Catégorie : Industrie

Retrouvez toute l’actualité de l’industrie des transports et de la mobilité, des entreprises du secteur, nominations, contrats…

  • Valérie Pécresse « ne sacrifiera pas l’investissement » sur le renouvellement du parc francilien

    Valérie Pécresse « ne sacrifiera pas l’investissement » sur le renouvellement du parc francilien

    Les participants au déplacement de Valérie Pécresse et de plusieurs membres du conseil d’administration d’Île-de-France Mobilités (IDFM) sur les sites Alstom de Crespin et de Petite-Forêt, dans le Valenciennois, n’auront pas été déçus du voyage. Le 22 novembre, la présidente de la région Île-de-France et d’IDFM a pu voir de ses yeux, en cours de production ou montées, les nouvelles rames pour le Grand Paris Express, les rames MP14 pour la ligne 11 du métro parisien en cours de prolongement et les trams-trains pour la future ligne T12 et le T4. De plus, la dernière rame Francilien (la 360e) et un Regio 2N pour IDFM étaient garées à l’accueil de l’ancien site Bombardier de Crespin.

    En outre, au Centre d’essai ferroviaire (CEF) voisin du site de Petite-Forêt, Valérie Pécresse a pu effectuer un aller et retour à bord de la dixième rame RER NG, en composition de 7 voitures pour le RER D, et prendre des nouvelles des futures rames MF19 pour le métro et MI20 pour le RER B. On a rarement vu une telle diversité de matériel en cours de livraison… ce qui, pour la présidente, est une preuve que ses promesses sont tenues, presque quatre ans après une précédente visite sur les sites du Valenciennois (alors détenus séparément par Alstom et Bombardier) et alors que les nuages s’amoncellent sur la gestion des transports franciliens, entre une opposition régionale qui dénonce l’insuffisance de l’offre et une hausse du passe Navigo en perspective…

    Un contexte qui s’est invité dans le discours prononcé par Valérie Pécresse en fin de visite. Tout en se déclarant « très fière de voir des trains Origine France Garantie », et en se félicitant des recrutements effectués sur les sites du Valenciennois, la présidente a rappelé qu’IDFM avait partagé ses commandes entre les deux constructeurs présents dans la région, Bombardier et Alstom. « Maintenant, voilà, on a un grand acteur, dont nous espérons qu’il sera l’un des grands du ferroviaire pendant très très longtemps. Et nous sommes heureux, en Île-de-France, d’être une vitrine d’Alstom. C’est vrai que nous représentons, je crois, 10 % de votre carnet de commandes, 40 % des commandes en France. Nous sommes votre premier client parce que les transports, dans la région, ce sont beaucoup plus que des transports. Alors j’espère que vous allez être à l’heure, car nous sommes terriblement impatients ! » Après avoir déclaré qu’IDFM avait été très rassuré par les engagements du constructeur en la matière, tout en rappelant quelques circonstances atténuantes comme le Covid et la guerre en Ukraine, Valérie Pécresse a remercié les salariés d’Alstom… ou plutôt « d’Alstom-Bombardier ».

    Avec les commandes en cours, « le nom d’Alstom va être partout en Ile-de-France, y compris pendant les Jeux olympiques », a proclamé la présidente de la région, qui a répété que même si les finances étaint très tendues, elle ne sacrifierait pas l’investissement, que ce soit pour les matériels roulants ou les nouvelles lignes : RER E à l’ouest, ligne 14 à Orly et le Grand Paris. « Mais pour faire fonctionner toutes ces nouvelles lignes, il faut de nouvelles recettes… et ces nouvelles recettes, je ne les ai pas. J’ai fait des propositions au gouvernement, les collectivités locales ont dit oui et je veux limiter la facture pour les voyageurs, parce que le pouvoir d’achat est une immense préoccupation pour tous les Français ». Et Valérie Pécresse veut que les entreprises « acceptent leur part de l’effort ». Ainsi, « j’ai proposé 7,5 % de hausse pour les collectivités : elles ont accepté, 7,5 % de hausse pour le passe Navigo et 7,5 % de hausse pour les entreprises », a précisé la présidente d’IDFM, tout en s’excusant auprès de son hôte d’aborder ce sujet. Mais sans « gros sous », pas de commandes…

    P. L.

  • Recalé en Ile-de-France, l’Espagnol Moventia ne désarme pas

    Recalé en Ile-de-France, l’Espagnol Moventia ne désarme pas

    Candidat malheureux aux appels d’offres d’Ile-de-France Mobilités pour les lignes de bus de la grande couronne, Moventia vient de remporter coup sur coup les contrats de bus de la communauté d’agglomération de Grasse et des vélos en libre-service de la métropole de Rouen.

    Ne dites pas à Josep Maria Marti qu’en cinq ans, Moventia, le groupe de transport qu’il dirige en famille, n’a fait que deux prises sur l’Hexagone : Montbéliard et tout récemment Grasse. Et réussi à percer dans deux autres villes françaises, Clermont-Ferrand et Marseille, pour prendre le guidon des vélos partagés, avec sa filiale Inurba. Bientôt trois avec Rouen où, selon nos informations, l’Espagnol a remporté le marché.

    Il a en revanche échoué en Ile-de-France, sur les appels d’offres des lignes de bus Optile, en grande couronne. « En France, les appels d’offres sont extrêmement fermés », commente le pdg de Moventia.

    « Transdev et Keolis nous savonnent la planche »

    « En 2017, Montbéliard était un ballon d’essai et surtout, le moyen de montrer comment on travaille, c’est un cycle de développement long, il faut démontrer aux élus nos capacités industrielles, les rassurer sur nos différences. Faire la chispa, comme on dit en espagnol », poursuit Josep Maria Marti. La chispa ? L’étincelle.  A Montbéliard, on a même réussi à gagner de l’argent », se défend l’opérateur de transport catalan.

    Faire des étincelles sur le marché français n’est visiblement pas chose facile, « Les deux majors du secteur, Transdev et Keolis, défendent leur forteresse, font un lobbying intense auprès des élus, nous savonnent la planche », reprenait Jorge Azevedo, directeur du développement France de Moventia, le 22 novembre lors d’un point presse. Avant de filer au salon des Maires qui se tenait à deux pas, porte de Versailles… Cet ancien de Transdev a aussi dirigé Smovengo, l’opérateur de Vélib’ Métropole, le service de vélos en libre-service de la Ville de Paris et des 60 communes de la métropole.

    Deuxième concessionnaire Renault en Espagne

    Originaire de Sabadel, dans la région de Barcelone, le groupe familial bientôt centenaire, créé par le grand père des actuels dirigeants (trois frères et sœurs) avait donc remporté en 2017 son premier contrat hexagonal en 2017 à Montbéliard (142 000 hab.) pour exploiter pendant six ans et demi le réseau de bus urbains, jusqu’alors aux mains de Keolis. Un contrat de 112 millions d’euros, remporté selon Jorge Azevedo en gagnant la confiance des syndicats. La même année, l’Espagnol gagnait un contrat de bus urbains à La Mecque.

    Cinq ans après, en novembre 2022, le Catalan qui a également une grosse activité de concessionnaire automobile multi-marques (c’est le deuxième concessionnaire Renault en Espagne) vient de déloger Transdev de Grasse dans les Alpes-Maritimes. La communauté d’agglomération (100 000 hab.) lui a confié les clés du réseau de 70 bus, dont 9 électriques, et la construction d’un nouveau dépôt. Un contrat de dix ans qui démarre le 1er janvier 2023 pour un montant de 100 millions d’euros. Moventia dit étudier trois nouveaux appels d’offres sur l’Hexagone, principalement dans des villes moyennes.

    Nathalie Arensonas

    Moventia en chiffres

    Implantations : Espagne (bus, tramways, vélos), France (bus, vélos), Finlande (bus, vélos), La Mecque (bus)
    1 850 bus
    45 000 vélos (dont 30 000 en France), 4 500 stations
    41 tramways (à Barcelone)
    150 millions de passagers/an

  • Dix tramways Stadler Tramlink pour Lausanne

    Dix tramways Stadler Tramlink pour Lausanne

    Les Transports publics de la région lausannoise (tl) et Stadler ont signé un contrat pour la fourniture de 10 tramways de type Tramlink, y compris les pièces détachées et outils spéciaux nécessaires à leur maintenance. Ces tramways sont destinés à la future ligne de tramway entre Lausanne et Renens, qui doit ouvrir en 2026.

    En Suisse, la commande de Tramlink passée par les tl fait suite à celles passées par six autres réseaux de transports publics. Ce type est en service à Lugano depuis l’année dernière et doit l’être « bientôt » dans le canton d’Argovie, à Bâle et à Berne, précise Stadler. Cette nouvelle commande de Tramlink se distingue des précédentes passées en Suisse par le fait que ces nouveaux trams seront à écartement normal.

    Constitué de sept modules articulés en acier inoxydable à haute résistance, pour une longueur de près de 45 m, les trams pour Lausanne disposeront de trois zones polyvalentes à côté des portes, comprenant un espace réservé aux fauteuils roulants, aux chariots et aux vélos. Chaque face est équipée de huit portes à deux vantaux, avec comble-lacune. A l’intérieur, dont le design est qualifié d’exclusif par le constructeur, les voyageurs bénéficieront d’une isolation acoustique et thermique « complète » et d’une climatisation « efficace ». D’une largeur de 2,65 m, les Tramlink des tl pourront transporter jusqu’à 316 personnes.

    Le conducteur bénéficiera d’une visibilité panoramique « optimale », pour « une sécurité maximale dans les environnements urbains imprévisibles ». En outre, la conception de l’avant est conçue pour améliorer la protection des piétons.

  • Lancement du Corifer pour piloter la recherche et l’innovation ferroviaires

    Lancement du Corifer pour piloter la recherche et l’innovation ferroviaires

    Sa création était un des engagements du Contrat stratégique de la Filière ferroviaire (CS2F) signé en juillet 2021, pour encadrer un appel à manifestation d’intérêt (AMI) visant à soutenir des projets de recherche et développement portés pour la filière ferroviaire. Désormais, le Comité d’Orientation de la Recherche et de l’Innovation de la Filière Ferroviaire – en abrégé Corifer – est officiellement lancé, à la suite du Comité de Pilotage Ministériel (CPM) Transports réuni le 14 novembre à Nevers autour de Clément Beaune, ministre chargé des Transports, Roland Lescure, ministre chargé de l’Industrie et de Bruno Bonnell, Secrétaire général pour l’investissement.

    Avec ce lancement, le Corifer se structure comme une « véritable instance de pilotage », tout en « poursuivant les efforts collectifs engagés depuis presque deux ans sur l’innovation et la recherche ». Présidé par Carole Desnost, Vice-présidente et membre du directoire SNCF, le Corifer aura pour objectif de « piloter la feuille de route R&D de la filière et de fédérer les acteurs industriels autour de projets structurants et innovants ». Ingénieur chimiste de formation, Carole Desnost a débuté sa carrière en 1986 dans le groupe PSA, où elle a occupé divers postes en recherche, aux études produit, en marketing qualité de service, en lobbying international et en ventes opérationnelles. En 2008, elle a rejoint Rhodia en tant que directrice Innovation avancée, puis l’équipementier Plastic Omnium en tant que Directrice R&D. En 2015, elle a pris le poste de directrice Innovation et Recherche du Groupe SNCF, avant de prendre la tête en juin 2021 de la Direction Technologies, Innovation & Projets Groupe SNCF, dont elle est actuellement Vice-présidente, tout en étant membre du directoire de la SNCF.

    Particulièrement impliquée dans le fonctionnement de cette nouvelle instance, la Fédération des Industries Ferroviaires (FIF) « se réjouit de cette annonce qui va contribuer à rassembler les acteurs de l’innovation du secteur ».

    Dans les semaines à venir, le Corifer orientera son travail sur le deuxième appel à manifestation d’intérêt, articulé autour de six thématiques prioritaires : décarbonation, efficacité énergétique et sobriété ; infrastructure ferroviaire résiliente, capacitaire et digitalisée ; mass Transit / RER métropolitain ; accélération du Fret ferroviaire ; mobilité en zone peu dense / Train léger et nouvelles mobilités partagées ; gestion des risques et nouvelles méthodes de conception et de fabrication.

  • Ermewa commande 780 wagons intermodaux en 2022

    Ermewa commande 780 wagons intermodaux en 2022

    Le loueur de wagons Ermewa a annoncé que son parc intermodal s’enrichirait de 780 nouveaux wagons en 2022 dans le cadre de l’expansion de son offre et de son portefeuille dans ce segment. C’est ainsi que 530 wagons intermodaux neufs ont été livrés à la fin du troisième trimestre 2022 et 250 autres wagons suivront d’ici la fin de l’année.
    Au total, 780 wagons de type Sgmmnss 40′, Sgnss 60′, Sggrss 80′ et Sggmrss 90′ rejoindront cette année le parc Ermewa, qui comprend déjà 4 000 wagons intermodaux « et doit encore être augmentée de façon significative dans les années à venir ». D’ici à la fin de l’année 2030, le loueur s’est en effet fixé pour objectif de faire passer son parc intermodal à 10 000 wagons.
    Les nouveaux wagons disposent d’un GPS et sont pré- équipés pour l’attelage automatique numérique (DAC). Les nouveaux Sggmrss 90′ construits par Inveho sont plus légers d’une tonne que les modèles courants de cette catégorie, ce qui permet d’augmenter la charge utile ou de réduire l’apport d’énergie en traction, précise Ermewa.
    Les wagons actuellement livrés ont été produits par Inveho, Greenbrier et Tatravagónka. Pour l’année à venir, Ermewa a déjà commandé plus de 1 000 nouveaux wagons intermodaux, qui seront livrés d’ici fin 2023.

  • Accord entre Thales et Knorr-Bremse pour l’automatisation des trains de fret

    Accord entre Thales et Knorr-Bremse pour l’automatisation des trains de fret

    Deux spécialistes s’unissent pour le développement de la conduite automatique sur les trains remorqués par des locomotives. En effet, un protocole d’accord a été signé entre l’équipementier Knorr-Bremse, spécialiste des systèmes de freinage, et Thales, pour coopérer au développement de solutions de conduite automatique qui concernent aussi bien les trains de marchandises que ceux de voyageurs. Plus que d’arriver à brève échéance à une autonomie complète de ces trains tractés par locomotive, qui pourrait intervenir dans une phase ultérieure, il s’agit ici d’automatiser certaines fonctions, ce qui pourrait se montrer particulièrement utile dans le cadre de la digitalisation des trains de fret.
    Selon les deux entreprises, « la conduite automatique des trains (ATO) apportera (…) au secteur du fret ferroviaire (…) des gains d’efficacité et de capacité, des économies d’énergie, des améliorations des performances et une meilleure ponctualité ». Ce dernier point peut surprendre, mais, ajoutent Knorr-Bremse et Thales, le respect de heure d’arrivée prévue dépend d’une conduite fluide des trains, basée sur des facteurs tels que les caractéristiques de la voie, la topographie et le trafic environnant, ainsi que sur des paramètres spécifiques au train tels que la charge, qui influence les performances de traction et de freinage. C’est là que l’introduction de fonctions numériques et automatisées pour contrôler ces paramètres apporterait une amélioration. En disposant de données fournies en temps réel par des capteurs à installer sur les parcs existants de matériel roulant, les conducteurs des trains pourront élaborer des stratégies de conduite optimales. Les deux entreprises ajoutent que la conduite automatique des trains « contribuera également, entre autres avantages, à lutter contre la pénurie de personnel qui menace le secteur du fret ferroviaire ».

  • Les résultats de la dixième édition des Grands Prix de la Région Capitale

    Les résultats de la dixième édition des Grands Prix de la Région Capitale

    Inflation, hausse de l’énergie, crise des approvisionnements… En Ile-de-France, l’autorité organisatrice des transports évalue à presque 1 milliard d’euros le surcoût de la facture énergétique alors que ses recettes tournent autour de 10 milliards. D’où la nécessité de trouver de nouvelles ressources (avec sans doute une hausse du tarif du Navigo) et l’urgence à agir. Valérie Pécresse prône « un juste partage de l’effort ».

    Mais déjà, au quotidien, les transporteurs sont engagés dans une démarche de réduction des coûts, de gains de productivité, sans oublier les efforts réalisés pour mieux informer les voyageurs et leur offrir de meilleurs services. C’est tout l’objet des Grands Prix de la Région Capitale : mettre en avant les initiatives qui contribuent à améliorer significativement les conditions de déplacements en Ile-de-France et primer celles, mises en œuvre au cours des 12 derniers mois, qui ont le plus séduit le jury. Jury constitué de la rédaction de VRT mais aussi, bien sûr, des premiers concernés, des représentants des usagers (Fnaut-IDF et Plus de Trains, cette année).

    Nous cherchons ainsi à récompenser l’innovation, les progrès faits en matière d’intermodalité, d’aménagement urbain, de modernisation, de gestion de projets, de transports périurbains, de logistique urbaine et de smart city. Il y aura peut-être des déçus, mais toutes les initiatives présentées dans ces pages sont avant tout la reconnaissance des savoir-faire et des efforts mis en œuvre chaque année par les acteurs des transports publics malgré la succession de périodes difficiles qu’ils traversent.

    Nous vous présentons ci-dessous les choix de notre jury constitué cette année de six personnes (Marc Pélissier, président de la Fnaut-Ile-de-France, Arnaud Bertrand, président de Plus de Trains, Bertrand Lambert, journaliste à France 3, et la rédaction de VRT représentée par Patrick Laval, Emilie Nasse et Marie-Hélène Poingt). La remise des prix a eu lieu le jeudi 20 octobre à l’Espace Saint-Martin dans le 3ème arrondissement de Paris. Pour retrouver l’intégralité du dossier, c’est ici.

     

    Prix Intermodalité

    Il s’agit des meilleures initiatives en matière de liaison entre les modes de transport sont ici mises à l’honneur. Trois propositions étaient en lice.

    Parrainé par

    Lancement du tramway T13

    Le 6 juillet dernier, Transkeo T13 (filiale à 51 % de Keolis et à 49 % de SNCF) a débuté l’exploitation du tram T13, reliant en 30 minutes Saint-Germain-en-Laye et Saint-Cyr-l’Ecole. Ce nouveau tram, construit sous maîtrise d’ouvrage Ile-de-France Mobilités et de SNCF Réseau, compte 12 stations réparties sur 18,8 kilomètres de voies. Ce tram-train, accessible, doit simplifier la mobilité dans les Yvelines et s’intègre au réseau de transport existant. La ligne a en effet été pensée de façon à compléter le maillage de transport collectif et garantir de nombreuses correspondances avec d’autres moyens de transport pour faciliter les déplacements.

    Dès 2021, l’ensemble des étapes de la pré-exploitation et du lancement commercial du T13 ont été menées en étroite coordination avec l’ensemble des collectivités locales des acteurs impliqués dans le projet. Plus d’une centaine de personnes ont été recrutées pour assurer l’exploitation, la maintenance du matériel roulant et des infrastructures ainsi que la sûreté et la sécurité, la relation client et l’ensemble des fonctions support nécessaires au bon fonctionnement du tramway.

    Prix Gestion de projet

    Le prix couronne une réalisation qui a demandé à ses promoteurs, agilité, concertation et innovation pour le mener à bien. Le jury était appelé à départager trois candidatures.

    La nouvelle gare Montparnasse

    Après plusieurs années de travaux, durant lesquels les circulations de trains n’ont pas été perturbées, la nouvelle gare Montparnasse a été inaugurée le 30 septembre 2021. Une opération réalisée dans le cadre d’un partenariat avec le promoteur Altarea, et sans surcoûts, contrairement au projet de modernisation de la gare du Nord,

    Parmi les axes forts de la rénovation, il s’agissait d’ouvrir davantage la gare sur la ville et d’apporter plus de lumière. Résultat, la 4e plus grande gare du pays, qui relie Paris à l’ouest de la France, est devenue plus lumineuse, plus aérée et réaménagée de façon à la doter de plus commerces : la surface dédiée aux commerces et aux services a été multipliée par deux. La signalétique et les parcours ont été repensés pour qu’ils soient plus simples à comprendre pour les voyageurs. Ainsi, la gare compte désormais 102 écrans d’informations et une quinzaine d’escaliers mécaniques supplémentaires L’accès au métro (lignes 4, 6, 12 et 13) a été aussi été revu.

    Prix Aménagement urbain

    Le prix distingue les meilleures initiatives autour de deux notions indissociables que sont le transport et l’urbanisme. Les initiatives proposées cherchent à améliorer les conditions de vie des Franciliens.

    La transformation de la Porte de Clichy

    La Porte de Clichy, à la limite entre le nord-ouest de la capitale et la commune de Clichy, s’est transformée non seulement en devenant un vrai pôle multimodal mais aussi en redonnant vraiment plus de place aux piétons.

    Cette transformation s’est opérée progressivement avec l’installation, il y a trois ans, du nouveau Palais de justice, et par l’arrivée de nouveaux commerces dans ce quartier où le piéton ne se sentait pas le bienvenu, il y a quelques années encore, du fait de l’absence de logements (à part quelques hôtels) dans la bande de terrain située entre les boulevards maréchaux et le périphérique, dont le viaduc surplombe la limite intercommunale.

    Côté transports publics, la situation s’est améliorée avec le prolongement du tram T3b (2018) et surtout du métro automatique (2021), après le prolongement de la ligne 14 vers Saint-Ouen (2020). Comme souvent, l’arrivée de la ligne 14 a été traitée avec beaucoup de soin en ce qui concerne l’aspect décoratif de la station du métro automatique, avec un clin d’œil à Guimard ! Enfin, côté bus, trois lignes parisiennes et deux lignes suburbaines viennent compléter le tableau intermodal.

    Reste toutefois toujours le problème des embouteillages… et de la discontinuité du réseau des pistes cyclable.

     Prix Modernisation

    Le prix récompense les initiatives de modernisation des gares ou des réseaux de transport existants, routiers ou ferroviaires. Trois bonnes idées à départager.

    Parrainé par

    L’électrification du tronçon Gretz-Armainvilliers – Nogent-sur-Seine

    Commencé fin 2018, le projet d’électrification du tronçon Gretz-Armainvilliers – Provins – Nogent-sur-Seine s’est achevé cet été avec la mise sous tension de la caténaire. Au total, ce sont 160 km de voies qui ont été électrifiées. En permettant aux trains de passer du diesel à l’électrique, il est emblématique du rôle des infrastructures ferroviaires dans la transition énergétique.

    Avec 3,7 millions de voyageurs par an, la ligne P Paris – Provins était la dernière grande ligne à électrifier de l’Ile-de-France. Un projet très attendu des voyageurs et des élus qui promet une amélioration significative de la ponctualité.

    Passer du diesel à l’électrique, signifie une diminution de l’utilisation des hydrocarbures grâce au remplacement (à terme) des trains diesel par des trains électriques, ainsi qu’une baisse des émissions des gaz à effet de serre et des pollutions atmosphériques (un train électrique émet 30 fois moins de CO2 qu’un train Corail diesel).

    Les travaux d’électrification entre Gretz-Armainvilliers et Nogent-sur-Seine incluent une somme de travaux conséquents : près de 230 km de fil d’alimentation électrique déroulés, près de 160 km de voies ferrées équipées en caténaires, 3 200 poteaux posés et 600 ancrages réalisés, 22 ouvrages d’art modifiés dont 19 ponts-routes, deux passerelles et un tunnel démoli et remplacé par une tranchée ouverte.

    Prix Innovation

    Ce prix distingue les nouvelles idées ou réalisations et s’intéresse à tous les secteurs des transports, qu’il s’agisse de technologies de pointe, de services inédits ou de mesures concernant la politique des déplacements. Voici 4 propositions pour un prix très disputé.

    Parrainé par

    Le chien robot de la RATP

    Perceval, le chien-robot quasi tout-terrain, est utilisé par les experts de RATP Infrastructure pour inspecter les environnements de travail difficiles, de jour comme de nuit, par tous les temps. Inspection des éléments chauffants, avec notamment relevé de température, inspection des sous quais du RER A, aide à la surveillance caténaire, ronde sur des sites avec postes à haute tension… Parmi plus de 40 cas d’usages identifiés, les missions de Perceval ont un objectif majeur : assister les équipes dans les tâches répétitives en facilitant l’inspection d’éléments difficiles ou dangereux d’accès. Le groupe RATP est la première entreprise ferroviaire en Europe à utiliser le chien-robot, développé par Boston Dynamics.

    Prix Périurbain

    Ce prix salue une initiative, prise en grande couronne, favorisant la mobilité. Les initiatives en compétition sont très différentes mais permettent toutes d’améliorer l’irrigation des zones moins denses.

    Le réseau Randopolitain pour mieux relier les territoires aux gares

    Randopolitain représente l’ambition de superposer le réseau des transports en commun franciliens et celui des sentiers de grande randonnée de la Fédération française de la randonnée pédestre – GR® -, pour dessiner le plus important circuit au monde de balades accessibles en train. Une idée née pendant le premier confinement dans la tête des journalistes du média en ligne Enlarge your Paris, désireux de retrouver le chemin de la nature sans voiture, simplement avec leur abonnement de transport avec leur passe Navigo dézoné ou avec les tickets désormais à 4 € maximum. Outre le métro, l’Ile-de-France est desservie par les lignes de trains et RER Transilien et ses 390 gares. Elle est également traversée par douze GR®, balisés et entretenus par la Fédération française de randonnée pédestre.

    Jusqu’à présent, des milliers de kilomètres de sentiers balisés étaient à portée de train, sans qu’ils ne soient reliés au réseau ferré. C’est l’objectif de Randopolitain d’écrire cette histoire partagée.

    Randopolitain c’est le projet de relier ces sentiers directement aux gares en créant de nouvelles boucles et itinéraires. L’objectif : dessiner un réseau de 1 896 kilomètres de balades de gare à gare. Entre le 26 juin 2022 et le 22 septembre 2024, Enlarge your Paris et ses partenaires devaient proposer un cycle de 100 randonnées gratuites et ouvertes à tous en compagnie de botanistes, philosophes, forestiers, bibliothécaires, artistes, paysagistes…

    Prix Smart City

    Ce sont les initiatives en matière de gestion intelligente des ressources de la ville, en lien avec les transports qui sont ici primées. Trois idées pour construire une mobilité plus digitale.

    Parrainé par

    L’application PAM 75

    Depuis le 12 juillet 2022, Keolis a souhaité faire encore un pas en avant dans l’accessibilité et la facilité d’accès au service PAM 75, le service de transport à la demande des Parisiennes et Parisiens à mobilité réduite. Pour la première fois, les personnes inscrites à PAM 75 peuvent accéder à la réservation de leurs courses, le suivi en temps réel de l’arrivée de leur véhicule, les services et tarifs ou se mettre en relation avec un conseiller clientèle directement depuis leur smartphone Android ou iOS.

    Afin de proposer la meilleure expérience utilisateur possible, Keolis a sollicité l’Association Valentin Haüy, qui apporte une aide aux personnes déficientes visuelles et avec laquelle l’opérateur travaille activement, notamment à Versailles. Les acteurs de l’association ont apporté préconisations et recommandations lors de la confection de l’application afin que son accessibilité soit optimale et que l’utilisation de cette plateforme soit intuitive pour le plus grand nombre d’inscrits.

    En moins de deux mois, l’application a été téléchargée près de 600 fois.

    Prix Logistique urbaine

    Le prix récompense les meilleures initiatives et réalisations en matière de transport de marchandises en ville. Les deux projets en lice mettent l’accent sur l’importance du dernier km.

    La cyclologistique à Paris pour les derniers km

    Ils participent au maillage du dernier kilomètre : deux petits entrepôts en bois, conçus par la société Sogaris, ont été installés en juin Boulevard Beaumarchais et rue Réaumur. Dans ces modules, quatre compartiments permettent de stocker des marchandises, accessibles via un code à taper sur un clavier.

    Démontables, ces espaces de stockage sont installés sur des places de parkings. Des livreurs en vélo-cargo viennent y chercher les marchandises pour assurer les derniers km et les livrer à leurs destinataires finaux. Ces circuits courts vont être expérimentés avant un bilan dans un an. La redevance annuelle est fixée à 1 000 euros,

    La coopérative Olvo utilisera l’entrepôt de Beaumarchais (IIIe) et Ecolotrans celui de la rue Réaumur. En lançant cette expérimentation, la Ville de Paris veut développer la cyclologistique et les circuits courts. Dans le cadre d’une politique globale de lutte contre la pollution et la congestion, et du même coup en faveur du développement durable.

  • La Renfe commande 28 trains à batteries à CAF

    La Renfe commande 28 trains à batteries à CAF

    Nouveau succès pour les trains à batteries de CAF. La Renfe a annoncé le 11 octobre avoir attribué au constructeur espagnol un marché portant sur 28 rames automotrices électriques à batteries, destinées aux dessertes Media Distancia (de moyenne distance). D’un montant total de 290 millions d’euros selon la Renfe, ce contrat, qui prévoit en outre 42 rames en option, comprend le partage de la maintenance sur 15 ans de 17 de ces unités entre CAF et la Renfe. La maintenance des 11 rames restantes sera réalisée par Renfe Fabricación y Mantenimiento.

    Equipés de batteries, ces trains pourront circuler en toute autonomie sur de courtes sections de voies dépourvues de caténaire. Ces batteries permettront également de pallier des coupures de courant. Circulant essentiellement sous caténaires, les nouvelles rames devront atteindre une vitesse maximale de 200 km/h.

    Pour la Renfe, cette opération fait partie du plan de renouvellement du parc mis en place en 2019, qui implique le renouvellement d’environ 50 % des trains affectés aux dessertes dites d’obligations de service public (Obligaciones de Servicio Público, OSP).

    Pour CAF, ce contrat avec la Renfe vient s’ajouter à la commande de 70 rames Civity à batteries remportée en Allemagne.

  • Des prévisions optimistes pour le marché ferroviaire mondial

    Des prévisions optimistes pour le marché ferroviaire mondial

    Tradition à nouveau respectée avec le retour d’InnoTrans : le premier jour du salon berlinois a donné lieu à la publication de l’étude sur le marché ferroviaire mondial réalisée par Roland Berger pour le compte de l’Unife (The European Railway Industries). En dépit des nuages qui se sont accumulés ces dernières années, au premier rang desquels figurent le Covid et l’invasion russe de l’Ukraine, la neuvième édition de cette étude reste optimiste pour les années à venir, après une légère baisse constatée entre 2019 et 2021.

    La raison de cet optimisme ? « Avec une volonté politique accrue dans le monde entier d’élaborer des solutions de mobilité verte et les investissements nécessaires en matière de résilience et de reprise, l’étude prévoit une demande encore plus rigoureuse de nouvelles technologies de transport », explique l’Unife.

    Dans 65 pays, regroupés en sept régions et représentant 98 % du trafic ferroviaire mondial, l’étude estime en effet à 3 % le taux de croissance annuel moyen du volume de marché ferroviaire, qui devrait atteindre une valeur de 211 milliards d’euros sur la période de 2025 à 2027. « Les taux de croissance les plus élevés sont prévus sur les marchés relativement petits d’Afrique/Moyen-Orient et d’Europe de l’Est, avec des augmentations de 7,1 % et 6,1 % respectivement. Cependant, des marchés plus matures comme l’Europe occidentale, l’Asie-Pacifique et l’Alena se développeront également de manière significative et représenteront donc la plus grande part de la croissance absolue », résume l’Unife.

    « Cependant, ce marché en constante croissance devrait être ouvert à tous les fournisseurs pour permettre des systèmes ferroviaires vraiment efficaces. Par conséquent, une action politique forte est nécessaire pour atteindre des conditions de concurrence équitables sur le marché mondial du rail », a ajouté Henri Poupart-Lafarge, président de l’Unife et PDG d’Alstom. Et de fait, à l’heure actuelle, « seulement 61 % du marché ferroviaire mondial est ouvert aux fournisseurs ferroviaires internationaux, ce qui limite la pleine utilisation de nouveaux produits innovants qui promettent de décarboner le transport et de fournir à des millions de personnes des offres de mobilité fiables », indique l’Unife.

    Selon l’étude, « des investissements considérables dans les infrastructures et le contrôle ferroviaire ont été entrepris en Asie-Pacifique, par exemple en Chine, ainsi qu’en Europe occidentale (par exemple, l’Allemagne et la France), qui ont augmenté de 1,6 % et 4,1 % respectivement ». Une grande partie de la hausse constatée est « liée aux progrès réalisés dans le domaine de l’infrastructure ». Depuis la dernière édition de l’étude, la longueur des voies ferrées en service a en effet augmenté d’environ 39 000 km, principalement sur les grandes lignes et celles à très grande vitesse, portant le cumul mondial à plus de 1,7 million de km de lignes urbaines et interurbaines. « Les voies supplémentaires ont été posées en majorité dans la région Asie-Pacifique, alors que la Chine a accéléré son plan de développement des infrastructures et que l’Inde a commencé à étendre ses corridors grandes lignes et fret ».

    L’étude constate également un progrès de la numérisation, avec le déploiement des systèmes ERTMS et CBTC, de la maintenance prédictive, ainsi que la toute récente adoption de l’attelage automatique numérique (DAC) ou de nouvelles solutions innovantes (applications 5G pour le rail, amélioration des informations destinés aux voyageurs, billetterie et cybersécurité…)

    « En outre, les initiatives phares telles que le Green Deal européen – avec l’objectif clé d’atteindre la neutralité climatique d’ici 2050 – auront des effets bénéfiques sur la demande de solutions ferroviaires. En particulier, la promotion de systèmes de propulsion alternatifs tels que les trains à hydrogène et à batterie. En tant que mode de transport le plus durable, le rail a le meilleur potentiel pour devenir l’épine dorsale de la mobilité durable dans le monde entier et pour atteindre les objectifs climatiques », envisage l’étude, selon laquelle l’industrie s’est redressée rapidement après la crise de Covid.

    P. L.

  • La RATP vise 10 % d’énergies renouvelables dans sa consommation d’électricité 

    La RATP vise 10 % d’énergies renouvelables dans sa consommation d’électricité 

    La RATP, qui consomme jusqu’à 1,5 milliard de kWh par an, prévoit cette année une augmentation de 33 % de sa facture énergétique par rapport à 2021. Dans ses projections pour 2023, la Régie estime que le coût de l’énergie sera encore multiplié dans une fourchette comprise entre 1,7 et 2,2 par rapport à 2022. « En 2023, nous estimons que notre facture d’électricité va être encore multipliée entre 2,8 et 3,5 fois« , indique un porte-parole.

    En 2020, toutes énergies confondues (y compris gaz et diesel), sa facture s’était ainsi élevée à 179 millions d’euros, puis à 220 millions en 2021. Cette année, le montant est évalué à 280 millions d’euros.

    La plupart des entreprises très énergivores ont des contrats de fourniture à long terme, comme c’est le cas pour la régie, qui explique : « La RATP a une politique de couverture de ses achats en électricité, ce qui nous permet d’avoir un prix moyen du mégawattheure inférieur au prix spot moyen constaté en ce moment sur le marché. En 2022, la couverture concerne 100 % de nos achats en électricité. En 2023, la couverture se situe entre 70 et 85 % suivant le droit ARENH que nous octroiera l’Etat. L’entreprise commence d’ores et déjà à se couvrir pour 2024. ». Rappelons que l’Accès régulé à l’électricité nucléaire historique (ARENH), lancé en 2010, permet à tous les fournisseurs alternatifs de s’approvisionner en électricité auprès d’EDF dans des conditions fixées par les pouvoirs publics.

    En février 2021, la RATP a signé un premier contrat avec EDF pour la fourniture d’électricité renouvelable produite par cinq parcs éoliens. Sur les trois années du contrat, EDF fournira 170 GWh d’électricité renouvelable à la RATP (près de 51 GWh en 2021 ; puis 60 GWh en 2022 et en 2023). Ainsi, 4 % de l’énergie consommée par la régie est renouvelable. Un deuxième contrat de ce type a été signé en 2022 avec Urbasolar pour une fourniture d’électricité solaire à partir de 2024 et jusqu’en 2039. L’ambition du groupe étant d’élargir la part d’énergies renouvelables à 10 % de sa consommation d’électricité globale à l’horizon 2025.

    Sans attendre, la RATP a lancé depuis 2016 un plan de sobriété énergétique qu’elle s’apprête à compléter pour répondre à la demande du gouvernement. Plusieurs pistes sont suivies pour réduire la consommation énergétique, allant de l’éco-conduite (avec des formations pour les conducteurs de bus) à la récupération d’énergie, en passant par des économies dans les gares et les stations. Le recours à 100 % de LED dans les stations dès 2016 a permis de diviser par deux la consommation électrique des gares et stations. Un nouveau marché sera bientôt lancé pour passer à une nouvelle génération, permettant une économie de 15 % supplémentaire. Pour mieux évaluer ses efforts, le groupe a mis sur pied une plateforme unique de suivi de ses consommations d’eau et d’énergie pour l’ensemble de ses bâtiments.

    Lors de renouvellements de matériels roulants, les constructeurs promettent systématiquement d’importantes économies d’énergie. Ainsi, les nouveaux trains de la ligne 14 consomment 17 % d’énergie en moins par rapport aux trains qu’ils remplacent. « Ceci grâce à un système de freinage électrique avec récupération d’énergie, à une motorisation plus performante et à un éclairage intégralement assuré par LED« , explique la RATP.

    Le groupe déploie le freinage électrique par récupération d’énergie sur l’ensemble de ses matériels roulants ferrés. « L’énergie ainsi récupérée sert à alimenter un matériel à proximité pour sa traction. En 2032, 100 % du parc métro sera équipé du freinage électrique à récupération. L’ensemble des RER et tramways sont déjà équipés de cette technologie« , précise encore la RATP, qui cherche aussi à décarboner l’ensemble de son parc de véhicules et s’est fixé un objectif de réduction de 50 % de ses émissions de gaz à effet de serre sur la période 2015 – 2025.

    Samuel Delziani