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Catégorie : Infrastructures
Retrouvez toute l’actualité des infrastructures de transports: travaux, maintenance des lignes, gares, ouvrages d’art, viaducs et ponts ferroviaires.

Ile-de-France : le grand tournant de la route
Quatre équipes internationales ont été invitées par Le Forum métropolitain du Grand Paris (le syndicat mixte qui regroupe les collectivités de la zone urbaine de l’Ile-de-France) à penser la route de demain en Ile-de-France. Les approches sont distinctes, les points de vue communs l’emportent. Pas vraiment une surprise, la commande était précise, les questions sont posées depuis longtemps. Certaines solutions sont connues, expérimentées ou déjà déployées. Il est largement temps d’en faire la synthèse et de dessiner enfin le futur visage de la route francilienne.
C’est en deux étapes que les équipes ont été invitées à imaginer les routes de demain : 2030, 2050. Sans attendre, elles envisagent de profiter des Jeux olympiques de Paris pour montrer au monde (et aux Franciliens) le grand tournant que la route va prendre. Les premières échéances étant proches, autant dire que l’essentiel, dans les projets proposés, ne repose pas sur des investissements énormes (quoique…), ni sur des créations d’infrastructure ou des innovations technologiques fracassantes.
La dimension technologique n’est pas absente pour autant. Il faut bien tenir compte des véhicules autonomes et de la façon dont ils vont entrer en scène pour de bon. Mais la première idée, surtout pour l’échéance la plus proche, est, déjà, d’utiliser autrement et mieux l’existant, en articulation avec le futur réseau du Grand Paris Express. De proposer des mesures réalisables et finançables. En mettant au cœur des sujets à la fois l’urgence climatique et le souci de santé publique. Comme le dit Vincent Jeanbrun, maire de L’Haÿ-les-Roses et président du Forum métropolitain : « la désaturation des transports passera forcément par la route… mais pas par celle que nous connaissons ».
Ce qui se traduit par un ensemble de propositions visant à assurer le déplacement quotidien d’un nombre au moins équivalent de personnes… tout en réduisant fortement la vitesse autorisée, l’empreinte de l’infrastructure routière et les externalités négatives. Chaque groupe a tenté de résoudre la question, en panachant le recours au vélo, le développement de véhicules routiers de transport public ou partagé, en luttant contre l’autosolisme, et en inventant de nouvelles fonctions aux espaces récupérés.
Les équipes ont planché sur près d’un millier de kilomètres du réseau magistral francilien. Soit le boulevard périphérique (35 km), l’A86, la Francilienne et les autoroutes à voies rapides nationales jusqu’à la Francilienne (660 km) et les principales voies structurantes jusqu’à la Francilienne (250 km). Chacune d’entre elle a été invitée à se pencher plus précisément sur trois sites.
Si l’on a des idées sur ce qu’il faut faire, et si les propositions vont plutôt dans le même sens, il ne sera pas simple politiquement de les mettre en œuvre. Mais, et c’est déjà très important, l’opération du Forum métropolitain a été soutenue par de nombreux partenaires, dont Paris, la région et la métropole du Grand Paris. Par quelques départements aussi, malheureusement pas tous (Hauts-de-Seine, Yvelines, Essonne, Seine-et-Marne, où êtes-vous ?).
L’essentiel de la difficulté ne viendra pas tant d’oppositions politiques traditionnelles que de clivages géographiques. Anne Hidalgo évalue les projets au nom des deux millions de Parisiens victimes de la pollution, Valérie Pécresse pense surtout aux deux millions d’habitants des confins de la région qui n’ont d’autre choix pour se déplacer que celui de la voiture. Des approches différentes, qui les ont déjà opposées à propos des voies sur berges, et qui étaient très audibles dans les discours de chacune le jour de l’inauguration de l’exposition. Une tension inévitable. Heureusement, l’Etat a l’air prêt à jouer son rôle, selon le discours ferme du préfet Michel Cadot, en faveur de la réinvention de la route. Il le faudra. Car tous les projets vont nécessiter des investissements, de nouvelles réglementations, un passe mobilité enrichi aussi (et plus coûteux pour tous). Et une gouvernance renforcée de la mobilité régionale, responsable des nouvelles offres et du nouveau réseau de stations d’interconnexion, qui suppose que l’Etat joue le jeu.
Ce que proposent les quatre équipes
• Shared Utility Network (SUN)

L’A1 de Roissy-Charles-de-Gaulle à la Seine-Saint-Denis en 2050, vu par SUN. L’autoroute est devenue une plateforme flexible qui abrite un grand nombre d’usages, de flux et de configurations différentes. Comme l’indique son acronyme, l’équipe SUN se fixe des principes de partage (Shared), en vue de services publics au-delà de la mobilité (Utility), confiant ainsi de nouvelles fonctions aux réseaux (Networks).
On commence, propose SUN, par limiter à 50 km/h la vitesse de référence à l’intérieur de l’A86, à 70 km/h en dehors. Comme en zone urbaine le débit ne s’accroît pas avec la vitesse, tout au contraire, on obtient grâce à la limitation et, surtout, avec une offre de nouveaux véhicules de transport public, une capacité accrue. On peut ainsi réduire l’emprise routière dans la zone dense de 30 % en 2030, de 50 % en 2050. Par exemple, sur les six voies du périphérique, deux sont retirées de la circulation en 2030, et trois à l’horizon 2050. Au-delà de l’A86, on ne change rien d’ici 2030, puis on réduit l’emprise routière de 25 %. Les espaces récupérés partout sont massivement plantés d’arbres ou réservés à d’autres circulations, dont le vélo.
De tous les projets, c’est celui qui repose le plus sur la technologie. « Au cours de cette exploration du futur, nous avons eu tendance à privilégier une vision de l’avenir essentiellement technologique », assume SUN, tout en reconnaissant qu’il faut veiller « à ce que cette position soit suffisamment résiliente et pas trop utopique ».
L’équipe propose d’installer sur la route un système de conteneurs modulables, au sein desquels passeront les réseaux voués à l’Utility (électricité, gaz, eau potable ou non, data) et dont le toit formera une piste pour les vélos.
Plus singulier, SUN propose la mise en place d’un réseau dit ART (Autonomous Rail Transit) : des véhicules autonomes et modulables s’assembleraient pour les parcours répondant à des besoins denses, avant de se désolidariser pour la desserte fine, les passagers passant selon leur destination d’une navette à l’autre tant qu’elles sont assemblées. Le système a un aspect à la fois futuriste et suranné, sans doute parce qu’on y reconnaît l’idée majeure de feu le système Aramis de Matra, qui fit beaucoup rêver et jamais ne vit le jour.
L’équipe
Rogers Stick Harbour + Partners, architectes et urbanistes (mandataire) ; Arep Ville, architectes, urbanistes, ingénieurs ; Michel Desvigne Paysagistes, paysagistes ; EY, Consulting Economistes.
Les experts
Pierre Veltz, chercheur en sciences humaines ; Nicolas Meihlan, consultant en stratégie ; Sonia Lavadinho, sociologue ; François Bellanger, prospectiviste ; Sanef, concessionnaire d’autoroute ; Cerema, centre de recherche ; EIVP, enseignement et recherche ; Mike Berners-Lee, directeur Small World Conbsulting ; Philipp Rode, Executive director du programme Urban Age Programme.
• Collectif Holos

En 2050, Holos reconnecte la rue des Fillettes au périphérique porte de la Chapelle, supprimant la frontière physique et mentale qu’il constitue. C’est le programme le moins facile à résumer, sans doute parce qu’il met l’accent sur les solutions contextualisées. Pas de recette unique, dit Holos, pour qui les avancées vers une mobilité nouvelle se feront au cas par cas, en fonction de leur acceptabilité, localement. Et il faut y être d’autant plus attentifs que les situations locales sont fort diverses. Le dogmatisme mènerait au blocage. Reste qu’il s’agit bien de déployer un certain nombre d’invariants, proches de ceux des autres groupes. Transformation des autoroutes ou voies rapides en avenues métropolitaines, des portes donnant sur le périphérique en places traversantes, retour des carrefours, lutte contre l’autosolisme, etc. Il faudra, insiste Thomas Richez, non seulement créer ces voies rapides, mais bien communiquer sur leur utilité, en montrant, par exemple avec les portiques au-dessus des voies, combien de gens passent dans les files réservées. Pour assembler ces solutions locales, le collectif une gouvernance globale. Holos se singularise en mettant l’accent sur une sorte de remontée de l’eau à la surface : là où elle a été séparée pour être acheminée en des réseaux terriblement efficaces, il s’agit de la faire réapparaître, de la laisser courir le long du réseau routier ce qui, combiné au boisement massif et à l’utilisation de revêtements routiers clairs, et à de nouvelles circulations d’air, assurera de fortes baisses de températures dans des couloirs urbains.
L’équipe
Richez_associés, architectes, urbanistes, paysagistes (mandataire) ; Folléa-Gautier, paysagistes, urbanistes ; Transitec, BET mobilité et trafic ; Trans-Faire, BET qualité environnementale, experts écologues.
Les experts
IRT SystemX, experts mobilité innovante ; Airparif, association de surveillance de la qualité de l’air ; Arter, agence de production artistique ; Mobiliy in Chain, mobilité à l’échelle mondiale ; Urban Water, hydrologie urbaine et environnement ; Bruno Housset, pneumologue, spécialiste de la pollution et de la santé publique ; Isabelle Nicolaï, géographe-économiste ; Philippe Montillet, historien des territoires ; Sohrab Baghery, économiste des infrastructures et ouvrages ; Stéphanie Vincent-Geslin, sociologue.
• New Deal pour les voies rapides du Grand Paris

L’idée du groupement New Deal : des bus rapides en site propre complétés par l’offre vélo, puis, le moment venu, par des navettes autonomes qui permettent de diminuer l’emprise de la route tout en accroissant fortement sa capacité. A l’inverse du projet SUN, New Deal part de la périphérie pour aller vers le centre. La démarche centripète applique en un premier temps la refonte de l’exploitation de la route aux grands axes partant de la périphérie, jusqu’à la Francilienne, avant de gagner les grandes voies urbaines et le périphérique. Il s’agit de s’adresser pour commencer, dit David Mangin, architecte (Seura), « aux millions de Franciliens qui n’ont pas d’aujourd’hui de vraies solutions de transport en commun pour rejoindre le cœur de la métropole et les futures gares du Grand Paris Express ». De prendre donc le problème « à la source ». Avec une offre massive de bus rapides en site propre complétée par l’offre vélo, et, à mesure qu’elle peut entrer en scène, par une offre de navettes autonomes, on diminue l’emprise de la route tout en accroissant sa capacité. Et en se donnant le temps d’expérimenter ainsi et d’évaluer. L’offre de bus, de plus, peu coûteuse, est la plus juste socialement et la plus économiquement acceptable. Tout en préparant, grâce aux voies réservées, l’arrivée de futurs véhicules autonomes que l’équipe New Deal n’imagine pas individuels. A terme, grâce à cette offre massive, la moitié de l’emprise routière est libérée pour d’autres usages. Le périphérique intérieur formerait à terme une ceinture verte, reliée aux parcs et jardins de la ville.
Dans le recours massif, pour commencer, à des bus express circulant sur la bande d’arrêt d’urgence, on reconnaît la proposition que formule depuis des années André Broto (groupe Vinci). Son idée fait une entrée majeure dans un programme d’ensemble de refonte de la route. Pour compléter le dispositif, on relève la création de places « métrovillageoises », conçues comme « places échangeurs » facilitant la mobilité quotidienne. Et celle de « places centrales » : les hubs de transport RER/GPE/métro existantes ou en construction, parfois associés à des centres commerciaux aux parkings surdimensionnés, seraient « reformatés » et desservis par les voies New Deal.
L’équipe
Seura architectes (mandataire, avec David Mangin) ; Jornet Llop Pastor, architectes, urbanistes, paysagistes ; Marina Cervera et Anna Zahonaro, paysagistes; Carlo Ratti Associati, design, innovation, prospective ; Leonard, plate forme de prospective et d’innovation Vinci (avec André Broto) ; Ingerop, mobilité et trafic, C31, assembleur de mobilités.
Les experts
Jean Grébert, systèmes de mobilité ; Laurent Taupin, mobilité innovante ; Ecov (Thomas Matagne), solutions de mobilité partagée ; Transamo (Guillaume de Tillière), transports en commun ; FUB (Olivier Schneider), promotion du vélo au quotidien ; Yves Crozet, économiste ; Michel Savy, économiste.• Atelier des mobilités

L’Atelier des mobilités propose la création d’un réseau prioritaire de voies NOE (nombre d’occupants élevés) avec une voie réservée qui peut être mis en œuvre tout de suite et une soixantaine de stations pour assurer l’intermodalité. Le groupe propose la création d’un réseau prioritaire de voies NOE (nombre d’occupants élevés). Le choix d’une voie réservée peut être mis en œuvre tout de suite. Il se fait indépendamment de l’arrivée des véhicules électriques autonomes partagés (VEAP), car, précise l’Atelier des mobilités, conformément à un scepticisme aujourd’hui assez partagé, « l’efficacité opérationnelle du VEAP, la durabilité de cette solution sur cycle de vie du véhicule, la viabilité du business model ainsi que son acceptabilité pour les usagers restent à démontrer ».
A l’inverse de l’idéologie autoroutière, d’un réseau à part peu connecté à la route classique et taillé pour les longs parcours, l’intérêt de NOE n’est pas que tout soit parcourable sans couture de part en part. Les besoins de déplacements locaux étant majoritaires, le réseau NOE repose sur un maillage de tronçons d’une vingtaine de kilomètres, articulés entre eux par une soixantaine de stations, chacune mise sous la responsabilité d’une conciergerie garante des services. Le projet d’un réseau de voies pour le fret ou NCE (nombre de colis élevés), elles aussi définies par la capacité, complète NOE. Il est prévu d’interdire l’accès de la métropole centre aux camions trop peu chargés et, vite, aux camions thermiques. Un système équivalent aux stations servicielles NOE, de bonne gestion des inévitables ruptures de charge est institué pour le fret. On saluera cet intérêt complémentaire pour le fret, moins affirmé dans les autres réflexions comme dans les vues des décideurs…
L’équipe
D&A, architecte urbaniste paysagiste (mandataire) ; Setec, BET ; 6-t, bureau de recherche, APRR, gestionnaire d’autoroute.
Les experts
Atelier des Giboulées, communication ; Logicités, logistique ; Transversal, stratégie foncière ; Sempervirens, paysagiste ; Martin Etienne, illustrateur ; Jean-Pierre Orfeuil, économiste ; Francis Beaucire, géographe ; Antoine Picon, historien ; Alain Bourdin, sociologue ; Laetitia Dablanc, logistique ; Jean-Marc Offner. urbanisme.
Exposition au Pavillon de l’Arsenal jusqu’au 1er septembre et, parallèlement, à la Biennale de l’architecture en Ile-de-France, à Versailles. L’exposition sera présentée dans une dizaine de lieux de la région.Catalogue : Les Routes du Grand Paris, 39 euros

Patrick Jeantet fait souffler son Nouvel R’ sur le terrain
Après Lyon (20 mai pour tout le Sud-Est), Poitiers (23 mai pour l’Atlantique), et Lille (30 mai pour les Hauts-de-France, la Normandie et le Grand Est), c’est en Ile-de-France que se sont terminées, ce 4 juin, les conventions de managers de SNCF Réseau. Elles rassemblaient à chaque fois environ 500 personnes, soit les managers de terrain, « là où se crée la valeur », dit Patrick Jeantet.
Augmenter la capacité du réseau
Objectif : les sensibiliser à Nouvel R’, le projet d’entreprise de Réseau. Pour son président, le pacte ferroviaire voulu par le gouvernement donne de nouveaux leviers. Et Nouvel R’ les utilise pour améliorer les performances du système. En termes économiques, mais aussi en qualité de service et en innovation. Exemple, l’augmentation des capacités du réseau. Soit avec ERTMS : en cours d’appel d’offres pour la LGV Paris – Lyon, afin de passer de 13 à 16 trains par heure et par sens ; en projet sur Marseille – Vintimille, pour augmenter de 20 à 30 % la capacité de la ligne. Soit, en Ile-de-France, avec le CBTC Nexteo. Déployé d’abord sur le RER E, puis sur les RER D et B, en profitant à chaque fois de l’arrivée de nouveaux matériels, le système, après un palier à 22 trains, permettra à terme le passage de 28 trains par heure et par sens à 120 km/h.
Patrick Jeantet voit dans ces capacités nouvelles une « révolution technologique un peu similaire à celle qu’on a connue avec les LGV dans les années 80 ». Sauf que la construction des LGV nécessite des milliards, tandis que les systèmes de signalisation ou de contrôle-commande se chiffrent en centaines de millions.
Confier les flux des trains et des passagers
à Gares & ConnexionsDeuxième grand sujet des conventions, le nouveau rôle de Gares & Connexions, qui va migrer de SNCF Mobilités à Réseau et devenir une SA. L’idée, c’est, « comme dans un aéroport », dit l’ancien directeur général d’ADP, de confier à la future filiale de Réseau la gestion de l’intégralité des flux : mouvements des trains, flux des passagers en gare, accès aux gares aussi afin d’assurer la plus grande fluidité. Le projet précédemment porté par Patrick Ropert de déploiement de commerces et services connus sous le nom de « City Booster » n’est pas remis en cause, mais s’inscrit dans ce cadre plus large. Patrick Jeantet reprend l’équilibre vertueux mis en place par Gares & Connexions : la moitié de la valeur dégagée par les commerces et services est rétrocédée au système ferroviaire, et permet de faire baisser les redevances demandées aux opérateurs pour accéder aux gares. Prochain grand rendez-vous pour les City Booster, la future gare de Paris-Nord, qui doit (cela fait partie des rares rendez-vous confirmés pour cette échéance), être ouverte pour les JO.
Parallèlement, Gares & Connexions va lancer son programme « Mille et une gares », dans le cadre de ses missions de services publics. Le programme sera mis en œuvre dans 300 gares pour commencer. Il s’agit d’offrir aux maires ou aux présidents d’agglomération un catalogue de services dans lesquels ils pourront puiser. Comme Réseau équipe en fibre optique quelque 15 000 km, avec des surcapacités par rapport aux besoins ferroviaires, cela permet de proposer la mise en place dans les gares d’espaces de coworking ou d’incubateurs. Les services (heureusement) ne se limitent pas à la high-tech : Metz a mis en place en gare une mairie annexe.
800 collaborateurs à recruter pour la régénération
du réseau en Ile-de-FranceEn Ile-de-France, on le sait, le grand défi à relever, ce sont les travaux de régénération. Leur montée en puissance nécessite des recrutements. Cette année, Réseau doit embaucher 800 collaborateurs dans la région capitale. Pas facile à trouver, malgré la garantie logement offerte par SNCF Réseau (comme par Transilien), pour faire venir les agents en région parisienne. Réseau peut faire appel à la sous-traitance et ne s’en prive pas. Mais les Egis, les Setec ou les Systra ont les mêmes problèmes de recrutement. Et, même si tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles avec la SGP, les besoins énormes en travaux ferroviaires dans la région rendent la question du recrutement capitale…
F. D.
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Des voies dédiées aux bus et aux covoitureurs avant la disparition du périphérique parisien ?
Le lieu choisi par la Mission d’information et d’évaluation (MIE) pour remettre le 28 mai à Anne Hidalgo son rapport sur l’avenir du Périphérique n’a pas été laissé au hasard : un cinéma multiplexe situé porte des Lilas, sur la dalle qui recouvre justement cette autoroute urbaine de 35 kilomètres, empruntée quotidiennement par plus d’un million de véhicules et qui appartient à la Ville de Paris.
Le même jour, s’ouvrait au tribunal administratif de Montreuil (Seine-Saint-Denis) un procès contre l’Etat intenté par une mère et sa fille confrontées à des pathologies respiratoires qu’elles imputent à la pollution de l’air. Ces deux ex-riveraines du Périphérique l’accusent de « carence fautive ».
Réduire la vitesse à 50 km/h
Parmi les propositions drastiques présentées aux élus parisiens et de la proche couronne pour transformer le Périph’ en « boulevard urbain » dès 2024 (l’année des JO) puis le rayer de la carte à un horizon lointain, figurent des mesures que la maire de la capitale va présenter au prochain conseil de Paris, le 11 juin :
- vitesse abaissée à 50 km/h (contre 70 km/h aujourd’hui) pour fluidifier le trafic,
- interdiction des poids lourds en transit ,
- chaussée réduite à 2 x 3 voies (contre 4 ou 5 actuellement),
- une voie de circulation réservée aux transports en commun, au covoiturage, aux véhicules électriques et de secours (mesure déjà votée pour les véhicules des sportifs et des journalistes pendant les JO de 2024),
- la végétalisation des parois et murs antibruit,
- des écrans d’information sur le niveau de pollution autour du périphérique,
- une nouvelle gouvernance de cette autoroute urbaine associant les communes riveraines, de la métropole, la Préfecture de Paris et la région.
Jardins suspendus et promenades comme à Séoul
Les élus parisiens réunis dans cette mission, issus de tous les groupes politiques, se sont mis d’accord pour formuler au total une quarantaine de préconisations, avec en point d’orgue final, « à une date non déterminée » : la disparition pure et simple du périphérique pour en faire un « couloir d’aération » avec des promenades et des franchissements piétons, des jardins suspendus, des œuvres d’art dans les souterrains et sur les piliers de soutènements, etc.« Séoul, New York, San Francisco l’ont fait, pourquoi pas nous ? », a lancé Laurence Goldgrab, présidente de la Mission (et du groupe Radical de Gauche, Centre et Indépendants au conseil de Paris) devant les élus de la proche couronne, Anne Hidalgo et des journalistes. « L’objectif, c’est de passer de 80 à 60 décibels sur cette autoroute urbaine, réduire les émissions polluantes qui touchent 100 000 riverains immédiats, 400 000 à distance plus éloignée, et gonfle les chiffres des urgences pédiatriques en lien avec l’asthme (chiffres APHP) », a t’elle poursuivi.
Une fête populaire pour la Nuit Blanche
Les premières mesures (vitesse réduite, voies dédiées) pourraient intervenir rapidement si elles sont adoptées au prochain conseil de Paris. Et pour la prochaine Nuit Blanche, le 5 octobre, une fête populaire sur des portions du périphérique fermées pour l’occasion est en projet. Après la récente proposition de Gaspard Gantzer, autre candidat déclaré aux municipales de mars 2020, de supprimer le Périph’’, cet ouvrage titanesque sorti de terre entre 1956 et 1973 est bien sur l’agenda électoral.
Télécharger le rapport : ici
Nathalie Arensonas

Systra signe un pont record au Koweït
Record mondial pour sa longueur de 34,1 km au-dessus de la mer, le pont Sheikh Jaber Al-Ahmad Al-Sabah (au Koweït) a été inauguré le 1er mai. Réalisée sous la direction de l’Autorité publique pour les routes et le transport (Part), cette infrastructure s’étendant sur 48,5 km au total est aussi l’un des ponts maritimes les plus longs au monde. Elle relie la ville de Koweït à la future ville de Madinat Al-Hareer, qui a l’ambition de devenir un hub incontournable du Golfe d’ici 2030.
Se présentant comme un leader mondial de l’ingénierie dans le domaine des ponts, Systra a participé à la conception de cet ouvrage « unique ». L’ingénieriste français a en effet travaillé pour le consortium formé par le sud-coréen Hyundai E&C et le koweïtien CGCC et s’est vu confier, via un partenariat de conception-réalisation, la responsabilité des études du pont et des ouvrages associés de la liaison principale, le « Main Link ».
Le Main Link comporte, selon le communiqué du groupe d’ingénierie, « un pont maritime de 26,4 km de long incluant un pont à haubans de 340 m de long avec une travée principale de 177 m, un pont terrestre d’environ 4,5 km assurant la connexion avec les réseaux routiers de l’échangeur de Ghazali, deux îles artificielles, deux polders et deux marinas conçus par notre sous-traitant Artelia Gulf, 30 bâtiments d’une superficie totale de 16 000 m² destinés à faciliter la gestion et la maintenance de l’infrastructure du projet dont une tour d’observation emblématique, ainsi que l’ensemble des systèmes électriques et mécaniques ».
Systra revendique « des solutions techniques et économiques d’avant-garde » jamais utilisées à une telle échelle. « Le recours à une option audacieuse en proposant des monopieux pour supporter l’ouvrage a permis d’en assurer la stabilité dans un contexte géologique défavorable, tout en réduisant de manière significative les efforts sismiques, les besoins en ressources naturelles et les risques de dispersion du béton », avance Mohamed Akraa, directeur du projet pour Systra. D’où une première mondiale : la préfabrication sur terre de travées entières avec précontrainte en prétension, longues de 40 et 60 m et de 950 et 1 600 tonnes respectivement.
250 collaborateurs de Systra ont été associés au projet, travaillant, sous la direction du siège parisien, dans des équipes en France, en Inde, au Koweït, à Dubaï et en Corée.
Le pont en chiffres
48,5 km pour la traversée maritime, dont 36,1 km pour la liaison principale et 12,4 km pour la liaison de Doha
34,1 km de pont en mer (35,9 km avec les rampes)
2 îles artificielles de 30 hectares chacune
2 polders d’environ 30 et 60 hectares
3,6 milliards de dollars (3,2 milliards d’euros) de coût de construction
Les usagers pas convaincus par la future gare du Nord
La concertation publique sur le projet Gare du Nord 2024 s’achève. Une réunion bilan aura lieu le 14 mai. La contribution de l’association des usagers des transports, l’AUT Ile-de-France, est très réservée sur cette refonte de la gare qui doit coûter 600 millions d’euros. Rappelons que c’est le projet présenté par Ceetrus (Immochan) qui a été retenu en juillet 2018 et qui doit être mis en œuvre et exploité par la Semop, société d’économie mixte créée en 2019 (Ceetrus, 66 % et SNCF, 34 %).
La gare, qui accueille aujourd’hui 700 000 voyageurs par jour, s’attend à en recevoir 900 000 en 2030. Le pari de la nouvelle gare consiste, sur le modèle aérien, en une dissociation des flux arrivée – départ. L’accès aux grandes lignes se faisant désormais par un nouveau bâtiment de cinq niveaux établi à la place de l’accès actuel à la gare routière et du bâtiment de métal et de verre construit par Arep dans les années 90, contre la façade historique, au sud-est de la gare. Pour l’association, la gare serait plus que jamais tournée vers le sud, où se fait déjà l’accès aux trains de banlieue et aux RER (80 % des flux). Or, « le prolongement, dans les prochaines années, du RER E (Eole) vers l’ouest va encore accroître les flux de voyageurs du quotidien. Dans ces conditions, concentrer davantage tous les flux voyageurs dans cet angle sud-est de la gare, en y faisant venir les départs grandes lignes, nous semble une mauvaise idée. »
Lieu de vie ouvert sur la ville
De plus, « les quartiers nord de la gare demeureraient totalement ignorés », déplorent-ils. La promesse d’une gare « lieu de vie ouvert sur la ville » ou d’une ville entrant dans la gare ne se concrétisera donc pas. À moins, demande l’AUT, que l’on ne crée de nouveaux accès vers les quartiers nord. L’AUT IdF regrette de plus que le projet SNCF ne soit pas accompagné par un projet de la Ville d’aménagement des abords.
Les usagers soulignent enfin la nécessité de limiter les impacts travaux. Et se montrent dubitatifs sur l’annonce d’aucun impact sur les circulations ferroviaires… malgré la condamnation d’une voie banlieue.
F. D.

400 000 euros pour rénover l’embranchement ferroviaire Mecateamplatform
Le patron de SNCF Réseau, Patrick Jeantet, a inauguré le 25 avril l’embranchement rénové de Mecateamplatform à Montceau-les-Mines (Saône-et-Loire). Une plateforme de 12 hectares dédiée à la maintenance et à la formation, créée par le cluster ferroviaire bourguignon « Mecateamcluster ».
Cofinancée par le gestionnaire d’infrastructure ferroviaire, la communauté urbaine du Creusot-Montceau et la société d’économie mixte pour la Coopération industrielle en Bourgogne, le coût de rénovation de cet embranchement à la ligne de Paray-le-Monial à Montchanin a représenté 400 000 euros, pour un mois de travaux.
Ces travaux pérennisent les investissements réalisés sur l’ancienne friche industrielle dominée par la silhouette du lavoir de Chavannes, aux portes de Montceau-les-Mines. En moins de deux ans, trois nouveaux bâtiments sont littéralement sortis de terre sur Mecateamplatform : la halle de maintenance mutualisée d’engins de travaux ferroviaires, inaugurée le 17 mai 2018, le pôle formation, dont le bâtiment et les voies-école accueilleront les séances de formation aux travaux ferroviaires, et la halle Erion France pour la maintenance des locomotives fret. Les aménagements de cette halle, dont l’inauguration devrait avoir lieu avant l’été, sont quasi achevés, comme a pu le constater Patrick Jeantet, peu avant l’inauguration de l’embranchement rénové.
1 200 engins par an à terme
Avec cette implantation dans le sud de la Bourgogne, la branche française d’Erion, filiale de Stadler et des chemins de fer espagnols Renfe, envisage de commencer par traiter quelque 150 locomotives par an, contribuant à la forte hausse que devraient connaître les échanges entre Mecateamplatform et le réseau ferré national. Dès 2020, il est en effet prévu que plus de 1 200 engins transitent chaque année par cette installation terminale embranchée pour bénéficier d’opérations de maintenance.
En attendant, une fois la halle Erion France et le bâtiment Travaux pratiques du pôle formation inaugurés, Mecateamcluster et la centaine d’entreprises qui en sont membres organiseront à Montceau-les-Mines l’événement biennal Mecateameetings. Cette manifestation, dont la quatrième édition se tiendra les 26 et 27 septembre prochains, combinera convention d’affaires et espaces d’expositions. « Des industriels belges, suisses, allemands ont manifesté leur intérêt », indique Mecateamcluster. L’édition 2019 bénéficiera d’un avantage unique en France pour une exposition ferroviaire professionnelle : les voies ferrées de Mecateamplatform permettront de présenter du matériel en extérieur.
P. L.

Plan de sauvetage du rail en Nouvelle-Aquitaine
Le conseil régional de la Nouvelle-Aquitaine a voté le 12 avril un « plan directeur de sauvetage et de modernisation du réseau ferré régional ». Reconnaissant qu’elle engage un investissement normalement « hors compétence », la région propose à l’Etat, SNCF Réseau et aux autres collectivités un consistant effort partagé dans le contrat de plan Etat-région en cours (2015-2020) et pour le suivant (2021-2007).
Sur un ensemble de 3 560 km de lignes en Nouvelle-Aquitaine, le gestionnaire d’infrastructure SNCF Réseau a évalué à 1,1 milliard d’euros la remise en état sur dix ans des liaisons régionales, sans compter 30 millions d’euros pour les lignes capillaires fret. La région présidée par Alain Rousset souhaite un tour de table entre tous les partenaires, sachant qu’elle-même va faire passer son investissement annuel de 33 à 66,5 millions d’euros, soit un total de 532 millions sur la période 2019-2027.
Après Oloron – Bedous ou Bayonne – Saint-Jean-Pied-de-Port un temps modernisées à ses frais, l’autorité organisatrice des transports néoaquitains veut rouvrir Limoges – Angoulême aujourd’hui interrompue, et se penche sur quelques remises en service (Saint-Mariens – Blaye par exemple). De son côté, SNCF Réseau met en avant 330 millions d’euros investis en 2018, ainsi sur Saintes – Royan et une partie de Limoges – Poitiers comme entre Pau et Tarbes. Elle prévoit 480 millions pour 2019 dont 320 millions engagés directement par SNCF Réseau, notamment sur Libourne – Bergerac et Morcenx – Dax, ainsi que pour l’accessibilité de 50 gares.
Michel Garicoïx

Le plus beau tramway de France se trouve à Montpellier

Les lignes 1 et 2 ont été designées par Elisabeth Garouste et Mattia Bonetti. Le quotidien 20 Minutes a demandé à ses lecteurs, via un sondage en ligne, de voter pour élire le plus beau tramway de France. Résultat, avec 6 200 votes, c’est Montpellier qui prend la première place, devant Strasbourg et Angers. Les rames des lignes 1 et 2 avaient été dessinées par Elisabeth Garouste et Mattia Bonetti, et le matériel roulant sur les lignes 3 et 4 par Christian Lacroix. La métropole de Montpellier en profite pour rappeler dans un communiqué qu’en 2012, le New York Times avait déjà jugé que le tramway montpelliérain était le « plus sexy d’Europe » !
La collectivité va lancer dans les tout prochains mois un concours ouvert à tout public (scolaires, amateurs, artistes….) pour imaginer le design des rames qui circuleront sur la future ligne 5 du réseau montpelliérain, dont les travaux devraient débuter l’automne prochain pour une mise en service en 2025.

SNCF Réseau présente son projet pour le nœud ferroviaire lyonnais
SNCF Réseau Auvergne-Rhône-Alpes (Aura), par son directeur territorial Thomas Allary, était l’invité de la Métropole de Lyon la semaine dernière pour présenter la démarche d’aménagement à long terme du nœud ferroviaire lyonnais (NFL), c’est-à-dire à 2030. Une séance qui a davantage tenu de l’exercice démocratique que de la démonstration technique, puisque les donnés communiquées à cette occasion reposent largement sur les scénarios de l’étude dite «Rapport Meaux » réalisé en… 2009-2011. En outre, la séance devant les élus intervient peu de temps avant la future commission nationale du débat public (CNDP) qui sera lancée le 11 avril jusqu’au 11 juillet prochain.
« Il y a la nécessité absolue que l’Etat entende l’enjeu de la désaturation du NFL, qui n’est pas un débat au seul bénéfice de la métropole mais aussi un enjeu au plan national et européen », a plaidé David Kimelfeld, président de la métropole de Lyon. Un enjeu singulier mis en évidence par Thomas Allary qui a rappelé le dynamisme de la région, la situation difficile de la gare de la Part-Dieu, « première gare nationale de correspondances » et le trafic saturé des gares lyonnaises avec quelque 1 200 trains par jour de voyageurs et fret. Entre Part-Dieu et Perrache, le trafic TER est majoritaire (51 %) devant les grandes lignes (18 %), le fret (15 %) et… les mouvements techniques (16 %). « Il n’y a plus assez d’infrastructures », estime le directeur de SNCF Réseau Aura en précisant que le plan de travaux en cours (500 millions d’euros d’ici à 2025, dont la future voie L prévue en 2022) permettra « plus de confort et de sécurité, et moins de retard, mais pas de capacités et services supplémentaires ».
Ces derniers dépendent donc du projet NFL à l’horizon 2030 qui devrait apporter +40 % de capacité ferroviaire grâce à trois grands aménagements :
– la création de deux voies en surface ou en souterrain, au nord (Saint-Clair – Guillotière, environ 10 km) ;
– la mise à quatre voies nouvelles au sud-est (Saint-Fons – Grenay) ;
– l’extension de la gare Part-Dieu ou une nouvelle gare en souterrain.
L’investissement est évalué entre 2,7 milliards d’euros pour le scénario en surface et 4,2 milliards d’euros pour le scénario souterrain.
La présentation du projet a permis de répondre à certaines interrogations ou inquiétudes des élus. Ou à dissiper les malentendus comme le débat du FNL porté par SNCF Réseau, opérateur, et non par l’Etat et les collectivités responsables de l’aménagement du territoire. Mise au point pédagogique de Thomas Allary : « A la différence de SNCF Mobilité, SNCF Réseau est le bras armé de l’Etat pour les infrastructures, Réseau est dans son rôle de maître d’ouvrage du débat, porteur des ambitions de l’Etat et collectivités qui sont associés à toutes les études. »
Un point majeur reste en suspens : le devenir de la gare Lyon-Saint-Exupéry, sous-utilisée selon nombre d’élus, ainsi que sa liaison avec le centre-ville. Pour Gérard Collomb, maire de Lyon, Saint-Exupéry ne peut être une alternative à Part-Dieu : « Les deux gares sont complémentaires. » Sur ce sujet comme bien d’autres, le débat public devra approfondir d’ici l’été 2019 les réponses à travers une quinzaine de réunions publiques générales et thématiques, ainsi que plusieurs ateliers-débats.
Claude Ferrero

380 millions d’investissements pour l’Occitanie
Les travaux de régénération du réseau continuent en Occitanie avec une ampleur comparable en 2019 aux années précédentes. SNCF Réseau investira cette année 380 millions d’euros (241,5 millions en Paca voisine), une trajectoire qui vise un milliard d’euros entre 2015 et 2020, et deux milliards entre 2015 et 2025, a fait valoir Pierre Boutier, son directeur territorial. Voici les principales opérations programmées.
Après les 51 km de la voie 1 Nîmes – Montpellier fin 2018, la voie 2 va subir un renouvellement nocturne voie-ballast du 1er octobre au 22 décembre 2019. Des renouvellements d’aiguillages à Lunel, Vergèze et Saint-Césaire imposeront une interruption totale du 19 au 22 avril et du 26 au 27 octobre à Béziers. Toujours à l’est de la région, des travaux sur ouvrages imposeront une fermeture de Nîmes – Alès à la Toussaint et pour le 11 novembre 2019.
Au centre de l’Occitanie, des renouvellements de caténaire et poteaux sont programmés entre Gruissan et Leucate (Narbonne – Perpignan) et entre Lézignan et Pezens (Narbonne – Toulouse) avec interruption de trafic sur cette dernière section du 3 au 5 et du 7 au 9 mai. Pour la suppression du PN de Montaudran en banlieue toulousaine (deux ouvrages pour 50 millions d’euros) une interruption totale est programmée du 3 au 9 mai.
A l’ouest, trois grosses opérations sont au menu. Sur Toulouse – Tarbes, d’importantes modernisations de voies (Saint-Gaudens – Capvern et Muret – Boussens) et le remplacement de la caténaire Midi (Montréjeau – Tarbes) auront lieu sans interruption de trafic. La suppression du PN19 à Muret pour 23 millions d’euros, entraînera une interruption totale du 21 au 25 mars. Une maintenance massifiée de la voie Toulouse – Montauban entraînera trois interruptions (23-24 mars, 30 mai-2 juin, 9-11 novembre), et la même opération entre Brive et Cahors la fermeture du 20 au 22 avril.
Sur la ligne des Causses, on notera une opération de modernisation entre Millau et Sévérac (voie et ouvrages) imposant une longue fermeture sur sept semaines d’été, du 8 juillet au 1er septembre, impactant le TER Béziers – Saint-Chély et l’Intercités Béziers – Neussargues.
Notons enfin que SNCF Réseau attend toujours la levée des scellés sur Perpignan – Villefranche suite au tragique accident d’autocar de décembre 2017 au passage à niveau de Millas. Un nouveau juge d’instruction vient d’être nommé et la conductrice du car scolaire reste à ce jour seule mise en examen. Le délai d’interruption, déjà 15 mois, « est très long », remarque Pierre Boutier alors que les associations d’usagers pressent pour la réouverture. Le directeur territorial relève qu’il faudra « deux mois de travaux pour réparer le passage à niveau et revisiter la ligne » une fois les scellés levés. Au-delà, le Train Jaune Villefranche – Latour-de-Carol poursuit son lifting après rénovation de sa voie métrique, avec modernisation de deux tunnels et d’une galerie pour 20 millions d’euros.
Michel Gabriel LEON