Catégorie : Fret & logistique

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  • Jean-Yves Petit pense que la région doit s’emparer du fret

    Jean-Yves Petit pense que la région doit s’emparer du fret

    En région Provence-Alpes-Côte d’Azur, la volonté est affirmée de vouloir intégrer la partie fret dans le plan régional de transport, « même si ce n’est pas de notre compétence directe », comme le précise le vice-président Transport au conseil régional Paca. Ainsi la région investit dans les infrastructures liées au fret ferroviaire. Exemple cité : pour sortir du port de Marseille Fos, sur voie unique, le trafic est limité à vingt circulations par jour. Des travaux devraient donc débuter début 2014 qui permettront d’accueillir 60 circulations. Le bémol, souligné par Jean-Yves Petit : « Il y a actuellement moins de vingt trains par jour. Et l’on ne voit pas émerger un seul projet industriel de la part des chargeurs et opérateurs. » Qui réclament pourtant, régulièrement, une meilleure desserte du port par la voie ferroviaire.    

  • Fret : Europorte devient gestionnaire des voies du port de La Rochelle

    Nouveau succès pour Europorte. Le grand port maritime de La Rochelle a annoncé le 15 novembre avoir choisi la filiale d’Eurotunnel pour assurer la gestion, l’exploitation et la maintenance de son réseau ferré pour une durée de trois ans. Sixième grand port maritime français par son volume de trafic annuel, il est aussi le premier port français importateur de produits forestiers et le deuxième pour l’exportation de céréales. Il a vu son trafic ferroviaire croître de 65 % en quatre ans pour atteindre aujourd’hui plus de 1,1 million de tonnes par an. Son réseau ferroviaire dispose de trois lignes de dessertes, d’une centaine d’appareils de voie et s’étend sur 45 km. Europorte va créer une dizaine d’emplois pour gérer ce réseau, après avoir remporté des contrats similaires pour les grands ports maritimes de Dunkerque, de Nantes Saint-Nazaire, du Havre, de Bordeaux et de Rouen, ainsi que des ports de Paris, et de Strasbourg.
     

  • Fret SNCF : Évian et Volvic renouvellent leur contrat

    Évian et Volvic ont renouvelé leur contrat auprès de Fret SNCF pour acheminer leurs bouteilles en 2013 : Fret SNCF assurera le transport de 5 000 à 6 000 palettes par jour, soit plus de 1 200 trains au total par an au départ des usines d’Évian et de Volvic. « Fret SNCF en assure l’évacuation à destination des plateformes des prestataires d’Évian et Volvic en France et à l’international, avec une nette augmentation des trafics vers l’international », souligne l’opérateur ferroviaire dans un communiqué. « Évian et Volvic ont choisi Fret SNCF pour sa capacité à assurer cette prestation sur des sites enclavés aux moyens de stockage limités », ajoute-t-il.
    « Fret SNCF, en tant que partenaire privilégié, est associé à toutes nos réflexions à moyen et long terme. Cet été, il nous a accompagnés principalement sur l’optimisation de l’expédition au départ de nos deux usines Évian et Volvic à travers une meilleure utilisation de notre faisceau et l’élargissement des plages horaires d’expédition », a expliqué de son côté Alan Pecherz, directeur distribution et logistique d’Évian Volvic World.

  • Fret SNCF perd deux contrats majeurs

    Nouveau coup dur pour Fret SNCF. Un an après avoir perdu le contrat Gefco d’acheminement ferroviaire de voitures, Fret SNCF vient de perdre cet été d’importants marchés qu’elle exploitait pour le compte de Total et Esso, affirment des syndicats de cheminots. Ce qui représenterait une perte d’une vingtaine de millions d’euros de chiffre d’affaires pour Fret SNCF. La perte la plus importante vient de la branche chimie de Total. Celle-ci a confié les trois quarts du contrat, jusque-là réalisé par Fret SNCF, au belge OSR, filiale de SNCB Logistics, et à ECR, filiale française des chemins de fer allemands. Ce qui représente pour les deux nouveaux opérateurs la rotation de 10 à 12 trains par semaine.
    Total-Pétrole, de son côté, a retenu ECR pour desservir Clermont-Ferrand, soit 7 à 8 trains hebdomadaires. Fret SNCF conserve toutefois quasiment les trois quarts du contrat, notamment tous les flux allant vers le Sud. Quant à Esso, l’industriel a confié ses acheminements entre Fos et Toulouse (une petite dizaine de trains hebdomadaires) à Europorte, la filiale fret d’Eurotunnel.
    Contactée, la direction de Fret SNCF n’a pas voulu commenter ces informations. Tous ces contrats d’une durée de deux ou trois ans doivent démarrer en 2013. Ils ouvrent aux nouveaux opérateurs des marchés prometteurs, tout en permettant à ces industries de tester leurs performances avant éventuellement d’aller plus loin, estime un proche du dossier. « Les pertes de ces contrats vont fragiliser un peu plus la nouvelle offre multilot/multiclient de Fret SNCF », commente de son côté un syndicaliste.
        

    Marie-Hélène Poingt
     

    A nos lecteurs. Nous avons titré cette même information, dans notre lettre d'information hebdomadaire : "Fret SNCF perd Total et Esso". Raccourci malencontreux, les contrats perdus ne représentant pas tout le portefeuille Esso ou Total de Fret SNCF.

  • Autorité de la concurrence : Fret SNCF en mauvaise posture face à ECR

    Satisfaction pour la société Euro Cargo Rail (ECR) qui se plaignait de longue date des pratiques anticoncurrentielles de Fret SNCF. Saisie en octobre 2009 par l’opérateur ferroviaire privé, filiale fret de la DB, l’Autorité de la concurrence a clôturé le 7 septembre son instruction qui semble lui donner raison sur de nombreux points.
    Dans son rapport que nous nous sommes procurés (voir ci-dessous), l’Autorité de la concurrence retient notamment les prix anormalement bas mis en œuvre par Fret SNCF sur le marché des trains massifs « ayant pour effet de fausser le jeu de la concurrence ». Cette politique a débuté le 31 mars 2006 et est toujours en cours, écrit la Cour des comptes dans son rapport daté du 26 mars 2012. Face aux représentants de Fret SNCF expliquant que ces pratiques isolées ne relevaient pas d’une stratégie délibérée, l’Autorité de la concurrence a créé la surprise en présentant des tests prouvant la mise en œuvre de ces « prix prédateurs », raconte un participant à l’audience. Les rapporteurs de l’Autorité de la concurrence ont estimé que ces faits sont « d’une extrême gravité ». Ils pourraient donner lieu à une amende, affirment Les Échos du 11 septembre. La décision devrait être prise avant la fin de l’année. D’ores et déjà, les opérateurs privés pourraient se prévaloir d’une des conclusions des rapporteurs, selon laquelle les pratiques de la SNCF ont surenchéri « les coûts d’entrée des concurrents et, en n’apportant pas les avantages qualitatifs et quantitatifs pouvant être escomptés par les chargeurs, causé un dommage certain à l’économie du secteur ».

     

    M.-H. P.
     

    Conclusion du rapport :

    " En conclusion, les rapporteurs considèrent que les arguments avancés par la SNCF et France Wagons (devenue Ermewa Ferroviaire) ne permettent de remettre en cause les griefs notifiés que de façon marginale (durée et qualification de certaines infractions relatives à l’accès aux cours de marchandises). Ainsi, ils sont d’avis que doivent être retenus les griefs suivants :

    A l’encontre de l’Epic SNCF :

    1. Une pratique d’abus de position dominante de la SNCF sur le marché de la délivrance de formation diplômante de conducteur de train constituée par la transmission par l’encadrement de son unité de formation des candidatures et l’initiation d’un recrutement parallèle à cette formation en mai 2006 ayant entraîné la désorganisation de son concurrent et retardé son expansion sur le marché des services ferroviaires offerts aux chargeurs.

    2. Une pratique d’abus de position dominante de la SNCF en tant que GID sur le marché de la gestion déléguée de l’accès à l’infrastructure consistant en la transmission d’informations confidentielles à sa branche Fret entre avril 2006 et septembre 2008.

    A l’encontre de Fret SNCF, imputés à l’Epic SNCF :

    3. Une pratique d’abus de position dominante de Fret SNCF sur le marché de l’accès à l’infrastructure consistant en une sur-réservation de capacités et une non-restitution des sillons qu’elle n’utilise pas aux fins de limiter l’accès de ses concurrents à cette ressource essentielle à l’offre de services ferroviaires aux chargeurs pendant la période allant de janvier 2006 à février 2009.

    4. Une pratique d’abus de position dominante de Fret SNCF, débutant en novembre 2006 et toujours en cours, sur le marché des cours de marchandises dites CM4 consistant en une publication tardive et incomplète des cours de marchandises dans le DRR.

    5. Une pratique d’abus de position dominante de Fret SNCF sur le marché des cours de marchandises dites CM4, débutant le 31 mars 2006 et toujours en cours, consistant en une pratique tarifaire dissuasive, non transparente et contraire à la Directive 2001/14/CE du Parlement européen et du Conseil du 26 février 2001 concernant la répartition des capacités d’infrastructure ferroviaire, la tarification de l’infrastructure ferroviaire et la certification en matière de sécurité et le décret en Conseil d’Etat n° 2003-194 du 7 mars 2003 relatif à l’utilisation du réseau ferré national.

    6. Une pratique d’abus de position dominante de Fret SNCF sur le marché des cours de marchandises CM4 de Poix-de-Picardie et Saint-Louis-les-Aygalades, pendant la période allant de mai 2009 à octobre 2011, consistant en une discrimination tarifaire ayant pour objet et pour effet de favoriser sa filiale VFLI face aux nouveaux entrants.

    7. Une pratique d’abus de position dominante de Fret SNCF sur la cour de Mitry-Mory, pendant la période allant d’avril 2009 à août 2010, consistant en un accès gratuit pour VFLI à la cour de Mitry-Mory.

    8. Une pratique d’abus de position dominante de Fret SNCF consistant à sur-réserver des wagons de type EX spécialisés dans le transport de granulat pendant une période allant de mai 2006 à février 2008, afin de limiter l’accès de ses concurrents à cette ressource et de retarder ainsi leur entrée sur le marché des services ferroviaires offerts aux chargeurs.

    9. Une pratique d’abus de position dominante de Fret SNCF, consistant en la location de locomotives à sa filiale Naviland Cargo à des prix en dessous des prix de marché, débutant en octobre 2007 et toujours en cours, ayant pour effet de favoriser cette dernière face aux autres entreprises ferroviaires et opérateurs de transport combiné de marchandises.

    10. Une pratique d’abus de position dominante de Fret SNCF sur le marché des services ferroviaires de train massif consistant en la mise en œuvre des prix d’éviction ne couvrant pas ses coûts totaux et ayant pour effet de fausser le jeu de la concurrence par d’autres moyens que la concurrence par les mérites, débutant le 31 mars 2006 et toujours en cours.

    11. Une pratique d’abus de position dominante de Fret SNCF sur le marché du wagon isolé consistant en la signature d’accords-cadre liant la vente des services de wagon isolé à ceux de train massif pendant la période allant de 2007 à décembre 2010, ayant pour effet de verrouiller une partie du marché du train massif ouvert aux nouvelles entreprises ferroviaires.

    12. Une pratique d’abus de position dominante de Fret SNCF sur le marché des terrains embranchés consistant en le maintien des contrats liant les conventions d’occupation aux services ferroviaires, débutant le 31 mars 2006 et toujours en cours, et ayant pour effet de dissuader les chargeurs de changer de prestataire ferroviaire.

    A l’encontre de France Wagons (devenue Ermewa Ferroviaire), imputé à France Wagons (devenue Ermewa Ferroviaire) et à l’Epic SNCF :

    13. Une pratique d’abus de position dominante de Fret SNCF au travers de la filiale de la SNCF France Wagons active sur le marché de la location de wagons, consistant en l’application des prix discriminatoires pendant la période allant du 31 mars 2006 au 31 décembre 2010, ayant pour effet de favoriser Fret SNCF par rapport aux autres entreprises ferroviaires.
     

    Les pratiques mises en œuvre par la SNCF ont principalement eu pour objectif d’empêcher ou de ralentir l’arrivée de nouveaux concurrents sur le marché du train massif, récemment ouvert à la concurrence. Ainsi, le cumul de ces pratiques anticoncurrentielles mises en œuvre sur un marché naissant revêt une extrême gravité en raison du caractère potentiellement structurant qu’elles peuvent avoir. Elles ont par ailleurs, en surenchérissant les coûts d’entrée de ses concurrents et en n’apportant pas les avantages qualitatifs et quantitatifs pouvant être escomptés par les chargeurs, causé un dommage certain à l’économie du secteur."
     

  • Fret SNCF : les syndicats poursuivent leur droit d’alerte

    A l’issue du débat organisé le 20 juin dans le cadre de la séance plénière du comité central d’entreprise (CCE) de la SNCF, les quatre organisations syndicales représentatives de cheminots (CGT, CFDT, Sud, Unsa) ont voté à l’unanimité la poursuite de la procédure du droit d’alerte économique sur la situation de Fret SNCF. Une procédure initiée le 22 mai pour répondre à leurs inquiétudes sur la pérennité de cette activité.
    Selon les élus, les réponses apportées à la direction aux questions posés notamment sur la dette, la stratégie commerciale, les conditions d’exploitation ou la situation sociale « ne font que conforter leurs inquiétudes ». Les élus du CCE vont mandater une expertise avec mission de rédiger un rapport d’analyse, comportant des propositions alternatives. Dans le cadre du droit d’alerte économique, ce rapport devrait ensuite être présenté au conseil d’administration de la SNCF.
     

  • Fret SNCF : les élus lancent une procédure d’alerte

    Au cours d’un comité central d’entreprise de la SNCF, le 22 mai, les élus ont décidé de lancer une procédure d’alerte sur la situation du fret. Selon eux, « la situation est telle que la pérennité de l’activité est en cause ». Ils rappellent qu’en 2000 Fret SNCF transportait 55 milliards de tonnes-kilomètres pour un déficit de 50 millions d’euros. L’année dernière, le volume transporté n’était plus que de 15 milliards de TK, et le déficit a avoisiné les 450 millions d’euros. Cette procédure oblige la direction à justifier sa gestion. 22 questions lui ont été posées, portant sur la dette, la stratégie commerciale, les conditions de production et d’exploitation ou la situation sociale… La direction devra répondre 15 jours avant la prochaine réunion du CCE, prévue les 20 et 21 juin.
     

  • Fret : partenariat Europorte-Alstom pour les locomotives

    Le 24 mai, Europorte, filiale fret du groupe Eurotunnel, et Alstom ont annoncé avoir signé un accord de partenariat portant sur la maintenance du matériel roulant. Dans ce cadre, les deux partenaires auront pour objectif d’améliorer la gestion du parc de locomotives d’Europorte (17 Prima construites par Alstom) et sa disponibilité. Au programme : analyse des process existants, avec optimisation des cycles de maintenance, des interventions sur les locomotives et de l’aménagement des lieux d’intervention. Les partenaires travailleront ainsi à la réduction du temps d’acheminement vers les ateliers et de l’immobilisation des trains, en vue d’améliorer la productivité. Par ailleurs, les spécifications techniques d’interopérabilité (STI) étant applicables pour les trains de fret circulant dans le tunnel sous la Manche, les deux partenaires ont prévu d’y organiser cet automne des essais avec la nouvelle génération de locomotives Prima II d’Alstom en prévision de leur homologation.

  • Fret transmanche : Europorte Channel passe au transport des remorques routières non accompagnées

    Le train qu’Europorte Channel a fait circuler entre Anvers et Barking (est de Londres) dans la nuit du 21 au 22 mai innove sur plusieurs points. Ce transport par rail de remorques routières assuré par la filiale d’Eurotunnel, avec des wagons spécialement conçus pour ce type de service, est une première dans le tunnel sous la Manche, ainsi que sur la ligne à grande vitesse britannique High Speed 1. Mise en œuvre à titre d’essai, cette première relation a assuré une livraison d’équipements au groupe Vauxhall pour le compte des logisticiens Ewals Intermodal et Ewals Cargo Care. A terme, Europorte Channel prévoit d’assurer de manière régulière cette liaison permettant « d’éviter le transit sur les routes de milliers de camions ». Mais les ambitions de l’opérateur ne se limitent sans doute pas aux quelque 400 km entre Anvers et Londres. La filiale d’Eurotunnel précise en effet que le dispositif mis en œuvre « peut couvrir de longues distances, au départ de Belgique, d’Allemagne ou d’Europe de l’Est »

     

  • Fret : ECR devrait gagner une dizaine de millions d’euros cette année

    Six ans après son arrivée sur le territoire français, Euro Cargo Rail s’apprête à engranger ses premiers bénéfices cette année. De l’ordre d’une dizaine de millions d’euros. La filiale française de fret ferroviaire de DB Schenker pensait atteindre l’équilibre dès 2011. Mais finalement l’année dernière s’est achevée sur une perte de 1,8 million d’euros (après 35 millions de déficit en 2010). Le chiffre d’affaires a tout de même progressé à 170 millions d’euros en 2011, contre 116 millions l’année précédente.
    La stratégie du principal concurrent de Fret SNCF est d’accroître de façon « massive et forte » ses volumes. Cette année, l’objectif est avant tout de se concentrer sur le contrat Gefco, remporté l’année dernière en partenariat avec Europorte (Eurotunnel) et Colas Rail (Bouygues). Un contrat très important (20 millions d’euros de chiffre d’affaires pour le seul ECR, ce qui fait de Gefco son premier client) jusque-là détenu par Fret SNCF. La filiale des chemins de fer allemands commence aussi à s’intéresser sérieusement au marché des wagons isolés. « Nous discutons avec les clients, qui nous demandent de plus en plus une offre de wagons isolés, pour voir comment il est possible d’y répondre », affirme Emmanuel Delachambre, le directeur général d’ECR.