Catégorie : Fret & logistique

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  • Espagne : les actionnaires privés arrivent dans le fret Renfe

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    Après l’éclatement de sa branche fret en quatre sociétés privées anonymes (Multi, Irion, Contren et Pecovasa), Renfe négocie avec des groupes privés leur entrée dans le capital de chacune, étant entendu que l’opérateur public conserve au moins 55 % des actions. Les discussions devraient être achevées pour la fin 2011 et Renfe a indiqué sa préférence pour des partenaires industriels, c’est-à-dire des armateurs maritimes, des compagnies de transport routier ou des transitaires, plutôt que des organismes financiers. Ainsi pour Pecovasa (transport d’automobiles et de pièces détachées), Renfe aura ici une participation de 60 %, l’opérateur ATG (15 %), Comsa Rail (issu d’un groupe de BTP) 15 % et Suardiaz (un armateur lié à Gefco-Peugeot) 10 %.

  • Desserte portuaire : la SNCF lance son OFP au Havre

    Le nouvel opérateur ferroviaire de proximité (OFP) de SNCF Geodis a démarré ses activités le 1er octobre sur le port du Havre. Créé en août sous le nom de Normandie Rail Services, il a repris les flux de Naviland Cargo et de Fret SNCF sur le port du Havre et de Gravenchon (Seine-Maritime).
    Les équipes ayant été mutualisées, le nouvel opérateur compte désormais plus de 100 salariés pour exploiter les dessertes portuaires. Normandie Rail Services dispose de 4 locomotives électriques et de 5 engins de manœuvre pour un volume d’activité estimé à 20 trains quotidiens.
    La naissance de cet OFP « s’inscrit notamment dans le cadre du lancement prochain d’une plateforme multimodale (ferroviaire, maritime et fluviale) sur le site », explique SNCF Geodis dans un communiqué.

     

  • Gefco ne renouvelle pas son contrat avec Fret SNCF

    Gefco, filiale de PSA Peugeot Citroën, n’a pas renouvelé son contrat avec Fret SNCF, il a préféré porter son choix sur ses concurrents européens Euro Cargo Rail (Deutsche Bahn), Europorte (Eurotunnel) et Colas Rail (Bouygues), rapporte le 14 septembre Challenges. La SNCF perd ainsi un de ses plus gros clients, Gefco utilisant environ 40 000 wagons par an, souligne l’hebdomadaire économique. Une information que n’a pas voulu commenter Gefco.
     

  • Lisbonne donne la priorité au fret

    Après avoir annoncé la « suspension » de sa participation au projet de LGV Lisbonne – Madrid, le gouvernement portugais a indiqué qu’il comptait donner la priorité à la construction d’une liaison dédiée au fret ferroviaire entre le port de Sines et la frontière espagnole, rapporte WK-Transport-Logistique du 30 août. Selon le journal, les pouvoirs publics estiment qu’en l’absence de cette liaison les exportations portugaises subissent un surcoût de l’ordre de 20 %.

  • Allemagne : un système de bonus-malus pour réduire le bruit des trains de fret

    Un accord vient d’être signé entre la Deutsche Bahn (DB) et le ministère allemand des Transports pour formaliser le projet de réduction des nuisances sonores des trains de fret, rappelle le Centre d’analyse stratégique dans son Panorama n° 48, publié le 22 août. Un système de bonus-malus en fonction du bruit des trains de fret va être instauré d’ici à la fin 2012. « Les wagons équipés des nouvelles semelles de freins composites, matériel développé par la DB, bénéficieront d’un bonus, tandis que les autres seront taxés d’un malus », écrit Christine Raynard, chargée de mission au département développement durable du CAS, en soulignant que ce système sera financé par une subvention de l’Etat fédéral pendant huit ans, puis alimenté à parts égales par le secteur ferroviaire et les pouvoirs publics. Ce dispositif permettrait de réduire d’environ 10 dB le niveau sonore au freinage. Le ministère allemand espère que 180 000 wagons pourront en être équipés entre 2012 et 2020, pour un montant de plus de 300 millions d’euros.
     

  • Fret : DB Schenker envisagerait de fermer sa filiale américaine

    Alors que ses activités sur le sol américain patinent, DB Schenker envisagerait de fermer sa filiale outre-Atlantique, selon le Financial Times Deutschland. Il faut dire que depuis le rachat de BAX en 2006, les allemands n’ont jamais vraiment réussi à s’imposer sur le marché des transports routier et aérien de marchandises aux Etats-Unis. En cinq exercices, BAX n’a connu qu’à deux reprises un bénéfice.
    Un résultat jugé insuffisant, alors que DB Schenker s’efforce d’accroître sa très modeste marge bénéficiaire, tombée à 2,1 % l’an dernier. De fait, ordre aurait été donné de se séparer des « poids morts ».
    La compagnie se refuse à tout commentaire, mais d’après le journal le couperet pourrait tomber avant la fin de l’année, peut-être même dès le mois d’août. S’il se confirme, ce scénario constituerait une rupture avec la course au gigantisme lancée dans les années 2000.

  • Fret : SNCF Geodis « très ouvert » à des acquisitions en Allemagne

    SNCF Geodis est « très ouvert » à l’idée d’acquisitions en Allemagne, mais il faut veiller à éviter les redondances, a déclaré son patron Pierre Blayau au quotidien Frankfurter Allgemeine Zeitung (FAZ) du 27 juin. « Pour croître et monter un réseau international, nous avons besoin » du marché allemand, le plus important dans le transport et la logistique en Europe, a ajouté Pierre Blayau. La filiale de fret et de logistique de la SNCF est le quatrième prestataire de logistique du pays derrière DHL (groupe Deutsche Post), Schenker (Deutsche Bahn) et Kühne & Nagel. Elle est présente en Allemagne sous la marque Captrain.

  • Fret : des pistes pour développer le ferroviaire

    Objectif : 25 % de parts de marché pour les transports de marchandises alternatifs à la route à l’horizon 2022, contre 14 % en 2009. Cet objectif, fixé par le Grenelle de l’environnement, a été réexaminé le 31 mai dernier lors d’une table ronde. Les pouvoirs publics ont demandé à RFF de confier une mission à Armand Toubol. L’ancien directeur de l’activité fret de la SNCF, doit « établir un diagnostic partagé sur les causes de la perturbation des sillons fret et d’identifier les pistes d’améliorations ». Le Conseil général de l’environnement et du développement durable est de son côté chargé d’étudier la possibilité de mettre en place un service minimum pour la circulation des trains de fret. Autre axe de développement, la mise en circulation de trains plus longs, de 850 m est attendue le 1er janvier 2012 sur les axes Valenton – Marseille et l’autoroute ferroviaire Le Boulou – Bettembourg. Une nouvelle table ronde est programmée en décembre 2011.
     

  • Fret : un nouveau trafic via le Mont-Cenis

    Fret : un nouveau trafic via le Mont-Cenis

    SNCF Geodis produit depuis mars 2011 un trafic de poutrelles d’acier entre le site Lucchini de Fiorentina di Piombino (Italie) et l’usine AscoMetal du Cheylas (France). Deux fois par semaine, des convois de 1 150 t transitent par le tunnel du Mont-Cenis, la traction étant assurée en 36300 de Fiorentina à Saint-Jean-de-Maurienne et en 75000 au-delà. SNCF Geodis produit depuis mars 2011 un trafic de poutrelles d’acier entre le site Lucchini de Fiorentina di Piombino (Italie) et l’usine AscoMetal du Cheylas (France). Deux fois par semaine, des convois de 1 150 t transitent par le tunnel du Mont-Cenis, la traction étant assurée en 36300 de Fiorentina à Saint-Jean-de-Maurienne et en 75000 au-delà. Normalement, les convois sont tracés directement, via le raccordement de Montmélian, vers l’EP du Cheylas situé sur la ligne Montmélian – Grenoble. Dans la pratique, il n’est néanmoins pas rare que les trains soient amenés à transiter par Chambéry. Le lancement de ce nouveau trafic constitue une sorte de consolation pour SNCF Geodis, qui a dû céder fin 2010 la desserte Ambrogio à Trenitalia en Italie et à ECR en France : « pour des raisons de tarifs et de fiabilité, consécutivement aux grèves », admet Philippe Bihouix de la direction Internationale du pôle Transports ferroviaires de marchandises de SNCF Geodis. Récemment, l’opérateur a décidé de confier « au moins pendant quelques mois » etd’entente avec Hupac la traction du trafic du combiné Busto Arsizio – Barcelone à Trenitalia sur son parcours italien. Cette desserte reste sous la maîtrise commerciale de SNCF Geodis mais est assurée de Busto à Modane par un tiers, pour des questions de robustesse technique. En effet, Captrain Italy, qui continue à se développer, peine encore à maîtriser sa croissance et à garantir une production suffisamment solide en toutes circonstances. Ce recentrage passager ne veut pas dire que SNCF Geodis « laisse la main » à Trenitalia qui est en train de se renforcer sensiblement en Maurienne, mais correspond au souci de rendre le meilleur service possible à son client. Du reste, Philippe Bihouix confirme l’ambition du groupe SNCF Geodis de garder l’initiative en Italie, via le Mont-Cenis où les volumes des trafics de céréales, métallurgie et automobiles progressent – de nouveaux trains apparaîtront en juillet et décembre 2011 – et via la Suisse. Après le trafic Scandfibre dont les résultats sont bons, Captrain Italy pourrait être impliqué par la reprise ou le lancement de trafics du combiné.

     

    Sylvain MEILLASSON

  • La DB relance sa ligne de fret  entre la Chine et l’Allemagne

    La DB relance sa ligne de fret entre la Chine et l’Allemagne

    A cause de la crise, la compagnie avait renoncé à cette liaison de plus de 10 000 km. Transporter des marchandises entre la Chine et l’Allemagne par voie de chemin de fer : la DB est en passe de remettre sur les rails sa prestigieuse liaison Trans Eurasia Express, deux ans après avoir  renoncé à cause de la crise. Début avril, un convoi test chargé d’une cinquantaine de conteneurs est arrivé à Duisbourg dans la Ruhr au terme d’un périple de 10300 km qui avait débuté 16 jours plus tôt à Chongquing dans le Sichuan.
    Un trajet « deux fois plus rapide que la voie maritime et moins cher que l’avion », avance la Bahn qui vise l’industrie chimique et automobile ou les fabricants de produits électroniques grand public.
    « Nous espérons mettre en place un service régulier entre les deux continents avant la fin de l’année », annonce Karl-Friedrich Rausch, le directeur des activités de fret et de logistique. Il y a deux ans, la compagnie espérait un aller-retour par semaine, avant d’être rattrapée par la crise et l’effondrement des commandes. Cette fois-ci et malgré la reprise soutenue des échanges, la DB se montre prudente et n’avance aucun objectif. Le rythme de croisière « dépendra de la demande », souffle-t-elle.
    Au total, le convoi doit traverser sept pays dont le Kazakhstan ou la Biélorussie. Mais contrairement aux essais effectués avant la crise, l’itinéraire passe par le sud de la Mongolie et non plus par le nord. Résultat : un trajet plus long de 2 000 km. Un « détour » toutefois compensé par des contrôles douaniers moins nombreux. Ce nouveau parcours a même fait gagner un jour de voyage au convoi.