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Catégorie : Ferroviaire
Retrouvez toute l’actualité ferroviaire: lignes, matériels ferroviaires et l’actualité des constructeurs et des opérateurs en France et l’international.
Les députés mettent leur grain de sel dans les corridors fret
Les eurodéputés ont recadré le projet de règlement de la Commission européenne sur les corridors prioritaires pour le fret Compagnies ferroviaires et gestionnaires d’infrastructures ont obtenu les modifications qu’ils souhaitaient. Au prix de 70 amendements, la Commission Transport a profondément remanié les éléments clés du texte, qui vise à rendre le transport de marchandises sur rail plus compétitif.
Terminé le concept de fret prioritaire pour les marchandises dont le transport est très sensible au temps. Les parlementaires ont défini plusieurs catégories, mais c’est le gestionnaire d’infrastructure pour chaque tronçon de corridors qui sera décisionnaire en dernière instance. « Il ne faut pas qu’il y ait des priorités fixes pour quelque type de convoi que ce soit, que ce soit lors de l’attribution des sillons ou en cas de perturbations, souligne le Vert Michael Cramer qui a voté le texte. Certes, nous voulons plus de marchandises sur les rails, mais pas au détriment des trains de passagers. »
Soulagement pour les Etats membres, les objectifs qu’ils devront remplir en terme de constitution de ces corridors prioritaires sont atténués. Chacun d’entre eux devra identifier un seul corridor sur son territoire dans les trois ans, et non pas deux ou trois comme le prévoyait le projet initial pour certains pays comme la France ou l’Allemagne. Les tracés ne s’inscriront pas uniquement dans le réseau RTE, autre innovation introduite par la Commission Transport, mais pourront être des portions équipées d’ERTMS ou identifiées comme à fort potentiel fret.
Victoire pour les compagnies ferroviaires, qui ont obtenu d’être associées à la discussion préparatoire autour des corridors, elles pourront également participer aux ministructures de gouvernances qui les géreront par la suite, à titre consultatif. Le texte de la Commission européenne ne leur donnait aucun rôle.
Le Parlement doit voter en séance plénière sur le texte d’ici la fin du mois.
Isabelle ORY
Commande de 60 trains à deux niveaux pour le RER A
Les MI 84 vont disparaître au profit des MI 09, plus capacitaires La RATP a annoncé avoir conclu avec le groupement conjoint Alstom Transport SA et Bombardier Transport France SAS un marché de 60 éléments MI 09 de 5 voitures à deux niveaux destinées à remplacer les rames MI 84 du RER A. Chiffrée à 917 millions d’euros, dont 70 % pour Alstom et 30 % pour Bombardier, cette commande ferme est prise en charge aux deux tiers par la RATP et pour un tiers par le Stif. Toutefois, le marché total pourrait atteindre à terme 2,5 milliards d’euros, en tenant compte d’une tranche optionnelle de 115 éléments. Pouvant circuler en unités multiples de deux éléments, le MI 09 « offre le meilleur coût à la place du marché » et dispose de portes très larges (2 m) afin de faciliter les montées et descentes des voyageurs, tout en offrant à terme 30 % de capacité supplémentaire sur la ligne. En outre, la vidéoprotection à bord, la ventilation réfrigérée et une information voyageurs sonore et visuelle seront installées. Le premier élément de série MI 09 sera livré fin 2010 et la mise en exploitation commerciale se fera au second semestre 2011, au rythme d’un train par mois. La production sera assurée par les sites Alstom de Tarbes, Ornans, Villeurbanne, Le Creusot et Valenciennes (voitures d’extrémité), ainsi que par le site Bombardier de Crespin (voitures intermédiaires).
Lyon inaugure sa ligne verte
La ligne T4 de dix kilomètres relie Lyon-VIIIe à Vénisseux et Feyzin. En attendant Villeurbanne en 2013 Le tramway est incontournable dans le paysage des transports lyonnais. La ligne T4, mise en service à partir du 20 avril, en offre un bon exemple à la fois par sa longueur (10 kilomètres) et par son extension de la ville-centre vers la couronne de l’Est lyonnais. « Le tramway T4, comme d’autres lignes réalisées auparavant, permet de faire de la couture sociale entre les quartiers », rappelle Bernard Rivalta, président du Syndicat Mixte des Transports pour le Rhône et l’Agglomération lyonnaise (Sytral), maître d’ouvrage de la ligne.
La ligne T4 assure la liaison entre la station-terminus de Feyzin (Hôpital Feyzin-Vénissieux) – où est implanté le nouveau pôle mutualiste de 232 lits –, Vénissieux et le VIIIe arrondissement de Lyon à la station Jet d’Eau-Mendès France. Entre les deux terminus, le nouveau tramway traverse Vénissieux où il effectue deux coudes afin de desservir plusieurs sites importants. Il est d’ailleurs une composante à part entière du projet de restructuration du quartier inscrit en Grand Projet de Ville (GPV). Il relie ainsi l’hôtel de ville, les Minguettes et le pôle multimodal de Vénissieux qui regroupe déjà une gare SNCF, le métro, la gare routière et un parc-relais. Lors des premiers essais du tramway en janvier 2009, André Gerin, le député-maire de Vénissieux, soulignait « l’événement considérable » que représente T4 pour sa ville : « Grâce au tramway, on a vendu des appartements en copropriété aux Minguettes, ce qui n’était pas arrivé depuis des années. »
Enfin, la nouvelle ligne modifie très sensiblement les très larges et rectilignes perspectives des boulevards des Etats-Unis et Joliot-Curie, qui représentent à eux seuls la moitié du nouveau tracé. Avec la mise en service du T4, le boulevard a été réduit à 2×2 voies automobiles pour laisser la place, en son centre, à la plate-forme du tramway engazonnée et végétalisée. L’ensemble est complété par une piste cyclable de 1,7 mètre de large et par des travaux d’aménagement aux carrefours. Les responsables du Sytral et des TCL n’hésitent pas à parler de « la ligne verte » pour évoquer l’abondance des massifs et des plantations avec 1 300 arbres, dont la moitié a été replantée pour remplacer des arbres coupés, notamment lors des travaux de réseaux.
Au total, le T4 concerne un périmètre potentiel de 33 000 habitants et 6 200 emplois avec une fréquentation estimée au démarrage à 22 000 voyageurs par jour. La durée du trajet est de 28 minutes sur la totalité du parcours ponctué de dix-huit stations, dont douze sur Vénissieux, cinq sur Lyon et une station-terminus sur Feyzin. Par ailleurs, les 13 rames de T4 inaugurent une nouvelle livrée « plus moderne », selon le Sytral. Le tramway arbore ainsi un bas de caisse recouvert d’une trame de points argentés et un haut avec une frise de ronds gris et rouges. Le coût du T4 (185,3 millions d’euros HT) est financé majoritairement par le Sytral (161,5 millions d’euros), par le Grand Lyon (20 millions d’euros pour les aménagements de voirie et végétalisés), et par Lyon et Vénissieux (2 millions chacune pour l’éclairage et le fleurissement).
Claude FERRERO
La Haute-Normandie réservée sur les projets ferroviaires de ses ports
La Haute-Normandie a fait part de ses réserves sur les projets stratégiques 2009-2013 des ports du Havre et de Rouen. Ces projets, inscrits dans le cadre de la loi sur la relance portuaire adoptée en 2008, prévoient notamment d’améliorer leurs dessertes ferroviaires. Le port du Havre souhaite porter à 25 % la part des pré et post-acheminements des conteneurs par rail et par fleuve, tandis que celui de Rouen veut faire passer la part du ferroviaire de 9,4 % en 2007 à 11,5 %. Des objectifs jugés peu ambitieux par la région, qui souhaiterait qu’ils disposent d’un « double contournement ferroviaire de l’Ile-de-France, par le nord et par le sud, dédié au fret ».
Keolis exploitera le tramway de Bergen
Via leur joint-venture Fjord1 Partner, Keolis et Fjord1 viennent d’être retenus par l’autorité organisatrice norvégienne Skyss pour exploiter le tramway « Bybanen » de Bergen, dont le lancement est prévu en juin 2010. Ces lignes de tram actuellement en construction (12 km) desserviront l’agglomération de 380 000 habitants de la deuxième ville du pays. Ce contrat de 45 millions d’euros est conclu pour sept ans, plus deux ans de prorogation éventuelle. Fjord1 Partner a été créé en 2008 par Keolis Nordic (filiale en Scandinavie), qui en déteint 51 %, et Fjord1 (49 %) dans le but de devenir un opérateur majeur dans la région. Elle participera prochainement aux appels d’offres pour les réseaux de bus de Bergen.
Premiers tours de roue pour le métro d’Alger
Une importante étape a été franchie le 6 avril dans la réalisation du projet du métro d’Alger, attendu par les Algérois depuis… trente ans. Une rame, avec à son bord une délégation ministérielle, a circulé sur la première section de la ligne (4 stations, 3 200 m) entre le garage-atelier et le centre-ville. « Un moment de grand bonheur pour toute l’équipe mobilisée ici depuis presque trois ans », assure Philippe Sauvard, directeur du projet Métro d’Alger chez Siemens Transportation Systems, qui assure le pilotage du projet. Il s’agissait du premier essai dynamique avec l’une des 8 rames livrées (sur 14 en tout). Sur les 8,6 km et 10 stations entre Tafourah Grande-Poste et Haï El Badr, la voie est intégralement posée. Reste à achever des installations en stations et des locaux techniques, et à poursuivre les essais d’intégration du système et de la gestion des trains, basée sur la communication CBTC, avant la marche à blanc, en septembre, puis la mise en service en fin d’année.
Veolia décroche le réseau du grand Rabat
Veolia Transport a remporté la gestion du réseau d’autobus à haut niveau de service (BHNS) des villes marocaines du grand Rabat pour une durée de 15 ans à compter d’août 2009. Ce contrat sera réalisé par une société d’exploitation dédiée, à l’actionnariat franco-marocain : Veolia Transport 51,04 %, Bouzid 28,06 % et Hakam 20,90 %. Le groupe prévoit d’employer et de former plus de 3 000 collaborateurs et précise que sa rémunération proviendra exclusivement des recettes commerciales perçues auprès des usagers. D’où une importante restructuration du réseau, qui s’articule autour de six lignes, en complément du projet de tramway. Les six lignes de BHNS bénéficieront de véhicules neufs, standards et articulés.
Quarante autorails chinois pour la Tunisie
Le constructeur chinois de matériel roulant ferroviaire CSR Nanjing Puzhen Rolling Stock Co. a signé un contrat de 100 millions de dollars américains pour la livraison de 40 autorails bicaisse à la SNCFT (Société nationale des chemins de fer tunisiens). Le constructeur chinois espère que ce matériel, construit aux normes UIC et pouvant être utilisé en Europe « avec peu de modifications », sera suivi par d’autres commandes. Aptes à 160 km/h, ces autorails dont la mise en service est prévue pour 2011 seront équipés de deux moteurs diesel MAN V12 de 588 kW. Leur transmission hydraulique Voith T212, avec commande de traction et de freinage numérique, est conçue pour réduire au minimum les frottements lors des freinages. Une technologie qui, « lorsqu’elle sera entièrement mûre », permettra d’équiper un stockage d’énergie. Chaque élément bicaisse pourra transporter 144 voyageurs assis et 156 debout, en deux classes. Les concurrents de CSR sur ce marché étaient CAF (Espagne), Stadler (Suisse) et CFD (France), ainsi qu’un « autre constructeur chinois ».
Ansaldo STS et AnsaldoBreda équiperont la ligne circulaire du métro de Taipei
En vue d’équiper la future ligne circulaire du métro automatique de Taipei, le Dorts (Department of Rapid Transit Systems) de la capitale taïwanaise doit signer début avril un contrat d’une valeur totale de 334 millions d’euros avec Ansaldo STS et AnsaldoBreda. Le montant total sera réparti entre ces deux entreprises filiales du groupe italien Finmeccanica à raison de deux tiers pour la première et d’un tiers pour la seconde. Ansaldo STS livrera clés en main les équipements électromécaniques, alors qu’AnsaldoBreda fournira le matériel roulant. Ce contrat porte sur la première phase de la ligne circulaire, longue de 15,5 km de long pour 14 stations et exploitée par 17 rames sans conducteur. Une fois bouclée, cette ceinture, qui mettra en œuvre une gestion des trains basée sur la communication (CBTC), devrait atteindre une longueur de 52 km.
Rencontre à grande vitesse entre Midi-Pyrénées et la Commission européenne
Le dernier rendez-vous du président de la région Midi-Pyrénées avec les membres de la Commission européenne, le 7 avril, a permis d’évoquer la LGV Paris – Toulouse – Barcelone ainsi que la traversée centrale des Pyrénées (TCP). Martin Malvy a plaidé auprès d’Antonio Tajani, vice-président de la Commission européenne chargé des Transports, pour une reconnaissance du « barreau Sud-Ouest » comme itinéraire européen. En effet, alors que son caractère européen est indéniable – connexion avec Figueras – Barcelone ainsi qu’avec l’axe Montpellier – Italie –, cette ligne n’a pas été inscrite aux RTE-T. « La révision des RTE-T, prévue en 2010 pour la période 2010-2020, doit l’intégrer », a insisté l’élu, comme s’y était engagé Jacques Barrot, le prédécesseur de Tajani. Concernant la TCP, qui est bien inscrite parmi les priorités des RTE-T, les Etats français et espagnol ont annoncé la création d’un GIE pour étudier la faisabilité du projet et les tracés possibles, en vue d’un débat public en 2013. Le coût des premières études est estimé à 15 millions d’euros, financés par Paris, Madrid et Bruxelles, et Martin Malvy souhaite que la Commission fixe rapidement le montant de sa participation.