Catégorie : Industrie

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  • Ile-de-France Mobilités va s’afficher en bleu

    Ile-de-France Mobilités va s’afficher en bleu

    Le 1er juillet, les rames Dualis du tout nouveau tram express T11 devraient grâce à des stickers arborer en bleu la nouvelle marque du Stif : Ile-de-France Mobilités. Un bleu pâle, pas inconnu, puisque, précise-t-on au cabinet de Valérie Pécresse, il s’agira de celui figurant aujourd’hui sur le logo du Stif à côté de l’orange dominant. (Notre photo le montre lors de la livraison par Alstom aux couleurs de la SNCF.)
    Les Regio 2N, attendus sur la ligne R à la fin de l’année, devraient eux, être livrés par Bombardier aux nouvelles couleurs : avec le nouveau logo bien sûr, et une large bande du même bleu complétant le gris vif-argent apposé de plus en plus largement par le Stif sur les matériels. Exit le logo Stif et la liane courant le long de ces matériels. Quant aux logos des opérateurs, ils sont appelés à se faire plus discrets.
    Les associations d’usagers s’inquiètent un peu du coût de ce changement de livrée et de logo. Qui devrait concerner aussi bien les matériels roulants que le papier à lettres ou le passe Navigo. Il se dit que le cabinet de Valérie Pécresse voudrait aller vite, pour symboliser au mieux la révolution des transports promise par la présidente du conseil régional et du Stif. Démenti formel, au cabinet de la présidente, où l’on assure que les choses vont se faire progressivement.
    Quant à la nouvelle signalétique, conforme à la charte des modes du Stif, qui a notamment prévu la disparition du nom RER (voir notre Lettre confidentielle du 29 mai), elle devrait elle aussi apparaître le 1er juillet. Mais plus discrètement qu’on ne le pensait. Juste sur les documents imprimés concernant le nouveau service, la signalétique des trains et des gares restant inchangée.

    F. D.

  • RER 2N NG : premiers trains dans deux ans

    Ce n’est pas encore signé. Mais tout le monde veut aller vite, la commande pourrait être passée par la SNCF en janvier et la convention de financement approuvée dans la foulée par le Stif. Alstom et Bombardier ont remis il y a un mois leur Best and final offer. A quoi ressemblera le RER 2N NG ? Pas de détail pour l’instant. On sait simplement qu’il devra « être très fortement motorisé, offrir une forte capacité et être fiable dès ses débuts », souligne Jean-Baptiste Eymeoud. Le DG France d’Alstom sait parfaitement ce qu’il en coûte de manquer le rendez-vous de la mise en service : alors chez Bombardier, il a connu les déboires de la NAT et ses conséquences ruineuses.

    Sous réserve donc que la commande soit passée rapidement, les quatre premiers trains pourraient sortir au plus tôt fin 2018, pour passer les essais techniques et les tests d’homologation. L’objectif est de mettre en service en 2021 un « miniparc » de 14 rames. Valérie Pécresse, qui sera alors en fin de mandat, ne sera pas mécontente de donner aux Franciliens avant les élections régionales un avant-goût du renouvellement massif des trains qu’elle a promis. On ne sait pas encore quelles rames précisément seront alors mises en service, le RER 2N NG devant connaître deux versions, l’une pour le RER E (112 mètres), et une autre, plus longue d’une voiture (130 mètres), pour le RER D. Début 2017, la commande précisera si les longues ou les courtes viennent d’abord, ou un mixte des deux.

    En attendant, comme prévu, les deux prochaines années, avec la fin des RER A et du métro fer RATP s’annoncent difficiles à Valenciennes. Après, c’est une autre affaire. Les usines de Crespin (Bombardier) et Petite-Forêt (Alstom) vont alors tourner à plein et produire après 2020 « 60 trains par an, voire 70, soit deux voitures par jour » précise Jean-Baptiste Eymeoud. Les deux constructeurs (alliés dans un consortium où Alstom a 70 % des parts et Bombardier 30 %), s’apprêtent à travailler comme ils le font déjà pour le MI 2N, destiné au RER A. Alstom faisant les deux voitures d’extrémité et Bombardier les voitures intermédiaires, Alstom assurant de plus propulsion, traction et bogies.

    A la direction d’Alstom, on regrette un « faux procès » sur la délocalisation de la production. Selon Jean-Baptiste Eymeoud, DG d’Alstom France, « la France bénéficie plus de l’international en volume et en valeur, que l’inverse. Et si certains sous-ensembles mécaniques peuvent être fabriqués dans nos sites à l’étranger, cela ne représente que 5 % de la valeur finale. RER NG sera lui conçu et fabriqué sur les sites d’Alstom en France. » Compte tenu de certains achats, c’est 75 % à 80 % de la valeur finale qui devrait être rélaisée en France. Le nouveau train devrait faire tourner la plupart des sites français d’Alstom. Sites qui, rappelle Jean-Baptiste Eymeoud, malgré les demandes de localisation de plus en plus nombreuses des clients internationaux, « travaillent à 40 % pour l’exportation. Sur un CA de sept milliards, 2,2 sont réalisés en France, dont 1,3 pour le marché français et 0,9 pour l’international ». Et le patron pour la France d’Alstom compte pour aider à pérenniser les sites nationaux (à la fois de matériel roulant et de signalisation) sur des appels d’offres en cours à l’international, comme « le métro de Hanoi, le métro du Caire, ou les trains régionaux du Sénégal ».
    F. D.

  • Aux Etats-Unis, du matériel roulant 70 % américain dans quatre ans

    Aux Etats-Unis, quiconque veut vendre des trains, des métros ou des tramways dans le cadre d’un projet financé au niveau fédéral, doit passer sous les fourches Caudines de la loi « Buy America », qui impose depuis 1991 un minimum de 60 % de contenu américain – en valeur – pour ce matériel roulant. Une règle qui vaut aussi pour les systèmes assurant le contrôle de la marche des trains, ainsi que pour les équipements de télécommunications ou de traction. Responsable de l’application de cette loi protectionniste, la Federal Transit Administration des Etats-Unis a émis, le 1er septembre, les directives définissant le calendrier de la hausse progressive, au cours des prochaines années, du pourcentage du contenu américain exigé. Une hausse qui avait déjà été annoncée dans la loi sur les Transports, intitulée « Fixing America’s Surface Transportation Act » (Fast) et signée par le président Obama le 4 décembre dernier. Concrètement, en se basant sur la date de livraison du premier véhicule, la proportion minimale de contenu américain restera de 60 % de la valeur totale pour les années fiscales 2016 et 2017 (c’est-à-dire du 1er octobre dernier au 30 septembre 2017), puis passera à 65 % pour les années fiscales 2018 et 2019 (jusqu’au 30 septembre 2019), avant d’atteindre 70 % à partir de l’année fiscale 2020 (le 1er octobre 2019). Une dispense sera toutefois accordée aux contrats déjà en cours lorsque la loi Fast a été adoptée par le Congrès, en octobre dernier.

  • Le Gart et Agir vont recenser les besoins en matériel roulant des collectivités

     

    Le Groupement des autorités responsables des transports et Agir (Association pour la gestion indépendante des réseaux de transport public) ont signé le 24 juin, lors des journées Agir à Périgueux, un accord de partenariat pour recueillir les besoins en matériel roulant des collectivités. Arnaud Rabier, le secrétaire général d’Agir, a expliqué à VR&Tquel est son objectif.

    « C’est un accord exceptionnel qui sera structurant pour la profession. Nous avons conclu un accord avec le Gart pour faire un recensement des besoins des collectivités en matériel, à court et moyen terme. Cela nous permettra d’aller voir les constructeurs en leur disant : voilà, nous savons que la demande de véhicules des collectivités porte sur tel volume, et d’obtenir en retour des prix et des délais. Quand une collectivité fait cette démarche seule, elle s’entend répondre :« Quel volume ? » En réalisant ce recensement (nous nous donnons jusqu’au début 2016), nous allons permettre aux collectivités de prendre la main pour faire avancer la filière.

    Ensuite, elles pourront sur cette base lancer des commandes, non pas groupées, mais simultanées. Des commandes simultanées rendent en effet possible la personnalisation des véhicules (nombre de places, type de fauteuil, signalétique…) qui doivent s’intégrer aux flottes de chaque collectivité.

    En demandant aux collectivités d’acheter des véhicules propres [50 % des achats devront être constitués de véhicules à faibles émissions en 2020, 100 % en 2025 pour les flottes comptant plus de 20 véhicules de transport public, NDLR], le gouvernement veut imposer de nouvelles dépenses aux collectivités alors que dans le même temps, il baisse les dotations. Il va peut-être limiter l’assiette du versement transport et il ne prend pas en considération les capacités des constructeurs. C’est pourquoi nous lançons aujourd’hui un message fort au gouvernement en lui disant : regardez, avec le Gart, nous sommes en train de nous organiser dans le cadre de la filière pour évaluer nos besoins. Les industriels doivent aussi entendre notre message. Nous leur disons : c’est maintenant qu’il faut bouger ! Sinon, seuls les constructeurs asiatiques pourront répondre à la demande. »

    Propos recueillis par M.-H. P.

    L’entretien avec Arnaud Rabier sera publié dans son intégralité dans le prochain numéro deVille, Rail & Transports.

  • Rhône-Alpes choisit le Régiolis pour le Leman Express

    Rames plus coûteuses et parc hétérogène Pour soutenir Alstom, la région Rhône-Alpes a choisi le Régiolis, alors que les CFF avaient choisi l’an dernier de commander à leur compatriote Stadler Rail 23 rames Flirt bistandard, pour le futur RER franco-valdo-genevois, qui s’appellera, c’est décidé, le Leman Express. La part française du parc transfrontalier sera donc constituée de 17 rames du train régional d’Alstom dans une nouvelle version, franco-suisse. Cette commande de Régiolis est la première passée par Rhône-Alpes dans le cadre du contrat signé fin 2009 entre la SNCF et Alstom. Elle est chiffrée à 220 millions d’euros, entièrement financés par la région, qui ajoute avoir déjà investi 55 millions d’euros sur l’infrastructure. Le prix unitaire des nouvelles rames Alstom sera donc de 13 millions d’euros, contre 9,7 millions d’euros seulement pour le matériel Stadler, même en appliquant le cours actuel du franc suisse, très élevé. A ce premier surcoût pourrait s’ajouter un deuxième, dû à l’exploitation de deux matériels roulants différents : « de 5 à 10 % », selon les CFF. Une estimation que Jean-Jack Queyranne, président de Rhône-Alpes, juge « trop élevée ». La possibilité d’un parc unique avait été envisagée par Rhône-Alpes, en discussion avec les CFF et l’Etat de Genève. Elle a finalement achoppé sur les questions du taux de change (le matériel aurait été loué en Suisse par la région française) et de l’emploi en France. Le choix du Régiolis devrait entraîner la création d’une quarantaine d’emplois à Annemasse, et des heures de travail garanties sur le site Alstom de Reichshoffen. Un soutien à l’industrie française que ne nie pas Jean-Jack Queyranne, alors qu’approche l’échéance des élections régionales. Se sentant entraînés contre leur gré dans une affaire politico-économique franco-française, les élus genevois et vaudois ne cachent pas leur déception face à un choix qui à leurs yeux est non seulement peu pratique, mais également symbolique des divergences de part et d’autre de la frontière.

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  • Rhône-Alpes commande 17 Regiolis pour le CEVA

    La région Rhône-Alpes va commander 17 rames Régiolis d’Alstom pour le futur réseau express transfrontalier, RER franco-valdo-genevois. Elle va financer en totalité cette commande, d’un montant de 220 millions d’euros, « auxquels s’ajoutent les 55 millions d’euros déjà investis sur l’infrastructure », ajoute Rhône-Alpes dans un communiqué.

    Cette commande s’inscrit dans le cadre du marché existant entre la SNCF et le constructeur Alstom pour le compte des régions françaises. « Ce contrat-cadre porte sur un total de 1000 rames, dont près de 200 ont déjà été commandées et 56 déjà livrées ».

    Le premier coup de pioche du chantier CEVA (liaison ferroviaire Cornavin-Eaux-vives-Annemasse) a été donné le 15 novembre 2011. Les travaux ont commencé le 19 mai dernier côté français.

     

     

  • Ratp : Marie-Claude Dupuis nommée Directrice du Département Matériel Roulant Bus

    Ratp : Marie-Claude Dupuis nommée Directrice du Département Matériel Roulant Bus

    Marie-Claude Dupuis est nommée Directrice du Département Matériel Roulant Bus, à compter du 1er janvier 2015, succédant à Laurent Méret, qui a fait valoir ses droits à la retraite.

     

     

    Diplômée de l’Ecole Polytechnique, Ingénieur Général des Mines, Marie-Claude Dupuis a été successivement, de 1988 à 1992, Chef de la Division Installations Nucléaires au sein de la DRIRE Centre, puis de 1992 à 1994, Chef de bureau normalisation et des affaires internationales au sein du Ministère chargé de l’Industrie, Direction Générale des stratégies industrielles.

    En 1994, elle devient responsable de la sous-direction de la qualité pour l’industriet de la normalisation, au sein de ce même Ministère. En 1998, elle est nommée Chef du service de l’Environnement Industriel au sein du Ministère chargé de l’Environnement, Direction de la Prévention des pollutions et des risques.

    En août 2005, elle est nommée Directrice générale de l’Andra (Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs), poste qu’elle occupait avant de rejoindre la RATP.

     

    Marie-Claude Dupuis est Chevalier de la Légion d’Honneur et officier de l’Ordre National du Mérite.

  • RATP : Marie-Claude Dupuis, future directrice du département matériel roulant bus

    Marie-Claude Dupuis, ingénieur général des Mines, rejoindra la RATP dans quelques semaines, comme chargée de mission auprès de Philippe Martin, directeur général adjoint en charge des opérations de transport et de maintenance. Au 1er janvier 2015, elle succédera à Laurent Meret, directeur du département matériel roulant bus (MRB), qui fera valoir ses droits à retraite. Marie-Claude Dupuis deviendra également membre du Comité de direction de la RATP.

    Directrice générale de l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra), depuis 2005, Marie-Claude Dupuis est diplômée de l’Ecole polytechnique, ingénieur général des mines. Elle a été successivement, de 1988 à 1992, chef de la Division installations nucléaires au sein de la DRIRE Centre, puis de 1992 à 1994, chef de bureau normalisation et des affaires internationales au sein du Ministère chargé de l’Industrie, Direction générale des stratégies industrielles.

    En 1994, elle devient responsable de la sous-direction de la qualité pour l’Industrie et de la normalisation, au sein de ce même Ministère.

    En 1998, elle est nommée Chef du service de l’environnement industriel au sein du Ministère chargé de l’Environnement, direction de la prévention des pollutions et des risques.