Catégorie : Fret & logistique

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  • Fret SNCF : la CFDT Cheminots inquiète pour l’espérance de vie de l’activité

    La CFDT Cheminots se dit en accord avec le rapport récent de la Cour des comptes sur les autoroutes ferroviaires. Elle considère que ses conclusions révèlent « l’absence d’une réelle volonté politique de développer le fret ferroviaire au sein de l’Hexagone ». Dans un communiqué du 13 février, l’organisation syndicale demande que l’Etat prenne « ses responsabilités pour mettre réellement en œuvre le Grenelle de l’environnement et l’engagement national pour le fret ferroviaire ». Elle se dit aussi inquiète pour l’avenir de Fret SNCF, car les réorganisations successives « n’ont eu comme résultats qu’une chute des tonnes-km transportées ». Si rien n’est fait rapidement, s’alarme la CFDT Cheminots, « le fret ferroviaire a une espérance de vie plus que limitée ».
     

  • Le fret sur la ligne Lyon – Turin doit être plus valorisé, selon Jean-Pierre Vial

    Le fret sur la ligne Lyon – Turin doit être plus valorisé, selon Jean-Pierre Vial

    L’enquête publique sur la ligne Lyon – Turin a suscité une nouvelle polémique. Jean-Pierre Vial, sénateur de Savoie, a interpellé le ministre chargé des Transports, Thierry Mariani, sur la place qui sera donnée au fret. Il s’est inquiété « d’éléments bien moins favorables au fret qu’auparavant ». Et a dénoncé un « couloir à camions qui passerait par Chambéry ». Dans les colonnes du Dauphiné Libéré, avec d’autres élus de droite, il a ainsi protesté : « En renvoyant la réalisation du tunnel sous la Chartreuse à plus tard, c’est-à-dire probablement à jamais compte tenu de la rareté durable des financements publics, le projet soumis à enquête non seulement pourrait bien n’enlever quasiment aucun train de marchandises de la ligne historique le long du lac du Bourget, aucun camion de nos autoroutes, mais rajouter dans Chambéry des trains de fret par ferroutage en provenance de Lyon ! » Au Sénat, Thierry Mariani lui a d’ailleurs répondu, ainsi que le relate le Dauphiné Libéré : « Cette liaison est emblématique du report modal que nous voulons opérer au profit du fret ferroviaire. » Il a aussi tenté de rassurer le sénateur sur les fameux tunnels, en affirmant qu’ils « figurent bien dans la section internationale au titre du nouvel accord franco-italien [qu’il signera] la semaine prochaine ».   

  • La CGT-cheminots juge « catastrophique » la situation de Fret SNCF

    La CGT-cheminots s’est alarmée, le 25 janvier, de la situation du transport de marchandises par le rail en France, la jugeant dans un communiqué « catastrophique ». Selon le syndicat, les pertes de Fret SNCF atteignent 340 millions d’euros en 2011. Le déficit était de 427 millions d’euros en 2010. Il rappelle que la part du ferroviaire dans le transport de marchandises en France est tombée à 8,8 % en 2010, alors qu’elle était de 30 % en 1984 et de 16,6 % en 2000. Dans le cadre du Grenelle de l’environnement, l’objectif était de faire passer le ferroviaire à 25 % d’ici à 2022.    
     

  • Fret : les deux dernières chances de Novatrans

    Fret : les deux dernières chances de Novatrans

    Dans le petit monde du transport combiné, il se dit que Novatrans est « le nouveau SeaFrance » de la SNCF. Les résultats de l’opérateur de transport combiné rail-route sont en effet catastrophiques. Dans le petit monde du transport combiné, il se dit que Novatrans est « le nouveau SeaFrance » de la SNCF. Les résultats de l’opérateur de transport combiné rail-route sont en effet catastrophiques. Repris en 2009 par la SNCF, qui lui a évité le dépôt de bilan, Novatrans n’a jamais réussi à redresser la barre : en 2010, la filiale de la SNCF a perdu 35 millions d’euros. Sur 2011, elle affiche un déficit de 22 millions d’euros pour un chiffre d’affaires de 87 millions d’euros. Pour la SNCF, qui a déjà injecté quelque 60 millions d’euros dans l’entreprise depuis 2009 (dont la moitié pour la recapitaliser), la situation n’est plus tenable. Lors d’un conseil d’administration de Novatrans, le 17 janvier, deux pistes ont été envisagées. La première passe par une cession à un tiers. La SNCF va mandater une banque « pour recueillir les manifestations d’intérêt ». La recherche d’éventuels repreneurs devrait durer deux mois. Mais cette solution laisse dubitatif. « Compte tenu de ce que perd Novatrans et compte tenu qu’il n’y a rien à vendre, on ne voit pas qui pourrait racheter quoi », commente-t-on dans le milieu.
    La seconde piste envisagée passe par une recapitalisation de l’entreprise à hauteur d’une cinquantaine de millions d’euros avant le 31 décembre prochain. Cette solution s’accompagnerait de la mise sur pied d’un sévère plan de restructuration. Elle nécessiterait aussi et surtout l’aval de la Commission européenne, soucieuse d’éviter toute aide pouvant fausser la concurrence. Le conseil d’administration de Novatrans a donné jusqu’à la fin avril à la direction générale pour proposer un plan de retour rapide à l’équilibre. Il passera forcément par la suppression de liaisons, alors qu’actuellement la plupart des lignes sont déficitaires, voire par des fermetures de terminaux (il y en a 13).
    Au Groupement national des transports combinés (GNTC), certains se demandent si le scénario final ne passera pas par une intégration d’une partie des activités de Novatrans au sein de NavilandCargo, l’autre opérateur de transport combiné de la SNCF (mer-fer). Une éventualité actuellement rejetée par Olivier Storch, le directeur financier de SNCF Geodis, également responsable des solutions multimodales. « En avril, les deux solutions étudiées seront jugées sur pièce », indique-il. Si aucune n’était retenue, il faudrait procéder à une « liquidation à l’amiable » de la société. Il serait alors proposé à tous les salariés (ils sont 260) un reclassement au sein du groupe SNCF. Une issue qui aurait un goût amer de déjà-vu.
        

    Marie-Hélène Poingt

  • Ukraine : Transmashholding va fournir 300 locomotives électriques fret

    Le 29 décembre, les chemins de fer ukrainiens (Ukrzaliznytsia) et le constructeur russe Transmashholding ont signé un contrat portant sur la fourniture de 300 locomotives électriques fret entre 2012 et 2016. Cette commande comprend 240 engins doubles 2ES4K (3 kV continu) et 70 engins doubles 2ES5K (25 kV 50 Hz). Ces locomotives seront assemblées par Transmashholding à Novotcherkassk, mais le contrat prévoit que leur contenu sera « à 40 % ukrainien ».
     

  • Fret : lancement du premier train long de 850 mètres

    C’est une première qui était attendue depuis longtemps par les opérateurs ferroviaires et les chargeurs : après 12 mois d’un travail compliqué entre les différents acteurs du secteur, SNCF Geodis a fait circuler les 19 et 20 décembre, un train de marchandises long de 850 mètres. Soit « le plus long qui ait jamais circulé sur le réseau ferroviaire français », souligne la filiale de la SNCF dans un communiqué.
    Ce train de marchandises de 2 400 tonnes commercialisé par Lorry Rail a relié la frontière espagnole (Le Boulou) et le Luxembourg (Bettembourg). Soit un parcours de 1 054 km effectué en 15 heures. Il « repousse la limite de longueur des trains traversant la France qui était jusqu'alors de 750 mètres » pour un poids de 1 800 tonnes, rappelle le communiqué.
    L’itinéraire Valenton – Marseille a également été aménagé pour permettre la circulation de trains longs. D'ici à 2014, les lignes majeures du réseau français devraient être adaptées à des trains encore plus longs : 1 050 mètres pour des volumes de 3 000 tonnes, selon SNCF Geodis qui en attend une compétitivité accrue.

  • Paris : le tram fret passe l’épreuve de la marche à blanc

    Expérimentation réussie pour le tram fret à Paris si l’on en croit ses promoteurs. Du 14 novembre au 10 décembre, un tram transportant fictivement des marchandises s’est inséré deux fois par jour dans la circulation des tramways de la ligne T3 entre Pont-du-Garigliano et Porte-d’Ivry. L’initiative revient à l’Apur (Atelier parisien d’urbanisme), qui souhaite évaluer la faisabilité de ce projet pour favoriser le report modal. « Le but de l’expérimentation était de montrer qu’un tram transportant du fret peut s’intercaler, sans impact ni ressenti négatif, dans le trafic voyageurs », explique-t-on côté RATP. C’est exactement ce qui s’est passé. Selon les enquêtes réalisées, 95 % des personnes sondées affirment n’avoir pas perçu de changements. Seuls quelque 20 % des voyageurs ont remarqué ces tramways circulant à vide et dotés de panneaux recouvrant leurs surfaces vitrées. Et 84 % des interviewés estiment que c’est une bonne idée. Nouvelle étape pour aller plus loin, l’Apur va lancer en début d’année prochaine une étude auprès des chargeurs pour évaluer les flux potentiels du tram fret.
     

  • Colombie : l’Adif espagnole s’investit dans la gestion de lignes fret

    L’Adif (le RFF espagnol) vient de ratifier un accord de coopération avec Fenoco, Ferrocarriles del Norte de Colombia. Avec son partenaire privé Assignia-Essentium déjà engagé en Turquie, au Mexique et à Bogota, l’Adif investit dans une ligne de fret du nord de la Colombie : sur Chiriguana – Santa Marta, il s’agit de la maintenance, du doublement partiel et de la gestion du trafic sur le tronçon de 230 km entre La Loma et le port de Santa Marta qui exporte ainsi 26 millions de tonnes de charbon par an.

  • Russie : l’homme le plus riche du pays investit dans le fret ferroviaire

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    L'homme le plus riche de Russie, Vladimir Lissine, va racheter 75 % de PGK, la filiale de fret de la compagnie russe de chemins de fer RZD pour environ 3 milliards d'euros, a annoncé le 28 octobre sa holding spécialisée dans les transports, Universal Cargo Logistics Holding (UCLH). PGK est le plus gros opérateur de fret en Russie, dont le réseau ferré est l'un des plus étendus au monde avec plus de 85 000 kilomètres de voies. La société possède plus de 200 000 wagons de transport de marchandises, selon le communiqué.

  • Convention collective du fret ferroviaire : l’avant-dernière étape

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    Après un an de négociations avec les syndicats, l’organisation patronale Union des transports publics (UTP) a signé le 31 octobre avec la CFTC, la CGC, la CGT, la Fgaac et l’Unsa un accord de branche relatif à la formation professionnelle dans le transport de fret ferroviaire. Cinq accords (notamment sur l’organisation et le temps de travail) ont été conclus depuis qu’ont été lancées en 2006 les discussions pour mettre au point la convention collective du transport de fret ferroviaire. Ne reste plus pour achever cette convention qu’à conclure un accord sur la prévoyance et les maladies professionnelles. Ce qui pourrait être fait début 2012, selon l’UTP.