Une première réunion de principe de la commission extra-municipale pour l’enfouissement de la voie ferrée entre Antibes et Golfe-Juan s’est tenue récemment. Une commission technique vient d’être nommée, habilitée à discuter avec RFF et la SNCF. Sa réunion est espérée pour mars. Le souhait d’une dizaine d’élus, regroupés dans une association dénommée Calma, est d’enfouir la ligne SNCF afin de créer un boulevard urbain.
Catégorie : Ferroviaire
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Le chantier du tramway Saint-Denis – Garges – Sarcelles démarre
Inscrits au contrat de plan État-région 2000 – 2006 puis au contrat de projets 2007 – 2013, les travaux du tramway reliant Saint-Denis (93) à Sarcelles (95) débutent en Seine-Saint-Denis. C’est un projet de tramway sur pneus qui, sur 6,6 km, traverse deux départements et quatre communes et vise à désenclaver deux quartiers : Les Poètes à Pierrefitte, Les Lochères à Sarcelles. Avec 16 stations, il sera en correspondance avec T1, la ligne 13 du métro et le RER D. On y attend 30 000 voyageurs par jour. Son coût de réalisation hors matériel roulant est estimé à 163 millions d’euros. L’achèvement des travaux est prévu pour fin 2011.
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Trafic perturbé entre Hazebrouck et Dunkerque
RFF s’apprête à lancer le 9 mars un chantier d’envergure pour renouveler 36 km de voie ferrée entre Hazebrouck et Dunkerque. Jusqu’au 29 mai, 500 personnes dont 300 cheminots seront mobilisées et les travaux entraîneront les fermetures successives de 29 PN. Le chantier mobile tournera 7 jours sur 7, impactant la circulation des TER sur une ligne qui a transporté 12 300 voyageurs par jour en 2007. Coût du chantier : 40 millions d’euros.
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Le débat rebondit sur la troisième gare TGV de Lille
Mi-2008, Daniel Percheron, le président de la région Nord-Pas-de-Calais, nous avait indiqué que l’idée d’une troisième gare TGV à Lille « sortait de son univers mental ». Mais, lors des vœux de l’aéroport de Lille, le président de la CCI, Bruno Bonduelle, et Daniel Percheron ont redit leur vif intérêt pour la création d’une nouvelle gare TGV « au bout des pistes de l’aéroport de Lesquin ». Selon le quotidien Nord-Eclair, « Daniel Percheron imagine un grand hub autour de Lille-Lesquin : une gare TGV pour capter les trains rapides entre Paris, Cologne et le Benelux, une gare TER et un lien fixe, de type RER, entre la métropole et le bassin minier ». Il faudra composer avec Martine Aubry, opposée au projet, et son ancien directeur de cabinet et président de la SNCF, Guillaume Pepy, qui n’y est guère favorable.
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Le Transrapid cédé à la Chine ?
En proie à des difficultés financières, le groupe allemand ThyssenKrupp devrait céder à la Chine sa part de la technologie mise en œuvre dans le train magnétique Transrapid, selon des informations du Handelsblatt. En échange, le groupe espère que la Chine prolonge la ligne de Transrapid reliant Shanghai à son aéroport, la seule au monde sur laquelle le train à sustentation magnétique est exploité. Le quotidien ajoute que l’accord sur le transfert de technologie devrait être signé la semaine prochaine à l’occasion de la visite en Allemagne du Premier ministre chinois, Wen Jiabao. Siemens, qui a conçu l’alimentation électrique du train et son système de direction, ne compterait en revanche pas céder ses brevets.
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Contrat Ansaldo pour le métro de Naples
Ansaldo STS vient de signer un contrat de 54 millions d’euros avec Metropolitana di Napoli SPA (métro de Naples) pour la conception et l’installation des systèmes sur 5 km de la ligne 1 du métro napolitain actuellement en reconstruction. Il s’agit de fournir d’ici à juillet 2012 l’alimentation, la signalisation, les systèmes de télécommunications et de sécurité, ainsi que les automatismes de la ligne en double tunnel. Ce contrat s’ajoute à ceux déjà signés par Ansaldo, concessionnaire du projet de réalisation (génie civil, systèmes et matériel roulant) de la ligne 6 du réseau pour 533 millions d’euros.
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Pour aller en Suisse, les Français préfèrent le train
Les grandes villes helvétiques sont rejointes depuis Paris rapidement par des lignes de plus en plus empruntées par les voyageurs C’est mieux que prévu. En ces temps de crise, Lyria SAS, qui assure depuis 2002 les liaisons entre la France et la Suisse, a de quoi pavoiser. Pour la société codétenue par la SNCF (74 %) et les CFF (26 %), l’année 2008 a été bonne, « excellente », même, assure Christian Rossi, le directeur de Lyria. Un total de 3,8 millions de voyageurs ont emprunté ces TGV, dont 2,2 millions sur un trajet international. « Une croissance de 10 % de notre trafic international, de 20,7 % de nos recettes commerciales et de 16,6 % de notre chiffre d’affaires, qui atteint 220 millions d’euros », énumère-t-il. Et ce en dépit de résultats contrastés.
Si la ligne Paris – Genève est en plein essor avec 3 % de voyageurs de plus qu’en 2007, ce n’est pas aussi glorieux pour Neuchâtel – Berne, qui enregistre une baisse de 10 %. « Il y a un net transfert de la clientèle, qui préfère passer par Bâle et la LGV Est, analyse le directeur. Nous nous y attendions, mais pas dans cette mesure… Et la liaison aérienne ne va pas nous faciliter la tâche. » Officiellement, c’est le marché qui décidera du maintien ou non de cette desserte : « Pas de décision aujourd’hui, mais l’avenir proche nous le dira. » Entre Paris et Lausanne, c’est également à la baisse (- 1,4 %) qu’on dénombre les passagers, à cause des travaux de modernisation en cours sur l’arc jurassien entre Dole et Vallorbe, près de Lausanne. Mais c’est pour la bonne cause : on espère gagner au moins 11 minutes, voire 15 après les travaux.
La ligne Paris – Genève reste le fleuron de Lyria. Et comme les tarifs y ont été pas mal augmentés en 2008, les recettes croissent de 11 %. Les ventes de billets à tarif normal adulte sont en hausse, vraisemblablement des ex-utilisateurs de l’avion. La part de marché du train dépasse enfin celle de l’avion, puisqu’elle frôle les 51 %. « C’est une spectaculaire remontée, se félicite Christian Rossi. En 2002, elle était de 48,3 %, l’arrivée d’Easyjet l’a fait chuter à 45 %, nous avons atteint le but de Mireille Faugère, qui était de rattraper l’aérien en deux ans. » Et les ambitions sont grandes, puisqu’on espère gagner une vingtaine de précieuses minutes après la mise en service, mi-2010, de la ligne entre Bourg-en-Bresse et Bellegarde, portant ainsi le trajet entre la capitale de la France et celle de la “banque privée” à 3 heures 05 : « Après deux ans, nous visons les 75 % de parts de marché… »
Déjà, on y met de nouveaux moyens : pour capter la clientèle d’affaires, on proposera le 1er mars un service de type business class aérien (voir encadré) en 1re. Lyria prévoit de remédier à l’absence d’offre typée affaires en faisant évoluer ses ventes auprès des agents de voyages, qui ne représentent que 8 % des billets. Pour ces clients pro, la ligne souffre d’un manque de notoriété : « Dans l’esprit de beaucoup de gens, Paris – Genève reste une destination avion. » Toujours sur cet axe, en tout cas, on a ajouté quelque 100 000 sièges en introduisant des rames Duplex, tout en maintenant le taux d’occupation des trains à 76 %.
Lancé en juin 2007, l’axe Paris – Bâle – Zurich, quant à lui, affiche aussi une belle hausse de 14,4 %, malgré une offre plutôt faible avec seulement trois trains par jour et un temps de parcours peu optimal de 4 heures 30. Sur un Paris – Bâle, la part de marché fer/air est favorable au train : 60 %, malgré une douzaine de vols Air France, et l’abandon d’Easyjet a sans doute « un peu aidé ». Au final, la société assiste à un recentrage de son activité. Initialement à 50-50 domestique et internationale, elle s’internationalise. De plus, la répartition du chiffre par axe est plus équilibrée : de 60 % pour Genève et 40 % pour Lausanne, on arrive aujourd’hui respectivement à 47 % et 30 %, auxquels s’ajoutent Zurich (13 %) et Berne (10 %). Dernier motif de satisfaction, le taux de ponctualité. A 91 %, soit près d’un train sur dix affichant un retard supérieur à 15 minutes, ce n’est pourtant pas glorieux… Mais les travaux en cours un peu partout sur les trajets des TGV ont bien sûr des retentissements, et Lyria estime s’en tirer à très bon compte.
Dans un avenir proche, les projets foisonnent (voir ci-contre) et à moyen terme aussi, Lyria projette quelques changements. Il y a d’abord la question de créer ou non une société en propre, à l’image d’Eurostar, qui est à l’étude. « Elle est complexifiée par le fait que les Suisses n’ont pas mis en place le premier paquet ferroviaire, estime Christian Rossi. L’échéance est la mi-2010 au plus tard. » Seconde décision : l’uniformisation de la flotte. De quatre types de rames actuellement, il faudrait en proposer au maximum deux, rénovées ou de dernière génération. « Les études sont en cours et la décision sera prise d’ici à la fin de l’été », assure-t-il. Duplex ? Sans doute sur Genève et Bâle/Zurich. Mais, pour Lausanne, ce sera impossible, à cause d’un tunnel qui n’est pas au bon gabarit.
Cécile NANGERONI
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Beacon Rail lance son activité leasing
BTMU Capital Corporation (groupe Bank of Tokyo-Mitsubishi UFJ) a annoncé la création de sa filiale européenne de leasing pour le fret ferroviaire Beacon Rail. Cette petite entité (5 personnes) basée à Londres et disposant de bureaux à Rotterdam gère déjà une flotte de 27 locomotives et 50 wagons. Elle vient de commander 6 nouvelles locomotives diesel électriques à Vossloh (livrables mi 2010) pour le démarrage de nouveaux trafics de CargoNet en Norvège.
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Les handicaps du fret ferroviaire italien
Le fret italien a devant lui des perspectives de croissance, à condition qu’il parvienne à résoudre les problèmes de sous-capacité de son réseau Le fret ferroviaire italien souffre fortement de la crise économique. Cette année, les chemins de fer italiens (FS) s’attendent à une chute de 10 % du trafic de marchandises, d’après le journal économique Il Sole 24 Ore.
Mais les perspectives plus lointaines ne sont pas aussi sombres. D’ici à 2015, un retournement est attendu avec des croissances annuelles de trafic estimées en moyenne à +7 %. Reste que le rail ne pourra absorber la demande que s’il parvient à régler ses problèmes de sous-capacité et de connexions avec ses voisins européens. D’après une étude réalisée par le cabinet de conseil Booz & Company, publiée sur le site Internet du quotidien italien, l’Italie est en effet handicapée par la faiblesse de ses réseaux de distribution vers les ports du Nord, qui l’empêche de devenir la porte d’entrée de la Méditerranée. Le cabinet a examiné les capacités des principaux axes d’échanges entre l’Italie et le nord de l’Europe, dont le plus important d’entre eux, l’axe Rotterdam – Milan, capte 25 % du trafic, suivi par Malmö – Copenhague – Vérone (20 %).
Des difficultés devraient survenir dans les cinq prochaines années sur les infrastructures qui relient les ports du Nord à ceux du Sud, estime l’étude. L’Italie n’est pas la seule menacée de saturation. C’est le cas de toute l’Europe. Mais la péninsule souffre en plus de deux handicaps spécifiques, selon les auteurs de l’étude : elle est fermée au nord par les Alpes, et elle a pris du retard dans l’achèvement de son réseau ferroviaire à grande vitesse, susceptible de libérer des sillons pour le fret. Conséquence, d’après Eurostat, l’organisme chargé de coordonner les statistiques à l’échelle européenne, seulement 2,5 % des échanges de marchandises se font par voie ferrée en Italie, un taux extrêmement bas, alors qu’il atteint 9 % en moyenne en Europe.
La voie du salut passera peut-être par Bruxelles. A la fin de l’année dernière, la Commission européenne a proposé, via un règlement européen, de créer un réseau européen pour le fret ferroviaire. Le principe est d’utiliser le réseau existant pour le fret, en l’optimisant pour le rendre plus compétitif. Cela passe par le renforcement de la coopération entre les gestionnaires d’infrastructure, la priorité accordée à certains trains de marchandises, ou encore le développement de la multimodalité, notamment dans les ports. A charge pour les Etats membres de définir quels axes ils souhaitent créer et de les proposer à la Commission.
Au premier rang des corridors envisagés en Italie, figurent les liaisons Bussoleno – Turin (prévu en 2011), Turin – Venise (2011), Venise – Divaca (en Slovénie, attendu en 2012), le franchissement du col du Brenner (2015) et le tunnel du mont Cenis (2017). A cela, s’ajoute un programme de développement de plateformes multimodales pour améliorer la connexion du transport ferroviaire aux autres modes de transport. Onze projets de plateforme sont prévus, qui devraient contribuer à booster le trafic intermodal route/fer, représentant actuellement 3,5 % de parts de trafic.
Marie-Hélène POINGT
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Report de l’automatisation des trains de Rio Tinto en Australie
Deux mois à peine après l’annonce du contrat signé avec Ansaldo STS (75 millions d’euros) pour l’automatisation d’une grande partie des 1 300 km de la voie ferrée utilisée par Rio Tinto pour le transport de minerai de fer dans le Pilbara, région d’Australie occidentale, l’industriel annonce son report. La crise financière « a réduit l’urgence de compléter l’automatisation » du système de conduite des trains de fret, précise-t-il dans un communiqué. Un projet pionnier à grande échelle qui devait initialement s’achever en 2012.