terminus la station Bassins-à-Flot, située au sud des écluses et dotée de voies de retournement.
    « L’ouverture du pont principal sera pour Gilles Parmentier, responsable systèmes à Tisya, l’achèvement des travaux de la phase 2 du tramway de Bordeaux. » Regroupant les entreprises Systra, Coteba, Ingerop et Eccta, Tisya assure la maîtrise d’œuvre principale de la seconde phase du tramway de Bordeaux, incluant celle du pont amont, et la maîtrise d’œuvre du système tramway sur le pont aval.

    Deux ponts métalliques mobiles, donc. Mais si le pont auxiliaire (amont) a été remanié à partir du pont routier existant pour recevoir une voie unique et l’alimentation électrique des trams, le pont principal (aval) a été entièrement reconstruit, l’ancien ouvrage routier de 1947 « s’avérant à la fois trop étroit et guère adapté au passage du tramway en double voie », selon la Communauté urbaine de Bordeaux (CUB). Ainsi, alors que sur une largeur de 8,5 m le pont auxiliaire présente deux voies de circulation routière et une voie de tramway en site banalisé, les 10,3 m de large du pont principal accueilleront deux voies en site banalisé pour trams et automobiles, ainsi que deux trottoirs de 1,5 m de large. Pivotant sur le bajoyer central, où les vérins qui les actionnent sont placés entre les deux écluses larges de 15 m (actuellement non utilisée) et 22 m, les deux ponts présentent en revanche la même portée de 48 m.
    Appelé à garder un rôle auxiliaire car décalé par rapport au principal axe de circulation, le pont amont a été rénové le premier, de mars 2007 à mars 2008, alors que l’ancien pont aval restait ouvert à la circulation routière. Puis, une fois le pont amont ouvert à la circulation routière, le pont aval a été démoli pour être remplacé par le nouvel ouvrage principal. Assemblé sur le parking adjacent à son emplacement définitif, au sud des écluses, puis lancé et ripé pendant deux jours à la mi-octobre 2008, le tablier du pont principal (370 t) est désormais installé sur le bajoyer central. Si la structure de ce pont est terminée, les ouvriers s’y affairaient encore début avril 2009 pour les tâches de finitions, en particulier la peinture et les derniers meulages. Sur les deux berges, les culées sont en place : l’entreprise et la maîtrise d’œuvre responsables du pont aval ont ainsi déjà fait tourner ce dernier. Reste qu’avant sa validation le pont devra avoir effectué plusieurs cycles d’ouverture-fermeture.
    Au final, le coût de la rénovation n’a pas été beaucoup moins élevé que celui du neuf : la réfection du pont amont est revenue à 2,6 millions d’euros, contre 3,5 millions pour la construction du nouveau pont aval.
     

    Patrick LAVAL

  • La nouvelle gare de Bellegarde sort de terre

    La structure de la gare dévoile peu à peu son visage définitif La roche jaunâtre du pied du Jura ne s’est pas laissé casser facilement, mais le nouveau pôle gare TGV/TER de Bellegarde a fini par se montrer. Si le viaduc quai est depuis quelques mois bien visible pour les voyageurs et les riverains, loin de l’ouvrage titanesque et inesthétique que certains esprits chagrins avaient annoncé, la gare circulaire tardait à émerger pour donner une idée d’ensemble du complexe multimodal. Les murs ont pris place sur les fondations coulées en début d’année. Ils vont renfermer le hall des pas perdus et les divers services SNCF, notamment commerciaux. Ce seul étage sera l’interface entre la rampe d’accès aux quais TGV et la gare routière ou encore le souterrain vers la sortie ville et les quais TER. Tout autour de l’édifice, l’espace se dégage peu à peu. Côté quais TER, les choses avancent très vite avec l’ouvrage béton déjà réalisé sous les voies A et B. Pour permettre le creusement du reste du souterrain, un tablier provisoire a été mis en place à l’aide de la grue Kirow, sous la voie C, alors que la voie D reste coupée. Les travaux sont quasiment terminés pour la rampe d’accès au quai 2, dont le rehaussement, l’élargissement et la mise aux normes sont en cours de finitions.
    L’une des gares les plus modernes de France s’affiche donc crescendo pour la satisfaction de tous. Seule ombre au tableau, la fin du buffet de la gare. Devant la forte probabilité de ne pas survivre à la « privatisation » du quai 1 et au déport de l’accès « ville » de la gare routière, le gérant jette l’éponge.
     

    Daniel ZORLONI