Catégorie : Industrie

Retrouvez toute l’actualité de l’industrie des transports et de la mobilité, des entreprises du secteur, nominations, contrats…

  • DB Schenker pourrait être racheté par le danois DSV

    DB Schenker pourrait être racheté par le danois DSV

    DB Schenker, la branche logistique de la Deutsche Bahn, a trouvé son repreneur : selon l’agence de presse Reuters, il s’agit du groupe danois DSV, numéro trois sur le marché mondial de la logistique. Si l’opération se fait ( elle doit encore être être approuvée le 27 septembre par le conseil de surveillance du groupe allemand), elle donnerait naissance à un géant de la logistique, DB Schenker étant également l’un des quatre grands acteurs de ce marché dans les domaines du transport terrestre, du maritime et de l’aérien.
    La DB envisageait depuis des années cette vente qui devrait finalement lui rapporter un peu plus de 14 milliards d’euros. Présente dans plus de 130 pays (avec 1800 sites d’activités) avec plus de 75.000 salariés, cette filiale est la vache à lait du groupe. Schenker réalise en effet la moitié du chiffre d’affaires de la DB.
    Le produit de la vente sera consacré en grande partie à la réduction de la dette de la DB (plus de 30 milliards d’euros) et au financement des infrastructures ferroviaires qui souffrent d’un énorme retard d’investissements. L’Etat allemand, actionnaire du groupe, a en effet exigé de la compagnie qu’elle se recentre sur son cœur d’activité, c’est-à-dire le transport ferroviaire.
     
  • Jusqu’à 25 rames RegioPanter commandées à Škoda en Bulgarie

    Jusqu’à 25 rames RegioPanter commandées à Škoda en Bulgarie

    Škoda Transportation, en consortium avec Škoda Vagonka, a remporté une commande du ministère bulgare des Transports et Communications pour produire et livrer jusqu’à 25 rames automotrices électriques (25 kV 50 Hz) offrant un accès surbaissé et à larges portes (1,5 m d’ouverture), plus de 300 places assises « ergonomiques », la climatisation, le WiFi et « un minimum de bruit ». À plancher bas partiel, les rames présenteront des espaces multi-fonctionnels aménagés pour les PMR et permettant le transport de vélos ou de poussettes. Ces rames seront d’emblée équipées de l’ETCS niveau 2.

    La tranche ferme du contrat porte sur la fourniture de 20 rames de quatre voitures basées sur le type RegioPanter, assortie de la formation du personnel et d’un service complet de maintenance pendant 15 ans. Le contrat comprend en outre 5 rames en option, qui portent la valeur totale du marché « à plus d’un demi-milliard d’euros », selon le groupe Škoda. De son côté, le ministère bulgare des Transports et Communications évoque 511,4 millions de leva (261,5 millions d’euros) pour la tranche ferme. Cette somme sera financée par le plan national de relance et de résilience. Le consortium BUL20EMU, qui regroupait Alstom Transport SA, Alstom Ferroviaria SpA et RVP Invest EOOD, avait quant à lui fait une offre chiffrée à 659 millions de leva (337 millions d’euros).

    Ce nouveau matériel roulant devra être livré sous 24 mois à compter d’août 2024 pour être mis en service sur des dessertes grandes lignes. Le ministère bulgare des Transports et Communications cite en particulier les relations entre Sofia et Varna ou Burgas, sur la mer Noire, ainsi qu’entre la capitale et Roussé, au bord du Danube.

    P. L.

  • Transdev crée une entreprise ferroviaire pour son Marseille-Toulon-Nice

    Transdev crée une entreprise ferroviaire pour son Marseille-Toulon-Nice

    Vainqueur pour l’exploitation, à partir de l’été 2025, de la liaison TER mise en concurrence par la région Sud entre Marseille et Nice, Transdev avait dévoilé fin 2023 les rames Alstom du futur service ferroviaire. C’est la première ligne ferroviaire régionale attribuée en France à un concurrent de la SNCF.

    Après le matériel roulant, la filiale de la Caisse des dépôts et du groupe allemand Rethmann, annonce aujourd’hui la naissance de sa filiale ferroviaire dédiée qui assurera ce service dans un an et demi : Transdev Rail Sud Inter-Métropoles. Un nom qui préfigure un possible RER métropolitain entre Toulon et Nice, labellisé en juin par le gouvernement démissionnaire, en vue d’obtenir des aides financières de l’Etat (mais la conférence de financement qui devait se tenir avant l’été n’a pas eu lieu, à cause de la crise politique suite à la dissolution de l’Assemblée le 9 juin).

    La filiale ferroviaire de Transdev a obtenu son Certificat de sécurité unique (CSU) pour exploiter la liaison, délivré pour cinq ans par l’EPSF (Etablissement public de sécurité ferroviaire). Le cahier des charges de l’appel d’offres de la Région prévoit le doublement de l’offre de transport, avec 15 liaisons aller-retour quotidiennes et des cadencements sur une plus large amplitude horaire.

    Prochaines étapes avant la mise en service de la ligne Marseille-Toulon-Nice : poursuite du programme de formation des conducteurs, nouveau site de maintenance et de remisage, réception de la première rame Alstom fin 2024, pré-exploitation pour un lancement commercial prévu à l’été 2025.  Transdev possède son organisme de formation ferroviaire, agréé par l’EPSF et habilité à former des conducteurs de train et le personnel en charge de tâches de sécurité.

    En région Sud, la SNCF continuera d’exploiter les lignes Azur, Les Arcs-Draguignan-Vintimille, Nice-Tende et Cannes-Grasse.

    N.A

  • 1,1 milliard pour la gestion et l’achat de trains en Nouvelle-Aquitaine et en Occitanie

    1,1 milliard pour la gestion et l’achat de trains en Nouvelle-Aquitaine et en Occitanie

    La Société publique locale SPIIT, créée en juillet 2023 par les régions Nouvelle-Aquitaine et Occitanie pour financer et gérer leur matériel roulant ferroviaire, a annoncé, fin juillet, avoir levé 1,1 milliard d’euros d’emprunt.
    Chacune des régions vient de mettre en place un contrat de concession de 42 ans avec la SPL SPIIT, qui va s’occuper notamment du rachat du parc existant, des opérations de rénovation à mi-vie des AGC bimodes des deux régions et de l’acquisition de matériels.
    Le financement à long terme a été apporté par un pool bancaire comprenant la Banque Européenne d’Investissement, la Banque des Territoires, le Crédit Agricole Corporate & Investment Banking, Nord LB, Crédit Industriel et Commercial et La Banque Postale. Le crédit-relais TVA est assuré par BPCE / BRED.
  • Le loueur Alpha Trains choisit Siemens Mobility pour la fourniture de 70 locomotives

    Le loueur Alpha Trains choisit Siemens Mobility pour la fourniture de 70 locomotives

    Alpha Trains a retenu Siemens Mobility pour la fourniture de locomotives Vectron pouvant aller jusqu’à 70 unités. La première commande porte sur 35 locomotives.

    L’accord-cadre, annoncé le 2 septembre et signé en juillet 2024, prévoit la fourniture de plusieurs variantes de locomotives Vectron, y compris des unités multi-systèmes et bimodes, indique le loueur de matériels roulants en Europe. « Les Vectrons seront fabriquées dans l’usine Siemens Mobility de Munich-Allach et la première livraison est prévue pour la fin de l’année 2026« , précisent dans un communiqué commun les deux entreprises. « La commande comprend la livraison des premières locomotives multi-systèmes Vectron pour la France, capables de circuler sur le corridor Nord-Sud à travers l’Allemagne, l’Autriche, la Suisse, l’Italie, la Belgique, les Pays-Bas, la France et éventuellement le Luxembourg« .

     

     

  • Le sous-traitant ferroviaire MTM racheté par le groupe Cochez

    Le sous-traitant ferroviaire MTM racheté par le groupe Cochez

    L’entreprise Metal Technologies Manufacturing (MTM), sous-traitant des constructeurs ferroviaires (comme Alstom) a été rachetée en avril dernier, suite au départ en retraite de son principal actionnaire, par le groupe Cochez, implanté à Valenciennes dans le Nord.
    MTM, qui réalise 80 % de chiffre d’affaires sur un total de 24 millions d’euros, dans le secteur ferroviaire, est spécialisée dans les travaux de mécano-soudure, d’éléments complexes comme des faces de trains ou des absorbeurs de choc. La PME exécute aussi de la découpe laser, du montage, du garnissage, de l’usinage et du pliage de tôles métalliques.
    Installée dans quatre sites dont Saint-Amand-les-Eaux (également dans le Nord), elle emploie 155 personnes. Le repreneur devrait réunir les différents usines de MTM dans l’ancien site de Vallourec à Saint-Saulve qu’il a repris en 2023.
  • L’espagnol Talgo préfère être racheté par le hongrois MagyarVagon

    L’espagnol Talgo préfère être racheté par le hongrois MagyarVagon

    Le conseil d’administration du constructeur espagnol Talgo a fait part le 30 juillet de sa préférence pour un rachat par le  hongrois Magyar Vagon (Ganz-Mavag) plutôt que par le tchèque Skoda. La firme hongroise avait indiqué le 7 mars dernier vouloir acquérir 100 % de l’entreprise espagnole valorisée à hauteur de 620 millions d’euros.

    Selon le conseil d’administration, cette solution « garantit les ressources financières et industrielles qui permettront à Talgo de faire face à ses défis présents et à venir», alors que Skoda proposait une simple « intégration industrielle »

    Ce n’est pas l’avis du gouvernement espagnol, qui pointe notamment le fait que « l’exécutif de Victor Orban détient 45 % du capital de Magyar Vagon. » Le Premier ministre Pedro Sánchez a reporté de trois mois son indispensable avis quant à l’avenir du fabricant de trains articulés, un fleuron de l’économie ibérique.

    M. G.

     

  • Le spécialiste français des traverses Sateba va être racheté par l’allemand Vossloh

    Le spécialiste français des traverses Sateba va être racheté par l’allemand Vossloh

    Sateba, spécialiste français des traverses pour les voies ferrées avec 1120 salariés, a annoncé fin juillet qu’il allait rejoindre le groupe allemand Vossloh. L’opération doit être finalisée au printemps 2025 après l’obtention de l’autorisation des autorités réglementaires, explique Sateba dans un communiqué. « Elle se concrétisera via la cession de Sateba par le fonds d’investissement Towerbrook Capital Partners, à Vossloh France SAS, filiale du groupe Vossloh AG, pour un montant d’environ 450 millions d’euros« , précise la société.

    Sateba coopérait depuis de nombreuses années avec Vossloh spécialiste de l’infrastructure ferroviaire  (1,2 milliard d’euros de chiffre d’affaires, 4000 salariés). La société françaises a récemment acquis Vapérail et des activités ferroviaires du groupe De Bonte, en France et en Belgique. Cette nouvelle transaction « permettra de confirmer son développement en Europe et dans le monde au service de tous les grands opérateurs ferroviaires », affirme-t-elle.

  • La Deutsche Bahn perd 1,2 milliard au premier semestre

    La Deutsche Bahn perd 1,2 milliard au premier semestre

    La Deutsche Bahn a enregistré une perte nette de 1,2 milliard d’euros au cours du premier semestre, en forte hausse puisqu’elle s’élevait à 71 millions d’euros un an auparavant sur la même période.

    La compagnie allemande l’explique par « un réseau vieillissant et sujet aux pannes« , « des événements météorologiques extrêmes » et des grèves « qui nous ont considérablement nui économiquement« , a souligné Richard Lutz, le PDG du groupe.

    La vétusté du réseau a engendré des retards, le taux de trains longue distance arrivés avec un retard d’au moins six minutes a atteint 37,3 % (36 % l’an dernier).

    Un plan d’investissement de 30 milliards d’euros est prévu d’ici à 2027 en faveur du réseau ferré.

  • La SNCF tire toujours profit de l’attrait des voyageurs pour le train

    La SNCF tire toujours profit de l’attrait des voyageurs pour le train

    La hausse de fréquentation des trains de la SNCF ne se dément pas, ce qui permet au groupe public d’afficher une croissance toujours dynamique. Ainsi, au cours des six premiers mois de l’année, la SNCF a enregistré une hausse de 3,4 % de son activité comparée à la même période de l’année précédente. Le chiffre d’affaires s’élève à 21,4 milliards d’euros. Les chiffres de cet été devraient également être d’un bon niveau, et même légèrement supérieurs à ceux de 2023 : au 24 juillet, 60 % des billets longue distance (TGV Inoui, Ouigo, Intercités) avaient été vendus, indique-t-on à la SNCF.

    L’activité est avant tout tirée par le transport de voyageurs : +7,8 % pour Keolis et surtout + 8,1 % pour SNCF Voyageurs, dont les trains affichent des taux d’occupation en hausse (plus de 80 % en moyenne sur les TGV Inoui et Ouigo, le tiers des TGV sont complets). Pourtant, reconnaît Laurent Trevisani, le directeur général délégué Stratégie et Finances du groupe, « il y a une demande qui n’est pas satisfaite car il y a une contrainte sur le parc« . En ligne de mire, le TGV M, qui « devait arriver en 2023 mais arrivera plutôt progressivement vers le second semestre 2025« , en raison des retards d’Alstom.

    Geodis en retrait

    Côté logistique, la filiale Geodis, qui avait permis au groupe de tirer son épingle du jeu pendant la période du Covid et les années suivantes, contribuant aux résultats records du groupe en 2022, voit son activité reculer de 8,6 % (et perd 400 millions d’euros de chiffre d’affaires) en raison de la baisse des taux de fret. Mais sans que cela affecte sa profitabilité puisque sa marge nette augmente de 1 %.

    Pour Rail Logistics Europe (RLE), le pôle de la SNCF qui regroupe les activités logistiques et de transport de marchandises, la hausse globale de l’activité atteint 10 % malgré la réduction de voilure de Fret SNCF qui a dû abandonner 20 % de son chiffre d’affaires au cours du premier semestre dans le cadre du plan de discontinuité. Une solution mise en place afin d’éviter une potentielle sanction européenne pour aides illégales.

    SNCF Réseau tire bénéfice de la hausse de l’activité des transporteurs, affichant un chiffre d’affaires de 8,8  %.

    Pour assainir les comptes dans un contexte économique difficile, le groupe a poursuivi sa politique d’économies (230 millions d’euros sur le premier semestre), ce qui lui permet d’afficher un bénéfice semestriel de 143 millions d’euros, dans la lignée du premier semestre 2023 (158 millions d’euros de bénéfices). « C’est le sixième semestre consécutif dans le vert« , se félicite Laurent Trevisiani. Du jamais vu selon lui.

    11 milliards d’euros d’investissements prévus

    Ces efforts et le dynamisme du ferroviaire permettent à SNCF Réseau d’enregistrer un cash flow positif, autour de 270 millions d’euros à la fin juin. Le gestionnaire des infrastructures tient ainsi avec un peu d’avance l’objectif fixé par la réforme ferroviaire d’afficher un cash flow à l’équilibre à la fin 2024. Un objectif déjà atteint par le groupe dans son ensemble en 2022 (2 milliards d’euros de cash flow). L’endettement a également été réduit de 200 millions d’euros et atteignait 24 milliards d’euros à la fin juin.

    Ces résultats vont permettre, poursuit le dirigeant, d’investir massivement dans le ferroviaire : 5 milliards d’euros sur les six premiers mois de l’année, dont 2,5 milliards d’euros pour moderniser et rénover le réseau, 2 milliards pour le matériel roulant et 500 millions pour la modernisation des gares. Sur l’ensemble de l’année, la SNCF prévoit d’investir 11 milliards, « un chiffre historique » toujours selon le patron des Finances de la SNCF.

    L’année 2024 devrait être une nouvelle fois bénéficiaire, résultat d’une stratégie menée depuis quatre ans, conclut Laurent Trevisani. Reste encore à réussir les JO puisque le groupe s’apprête à jouer un rôle clé dans le transport des spectateurs et des athlètes. C’est sans doute principalement ce qu’on retiendra du mandat de Jean-Pierre Farandou lorsqu’il quittera la présidence de la SNCF après les JO, à une date qui reste encore indéterminée.

    Marie-Hélène Poingt