Catégorie : Infrastructures

Retrouvez toute l’actualité des infrastructures de transports:  travaux, maintenance des lignes, gares, ouvrages d’art, viaducs et ponts ferroviaires.

  • Gares : une coentreprise SNCF-Lagardère pour exploiter les points presse

    La SNCF et Relay, une enseigne du groupe Lagardère, vont créer une société commune l'an prochain pour moderniser l'offre de quelque 300 points de vente de presse dans les gares françaises. La SNCF, via sa branche Gares & Connections, et Relay contrôleront chacun 50 % de leur future société commune, dont la création est encore soumise à un feu vert des autorités européennes de la concurrence. Les partenaires ont prévu de rénover 230 points de vente de presse au cours des 15 prochains mois et veulent adapter l'offre en fonction de chaque gare et de son public. Rappelons que Relay avait remporté en juillet l'appel d'offres portant sur ces points de vente, alors que son contrat actuel d'exploitation s'achève fin 2013.
     

  • Ile-de-France : la gare d’Issy-Val-de-Seine prend un coup de jeune

    C’est avant tout pour la rendre accessible aux PMR que la rénovation de la gare d’Issy-Val-de-Seine (Ligne C du RER et tram T2), inaugurée le 14 novembre, a été pensée. Mais finalement, le confort s’en trouve amélioré pour tous les voyageurs. Le réaménagement et l’agrandissement du hall, rendus nécessaires par l’installation d’un ascenseur et d’un guichet de vente accessible, lui donne en effet un peu plus de surface, destinée aussi à améliorer la fluidité aux heures de pointe. Construit en 1979, son bâtiment voyageur avait subi une première extension en 1997, il devient désormais « pôle d’échanges multimodal où 20 000 voyageurs par jour sont attendus sous peu, ce qui la place au niveau d’une gare comme celles de Nice ou de Grenoble », a précisé Rachel Picard, directrice générale de Gares & Connexions. A noter, les matériaux nobles utilisés, comme le bois, l’inox et la brique. Montant des aménagements : 2,6 millions d’euros, dont 2,4 millions payés par la région. Demain, elle sera « encore plus moderne et plus connectée » : elle fera en effet partie, en 2014, des 15 sites pilotes pour tester les nouveaux services du quotidien avec l’installation du wi-fi, d’un box de télétravail de la société Régus, d’un café, et d’un restaurant japonais.

  • Innovation : le Grand Angoulême remplace la documentation papier par des tablettes

    Innovation : le Grand Angoulême remplace la documentation papier par des tablettes

    La Société de transport du Grand Angoulême (STGA) a un point commun avec Fedex : elle fournit des iPad à ses salariés ! La Société de transport du Grand Angoulême (STGA) a un point commun avec Fedex : elle fournit des iPad à ses salariés ! Certes pas dans les mêmes proportions que l’entreprise de messagerie internationale (qui en fournit 4 300, essentiellement à ses pilotes) mais ce sont quand même 225 iPad que la STGA met à la disposition de tous ses salariés du conducteur aux mécaniciens, en passant par les « administratifs ». Néanmoins, dans les deux entreprises, l’objectif est le même : diminuer le volume de papier que représente la documentation professionnelle.
    Ainsi la régie des transports angoumoisins compte réduire de 700 kg sa « dépense » de papier par an. Outre l’économie de papier et de son impression, il y a d’autres avantages, parfois difficilement quantifiable, comme par exemple les tâches administratives liées à la distribution des feuilles de service dans chaque case de chaque conducteur.
    Mais surtout, les tablettes numériques permettent une mise à jour quasi instantanée des données. On peut ainsi fournir à tous les conducteurs en service sur une ligne, un itinéraire d’évitement, en cas d’accidents ou d’événements pouvant perturber le trafic. Pour l’instant, seules trois applications professionnelles ont été installées dans les iPad de la STGA. Une pour les déviations, une pour le calendrier (jours et heures de services pour chaque salarié) et une troisième principalement destinée aux agents de maintenance, pour connaître la disponibilité du parc en temps réel. Mais le potentiel d’applications est bien plus important. Le groupe de travail, qui a porté le projet des tablettes en a listé plus d’une trentaine, dont douze notées comme prioritaires. A terme, on pourrait aller vers une dématérialisation de la fiche de paie, par exemple, même si, ce n’est pas la priorité, étant donné l’attachement à la version papier. Mais rien ne presse. L’heure est l’appropriation de ces tablettes. Ce qui semble bien parti.
    Pourtant, ce n’était pas évident. Avec une moyenne d’âge de 45 ans, les salariés de STGA sont, pour la plupart peu familiers des outils informatiques au moins professionnellement. Certes les tablettes sont plus accessibles que les ordinateurs mais sont encore peu répandues. « Nous avons mis à disposition six ou sept modèles de différentes marques afin que le groupe de testeurs donne sa préférence. » Et ce sont les tablettes d’Apple qui sont sorties gagnantes. STGA a retenu le modèle de 7 pouces, l’iPad Mini, pour les conducteurs et le 10 pouces, l’iPad classique, pour les agents de maintenance à l’atelier, qui ont besoin de lire des schémas de montage. Ceux-ci sont issus d’une base de données interne constituée de toutes pièces avec des documents récoltés auprès de constructeurs, mais aussi, pour les bus les plus anciens, de documents papiers scannés par des agents de maintenance aidés, cet été, de précieux stagiaires.
        

    Yann Goubin

     

    Un iPad personnel

    Pour favoriser leur appropriation par les salariés, les tablettes numériques ont été distribuées dès le mois de juin 2013, avant l’installation officielle des trois applications professionnelles, lancées le 22 octobre. Le caractère personnel et nominatif de la tablette, – chaque salarié a la sienne – ajoute aussi à cette appropriation. Chacun peut d’ailleurs télécharger les applications personnelles qu’il souhaite, grâce à un compte iTunes personnel ouvert par la STGA. Seul l’achat reste à la charge de l’employé. Et en cas de plantage informatique, l’entreprise ne garantit pas de récupérer les applications, films ou musique téléchargés à titre personnel.
     

  • Le réseau entre Nantes et Angers fait son lifting

    Le réseau entre Nantes et Angers fait son lifting

    C’est un des plus gros chantiers de RFF en 2013. Le renouvellement de la voie entre Nantes et Angers, réalisé de nuit, va durer sept mois avec des perturbations minimisées. Bien sûr, des perturbations sont annoncées. Mais le remplacement de la plus grande partie des voies de chemin de fer, jusqu’en avril, entre les deux villes de Nantes et d’Angers, distantes d’un peu plus de 80 kilomètres l’une de l’autre, devrait, étonnamment, ne pas trop se voir. L’importance du chantier n’est pas en cause. Le long du parcours, l’une ou l’autre des voies est presque toujours remplacée : 95 km de voie « sautent » sur les 175 km existants dans les deux sens. La plupart du temps en totalité : rails, traverses et ballast. Les plus vieux éléments datent de 1966.
    « On est là sur du maintien de patrimoine, précise Xavier Rhoné, directeur régional RFF. Il ne s’agit pas d’améliorer les performances de la ligne mais de pérenniser les plus grandes vitesses pratiquées sur une ligne classique, de 160 à 220 km/h. »
    Au cours des sept mois de chantiers, 400 personnes vont être mobilisées. Autour de bons volumes de matériau : 190 km de rails neufs, 180 000 tonnes de ballast, 147 000 traverses de béton, mis en place au rythme d’1 km par jour par l’une des « suites rapides » de Colas-Rail, le sous-traitant de RFF. Le chantier se déroulera de nuit, coordonné d’un poste de commandement positionné entre les deux villes, à Ancenis. « Le grand défi sera de rendre la voie, chaque matin, à l’heure. Nantes – Angers est l’axe essentiel, le plus utilisé de la région, celui des lignes de Paris ou Le Mans vers Saint-Nazaire », rappelle Stéphanie Dommange, directrice régionale de la SNCF. 115 trains, 20 000 voyageurs l’empruntent chaque jour, le quart du trafic des Pays de la Loire. Les plus impactés seront les trains de fret en provenance de ou vers le port de Nantes-Saint-Nazaire dont les horaires, pour une partie d’entre eux, ont été reportés en début ou en fin de nuit. Certains seront détournés par Rennes. Un ou deux trains de voyageurs, TGV et TER, sont supprimés, tôt le matin, tard le soir.
    Mais le plus spectaculaire pour le plus grand nombre sera le ralentissement au passage des voies nouvellement refaites. Les trains rouleront à 40 km/h au lieu des 160 ou 220 km/h. Ce qui se traduira par cinq minutes de retard dans le sens Paris – Nantes et 20 dans le sens Nantes – Paris. Il y aura quelques substitutions de trains par des bus, à Angers pour rejoindre Nantes. Mais, en principe, a priori, peu de véritables perturbations. Si tout se passe bien.
    « Le choix du travail de nuit a du bon. Lors de la préparation des travaux, nous essayons d’en réduire la complexité », explique Stéphanie Dommange. RFF et la SNCF promettent des informations régulières sur les perturbations. Les deux entreprises rappellent qu’au prix de 120 millions d’euros, c’est l’un des chantiers les plus importants en France, cette année.
    Hubert HEULOT

  • Russie : la gare des Jeux Olympiques d’hiver est ouverte

    A moins de 100 jours de la cérémonie d’ouverture des jeux Olympiques d’hiver de Sotchi, la gare multimodale d’Adler, qui doit devenir une des principales porte d’entrée sur les jeux, a été inaugurée en présence de Vladimir Poutine. Le président russe a, à cette occasion, déclaré : « C’est une véritable porte pour Sotchi et toute la région en prévision des JO. L’ensemble inclut tous les moyens de transport : aérien, maritime, automobile et, évidemment, ferroviaire. Cela va sûrement permettre de faciliter les déplacements de tous les passagers y compris les hôtes des JO. » Les organisateurs estiment à 15 000 passagers par heure la fréquentation de la gare lors des Jeux.

  • Gares : la restauration évolue

    La restauration est devenue un enjeu pour Gares & Connexions. L’objectif n’est pas de dire adieu aux traditionnels buffets de gare mais d’attirer les marques présentes en centre-ville. « Nous travaillons avec des enseignes dites “repères” comme la Brioche dorée ou Paul, qui donnent un côté rassurant aux voyageurs. Mais nous nous tournons aussi vers d'autres marques françaises ou internationales », explique Rachel Picard, la directrice générale de la direction de la SNCF chargée de gérer les gares. Après l’ouverture début septembre du Lazare, le restaurant du chef trois étoiles Eric Frechon, dans la gare de Paris-Saint-Lazare, de nombreuses ouvertures de restaurant sont prévues un peu partout en France : entre autres, un Starbucks dans les gares de Lyon-Part-Dieu et Paris-Est, Burger King dans le centre commercial de la gare Saint-Lazare, où des travaux ont déjà débutés, l’enseigne Comptoir du Sud-Ouest à Bordeaux fin novembre ou encore Eric Kayser, qui sera la première « vraie boulangerie » en gare à Avignon-TGV à la fin de l’année. Autre grand projet, le restaurant le Train bleu de la gare de Paris-Lyon va être rénové durant l'été 2014. L’objectif est d’augmenter de 20 % en trois ans le chiffre d'affaires de la restauration en gare. Il est aujourd’hui de 250 millions d’euros annuels.

  • Réseau : Belfort lance Optymo II

    Réseau : Belfort lance Optymo II

    Belfort a choisi la rentrée pour lancer la nouvelle évolution de son réseau. Optymo II est la deuxième étape de celui lancé en 2005 avec des fortes ambitions. Belfort a choisi la rentrée pour lancer la nouvelle évolution de son réseau. Optymo II est la deuxième étape de celui lancé en 2005 avec des fortes ambitions. Il s’agissait de « transformer en profondeur le système de transport public du département », dans le but de « garantir le droit à la mobilité, donner du pouvoir d’achat aux ménages du Territoire de Belfort en réduisant la facture transport, lutter contre les exclusions territoriales et sociales, préserver la santé et l’environnement des habitants et accompagner le développement des territoires ». Pas moins. Depuis cette date, de nombreuses améliorations ont été apportées, parfois originale comme le post-paiement, ou plus classique comme la priorité au carrefour même si elle est finalement peu appliquée dans d’autres villes. C’est d’ailleurs cela qui peut surprendre à Belfort. Trouver une telle volonté de développer le transport urbain, dans une ville de cette taille. Le corollaire de sa taille, ce sont des possibilités moindres que les grandes villes. Qu’à cela ne tienne, le président du Syndicat mixte des transports en commun du Territoire de Belfort (SMTC 90), Christian Proust, ne manque pas d’idées. Au point de mettre (un peu) les pieds dans le plat, quand, en mars 2012, il pointe, sinon critique, le coût très élevé de l’infrastructure des tramways (d’autant plus pour Belfort et sa périphérie) dont les projets se multiplient. Surtout par rapport à leur efficacité. Lui, privilégie, les bus, moins onéreux, mais plus encore, un maillage du territoire qui multiplie les points de correspondances, par rapport à un plan de réseau en étoile qui ne couvrirait pas assez le territoire. Tout cela dans le seul but de convertir les habitants en usagers des transports.
    Avec le lancement d’Optymo II, le SMTC 90 poursuit son développement. Cette fois, s’ajoute à la présence, une plus forte fréquence, des bus toutes les cinq minutes sur les deux lignes principales, et dix minutes sur les autres. C’est là une autre conviction de Christian Proust : plus il y a de bus, plus les habitants prendront les transports. Le réseau Optymo I avait déjà convaincu 50 000 personnes de s’abonner (31 euros par mois plafonnés). Pourquoi est-ce si important de développer les abonnements ? Parce qu’ils réduisent très fortement les achats ponctuels, qui se font souvent à bord, retardent les bus aux arrêts et font baisser la régularité. La vente à bord a d’ailleurs été supprimée en 2007. On pourrait aussi ajouter les offres destinées aux déplacements professionnelles en partenariats avec les entreprises.
    Avec Optymo II de nombreux tronçons en site propre ont vu le jour. A l’issue de 14 mois de travaux, le cheminement piétonnier a été amélioré, ainsi que l’accessibilité des PMR, et les pistes cyclables, contribuant à une ville plus agréable à vivre. Les vélos, justement, c’est aussi la nouveauté de la phase 2 d’Optymo. Lancé en avril 2013, le réseau de vélo en libre service est inclus dans l’abonnement, et devient l’une des composantes du trajet de l’usager. En fin d’année, un nouveau mode de transport s’ajoutera à l’offre du SMTC 90 : la voiture en libre service. Au lancement, prévu en octobre, 60 véhicules seront mis en service, et ce nombre devrait atteindre 200 voitures en janvier 2014, dans Belfort et les communes environnantes.    
     

    Yann Goubin

    Des vélos qui attirent de nouveau abonnés

    La location de vélos en libre service dans l’agglomération, lancée en avril, avait démarré en trombe. Trois semaines après le début du service, on comptait 367 locations en moyenne par jour. Les 200 vélos en libre service étaient donc loués presque deux fois chacun, alors que la moyenne nationale des VLS est d’un voyage par vélo et par jour. Et depuis, le nombre n’a cessé d’augmenter : 8 000 en mai, 16 000 en juin. Certes, juillet a été moins bon, mais il y a eu tout de même 13 000 locations. Un succès que les dirigeants expliquent par les abonnements. Les Pass Optymo représentent un fort potentiel d’utilisateurs. Ils ont été automatiquement abonnés, sans aucune démarche de leurs parts. Et le vélo a même été un moyen de recruter de nouveaux abonnés, puisque le SMTC a délivré 150 pass au cours des trois premières semaines à des usagers d’abord intéressé par les VLS. L’offre de voitures en libre service, pourrait avoir le même effet.

  • Grand Paris : Perrault réalisera la gare de Villejuif, Duthilleul celle de Noisy-Champs

    La Société du Grand Paris a désigné le jeudi 26 septembre les groupements de maîtrise d’œuvre architecturale des gares emblématiques Villejuif-Institut-Gustave-Roussy et Noisy-Champs de la ligne 15 Sud du Grand Paris Express. Dominique Perrault, avec Jean-Paul Lamoureux et RPO SAS remporte la gare de Villejuif-Institut-Gustave-Roussy, et l’agence Duthilleul, avec Arep SAS, la gare de Noisy-Champs.
    Ces architectes auront en charge la conception et le suivi de la réalisation des gares, dans le respect de la charte d’architecture et de design confiée à Jacques Ferrier, architecte conseil de la SGP depuis avril 2012, et en coresponsabilité avec les maîtres d’œuvre de la ligne 15 Sud désignés le 5 septembre dernier.

  • Espagne : la super-gare de Barcelone-La Sagrera revue à la baisse

    Accord entre le ministère des Transports espagnol, la generalitat de Catalunya et la municipalité : la gare grande vitesse et pôle multimodal de La Sagrera devra coûter au maximum 650 millions d'euros contre les 820 millions envisagés. Initialement, 404 millions d'euros finançaient l'installation au nord de la ville sur la base de plus-values immobilières, une estimation que la crise a rendue irréaliste et qui amène à réviser également à la baisse les installations souterraines pour l'AVE qui passent de cinq à quatre quais. La mise en service aurait lieu en 2017.