Catégorie : Industrie

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  • Keolis gagne le match à Bordeaux face à Transdev

    Keolis gagne le match à Bordeaux face à Transdev

    Dans la compétition acharnée qui a opposé Keolis à Transdev, c’est le premier déjà aux manettes à Bordeaux depuis 2008, qui l’a emporté : la filiale de transport public de la SNCF continuera à exploiter les transports de l’agglomération bordelaise. Le président PS de Bordeaux Métropole l’a annoncé hier, même si le choix doit encore être confirmé par un vote le 8 juillet.

    Le nouveau contrat, d’une durée de huit ans à partir de 2023 et d’une valeur de 2,2 milliards d’euros (contre 1,7 milliards pour le contrat actuel 2014-2022), est « le plus gros jamais conclu par une métropole« , a souligné Alain Anziani, en expliquant que le périmètre du contrat a été agrandi.

    Parmi les raisons citées justifiant la victoire de Keolis, Alain Anziani a indiqué que l’opérateur actuel proposait deux moyens importants pour « désaturer » le tramway bordelais : la création de deux nouvelles lignes par l’installation d’aiguillages et non par construction de voies, et l’amélioration des fréquences sur la partie centrale du réseau. D’autres améliorations sont attendues comme de nouveaux vélos en libre service, du transport à la demande ou le renforcement de navettes fluviales.

     

     

  • Au Salon de la mobilité, une grande déception… et beaucoup d’attentes

    Au Salon de la mobilité, une grande déception… et beaucoup d’attentes

    Malgré la présence de 200 exposants et quelque 10 000 visiteurs, les organisateurs de European Mobility Expo ont eu une grande déception : aucun représentant de l’Etat ne s’est présenté au Salon qui réunit, une fois tous les deux ans, la profession et qui s’est tenu du 7 au 9 juin Porte de Versailles à Paris. Une absence largement commentée et assez exceptionnelle.

    Maigre consolation, il y a eu la visite, le 8 juin, de Jean Castex  l’ancien Premier ministre, dont on connaît l’inclinaison pour le ferroviaire, et qui a longuement visité les stands. « Cela nous a mis un peu de baume au coeur« , admet Marc Delayer, le président du GIE Objectif Transport Public. « Mais c’est vrai que ça interroge« .

    5 milliards attendus sur 5 ans

    Les acteurs du transport public attendent maintenant la nomination d’un(e) ministre des Transports qu’ils espèrent une fois les élections législatives passées. Ils ont beaucoup à lui demander. D’abord et avant tout des moyens financiers pérennes. Le Groupement des autorités responsables des transports réclame un nouveau plan d’investissement doté de 5 milliards d’euros sur la mandature présidentielle. Dont 3 milliards pour développer l’offre, y compris via les mobilités actives, et 2 milliards pour aider à la conversion de l’ensemble du parc de véhicules vers des matériels à plus faibles émissions. Ce qui représenterait alors quasiment le double de ce qui a été apporté par l’Etat depuis 2008 :  tandis que les autorités organisatrices en France investissaient 25 milliards d’euros en faveur des mobilités du quotidien, l’Etat apportait 2,75 milliards à travers quatre appels à projets, « soit un rapport de un à dix en défaveur des collectivités territoriales« , rappelle le Gart.

    Le secteur lourdement impacté par la crise a fait ses comptes : l’année dernière, les pertes de recettes se sont élevées à 680 millions d’euros pour les réseaux de transport public (dont 380 millions pour Ile-de-France Mobilités), selon l’UTP. Pour aider à passer ce cap difficile (la fréquentation tourne en moyenne autour de 85 % de son niveau d’avant pandémie), le GART demande aussi, entre autres mesures, la transformation en subventions  des avances de trésorerie consenties pendant la crise sanitaire, ainsi que la pérennisation du versement mobilité et l’abaissement du taux de TVA de 10 % actuellement à 5,5 % pour les transports publics du quotidien.

    Choc d’offre

    « Le budget transport est le premier budget des collectivités« , rappelle Louis Nègre, le président du Gart. « C’est le troisième poste budgétaire des ménages en termes de dépenses« , ajoute Marie-Ange Debon, la présidente de l’UTP. Qui poursuit : « Notre objectif, c’est de mettre en place un choc d’offre, en quantité et en qualité. Avec des financements en face« .

    Dans ce domaine, la France ferait bien de s’inspirer de ses voisins, suggère Louis Nègre, en citant l’Italie qui met sur la table pour ses transports deux fois plus d’argent par habitant, ou de l’Autriche (trois fois plus), voire de la Suisse (9 fois plus).  Sur le territoire helvétique, un seul abonnement général permet de surcroît de se déplacer un peu partout. D’où la demande à l’Etat de mettre en place un groupe de travail pour lancer un abonnement général en France, soit au niveau national, soit au niveau régional.

    « Le titre unique, c’est notre priorité« , déclare aussi Marie-Ange Debon, qui plaide pour « une norme universelle en France ». Selon elle, « il faut simplifier la vie du voyageur. C’est comme ça qu’on arrivera à attirer des passagers ».

    Cohérence climatique

    A l’heure de la lutte proclamée contre le changement climatique, les promoteurs du transport public ne manquent  pas non plus l’occasion de rappeler tous les atouts de leur secteur, intrinsèquement vertueux, selon eux. « L’Etat doit être cohérent avec ses objectifs de réduire de 55 % les émissions de gaz à effet de serre dans huit ans. C’est-à-dire demain. Il faut agir sur le logement et les passoires thermiques et il faut agir dans le domaine des transports, un secteur qui n’a pas réussi à réduire ses émissions« , souligne Louis Nègre.

    Côté transports publics, la transition énergétique est déjà engagée. Aujourd’hui, si 85 % des véhicules utilisés par ce secteur fonctionne encore au diesel, 85 % des matériels vendus actuellement roulent avec des énergies alternatives, rappelle Marie-Ange Debon.

    Le transport public vit finalement un paradoxe, résume celle qui est aussi la patronne de Keolis :  « Tout le monde est convaincu est que le transport public est un élément fort en matière de pouvoir d’achat (il revient trois à cinq fois moins cher que la voiture) et en matière de lutte contre le changement climatique. Mais on ne voit pas le nerf de la guerre : c’est-à-dire les sous« .

    Marie Hélène Poingt

     

     

  • Ubitransport renforce sa gouvernance

    Ubitransport renforce sa gouvernance

    Ubitransport a profité du Salon Euro Mobility Expo pour annoncer des changements dans son management : Jérôme Tredan a été nommé directeur général de la société spécialiste de l’aide à l’exploitation,  de l’info voyageurs et du paiement dématérialisé, tandis que Jean-Paul Medioni, le fondateur et dirigeant historique d’Ubitransport, « va se concentrer sur la fonction de président« , explique un communiqué qui explique :  « Les perspectives de développement d’Ubitransport et ses filiales qui comptent désormais 200 collaborateurs et 210 réseaux équipés appellent désormais à une nouvelle gouvernance pour faire face aux enjeux« , notamment de croissance et d’internationalisation.

    Depuis 20 ans dans l’univers de l’IT, Jérôme Tredan, qui a notamment travaillé pour Microsoft et pour la start-up Saagie, devra proposer un plan d’action pour le groupe à l’horizon 2025.

  • Le Salon européen de la mobilité, European Mobility Expo, de retour à Paris

    Le Salon européen de la mobilité, European Mobility Expo, de retour à Paris

    Après une manifestation virtuelle en 2021, c’est enfin le retour d’European Mobility Expo à Paris. Cette édition 2022 sur le thème de la transition énergétique permettra de faire le point sur les dernières nouveautés. Les attentes de la profession, représentée par près de 200 exposants (en légère baisse par rapport aux éditions précédentes), sont nombreuses dans un contexte financier plutôt délicat puisque nombre de réseaux n’ont pas encore retrouvé leurs fréquentations d’avant pandémie.

    Les premières décisions de Matignon, également en charge de la « planification écologique », seront donc regardées de près. L’UTP souhaite déjà que tous les modes de transport soient traités avec équité, regrettant que les aides affectées au routier ne concernent pas le fret ferroviaire. Même demande pour les 400 M€ affectés au transport par autocar que l’UTP voudrait voir s’étendre aux autobus.

    De son côté, le GART attend de l’Etat qu’il s’engage à hauteur de 5 Md€ en faveur des mobilités du quotidien. Le groupement réclame aussi, une fois de plus, la baisse de la TVA à 5,5 % pour le transport public et, comme l’UTP, la pérennisation du Versement Mobilité. Sur les carburants, le GART souhaite que le BioGNV soit intégré aux énergies à très faibles émissions. C’est ce que les élus et les professionnels devraient demander ce matin, lors de l’inauguration du salon.

    Milan, l’invitée d’honneur de ce cru 2022, représente un choix judicieux au vu de l’impressionnant réseau de transport public de cette métropole. Tous les modes y sont représentés, le métro avec quatre (et bientôt cinq) lignes sur 178 km, mais aussi 18 lignes de tramways, 132 de bus, sans oublier près de 300 km de pistes cyclables pour 22 000 vélos. Grâce à une forte politique en faveur du transport public, on attend 30 millions de déplacements automobiles annuels en moins, avec à la clef une réduction de 2 % des émissions dans l’atmosphère et une baisse de la consommation d’hydrocarbures de 16 millions de tonnes par an.

    Malgré la place donnée à Milan, cette édition devrait être un peu moins européenne que d’habitude, les exposants étrangers ne représentant en effet que 20 % des effectifs (contre un tiers habituellement). Mais elle réserve son lot de surprises avec de nombreux nouveaux venus que l’on pourra découvrir à Paris.

    Philippe-Enrico Attal

  • Siemens signe pour 2 000 km de lignes nouvelles en Egypte

    Siemens signe pour 2 000 km de lignes nouvelles en Egypte

    Dans le sillage d’un premier marché conclu le 1er septembre 2021 pour une ligne nouvelle entre la Méditerranée et la mer Rouge dite « canal de Suez ferroviaire », le consortium regroupant Siemens Mobility, Orascom Construction et The Arab Constructors a signé un contrat avec l’Autorité nationale des tunnels (du ministère égyptien des Transports) pour la construction d’un réseau d’environ 2 000 km de lignes nouvelles desservant 60 villes. En outre, le consortium fournira des services clés en main pour la conception, l’installation, la mise en service et la maintenance pendant 15 ans de ce réseau.

    Evalué à 8,1 milliards d’euros (dont 2,7 milliards d’euros pour le marché déjà conclu en septembre) pour la part de Siemens Mobility, le contrat a été signé par Kamel Al Wazir, ministre égyptien des Transports, Roland Busch, PDG de Siemens AG, Osama Bishai, PDG d’Orascom Construction et Sayed Farouk, président et PDG d’Arab Contractors, en présence du président égyptien Abdel Fattah El-Sissi, du président de l’Autorité nationale des tunnels Essam Waly, de l’ambassadeur d’Allemagne Frank Hartmann et du PDG de Siemens Mobility, Michael Peter. De son côté, le chancelier allemand Olaf Scholz a envoyé un message vidéo soulignant le soutien de l’Allemagne au projet, ainsi que l’importance de ce dernier pour les relations bilatérales germano-égyptiennes et la lutte contre le dérèglement climatique.

    Desservant environ 90 % de la population du pays, ces 2 000 km de lignes autorisées à 230 km/h maximum feraient du réseau ferré égyptien le sixième mondial pour ce qui est de la grande vitesse, tout en diminuant de 70 % les émissions de CO2 par rapport au transport sur route, qu’il soit effectué en automobile ou en car.

    Ce réseau ferré à grande vitesse égyptien comprendra trois lignes. Objet du contrat signé en septembre dernier, la première n’est autre que le « canal de Suez ferroviaire », soit 660 km entre Ain Soukhna, sur la mer Rouge, et les villes portuaires de Marsa Matrouh et Alexandrie, sur la mer Méditerranée. La deuxième ligne, longue d’environ 1 100 km, reliera Le Caire et Abou Simbel, près de la frontière avec le Soudan. Longue d’environ 225 km, la troisième ligne reliera les sites archéologiques de Louxor à Hurghada, sur la mer Rouge, tout en facilitant le transport de marchandises entre le port de Safaga et l’intérieur du pays.

    Car ces lignes nouvelles ne transporteront pas que des voyageurs à grande vitesse. C’est ainsi que Siemens Mobility fournira, outre 41 trains à grande vitesse Velaro de huit voitures, 94 trains régionaux Desiro « grande capacité » de quatre voitures et 41 locomotives de fret Vectron. Sur les trois lignes, Siemens Mobility installera également un système de signalisation « basé sur ETCS niveau 2 », ainsi que l’alimentation électrique.

    Au sein de ses entreprises, le consortium envisage de créer jusqu’à 40 000 emplois directs en Égypte, auxquels s’ajouteraient 6 700 postes chez les fournisseurs égyptiens ou emplois indirects dans d’autres secteurs de l’économie du pays.

    P. L.

  • Commande historique confirmée pour Stadler en Suisse

    Commande historique confirmée pour Stadler en Suisse

    En octobre dernier, Stadler remportait le plus important appel d’offres jamais lancé dans l’histoire des chemins de fer suisses et annonçait une première commande de 286 nouvelles rames automotrices du type Flirt pour le trafic régional des CFF et de leurs filiales Thurbo et RegionAlps. Outre cette tranche ferme, évaluée à environ deux milliards de francs suisses (soit plus de 1,8 milliard d’euros), le contrat-cadre comprenait un maximum de 224 rames en option.

    Candidats malheureux à cet appel d’offres, Alstom et Siemens disposaient d’un délai de recours de 20 jours à compter du 5 octobre. C’est ainsi qu’Alstom a déposé un recours contre cette décision auprès du Tribunal administratif fédéral. Recours finalement rejeté en mai. Les CFF y voient une confirmation que les dispositions relatives à l’égalité de traitement des soumissionnaires « ont été respectées pendant la procédure d’appel d’offres ».

    Stadler va donc pouvoir lancer la production des rames Flirt destinées aux CFF (155 rames plus 174 en option), à Thurbo (107 plus 40) et à RegionAlps (24 plus 10). Mais « la procédure judiciaire lancée par Alstom se traduit par des retards de livraison », ajoutent les CFF. Ainsi, « les premiers trains seront livrés au cours de l’année 2026 au lieu de fin 2025, comme prévu initialement ».

  • La ligne verte du métro léger de Tel-Aviv attribuée à un consortium comprenant Alstom

    La ligne verte du métro léger de Tel-Aviv attribuée à un consortium comprenant Alstom

    Sur les cinq candidatures reçues pour la réalisation de la ligne verte du métro léger de Tel-Aviv, l’agence des transports publics NTA a attribué le marché au consortium TMT, qui comprend Alstom, l’exploitant de bus Dan Transportation et l’entreprise israélienne de travaux publics Electra. Evalué à 2,6 milliards d’euros, dont 858 millions d’euros pour Alstom, le projet de la ligne verte s’inscrit, avec celui de la ligne violette, dans le cadre d’un large plan d’investissement dans les transports mis en place par Israël pour réduire les embouteillages dans Tel-Aviv (4 millions d’habitants). La ligne verte sera la plus longue des deux, avec 39 km du nord au sud et 62 arrêts, dont 4 stations souterraines dans le centre de Tel-Aviv, et il est prévu que sa fréquentation soit de 76 millions de voyageurs en 2030.

    Alstom aura la responsabilité de la conception, l’ingénierie, la fourniture, l’intégration, les essais et la mise en service du système ferroviaire, notamment des voies, de l’électrification (1 500 V continu), de l’alimentation électrique (qui comprendra le système d’économie d’énergie Hesop d’Alstom), de la signalisation, du système de communication et de la fourniture des 98 trams Citadis XO5 de 34 m. Electra se chargera de la conception et des travaux de génie civil. L’entretien du système sera réalisé par une coentreprise regroupant Dan Transportation, Electra et Alstom. Ce dernier précise que le matériel roulant sera conçu et fabriqué à La Rochelle.

    Les autres sites Alstom français impliqués sont Le Creusot pour les bogies, Ornans pour les moteurs et Villeurbanne pour les systèmes d’information des voyageurs. Au Maroc, l’usine Alstom de Fez fournira les armoires électriques et de câblage, alors qu’en Belgique, le site de Charleroi fournira l’électronique de puissance (nouveau convertisseur intégré de traction et auxiliaires), ainsi que le système Hesop.

  • Protocole d’accord Siemens-Mitsubishi pour la conversion de puissance destinée au matériel roulant

    Protocole d’accord Siemens-Mitsubishi pour la conversion de puissance destinée au matériel roulant

    Siemens Mobility et Mitsubishi Electric Europe B.V. ont signé un protocole d’accord portant sur la coopération des deux entreprises dans le domaine de la technologie des modules à semi-conducteurs de puissance SiC (carbure de silicium). Les semi-conducteurs de puissance jouent un rôle clé dans la conversion d’énergie à bord du matériel roulant ferroviaire, des tramways aux trains à grande vitesse, et la mise en oeuvre du carbure de silicium augmente le rendement de ces semi-conducteurs, tout en les allégeant.

    Module de puissance SiC pour onduleur de traction Mitsubishi Electric 3300 V

    Siemens Mobility indique que les semi-conducteurs de puissance SiC de Mitsubishi Electric « ont fait leurs preuves dans des applications exigeantes telles que les onduleurs de traction dans les trains ». En particulier, les pertes « peuvent être réduites d’environ 75 % » sur des onduleurs à modules SiC par rapport aux modules silicium.

    Ces performances intéressent particulièrement le constructeur de la plate-forme de trains régionaux Mireo Plus, en particulier pour sa version à batteries pour les itinéraires partiellement électrifiés, qui pourra être allégée tout en réduisant d’environ 10 % l’énergie ponctionnée à la caténaire lors de la recharge des batteries « par rapport aux matériels roulants actuels ».

  • La DB et Siemens présentent leur train à hydrogène

    La DB et Siemens présentent leur train à hydrogène

    C’est sur le site de production Siemens de Krefeld que le constructeur et la DB ont présenté le Mireo Plus H à pile à hydrogène, dans le cadre du projet H2goesRail lancé fin 2020. Ce projet s’inscrit dans le cadre du Programme national d’innovation dans le domaine de l’hydrogène et des piles à combustible, financé pour pour un montant total de 13,74 millions d’euros par le ministère fédéral allemand du Numérique et des Transports (BMDV).

    L’élément automoteur bicaisse Mireo Plus H pour le projet H2goesRail a une autonomie de 800 km pour un plein d’hydrogène « aussi rapide que le ravitaillement en carburant d’un train diesel », grâce à un dispositif développé par la DB. Le Mireo Plus H devrait présenter des caractéristiques similaires à celles d’une automotrice électrique (puissance de 1,7 MW, pour une accélération maximale de 1,1 m/s2 et une vitesse maximale de 160 km/h). Les promoteurs du projet ajoutent qu’une composition à trois caisses de la rame pourrait atteindre une autonomie de 1 000 km. L’hydrogène destiné à l’alimentation de l’élément automoteur (qui outre sa pile à combustible est doté d’une batterie lithium-ion) est produit à Tübingen par DB Energie par électrolyse (électricité « verte » prélevée à la caténaire). Pour la maintenance du Mireo Plus H, l’atelier DB d’Ulm est équipée en conséquence.

    Le Mireo Plus H débutera ses essais l’an prochain dans le Bade-Wurtemberg. À partir de 2024, il doit entrer en service régulier, dans le cadre du projet H2goesRail, entre Tübingen, Horb et Pforzheim, en remplacement d’un élément automoteur diesel. En attendant, Siemens Mobility et la DB présenteront le projet H2goesRail et le Mireo Plus H au salon InnoTrans 2022, en septembre prochain à Berlin.

  • Alstom remporte son plus gros contrat en Allemagne

    Alstom remporte son plus gros contrat en Allemagne

    Chiffré à 2,5 milliards d’euros pour la livraison d’une tranche ferme de 130 trains régionaux à grande capacité Coradia Stream, assortie de leur maintenance pendant 30 ans, ce marché conclu avec le service du matériel roulant du Land de Bade-Wurtemberg (Landesanstalt Schienenfahrzeuge Baden-Württemberg, SFBW) est le plus important remporté par Alstom en Allemagne. Outre cette tranche ferme, SFWB pourrait commander 100 rames en option.

    Pour la version à grande capacité du train régional d’Alstom, ce marché massif pour le Bade-Wurtemberg fait suite aux commandes passées en Basse-Saxe (34 rames) et par DB Regio (17 rames pour le Main-Weser Express et 29 pour la région de Francfort).

    Dans la version répondant aux exigences spécifiques de SFWB, les rames de 106 m de long seront composées de quatre voitures, à deux niveaux pour les deux d’extrémité et à un niveau pou les deux intermédiaires, pour un total de 380 places assises. Ces rames, qui pourront circuler jusqu’à 200 km/h en unités multiples, offriront la climatisation, le WiFi gratuit, de nombreuses prises pour la recharge d’appareils portables, ainsi que des liseuses. L’aménagement comprendra des salons, des compartiments pour réunions professionnelles ou familiales, ainsi que des espaces multi-services pour les bagages volumineux, les poussettes et les vélos.

    L’accès se fera par de larges portes à un seul battant, dont les temps d’ouverture et de fermeture seront « optimisés » pour entrer et de sortir rapidement de la rame. Les personnes à mobilité réduite devraient bénéficier du « même niveau de confort » que les autres voyageurs, en commençant par un accès de plain-pied, du moins dans les gares équipées de quais au standard allemand de 760 mm. « Pour les gares dont la hauteur de quai varie, il existe des plateformes élévatrices dans la voiture pour les passagers en fauteuil roulant », ajoute Alstom.

    Leur mise en service étant prévue en 2025, en même temps que les deux premiers des trois modules du projet-pilote de numérisation de nœud ferroviaire de Stuttgart (Digitaler Knoten Stuttgart, DKS), les rames Coradia Stream destinées au Bade-Wurtemberg seront équipées en conséquence (tout comme les parcs Talent 3 et Flirt 3 de SFBW, à rééquiper par Alstom). Pour le troisième module du projet DKS, une mise à niveau ultérieure des rames à la STI contrôle-commande et signalisation (CCS) 2022 devrait s’échelonner jusqu’à la mi-2027.

    Ces rames seront également équipées ETCS niveaux 2 et 3, ainsi que de dispositifs permettant leur exploitation au niveau d’automatisation GoA2, avec conducteur. « Ce sera la première fois en Allemagne que des rames neuves seront équipées d’un système de contrôle de l’intégrité des trains (TIMS) et de l’ETCS de niveau 3 et, de manière progressive, du futur système de communication mobile ferroviaire FRMCS », précise Alstom, qui ajoute que « ces technologies permettront une conduite à intervalles réduits, un trafic plus dense et une circulation plus économe en énergie grâce à des systèmes de signalisation et de conduite prédictifs ».