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Catégorie : Infrastructures
Retrouvez toute l’actualité des infrastructures de transports: travaux, maintenance des lignes, gares, ouvrages d’art, viaducs et ponts ferroviaires.
Lancement d’un réseau de location de véhicules électriques dans les gares SNCF
Le 19 juin, Wattmobile, premier réseau national de stations automatisées de véhicules électriques en libre-service, en gare, inaugurera les quatre premières stations de son réseau : Paris Gare de Lyon, Marseille Saint Charles, Lille Flandres et Lyon Part-Dieu. D’ici fin 2014, Wattmobile projette d’ouvrir vingt stations dans les gares.
Equipées de 7 à 10 véhicules 2 et 4 roues, les stations Wattmobile sont 100% automatisées.
Un système d'abonnement mensuel, complété par une tarification horaire, donne aux utilisateurs l'accès à l'ensemble des stations du réseau. Pour réserver le véhicule de leur choix et en disposer directement à la descente du train grâce à leur badge individuel, les clients disposent d'une plateforme de réservation en ligne accessible également depuis un smartphone ou les bornes tactiles en station.
Wattmobile, spécialisée dans le libre service de véhicules électriques urbains depuis 2010, offre, en parallèle du réseau en gares, des solutions de mobilité électrique aux entreprises, à l’hôtellerie et aux centres d’affaires pour les déplacements locaux et quotidiens.

La métamorphose de la gare Saint-Lazare
10 ans après le début des travaux de la gare Saint-Lazare, et après un an de chantier, la SNCF inaugure aujourd'hui les nouveaux parvis de la gare .
Les ex- Cours de Rome et Cour du Havre ont été transformées en aires piétonnes pour offrir plus d'espace et transparence aux voyageurs et passants … Afin de profiter de ce lieu de vie et de rencontres, les voyageurs ou flâneurs auront à disposition des bancs individuels agencés en véritables " salons urbains " sous des magnolias plantés en pot.
Côté transport, seuls les bus, les véhicules de secours et les livraisons pour l’hôtel Concorde sont désormais autorisés.
Des stations vélib' et un stationnement vélo ont été installés sur le parvis du Havre, tout comme un parking dédié aux deux roues motorisés.
La Cour de Rome accueillera les terminus des lignes Mobilien 20 et 26, deux lignes accessibles aux personnes à mobilité réduite.Sur le toit de l'Hôtel Concorde, des spots éclairent la gare et les deux statues d'Arman.
Installées depuis près de trente ans sur le parvis de la gare Saint-Lazare à Paris, les oeuvres d’Arman, L’Heure de tous et Consigne à vie (accumulation d'horloges pour la première et accumulation de valises pour le seconde), ont retrouvé leur place après restauration.
Six mois ont été nécessaires à l’Atelier de fonderie Bocquel pour que les statues retrouvent leur patine d’origine.
Véritables signaux urbains et lieux de rendez-vous, elles constituent des points de repères qui guident les voyageurs vers la gare, l’une des plus importantes d’Europe, avec un trafic d’environ 120 millions de voyageurs par an.Services. Miniboutiques, food trucks et distributeurs de baguettes pour dynamiser les petites gares Transilien
La directrice générale de Gares & Connexions, Rachel Picard, envisage d’installer de petits modules de ventes dans les gares Transilien les plus modestes, comme elle l’a dit au micro de RTL, le 14 mai. L’objectif est de redynamiser ces petites gares. Mais justement, la place manque. Il s’agirait donc de surfaces de 5 m2 seulement, qui se monteraient et se démonteraient en fonction des heures d’affluence. Elles pourraient être tenues en partenariat avec des commerçants locaux qui y vendraient leurs produits. L’autre option serait la vente ambulante dans des camions de restauration, les fameux food trucks qui trouvent difficilement des lieux d’accueil, ou d’épiceries qui s’installeraient quelques heures par jour sur la place de la gare. La SNCF compte aussi installer des distributeurs automatiques, y compris de pain, comme les nouveaux modèles qui finissent de cuire les baguettes à la commande.

Montpellier : la ligne 4 du tramway entre dans sa dernière phase
Les travaux pour boucler les 1,2 km de la ligne 4 du tramway de Montpellier commencent aujourd'hui. Le dernier tronçon doit relier la place Albert-1er et l'Observatoire.
Au total, la ligne circulaire s'étendra sur 9,2 km en réutilisant une partie des infrastructures des 3 autres lignes de tramway. Au premier trimestre 2016, la ligne 4, appelée aussi le "Ring" (anneau en anglais) sera mise en service et il sera désormais possible de faire le tour complet du centre-ville en 35 minutes.
La ligne 4 de Montpellier aura coûté 40 millions d'euros.
La Poste veut créer des « relais » dans des gares et des commerces de proximité
La Poste veut revoir le modèle de ses bureaux dans les grandes villes, indique un document interne… consulté par l'AFP. Elle estime en effet que son réseau "n'est plus adapté" dans les grandes villes et veut créer des relais dans les gares ou commerces de proximité avec moins de services mais des horaires plus souples. Dans ces documents, dévoilés initialement par Le Monde, La Poste note que son réseau, avec un seul modèle de bureau, n'a pas évolué depuis 20 ans et "n'est plus adapté dans les grandes villes" où "le client veut tout, tout de suite".
Dans le document de travail, le groupe prévoit des projets pilotes en 2014 dans quatre agglomérations et une "mise en oeuvre" à partir de 2015.
Interrogée La Poste a précisé qu'elle doit adapter son réseau mais que ce projet n'en est qu'"au stade de la réflexion". Il implique un calendrier de travail "sur le long terme", et reposera sur "des expérimentations conduites en accord avec les collectivités locales".
Le groupe, qui emploie quelque 240.000 personnes, compte 17.000 points de contact. Selon ses estimations, 96,8% de la population habite à moins de 5 km d'un point de contact.Le service porte à porte élargi à six nouvelles gares
Déjà disponible au départ et à l’arrivée de treize gares, le service porte à porte de la SNCF en compte désormais six de plus : Paris-Nord, Paris-Saint-Lazare, Marne-la-Vallée-Chessy-TGV, Aéroport-CDG-TGV, Lille-Flandres et Lille-Europe.
Ainsi, le service est proposé dans toutes les gares TGV de Paris et d’Ile-de-France.
Lancé en décembre 2012, le service porte à porte permet aux voyageurs de réserver un taxi ou un véhicule avec chauffeur à prix fixe pour se rendre à la gare, comprenant le transport de 1 à 4 personnes avec deux valises et deux bagages à mains. La réservation doit se faire au plus tard la veille du départ de son train, sur le site www.pap.sncf.com.

Le maire du Blanc-Mesnil accuse SNCF, RATP et RFF de discrimination
Qu’est-ce qui ne va toujours pas sur le RER B ? Trains en retard, thrombose du réseau, installations électriques au bord du pétage de plomb malgré la mise en place en septembre dernier du plan RER B Nord+, soit 250 millions d’euros de travaux réalisés pour améliorer le trafic et la fiabilité de la ligne, des usagers se plaignent encore d’incidents répétés Arguant de la reconnaissance par l’Etat de la notion de discrimination territoriale, le maire du Blanc-Mesnil remonte au créneau au nom de ses administrés.
Il compte bien avoir la (nouvelle) loi pour lui. Ne pas bénéficier des mêmes droits que les autres citoyens parce qu’on vit dans une banlieue populaire peut désormais relever de ce qu’on appelle la discrimination territoriale. Et les auteurs de cette sorte de ségrégation peuvent être poursuivis à ce titre. Estimant que les 52 000 habitants de sa commune sont particulièrement victimes des dysfonctionnements répétés du RER B, le maire du Blanc-Mesnil, Didier Mignot, vient de réactiver – et de réactualiser – à ce titre, la plainte qu’il avait déjà portée le 14 décembre 2012. Une plainte auprès du tribunal administratif. Où il met dans le même sac la SNCF, la RATP, coexploitantes de la ligne, et RFF, le gestionnaire d’infrastructure. Les accusant de porter « atteinte à l’image de sa ville ». Le maire (Front de gauche), candidat à sa réélection aux prochaines municipales de mars dans cette commune du 9-3, la Seine-Saint-Denis, demande « qu’un jugement les condamne à réparer le préjudice subi par la ville », précise son cabinet. Considérant que le transport ne remplit pas, au sens propre, son rôle de véhicule d’intégration, il réclame un dédommagement d’un euro par habitant.
Dans son premier état de 2012, la plainte de l’élu attaquait déjà les trois entreprises pour « rupture de l’égalité de traitement entre les usagers du service public ». Notamment parce que certains trains de la ligne, alors qu’ils étaient omnibus jusqu’à Aulnay, filaient sans s’arrêter dans sa gare. Ni, soit dit au passage, dans celle de Drancy. Les Blancmesnilois se plaignaient, rappelle la mairie qui à l’époque a ouvert pour recueillir leurs témoignages un site de doléances, d’avoir droit à 20 minutes d’attente systématique. Et ceci quand leur train n’était pas en retard, voire tout simplement supprimé en cas d’incident.
Depuis la mise en place du plan RER B Nord+, le 2 septembre dernier – un programme d’amélioration de la qualité du service de 250 millions d’euros – tous les trains desservent désormais toutes les gares de la ligne B.
« Ça va mieux, concède le cabinet du maire, mais les retards et les incidents à répétition continuent. » Et la véritable série noire vécue par les banlieusards en janvier est encore venue apporter de l’eau à son moulin.
Le 9 janvier, à la suite d’un problème d’alimentation électrique gare du Nord, le RER B (mais aussi le D) avait dû se contenter toute la journée d’une de ces circulations dites pudiquement « allégées » qui valent leur pesant de problèmes à résoudre pour le banlieusard.
Quelques jours plus tard, le 15, près de 50 000 personnes se retrouvaient embarquées dans une nouvelle galère. Une journée mal partie dès le matin. Un RER stoppait à 8h en gare d’Auvervilliers à la découverte d’un paquet suspect oublié par un voyageur dans son train. L’intervention des services de déminage s’impose dans ces cas-là en vertu du plan Vigipirate. A 9h, l’incident est clos. Sauf que 14 autres trains s’étaient empilés dans les gares. Et sauf que l’un d’eux, stoppant pile à Aulnay sous un point fragile de la caténaire, capte au redémarrage une intensité équivalente à celle de toutes les rames présentes sur la zone. Et fait, selon les conclusions de l’enquête interne, « fondre » les fils. Paralysant toute reprise du trafic. « Un phénomène rarissime », jure Jérôme Lefebvre, directeur de la ligne B. Reste que tous les voyageurs, bloqués parfois dans leur rame pendant plus d’une heure, ont dû finalement descendre sur le ballast pour être évacués. La situation ne devait reprendre normalement que dans la soirée. Et ce ne sont pas les « 26 bus de substitution qu’on a pu mettre en place qui, Jérôme Lefebvre le reconnaît volontiers, pouvaient, à raison de 50 personnes par bus, suffire à acheminer une moyenne de quelque 1 500 voyageurs par train… »
Enfin, comme si cela n’était pas assez, le lendemain les usagers avaient droit cette fois à un dégagement de fumée en gare RER de Châtelet-les-Halles. Propagée dans le tunnel par des conduits d’aération vers 18h30, elle provenait d’un feu dans les cuisines du Novotel du quartier. Par mesure de sécurité, les quais et toute une rame étaient évacués. Effet domino : le tableau horaire dégringolait. L’incendie du Novotel entraînait des répercussions jusque tard dans la soirée.
On le sait, sur cette ligne intensément fréquentée où le trafic pendant la dernière décennie a augmenté en moyenne de 3 % par an, le moindre grain de sable dans les rouages enclenche des conséquences en cascade. Tous les problèmes, loin de là, ne sont pas imputables à l’infrastructure ou aux opérateurs. Mais la caténaire qui lâche ? Le moteur d’une machine qui flanche ? Les vieux matériels sales encore en service ?
Pour aller en justice, le maire s’appuie sur « l’obligation légale et contractuelle » qu’a chacune de ces entreprises, rappelle-t-il, « d’exploiter et d’entretenir la ligne par tous les moyens en sa possession pour garantir un service de transport répondant à des normes de continuité, de régularité, d’amplitude, de sécurité et de qualité ». Certes, depuis 2009 déjà, les conducteurs, qu’ils soient SNCF ou RATP, assurent la ligne de bout en bout évitant les précieuses minutes perdues auparavant pour se passer les commandes gare du Nord. Certes la ligne est désormais sous commandement unique d’un seul PC depuis novembre dernier pour plus de réactivité. Mais l’opération RER B Nord+ n’a apporté des améliorations qu’en « utilisant mieux l’infrastructure existante ». Et c’est bien là un des gros problèmes.
Avant même la mise en place de ce plan, les collectifs d’usagers prévenaient déjà que la ligne, qui accuse trente ans de retard d’investissements, aurait sans doute bien du mal à ingérer un tel renforcement des circulations. Et qu’on risquait fort la « surchauffe » ? Voire le pétage de plomb côté caténaires et installations électriques.
Sans parler du véritable entonnoir que constitue sur la ligne ce fameux tunnel entre Gare-du-Nord et Châtelet où les voies passent de quatre voies à deux. Deux voies que le RER B doit partager avec le D où circulent encore des Z 2N moins performants que les MI 79. Sachant aussi que le malheureux tunnel doit absorber l’injection supplémentaire de quatre RER D de plus par jour depuis décembre 2012. Ce qui n’a rien arrangé dans ce souterrain parisien au bord de la thrombose soir et matin.
Quant au futur métro Grand Paris Express, même si Didier Mignot réclame pour 2018-2020 les lignes 16 et 17, la mise en service de la première n’est annoncée que pour 2023 et celle de la seconde pour 2025. La construction des deux tronçons Le Bourget – Noisy-le-Grand (2016) et Le Bourget – Roissy (ligne 17) devraient, selon les estimations, soulager la ligne B de 30 % de son trafic. Un usager hausse les épaules : « Quand on en sera là, je serai en retraite. On fait quoi en attendant ? »
En attendant, les usagers essuient fatigue et stress, retards répétés au travail, crèche qui ferme ou enfants qui attendent chez la gardienne et autres rendez-vous manqués… Sans parler, selon la mairie, des personnes exclues de l’emploi parce qu’elles « n’habitent pas au bon endroit », ou des entreprises qui refusent de s’installer sur la commune en raison des problèmes de transports. Quelles que soient les différentes causes des incidents, c’est leur accumulation qui fait mal. La plainte déposée par le maire du Blanc-Mesnil est-elle recevable ? C’est à la justice de le dire. Mais si c’est le cas, d’autres villes de banlieue pourraient bien être tentées de suivre son exemple.
Chantal BLANDIN
Serbie : appel d’offres prolongé pour la gare de Belgrade
L’appel d’offres pour la modernisation de la gare centrale de Belgrade a été prolongé jusqu’au 28 février. Dragoljub Simonovic, le directeur des chemins de fer serbes, a déclaré à l’agence de presse Tanjug, que cette décision avait été prise devant le nombre important d’entreprises, locales et étrangères, qui ont répondu à l’appel. Le projet, estimé à 26 millions d’euros, est financé par un prêt du Fonds koweïtien pour le développement économique arabe.
S.D.

Régénération du réseau : près de 1,4 milliard d’euros investis en 2014
En 2014, toutes lignes confondues, près de 1,4 milliard d’euros vont être investis dans la régénération du réseau. Pour leur part, les trois suites rapides des sociétés Colas Rail-TSO, Transalp Renouvellement et Meccoli, chargées de renouveler les voies principales classiques, viennent d’achever la première année du marché 2013-2015 de régénération, avec une tranche optionnelle sur 2016 et 2017. Première année complète de mise en œuvre sur le terrain du nouveau marché de suites rapides couvrant la période 2013 à 2015, avec la perspective d’une tranche optionnelle pour les années 2016 et 2017. Premiers bilans. Un important changement est en effet intervenu par rapport au contrat précédent. De deux à l’origine, le nombre de trains dits de suites rapides est passé à trois. Avec un budget d’environ 655 millions d’euros, ils sont censés rénover chaque année 600 km de voies, soit 200 km de plus qu’auparavant. Le groupement Colas Rail-TSO (avec TSO Caténaires) assure le lot n° 1 avec son train TSV21. Mais en février 2013 il l’a arrêté volontairement afin de le moderniser pour le rendre plus fiable, tout en conservant le même rendement. Pour poursuivre néanmoins son programme, le groupement a loué pendant une dizaine de mois le train P95 de ETF, société qui, lors du dernier appel d’offres lancé par RFF, a été évincée du marché des suites rapides. Le TSV21 est de nouveau opérationnel depuis quelques semaines et va travailler sur le chantier Angers – Nantes, soit 72 km de voies à traiter entre Ancenis et Nantes. Puis il reviendra en 2016 ou 2017 dans ce même secteur pour renouveler la partie Angers – Ancenis. Un impératif absolu avant la mise en service de la LGV Bretagne – Pays de la Loire mi-2017.Une autre suite est assurée par Meccoli (lot n° 3) et son train TCM 60. La société travaille de façon un peu différente des deux autres. Sur une ligne à double voie, elle se sert de la voie contiguë pour évacuer les matériaux tels le ballast non récupérable. « Malgré un chantier difficile sur Lyon – Grenoble, l’ensemble du programme prévu a été réalisé. Ils ont même réussi à rattraper un retard et à finir en avance. C’est un sans-faute. Cela montre une certaine pertinence et performance de leur train TCM60 », estime Franck Leparq, directeur de Projets suites rapides à RFF. Revers de la médaille, ce lot n° 3 impose des plages-travaux en simultanée, c’est-à-dire une interruption totale des deux voies, pas forcément des plus simples à planifier. Leur intervention sur des lignes équipées de zones d’installations permanentes de contresens (IPCS) provoque d’ailleurs quelques grincements de dents au sein des activités. Celles-ci considèrent que mettre du lot n° 3 sur des zones équipées en IPCS ne se justifie pas. « A terme, la situation devra sans doute évoluer, poursuit Franck Leparq. Dans le futur marché, je pense qu’il n’y aura plus cette notion de plages en simultanée. RFF ne pourra pas leur garantir systématiquement et indéfiniment de la simultanée ou alors ce sera de la simultanée dégradée, avec peut-être une heure de moins au début ou à la fin… » Déjà sensibilisé sur cette situation, Meccoli y réfléchit déjà et devra sans doute se dimensionner différemment dans l’avenir…La troisième suite rapide (lot n° 2) est menée par Transalp Renouvellement. Ce nouvel acteur de la maintenance des voies dans le paysage ferroviaire français est une association de l’entreprise italienne Rossi (cinq trains de suite rapide dans ce pays), de Esaf effectuant de nombreuses interventions hors suite sur le réseau national et de DFC (Delcourt Ferroviaire). Le groupement a mis en œuvre son propre nouveau train P95
de renouvellement (voir VR&T n° 547 du 29 janvier 2013) construit par Matisa. Après un chantier test et de
« déverminage » entre Niversac et Agen en novembre 2012, il a attaqué sa première « vraie » modernisation dès le mois de janvier suivant sur la ligne Pau – Dax. Selon RFF, la montée en cadence a été un peu laborieuse sur ce premier chantier, ainsi que sur le suivant mené entre Longuyon et Hargarten Falck, près de la frontière allemande. Une organisation revue et corrigée, une adaptation progressive de la part des techniciens italiens aux méthodes françaises ont vite débouché sur une nette amélioration. Début octobre, entre Longuyon et Thionville, la suite progressait ainsi d’environ 6 600 m par semaine, soit une moyenne quotidienne de 1 320 m, battant son propre record. Et désormais, le rendement est conforme à celui attendu en suite rapide. De retour depuis novembre pour régénérer la voie 2 entre Pau et Dax sur un nouveau chantier relativement difficile avec des rampes, une caténaire de type Midi, des plages-travaux variables de nuit, Transalp va devoir confirmer l’essai. L’enjeu est très important pour la programmation sereine par le gestionnaire du réseau des grands chantiers plusieurs années à l’avance. Et, bien sûr, pour l’entreprise elle-même. A la clé, se profile la tranche optionnelle 2016 et 2017 de prolongement du contrat actuel. RFF se donne jusqu’en fin d’année, date ultime, pour en notifier ou non la poursuite.Michel BARBERON
La SNCB va créer des bureaux flexibles dans dix grandes gares
La SNCB recherche pour dix de ses gares un exploitant chargé de créer des espaces de travail flexibles. Dix gares sont… concernées : Angleur (Liège), Anvers-Central, Audenarde, Bruges, Bruxelles-Central, Bruxelles-Luxembourg, Bruxelles-Midi, Charleroi, Louvain et Saint-Nicolas. Les Chemins de fer belges souhaitent permettre aux clients d’utiliser, d’ici la fin de l’année, les premiers espaces de travail ou de réunion, au sein « du nœud intermodal qu’est la gare au cœur de la ville ». Certaines gares disposent de locaux vides qui, une fois aménagés, pourront faire partie d’un réseau intégré d’espaces de travail flexibles. Des espaces accessibles, sur réservation ou non, qui pourront être utilisés le temps de quelques heures ou plus comme bureau, espace de réunion, endroit pour une réunion téléphonique et disposeront de service comme l’accueil, les imprimantes, le wi-fi ou encore la vidéoconférence.
Selon la SNCB, un tour de table de petites et grandes entreprises montre « qu’un réseau intégré d’espaces de travail flexibles (dans différentes villes) répond à une réelle demande ».
L’exploitant retenu en sera informé d’ici l’été et les travaux d’aménagement pourront alors commencer.